La fabrication d’un livre, une enquête trépidante au coeur des pages…

Photo Vicky Van de Kerckhoven / CC0 Public Domain

Tout commence dans la tête d’un écrivain lorsque celui-ci s’instale devant sa page blanche. Son manuscrit deviendra peut-être un livre… Au commencement, l’écrivain réunit ses idées : personnages, cadre ou lieu, époque, objets clés dans l’intrigue…. L’écriture peut alors commencer, même si le scénario n’est pas tout à fait arrêté, il peut encore évoluer.

Une fois le manuscrit achevé, quand l’auteur pense avoir terminé, il le propose à une maison d’édition. Dans celle-ci, le manuscrit sera lu par un éditeur ou plusieurs (un comité de lecture) qui décidera s’il est apte à être publié.

Si le manuscrit plaît à l’éditeur, celui-ci commence un long travail de relecture, accompagné du comité de lecture. Il s’en suivra un va et vient entre l’auteur et lui pour se mettre d’accord sur la forme finale. L’éditeur conseille, propose des changements, des améliorations que l’auteur accepte… ou pas. Quand le manuscrit a atteint sa forme finale, l’auteur signe un contrat avec son éditeur fixant les droits d’auteurs (le pourcentage qui lui reviendra sur les ventes). Ce contrat stipule le nombre d’exemplaires qui seront publiés. L’éditeur commence alors son travail de mise en page, où il choisira la forme que prendra le livre (papier, format, collection, typographie…). Le livre est alors prêt à être imprimé. Les pages seront imprimées sur de longs rouleaux de papier, puis coupées et collées ou reliées entre elles, on y ajoutera enfin une couverture pour la solidité du livre. Ce dernier sortira enfin en librairie au grand plaisir de ses lecteurs.

J’ai eu la chance en CE2 de rencontrer l’auteur et dessinateur Stéphane Capelle qui a écrit Félix et Félicie. Il nous a raconté toutes les étapes qu’il a dû suivre pour publier son livre, cette fameuse « chaîne du livre » que je viens de vous expliquer. Ce qui m’a donnée envie de vous expliquer ce cycle est que, quand nous ouvrons un livre, on ne sait pas forcément tout ce qui s’est passé entre le moment où l’idée est venue à l’écrivain d’écrire et l’instant ou nous avons choisi d’acheter ce livre.

Victoire

L’association sportive du collège

L’association sportive du collège Jean Moulin abrite plusieurs sports : volley ball, laser run, ping pong, basket, escalade, judo et spike ball. Elle est animée par M. Fumagalli, Mme Denis, Mme Brochot, M. Pinto et M. Ferraguti.

Les sports se déroulent dans des espaces appropriés : laser run dans le parc Montsouris, spike ball, judo, basket, ping pong, et entrainement de volley Ball au collège. Escalade dans des gymnases. Et matchs de volley ball dans des gymnases ou dans des petits stades du quartier.

M. Fumagalli a bien voulu répondre à nos questions.

Depuis combien de temps l’AS existe-t-elle ?

A la Libération, l’Etat, par l’ordonnance du 12 octobre 1945 rétablit l’OSSU (ancêtre de l’UNSS – Union nationale du sport scolaire) dans ses anciens statuts, mais garde un contrôle étroit sur cette organisation :

  • Reconnaissance d’utilité
  • Création obligatoire d’une association sportive dans chaque établissement du secondaire.

5 ans plus tard, les 3h d’encadrement de l’AS par les enseignants d’EPS deviennent obligatoire pour ces derniers.

L’AS de Jean Moulin a t-elle gagné des coupes, si oui dans quelles disciplines ?

Les différentes sections de l’AS ont pu changer selon les enseignants qui les encadrent, ainsi on peut dénombrer les activités suivantes pratiquées en compétition : volley, escalade, tennis de table, cross, football, spike ball.

Je n’ai pas connaissance de titres majeurs (France ni académique) mais nous avons quelques trophés dans notre local EPS et chaque année nous nous classons au niveau district et participons au niveau académique.

Combien d’élèves sont-ils inscrits à l’AS ? Y a t ‘il autant de filles que de garçons ?

Il y a cette année 153 licenciés dont 91 garçons et 62 filles parmi lesquels 49 jeunes officiels dans leur discipline.

La répartition par niveau de classe est elle égalitaire ?

Nous comptons 73 minimes (années de naissance 2010-2009) et 80 benjamins (années 2011-2012).

Pour vous, quelles sont les valeurs que doit véhiculer le sport ?

