Quai d’Orsay, dans les coulisses du ministère des Affaires étrangères

Quai d’Orsay est une bande dessinée qui se passe au ministère des Affaires étrangères. Cette BD suit Arthur Vlaminck, chargé d’écrire les discours du ministre. Ce ministre, Alexandre Taillard de Vorms, est clairement inspiré de Dominique de Villepin (ministre des affaires étrangères sous Jaques Chirac). Cette BD raconte la vie au ministère lors de la crise du Lousdem (un pays imaginaire). Cette histoire s’inspire de la réelle histoire de la crise en Irak*. Arthur Vlaminck, le personnage principal, a été inspiré par Abel Lanzac qui a réellement existé. Il a vécu cette aventure et l’a racontée à Christophe Blain, l’auteur de la bande dessinée.

Alexandre Taillard de Vorms est un personnage ayant une manière assez unique de diriger son ministère. Il apprécie le travail bien fait. Quand je parle de travail bien fait, c’est très bien fait. Il n’aime pas les stabilos qui « peluchent » et surligne tout ce qu’il apprécie (discours, livres… etc.). Ce n’est qu’un exemple… Il est très cultivé, lit de nombreux livres et adore Héraclite, un philosophe grec. D’après plusieurs de ses conseillers, il est extrêmement intelligent et a une longueur d’avance sur tout. Il trouve toujours réponse à tout. Il enseigne en quelques sorte l' »art » de l’écriture, des langages, au personnage principal. De toutes les bandes dessinées que j’ai lue, je ne me suis jamais autant attaché à un personnage !!! Malgré la difficulté de son travail, le ministre reste énormément investi. Il adore ce qu’il fait, il adore ses conseillers. On le suit, on ressent ce qu’il ressent, on pense ce qu’il pense…

Cette bande dessinée montre très bien la complexité et, on peut le dire, l’ « absurdité » du monde politique à l’ONU. Au ministère, alors tout doit être près à la minute, le ministre n’hésite pas à tout faire recommencer.

J’ai énormément aimé cette bande dessinée, premièrement j’ai adoré le personnage du ministre. Ensuite, moi qui ne suis encore qu’au collège en 6e je ne m’étais jamais intéressé à cette crise, et à vrai dire, je n’en connaissais pas l’existence. J’aime également beaucoup le style de dessin de Blain qui exagère les traits de ses personnages. Même si vous n’aimez pas la politique ou que vous ne vous y intéressez pas, je vous conseille très fortement cette bande dessinée.

A.B

*En 2003, Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, prend la parole à l’ONU devant le Conseil de Sécurité, pour y exprimer, face aux Etats-Unis, l’opposition de la France à la guerre en Irak.

Vertbaudet, une entreprise qui était au cœur d’une grève

Une boutique Verbaudet au Quatre Temps à la Défense / Mickael Denet, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Les salarié.e.s de l’entreprise Verbaudet, une entreprise de vêtements pour enfants située à Marquette dans le Nord, ont gagné : en grève avec la CGT, la CFDT et FO depuis le 20 mars pour une augmentation de leur salaire, ils et elles ont obtenu avec satisfaction leur victoire.

Cette lutte a été symbolique. En effet, la situation des ouvrières de l’entreprise est particulièrement représentative des conditions de travail d’un grand nombre de femmes employées au SMIC ou à de très bas salaires et/ou soumises au temps partiel. Conditions qui deviennent insupportables en période d’inflation.

Malgré l’intervention des policiers sur le piquet de grève le 16 mai, malgré des accusations de violences policières de la part de grévistes évacué.e.s par les forces de l’ordre, malgré des violences rapportées par un délégué CGT qui aurait été frappé et volé par des personnes se présentant comme des « policiers en civil », malgré la convocation par la direction de certain.e.s employé.e.s pour des entretiens préliminaires à licenciement… les salarié.e.s ont tenu bon.

Ils et elle ont repris leur travail le mardi 6 mai en ayant obtenu au minimum 4% d’augmentation de leurs salaires bruts et l’assurance, selon Amar Lagha, secrétaire général de la CGT-Commerce et Services « qu’aucune sanction ne sera prise contre les grévistes, […] et le versement aux grévistes du 13e mois sans déduction des jours de grève« .

Bao Nam

Sources :

Roland Garros 2023

Ronand Garros, le court central / Remi Mathis, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Cette année, le tournoi de tennis le plus prestigieux du monde se joue sans Nadal qui a gagné 14 fois Roland Garros. La compétition se déroule à Paris depuis le 22 mai et s’achèvera le 11 juin.

Il y a eu des rencontres impressionnantes comme ce mercredi 7 juin quand Alexander Zveref est sorti victorieux face à l’Argentin Tomas Martin Etcheverry. Le même jour, Casper Ruud battait le Danois Holger Rune.

La veille, le mardi 6 juin c’était l’espagnol Carlos Alcazar qui sortait le grec Stéfanos Tsitsipas et le joueur serbe Novak Djokovic qui s’assurait la victoire face au russe Karen Khachanov.

Du côté féminin, c’est la polonaise Iga Swiatek qui a fait grande impression en remportant ses matchs face à l’Américaine Coco Gauff et la chinoise Wang Xinyu.

Pour moi, les gagnants de ce Roland Garros 2023 côté homme seront soit Alcaraz soit Djokovic et, du côté féminin, c’est très surement Swiatek qui gagnera cette année.

Aurélien

Lindsay : « J’espère de tout cœur que ce que j’ai fait aura servi à quelque chose »

Vous connaissez sûrement la triste histoire de Lindsay qui a fait réagir toute la nation française. Une jeune adolescente, nommée Lindsay, était harcelée avec une violence et une brutalité bien trop dure à imaginer. Des moqueries, des insultes, des menaces, chaque jour de sa vie, pendant des mois… Ne pouvant plus supporter cette vie infernale, la jeune fille a mis fin à ses jours, à 13 ans, le 12 mai dernier.

Ce n’est pas la première fois que des faits de harcèlement poussant au suicide sont rapportés (on pense toujours au jeune Lucas, 13 ans aussi, qui s’est suicidé le 7 janvier 2023) mais cette histoire a fait particulièrement réagir par le fait que de nombreuses personnes avaient été mises au courant de la situation et n’ont pas respecté leur devoir de protéger la collégienne. En effet, sa mère et elle avaient prévenu le principal de l’établissement qui ne voulait rien entendre et disait qu’elle l’embêtait avec ses sottises, elles avaient déposé plainte, et la mère avait aussi envoyé le dossier médical de Lindsay très alarmant ainsi qu’une lettre de Lindsay, sur laquelle nous reviendrons quelques lignes plus bas, à l’académie, au directeur et à la police. Elle en est même venue à écrire au président Emmanuel Macron. La mère a tout essayé pour sauver sa fille mais comme elle le dit elle même : «J’ai tout essayé, j’ai tout fait. On n’a pas été aidés, on a été lâchés, complètement. Aucun soutien, ni avant, ni pendant, ni après».

Lindsay, durant son harcèlement avait écrit une lettre très touchante pour sa mère et son beau-père :

 » Chers parents, si vous lisez cette lettre c’est que je suis sûrement partie. Je suis désolée d’avoir fait ça mais je n’en pouvais plus des insultes matin et soir, des moqueries, des menaces. Je n’en peux plus et j’ai envie d’en finir. Mais rien ne les arrêtera car malgré tout ce qu’il s’est passé, elles me voudront toujours du mal. Pardon maman je suis partie rejoindre papa (son père est décédé lorsqu’elle avait 3 ans) et j’espère de tout cœur que ce que j’ai fait aura servi à quelque chose. Je pense que ce que j’ai fait va les réjouir. Elles penseront qu’elles ont gagné et arrêteront tout ça. Je ne pouvais même pas me confier au directeur car il ne voulait rien entendre. La seule chose que je pouvais faire était de partir. Faites attention à Maëlys et ce qui pourrait lui arriver. Faites attention à vous, au revoir. « 

Maëlys était l’amie de Lindsay, en effet certaines de ses amies sont toujours victimes de harcèlement.