Le sport doit permettre à chacun de se construire, dans l’opposition comme le partenariat et l’entraide, grâce au respect.

A travers le sport, chacun vit les réussites et les échecs qui doivent l’aider à se construire en tant qu’individu, le cadre du sport permet cela dans la limite des règlements et de l’organisation des évènements auxquels les élèves sont sensibilisés à être acteurs. Cela passe par la formation à l’arbitrage, au rôle de coach, de jeune officiel. Autant de « rôles » que le sport, sans passer par sa pratique physique, permet d’appréhender et à chacun de développer des compétences transférables à d’autres domaines. Autrement dit le sport permet à chaque individu de se construire de façon plus globale que par le simple aspect physique.

Bien sûr, si l’on parle de compétition, d’autres dimensions du sport entrent en jeu et, pour certains, des dérives peuvent apparaitre (triche, dopage….) notamment dès que des aspects financiers entrent en jeu.

Si je m’en tiens au sport et sa pratique simple et telle que je la vois pour nos élèves de l’AS, il s’agit de chercher à se dépasser physiquement et mentalement en partageant autour d’une pratique sportive en gardant à l’esprit le plaisir. Prendre du plaisir dans sa pratique et dans le partage de celle ci avec ses partenaires mais aussi ses adversaires, symbolisé pour moi par le fait de serrer la main à la fin d’une rencontre. 

Pour toutes ces raisons je résumerai les valeurs que porte la pratique sportive à : respect, dépassement de soi, passion, humilité, détermination.

Merci Monsieur Fumagalli de nous avoir répondu, nous vous remercions infiniment.

Yannick et Elias

Chien et chat

Chien et chat est un film sorti le 14 févier 2024. C’est l’histoire d’un chien et d’un chat perdus avec un soi-disant policer à leur trousse. Le policier s’avère en fait être un voleur qui désire récupérer un diamant volé qui a été avalé par le chien.

Les personnages principaux, le chien et le chat, sont réalisés avec des effets spéciaux et les secondaires sont, eux joués par des vraies personnes : Philippe Lacheau, Franck Dubosc et Reem Kherici. Le film mélange humour et aventures.

Le chat, se nomme Diva, c’est une célébrité internationale et, comme son nom l’indique, elle est « très princesse », le chiot, Chichi est amical et intelligent. Ils veulent tous deux retrouver leur maître. Chichi veut aider Diva mais, elle, ne le considère pas jusqu’au moment où Chichi va la sauver.

Juliette : Je trouve ce film super car la morale est : peu importe nos différences, quand on apprend à se connaître, nous nous trouvons des points communs. J’aime bien Philippe Lacheau car j’adore LOL et Baby Sitting 1 et 2. J’apprécie sa personnalité et son jeu d’acteur.

Tatiana : J’ai apprécié les personnages car ils sont sympas et que j’aime bien Philippe Lacheau.

Spoiler alerte : ce qui est drôle c’est que le chat avale, à son tour, le diamant à la fin !

Juliette et Tatiana

L’exposition Toutânkhamon, une impression mitigée

Pendant les vacances je suis allé à l’exposition interactive sur Toutânkhamon qui est à Montparnasse.

Cette expo contient environ 1000 répliques d’objets trouvés dans le tombeau de pharaon égyptien.

Il y a un vrai intérêt à cette visite, et une proposition à la fois pédagogique et ludique. A l’entrée, on te donne un petit livret sous forme de journal, que tu dois remplir : tu dois rechercher certains objets, certains termes spécifiques concernant ces objets, résoudre des énigmes… pour finalement, parvenir à la salle du trésor.

Cependant il y a beaucoup trop de monde ce qui finit par être énervant. Si on ajoute à ça le prix d’entrée qui n’est vraiment donné, c’est une exposition dont on peut sans doute se passer et, si on est curieux d’antiquités égyptiennes, on peut toujours aller au Louvre !

Nathan

La mouche, un spectacle qui fait froid dans le dos !

Avec l’atelier théâtre, le jeudi 8 févier, nous sommes allés voir aux Bouffes du nord, la pièce de théâtre intitulée : »la mouche » adaptée de la nouvelle de Georges Langelaan, jouée et mise en scène par Valérie Lesort et le célèbre Christian Hecq.