Suite au suicide de Lindsay, quatre plaintes ont été déposées récemment pour non-assistance à personne en péril, informe l’avocat de la famille, Me Pierre Debuisson. Une contre le principal du collège de Lindsay, une contre l’académie de Lille, une contre les policiers en charge de l’enquête et une contre Facebook France et Instagram France. Quatre mineurs et une majeure ont été mis en examen pour harcèlement ayant conduit au suicide et menaces de mort.

Après la mort de la jeune fille, le gouvernement a réagi. Pap Ndiaye, ministre de l’Education dénonce un « échec collectif » notamment lié aux réseaux sociaux qui ne modèrent pas assez les propos vulgaires et violents envoyés et postés. En effet, on peut encore voir des commentaires qui n’ont pas lieu d’être comme : « Lindsay est enfin morte », « Je vais cramer sa tombe » ou « Nous irons pisser sur sa tombe ». Pap Ndiaye a dit vouloir « mettre sous pression de manière plus accentuée » les réseaux sociaux et assure qu’il se charge de l’enquête personnellement. Il a également rappelé les numéros à appeler en cas de harcèlement ou cyberharcèlement qui sont le 3020 et le 3018, ce dernier pour les cyberviolences, tous les deux anonymes et gratuits. Elisabeth Borne, quant à elle, a affirmé que la lutte contre le harcèlement scolaire sera « une priorité absolue » à la rentrée 2023. Brigitte Macron, très investie dans la lutte contre le harcèlement, a été très touchée par l’histoire de Lindsay et a rencontré ses parents hier après-midi, proposant à la mère de devenir ambassadrice contre le harcèlement. Sur les réseaux sociaux, de nombreux messages pour rendre justice à Lindsay circulent.

Comme l’a souligné l’avocat de la famille de Lindsay, « Il ne s’agit pas forcément d’envoyer les gens en prison, il s’agit de faire réagir« .

Justine

Harry Potter à Paris !

Le mercredi 10 mai, je suis allée voir l’exposition Harry Potter qui se trouve au parc des expositions à la Porte de Versailles.

Personnellement, j’adore Harry Potter ! Ce héros, sorti de l’imagination de J.K. Rowling, est pour moi génial et l’histoire, je la trouve fantastique. Si vous ne connaissez pas (mais j’en doute), c’est l’histoire d’un garçon qui découvre qu’il est sorcier et puis qui va étudier dans une école de sorcellerie, Poudlard. Si vous aimez le fantastique, c’est parfait pour vous, à lire comme à regarder car tous les livres (il y a 7 tomes) ont été adaptés au cinéma. Il y a en tout 8 films car le dernier livre a été adapté en deux films. Mon film préféré est La Coupe de feu (le tome 4) et peut-être que mon livre préféré est le tome 3 : Le Prisonnier d’Azkaban.

On peut aller à cette exposition avec le tram n°3. L’exposition est immense car l’endroit est en fait un très grand hangar (le n°21) aménagé.

Quand vous entrez, vous faites un peu de queue et puis on vous donne un bracelet qui, quand vous le scannez, vous permet de vous reconnaître ou de lancer des jeux qui font gagner des points à votre maison (je vais expliquer les maisons à Poudlard ci-dessous). Après, vous complétez un questionnaire où vous pouvez choisir votre maison, votre baguette, il y a celle d’Harry, de Ron, d’Hermione, de Norbert (les secrets de Dumbledore) et plein d’autres encore ! Et votre patronus*. Ensuite vous faites une photo avec un fond personnalisé que vous pouvez acheter à la fin de l’exposition.

Photo Victoire

A Poudlard, l’école des sorciers de Harry Potter, il y a 4 maisons : Gryffondor qui représente le courage, la force d’esprit, la paix et la hardiesse. Ses couleurs sont rouge et or. C’est la maison de Harry et ses amis Hermione et Ron. Il y aussi Serpentard qui représente la ruse, l’ambition et l’ingéniosité. Ses couleurs sont vert et argenté. Dans cette maison, qui s’affronte à Gryffondor, on trouve Malfoy l’ennemi de Harry, Crabe et Goyle, les sous-fifres de Malfoy et aussi celui « dont on ne doit pas prononcer le nom », c’est-à-dire Lord Voldemort (le vrai grand méchant de la saga). La troisième maison est Serdaigle qui représente la sagesse, l’esprit, l’intellect et l’apprentissage. Ses couleurs sont bleu et argent. Dans cette maison il y a Luna et Cho. Et enfin il y a Poufsouffle qui représente la tolérance, la justice, la sincérité, l’humilité et le sérieux. Ses couleurs sont jaune et noir. Il y a Cédric Diggory, personnage héros de La coupe de feu, dans la maison.