Cela raconte l’histoire d’un vieux garçon, Robert, interprété par Christian Hecq qui vit avec sa mère, interprétée par Christine Murillo. Robert a inventé, dans son garage qui lui sert de chambre, une machine à téléporter. Il expérimente plusieurs téléportations plus ou moins réussies, d’abord sur des objets (un nain de jardin) puis sur des êtres vivants : un lapin, son petit chien Charlie… Il finit par proposer une téléportation à Marie-Pierre, sa voisine vieille fille, interprétée par Valérie Lesort. Malheureusement, celle-ci tourne mal et Marie-Pierre disparaît, perdue dans les limbes… Robert décide alors d’aller la chercher en tentant la téléportation sur lui-même mais cette fois-ci, il fusionne avec une mouche…

La pièce était très bien jouée mais aussi très réaliste (un peu trop à notre goût d’ailleurs). En effet, la transformation de Robert était si bien faite, les déguisements si réels, renforcés par les éclairages et la musique, que nous avons eu à plusieurs reprises la chair de poule.

Nous avons eu la chance de rencontrer à la fin du spectacle presque tous les comédiens de la pièce, à l’exception de Christian Hecq qui enlevait encore ses nombreux accessoires. De voir les comédiens et d’échanger tranquillement avec eux nous a un peu apaisé. On voyait aussi le décor de bien plus près. On a aussi appris par Valérie Lesort qu’elle était plasticienne et marionnettiste et qu’elle avait pensé et conçu une grosse partie des décors, déguisements, effets spéciaux. Que cela les avait beaucoup amusé de « bricoler » tous ces matériaux.

On vous recommande chaudement le spectacle mais, âmes sensibles, attention !

Louna et Julia

La 49e cérémonie des Césars

Le vendredi 23 février a eu lieu la 49e cérémonie des Césars, récompensant de nombreux films pour leur scénario, leurs décors, leur costumes…

Le film ayant reçu le plus de Césars ce soir-là fut Anatomie d’une Chute, un drame écrit et réalisé par Justine Triet. Il en reçut 6 : meilleur film, meilleure réalisation, meilleure actrice (pour Sandra Hüller), meilleur acteur dans un second rôle (pour Swann Arlaud) et meilleur montage (pour Laurent Sénéchal). N’ayant pas encore vu ce film, je ne peux pas trop vous en parler, mais il est salué par la critique et par ma famille.

C’est très impressionnant, car c’est la première fois depuis 2007 que le César du meilleur film est attribué à une femme et surtout, seulement la deuxième fois de toute l’histoire des Césars.

Effectivement, cette soirée est un grand message d’espoir pour les femmes et la lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes. C’est d’ailleurs entre deux récompenses que l’actrice et scénariste Judith Godrèche a pris la parole pour dénoncer l’emprise et les viols qu’elle a subis alors qu’elle n’avait que 14 ans du réalisateur Benoit Jacquot, les conditions de tournage détestables avec Jacques Doillon quand elle n’avait que 15 ans, et le silence du milieu du cinéma qui était au courant de ces agressions et s’est tu. Ce discours m’a beaucoup marquée, j’ai vraiment été touchée par ses paroles. Judith Godrèche appelait toutes les victimes de violences sexuelles à s’exprimer, même si ces dernières craignaient de ne pas être crues.

Le discours de Judith Godrèche

Enfin, deux Césars d’honneur furent remis en cette cérémonie : un au grand réalisateur américain Christopher Nolan, un autre à l’actrice, scénariste et réalisatrice Agnès Jaoui. On découvrit aussi qu’elle savait jouer du ukulélé super bien par sa petite prestation une fois son César remis 🙂 Le discours de Jamel Debbouze pour remettre son César à Agnès Jaoui était très drôle et touchant, voir la complicité entre ces deux amis était très réjouissant.

Quand j’ai appris que Christopher Nolan se trouverait dans la salle pour recevevoir un César, j’avais très envie de m’y téléporter, moi la grande fan de Interstellar et de The Prestige, deux de ses films à succès.

Valentine

Forum des métiers

Samedi 28 janvier, les élèves de 3e dont nous faisons partie, ont eu la chance d’assister au forum des métiers, organisé par les parents d’élèves du collège Jean Moulin. Celui-ci consistait à faire rencontrer les élèves et des professionnels, des parents d’élèves donc.

La matinée était organisée en 5 parties, durant lesquelles l’élève rencontrait un domaine de métier. Une semaine plus tôt, nous avions dû indiquer sur une feuille quels domaines nous voulions découvrir. Il y avait 12 domaines :

  • Santé/Soin/Social/Éducation/Sport
  • Art/Artisanat/Culture
  • Audiovisuel/Information/Communication/Marketing
  • Bâtiment-travaux publics (BTP), architecture, urbanisme, énergie, environnement
  • Droit/Économie/Gestion-finances/Assurances/Administration/Relations humaines
  • Enseignement/Recherche
  • Numérique/Informatique/Nouvelles technologies/Ingénierie/ Aéronautique
  • Armée/Sécurité
  • Industrie
  • Hôtellerie/restauration/tourisme

Nos avis sur le forum

Kenzo : J’ai trouvé ce forum très intéressant. Même sil ne m’a pas trop aidé à préciser un choix d’orientation et que presqu’aucun des métiers présentés ne m’inspire pour l’exercer plus tard, c’était très enrichissant, rien que pour notre culture générale. J’en garde un bon souvenir.

Diego : On a rencontré des professionnels et en même temps qu’ils nous faisaient découvrir les différents type de métiers dans chaque domaine, on voyait les profils des intervenants et leur expérience selon leur travail. C’était vachement plus convivial d’échanger avec des personnes à qui poser des questions que de s’informer juste une brochure. On découvre les petits détails et des petits avantages sympas : des rencontres d’autres pays, un peu comme du café gratuit ou des goodies de ton entreprise. Ils nous ont expliqué leur parcours d’études et à quels autres domaines on pourrait se replier si on changeait d’avis : par exemple il y a de très nombreuses possibilités dans l’informatique ou l’apprentissage infini des métiers de l’art.

Bao Nam : Cet événement fut très captivant à mon avis. Nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur différents métiers lors de ce forum en interrogeant directement les professionnels. Cependant, comme le souligne Kenzo, il est vrai que cela n’aide en rien pour notre orientation future. De plus, je trouve que le choix du samedi comme date, limite le temps libre des élèves pendant le week-end, passant ainsi de deux jours à un jour et demi.

Deux ans de guerre en Ukraine : 1 – les nouveaux enjeux géopolitiques

Pour les deux ans de l’attaque de la Russie sur l’Ukraine, nos journaux ou chaines d’info en continu ont remis le sujet à leur une. Dans leurs colonnes, un mot qui revient souvent : « lassitude », à croire que ces médias en sont eux-mêmes lassés. C’est dans ce contexte que l’Ukraine continue son combat, dans un monde aux enjeux nouveaux et aux nouvelles poudrières : alors que le duel Trump-Biden s’engage de nouveau et tandis que la question explosive palestinienne est au premier plan…

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky en visite dans un hôpital militaire en mars 2022 / photo via Wikimedia Commons

L’enjeu du conflit Israël-Hamas

Depuis l’attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre, le Proche-Orient est à nouveau agité par des guerres et des tensions remises au jour par les médias occidentaux. Ces médias, justement, semblent tourner l’opinion publique vers cette région. On se remémore le problème palestinien qui depuis longtemps ne faisait plus la une. Tous cela aux dépends d’autres crises internationales, dont l’Ukraine.

La guerre au Proche-Orient a pour première conséquence pour l’Ukraine la diminution de son soutien et de l’intérêt porté par les opinions publiques occidentales sur le conflit au Donbass. Des munitions américaines destinées à l’Ukraine ont pris finalement la destination d’Israël. Le financement en grande partie américain est diminué, pour soutenir Israël. Les Ukrainiens ont peur de (re)tomber dans l’oubli.

Une fois la guerre entre Israël et le Hamas commencée, les deux belligérants de la « guerre en Ukraine » y ont vu une carte à jouer. Naturellement, on a cherché à consolider des alliances : du côté de l’Ukraine d’abord, on accorde son soutien à Israël. Le pays hébreu est l’allié de l’Oncle Sam, qui est le premier soutien de l’Ukraine. Le président a une grand-mère juive. C’est ainsi qu’on fête en Ukraine en décembre la Hanoukka, fête juive ayant aussi fait polémique à l’Elysée.

Du côté russe, on se range du côté anti-israélien. L’Iran, qui fournit Moscou en drones, est l’ennemi juré d’Israël. Une chaîne russe a même accordé une interview à l’un des dirigeants du Hamas ! C’est une position particulière, critiquée par des membres du Likoud (parti de Netanyahou), sachant que beaucoup d’Israéliens sont d’origine russe.

Les démocraties à l’épreuve

A l’approche des élections présidentielles américaines, le monde retient son souffle. Du démocrate très impliqué à l’étranger Biden, au républicain isolationniste Trump (America First), le changement pour le monde peut être radical. Que dire des conflits dont l’issue dépend en partie de Washington ? Taiwan, Israël, l’Ukraine ?