Photo Victoire

Enfin vous commencez l’exposition dans une salle où il y a la porte du coffre-fort 713 (où il y a la pierre philosophale dans le premier tome), puis vous entrez dans une salle où l’on fait une petite présentation et vous pénétrez dans « le couloir des portraits » un couloir avec des portraits (d’où son nom) qui s’animent, comme à Poudlard. Vous poursuivez avec une salle où vous découvrez mieux les particularités des 4 maisons. Il y a des costumes avec des explications et des trésors des maisons. Puis il y a la grande salle, le réfectoire de Poudlard, aux différents moment de l’année (la décoration d’Halloween, de Noël…). Ensuite il y a une salle avec toutes les baguettes des célèbres sorciers et sorcières que l’on vous propose dans le questionnaire du début (vous vous souvenez au tout début, il faut choisir sa baguette, pas comme dans Harry Potter où c’est la baguette qui choisit son sorcier) ! Ensuite, vous traversez plusieurs salles représentant chaque cours à Poudlard, par exemple le cours de potion, de divination… La forêt interdite constitue la salle suivante avec la maison de Hagrid (le garde chasse de Poudlard), puis on traverse une salle dédiée au tome « la coupe de feu ». On arrive après dans une salle dédiée au sport préféré des sorciers. . . Le Quidditch*! Il y aussi une salle sur les animaux fantastiques, une sur le Ministère de la magie* attenante à une partie de la maison des Dursley*, une sur la chambre des secrets, une sur les reliques reliques de la mort avec les horcrux*, une qui, je pense, est consacré à celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom…

Cette exposition a commencé le 21 avril et se termine le 07 Octobre 2023 : vous avez donc encore le temps d’y aller ! Pour ma part j’ai adoré alors n’hésitez pas à la découvrir s’il reste de la place (il faut réserver sur internet).

Victoire

Lexique :

*patronus : sortilège de protection contre les Détraqueurs (gardiens de la prison d’Azkaban).

*Quidditch : sport sur ballets.

*Ministère de la magie : le gouvernement du monde des sorciers.

*Dursley : membres de la famille de Harry qui méprisent les sorciers.

* Horcrux : objet avec une partie de l’âme de vous-savez-qui.

Droit de manifester, trouble à l’ordre public ? Retour sur un défilé néonazi

Le samedi 6 mai, deux jours pile avant la commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale, un défilé constitué de néonazis a manifesté dans les rues de Paris avec des symboles d’extrême droite comme par exemple la croix celtique ou le salut nazi qui a été fait par beaucoup de manifestants.

Ces personnes ont manifesté en honneur de Sébastien Deyzieu, un militant d’extrême droite proche du GUD (GUD : Groupe union défense, un groupe étudiant d’extrême droite connu pour sa violence, très actif dans les années 1970), mort accidentèlement en 1994 après une course-poursuite avec la police. La manifestation avait pour point d’arrivée la rue de Chartreux (VIème arrondissement) où est mort ce militant.

Cette manifestation, très relayée par les médias et les réseaux sociaux a choqué un grand nombre de gens et de personnalités politiques qui trouvaient cette manifestation honteuse et on a pu se demander comment un préfet pouvait autoriser une chose pareille. Comment et pourquoi ?

« Moi, je n’autorise pas des manifestations, elles sont déclarées et j’ai la possibilité de les interdire. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Ce n’est pas parce qu’on n’interdit pas une manifestation qu’on la cautionne », a déclaré Laurent Nunez, le préfet, au micro de Quotidien. « Il y a des conditions juridiques (pour l’interdire). Il faut que cette manifestation soit susceptible de créer des troubles à l’ordre public : des dégradations, des violences, des affrontements entre personnes… » 

Cette déclaration interroge donc sur ce que l’on entend par « trouble à l’ordre public« 

Selon Wikipédia, le trouble à l’ordre public peut survenir :

  • du fait d’une personne seule, qui commet des actes ou tient des paroles déplacées (ivresse publique et manifeste, exhibitionnisme), (tapage diurne, tapage nocturne) ;
  • d’actes collectifs, comme des manifestations ou des émeutes et, plus particulièrement en droit français d’attroupements (art 431-3 du Code Pénal). Il s’agit d’apprécier au cas par cas [c’est nous qui soulignons] dans quelle mesure la manifestation est éligible au droit de réunion en donnant ou non un « permis de manifester ».

On ne conteste évidemment pas le droit de manifester, c’est le traitement de ce « au cas par cas » qui semble parfois compliqué à comprendre : des casserolades ont pu être interdites tandis que des faschistes ont pu défiler.

En ce qui concerne la manifestation du 6 mai, des troubles de l’ordre public n’étaient-ils pas envisageables étant donné la présence de manifestants proches du GUD et alors que le GUD est connu pour sa violence ? D’ailleurs, selon Le Parisien libéré, certains incidents ont pu être observés pendant la dispersion des manifestants : un passant qui aurait fait un doigt d’honneur aurait été piétiné et frappé. La veille même de cette manifestation, dans une circulaire, la préfecture avait autorisé l’utilisation des drones pour surveiller le défilé car « La commémoration de la mort de Sébastian Deyzieu […] constitue une incitation à causer d’importants troubles à l’ordre public. »

Ce qui est sûr, c’est que de nombreux individus ont pu être observés le visage dissimulé alors que selon l’article 1 de la loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 stipule que : « Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. »

Bao Nam

La lutte pour les droits de la femme à travers une bande dessinée

Essai de critique littéraire sur la bande dessinée : Histoire(s) de femmes, 150 de lutte pour leur liberté et leurs droits, un travail réalisé dans le cadre d’un projet lecture avec M. Saguet, professeur de français et Mme Josserand, professeure documentaliste.

Bande dessinée publiée en 2019 par la maison d’édition Larousse, elle est écrite par Marta Breen et illustrée par Jenny Jordahl.

​Ce n’est pas la première fois que l’autrice traite de ce sujet, elle avait déjà sorti en 2018 un livre intitulé Women in battle.

​Le bande dessinée parle de l’histoire des femmes et des épreuves qu’elles ont eu à parcourir pour qu’elles aient plus de droits. L’histoire montre le problème dans sa globalité et non en l’abordant de façon restreinte en ne traitant qu’un angle comme par exemple la misogynie, l’avortement… L’autrice soulève beaucoup de tabous et sensibilise sur beaucoup de sujets en faisant de la prévention. Ce livre montre aussi que chaque petite action nous fait avancer dans cette lutte et nous rapproche de nos objectifs, même si parfois cela peut éveiller la colère de beaucoup de personnes et créer beaucoup de drames. Il est important de s’unir pour que les choses changent.

​Ce livre m’a beaucoup plu car il est très inclusif : c’est-à-dire que le problème est pris à l’échelle mondiale et non en se référant seulement à une partie de la population. Il mérite beaucoup plus de visibilité car l’histoire est captivante et intéressante. Le livre nous montre que si nous nous unissons tous, on peut aller très loin. Il fait réfléchir et a un intérêt documentaire.

​Je recommande ce livre pour ceux qui aiment les histoires vraies et les documentaires 

L’extrait qui m’a beaucoup touché est quand Margaret Sanger* a dit « Aucune femme ne peut se sentir libre si elle n’a pas le contrôle de son propre corps ».

​Reine

*Margaret Sanger : Margaret Higgins Sanger est une militante américaine qui lutta pour la contraception et la liberté d’expression, ce qui l’amena à fonder l’American Birth Control League, qui devient le planning familial américain sous le nom de Planned Parenthood. (Wikipedia)

Victor Wembanyama aux Spurs ?

Le coyotte Spurs, mascotte de l’équi pe de San Antonio / Zereshk, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Pour poursuivre mes chroniques sur le basket et son actualité, j’ai envie de vous parler à nouveau de Victor Wembanyama car, à part en cas de catastrophe, il va rejoindre les Spurs.