En France, on pourrait aussi se poser la question des présidentielles de 2027 : un candidat eurosceptique du RN, par exemple, parviendrait à l’Elysée, quelle conséquence pour l’Ukraine ? En tant que première puissance militaire de l’UE, la France est un élément central du soutien européen à Kiev. Tout cela sans parler de l’extrême droite européenne de plus en plus influente.

Toutes ces situations inquiétantes pour l’Ukraine, et (selon votre opinion) pour nous, illustre bien le propos du général Richoux : les démocraties sont fragiles et les issues de la guerre quand des démocraties sont impliquées dépendent de l’opinion publique, finalement si manipulables…

En conclusion, les opinions occidentales sont bien « lassées » : bombardées d’informations dans les premiers mois de la guerre, les chaînes d’info en continu et les conférences de rédactions voient bien que les opinons sont plutôt emballées par les nouvelles de Gaza… Aux Etats-Unis, un nouveau soutien financier de l’Ukraine voulu par le démocrate Biden est bloqué par les troupes de Trump. Un triste quotidien s’installe en Ukraine, tandis que les cartes géopolitiques ne cessent d’être rebattues, et le prochain tremblement de terre sera probablement novembre 2024, élection américaine…

Kenzo

Remarque : les propos du président de la République à propos d’un potentiel envoi de troupes occidentales en Ukraine auraient pus être traités dans cet article, mais je considère que cela relève plus d’une polémique purement politique que d’une parole à portée stratégique et géopolitique.

Dupont s’éclate à Vancouver

Comme je vous en avais parlé dans un précédent article Antoine Dupont, le capitaine et demi de mêlée du quinze de France, a rejoint l’équipe de France de rugby à 7.

Point règle : le rugby à 7 se joue sur le même terrain qu’un match de rugby à 15. Le seul changement est la durée du match : un match de rugby à 7 se joue en deux mi-temps de 7 minutes avec une pause de 2 minutes entre les deux. Si une égalité se produit lors d’un match à élimination directe, des prolongations s’ensuivent et durent jusqu’à ce qu’une des deux équipes marque.

Antoine Dupont a donc participé à son premier match à élimination directe, pendant le tournoi de Vancouver. En quart de finale, il rentre à 5 minutes de la fin et marque l’essai de la qualification en demi-finale à la dernière seconde ! Score : 12-5.

Lors de cette demi-finale, il est à nouveau remplaçant pour affronter la Nouvelle-Zélande. Il rentre à 4 minutes de la fin mais n’arrive pas à produire un nouveau miracle pour qualifier les Bleus en finale. La France s’est inclinée, 28-26, face à cette très belle équipe de Nouvelle-Zélande qui se qualifie pour la finale et la gagne, face à l’Argentine.

Suite à cette défaite, les Bleus ont, eux, affronté les Américains lors de la petite finale. Lors de ce match, Dupont a reçu son premier carton jaune à 7, mais s’est ensuite largement rattrapé avec deux passes décisives et un essai en solitaire. La victoire est française, 42-12.

Arthur

Turbulences au salon de l’agriculture

Le salon de l’agriculture est chaque année le rendez-vous des principaux représentants politiques et il est traditionnellement inauguré par le président de la République. Mais cette année, les choses ne se sont pas déroulées normalement.

A la station de métro Portes de Versailles, les paysans en colère ont mis des plaques de communes à l’envers en signe de protestation / photo Cagibi54, CC0, via Wikimedia Commons

Le samedi 24 février, à l’arrivée d’Emmanuel Macron, des manifestants l’ont accueilli à coups de sifflets et de huées. S’en sont suivies des échauffourées avec les forces de l’ordre.

Il est vrai que le président avait imaginé, deux jours avant, un « grand débat » au salon avec les syndicats agricoles et un certain nombre d’associations écologistes. Cependant, le nom des Soulèvements de la Terre qui s’opposent, entre autres, aux méga bassines et à l’utilisation du glyphosate, ennemis jurés de la FNSEA (principal syndicat agricole), a fuité parmi ceux des invités. Après cela, la FNSEA, suivie par la Coordination Rurale, ont annoncé se retirer de la rencontre prévue. Le vendredi 23 au soir, ne restait plus à Emmanuel Macron que d’y renoncer tout en se défendant d’avoir jamais invité les Soulèvements de la Terre.

Tout cela explique l’ambiance électrique du 24 février.

Le lendemain par contre, la venue de Jordan Bardella, président du RN et tête de liste de son parti pour les prochaines élections européennes, s’est déroulée dans une ambiance cordiale. C’est ainsi que le président du parti d’extrême droite a profité du fiasco présidentiel !

Bao Nam