Les Spurs sont une équipe qui joue en NBA, c’est l’équipe de San Antonio une ville située au Texas. Mais pour le moment ils ont besoin de bons joueurs vu leur dernière saison, 22 victoires pour 60 défaites.

Les Spurs ont été tirés au sort pour choisir en premier un joueur présent à la draft 2023 et dans les joueurs présent lors de cet évènement, Victor Wembanyama est le numéro 1.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la draft, c’est évènement annuel où les équipes sélectionnent des jeunes sportifs issus des universités, des lycées et d’autres ligues.

Les supporteurs des Spurs étaient fous de joie quand ils ont vu le résultat car ils savent que si tout se passe bien, c’est le jeune Français qui les rejoindra pour les prochaines saisons.

Mais il y a un joueur qui souhaite absolument rejoindre les Spurs, il s’agit de Scoot Henderson, une jeun basketteur américain du même âge que Wembanyama qui évolue chez les Ignite une équipe universitaire aux Etats-Unis. D’après lui, il peut toujours finir numéro 1 de la draft du vendredi 23 juin 2023.

Avec tous ces changements, les Spurs peuvent essayer de remporter le titre pour la saison 20232-2024.

Romane🏀

The Voice : le scandale de la demi-finale

Depuis le 25 février, la célèbre émission de concours de chant, The Voice, a démarré une nouvelle saison. Si l’on fait un rapide récapitulatif, il y a quatre coachs : Amel Bent, Vianney, Zazie et les deux frères Bigflo et Oli qui débutent dans l’émission.

La première étape, après avoir été sélectionné sont les auditions à l’aveugle dans lesquelles Zazie, Vianney et Amel avaient récupéré 15 talents chacun et 14 talents pour Bigflo et Oli qui, au long des auditions, avaient eu plus de mal à en récupérer.

Les « battles » succèdent aux auditions à l’aveugle où chaque coach fait chanter en duo ou trio ses talents et n’en gardent qu’un. Après cette épreuve viennent les « cross battles » et les « super cross battles » où l’on garde seulement la crème de la crème. Lors de ces deux épreuves, chaque talent prépare une chanson. Un coach est alors désigné par le célèbre présentateur Nikos Aliagas est décide d’affronter un autre coach. Les deux coachs choisissent un talent dans leur équipe (deux talents en tout) qui l’un après l’autre interprèteront le titre choisi. Le public les départage ensuite en votant. Lors des « super cross battles », en plus du public, le chanteur Mika, choisissait son talent favori avec un vote représentant 10% des voix. Il a parfois ainsi sauvé certains talents de l’élimination.

En demi-finale, il ne restait donc plus que huit talents :

  • Zazie, elle qui avait une équipe que tous redoutaient, n’avait plus qu’un seul talent, Aurélien, un virtuose avec une technique vocale impressionnante bien qu’il soit autodidacte
  • Arslane, chanteur au grand cœur, et Micha, 17 ans, qui avait pris pour la première fois l’avion, quittant la Guyane, pour chanter à The Voice, étaient tous deux dans l’équipe d’Amel Bent
  • Deux talents également pour Vianney : Jérémy Levif qui avait déjà été demi-finaliste à The Voice Angleterre et Kiona, benjamine de l’émission (16 ans) à la voix splendide
  • Et à la surprise générale de tous, les « petits nouveaux », Bigflo et Oli qui semblaient mal partis avaient avec eux trois talents ! Dame, boucher avec une voix délicate, Fanchon, chanteuse déterminée aux cassures émouvantes dans la voix, et Hanna, grande interprète à la voix puissante

Les talents, pour ouvrir la soirée en direct, ont repris Chanter, un titre de Florent Pagny qui a fait une apparition sur scène, prévue dans le secret par quelques membres de l’émission.

Les demi-finalistes ont ensuite chacun chanté une chanson en solo et une chanson avec leur coach et les autres membres de leur équipe, avant de chanter tous ensemble The Best, rendant hommage à la grande Tina Turner.

Vinrent ensuite l’annonce des finalistes de l’émission. Et les quatre talents annoncés furent : Arslane et Micha chez Amel Bent, Aurélien chez Zazie, et Jérémy Levif chez Vianney ! Aucun des talents de Bigflo et Oli ne partaient en finale, ce qui était une possibilité à envisager mais pire encore, il n’y avait AUCUNE femme à l’affiche de la finale de The Voice ! AUCUNE ! En 2023 ! Encore si les candidates potentielles chantaient comme des casseroles, j’aurais pu comprendre mais ce n’était pas le cas ! Elles chantaient divinement bien ! Je mets d’ailleurs ici la prestation de Fanchon, la prestation de Kiona, et ici la prestation de Hanna.

Et cette nouvelle n’a pas provoqué de la colère et de la tristesse uniquement que chez moi ! Voici des commentaires qu’on pouvait retrouver sur différents réseaux sociaux : « PAS UNE SEULE DES FILLES EN FINALE ALLEZ VOUS FAIRE F*** ! » « EXCUSEZ MOI ? OÙ EST FANCHON ? PARDON ?? LA HONTE B*** LA HONTE. ET KIONA ? NUL NUL NUL » « Aucune femme à la finale en 2023… » « Arslane foooort. Mais pas une seule meuf en finale alors que les 3 c’est des tueuses… je dis non. » Et j’en passe… Certains menacent même de boycotter la finale, ce qui est tout à fait compréhensible !

Malheureusement, ce ne sont pas ces protestations qui vont changer le choix de TF1 si vous voulez mon avis. Ceux qui ont voté se sont exprimés, on ne peut plus rien y faire. Samedi prochain, en finale, ce seront donc Arslane, Jérémy Levif, Aurélien et Micha qui s’affronteront en chantant différents titres, seuls et avec certains artistes comme Aya Nakamura, Christophe Mae, Pierre de Maere, Vitaa, David Guetta, Patrick Bruel, et Nour, gagnante de The Voice saison 11.

A la semaine prochaine pour savoir qui est la Voix de France !

Une spectatrice totalement accro à l’émission

Les Royaumes de Feu, tome 2 : La Princesse disparue

Pyrrhia, le monde des dragons, est en guerre. Depuis la mort de la reine Oasis, ses trois filles se disputent le trône du royaume des Ailes de Sable, la communauté de dragons qui vit dans le désert (voir à ce propos l’article qui résume le premier tome). Pour rappel, les trois héritières de la reine Oasis sont Flamme, alliée des Ailes de Glace et de quelques Ailes de Sable, Fièvre alliée des Ailes de Mer, et Fournaise, alliée des Ailes de Sable, des Ailes de Boue et des Ailes de Ciel.

Tsunami, la dragonette veut rejoindre la mer et retrouver qui sont ses parents. Elle découvre alors que sa mère, Corail, est la reine des Ailes de Mer. Mais elle se rend compte également avec effroi qu’elle a tué son père Brankio (sans savoir bien sûr que c’était son père) lorsqu’elle était prisonnière dans le palais des Ailes de Ciel. Elle se découvre également une petite sœur, Anémone, qui sera l’héritière de ce royaume (les Ailes de Mer pour ceux qui ont décroché).

Toutes les filles de la reine Corail meurent dans la nursery sans même avoir éclos. Pour qu’Anémone puisse éclore, la reine Corail a couvé son œuf pendant un an (ce qui lui a fait perdre la guerre). Mais pour Tsunami, il s’est passé autre chose : son œuf a été kidnappé par Palm, un dragon Aile de Mer qui fait partie des Ailes de la Paix (une association de dragons qui souhaite la paix).

Entre le dragon qui veut sa mort, la mort d’autre sœurs et sa nouvelle vie en tant que princesse, Tsunami ne sait plus où donner de la tête et se sent plus que jamais menacée…

J’ai beaucoup apprécié ce roman et je vous le recommande vivement : par rapport au tome 1, il nous réserve encore plus de rebondissements; nous fait plus voyager dans de nouveaux royaumes et il nous présente de nouveaux personnages. Il est très dynamique avec de l’action, des évènements mystérieux qui se déroulent en parallèle et des émotions qui rendent l’histoire encore meilleure. Pour information, le livre est disponible au CDI.

Louise