La mort du pape François

Le pape François lors de son voyage en Corée / image via Wikimedia Commons

Le pape François est mort le lundi 21 avril à l’âge de 88 ans au Vatican. Il a exercé son métier pendant près de 12 ans.

Il est connu pour avoir pris un certain nombre de positions progessistes sur des sujets essentiels de notre époque. Une des grandes préoccupation du pape François a été l’accueil des migrants. Son premier voyage, après son élection, a d’ailleurs été à Lampedusa, île italienne où arrivent un grand nombre de bateaux de ceux qui traversent la Méditerranée dans des conditions atroces. Suite à ses actions, François s’est attiré les inimitiés de gouvernements qui souhaitent fermer les frontières. Trump, par exemple, détestait le pape.

Concernant les questions de société, le bilan est plus mitigé. Le mariage homosexuel n’est toujours pas reconnu par l’église catholique, mais François ne s’opposait pas à ce que les couples de même sexe soient bénis par les prêtres. Pas d’avancée par contre sur les sujets de l’avortement et de la mort assistée auxquels l’Eglise est toujours opposée. Et, dans l’Eglise, la place des femmes n’est toujours pas valorisée !

Les obsèques du pape François ont eu lieu le samedi 26 avril à la basilique Sainte-Marie Majeure à Rome. Maintenant, les cardinaux vont devoir se réunir au Vatican pour élire un nouveau pape. Pendant le temps de leur délibération, ils sont enfermés à clef dans une partie du palais papal dont ils ne peuvent pas sortir avant d’avoir fait leur choix : c’est ce qu’on appelle un conclave. Ce conclave peut durer plusieurs jours. Quand le vote des cardinaux aura abouti, une fumée blanche sortira d’une cheminée, annonçant qu’un nouveau pape a été élu.

Olivia et Amira

Les petites anecdotes du Vatican

La chapelle Sixtine au Vatican / image via Wikimedia Commons

Le conclave a lieu dans la chapelle Sixtine, un des lieux les plus spectaculaires du monde. Elle est ornée de nombreuses fresques de Michel Ange, dont le jugement dernier, un chef d’euvre sur le plafond de la chapelle, la classe !

Le conclave, qui a une durée indéterminée, peut parfois durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois ! Le record a été battu pour l’élection du pape Grégoire X, qui a duré deux ans et 9 mois, entre 1268 et 1271 ! Au contraire, le plus court n’aura duré qu’une dizaine d’heures.

Pendant toute la durée du conclave, les cardinaux n’ont pas le droit de sortir du Vatican, ni de communiquer avec l’extérieur. Leur seul moyen de communication est la fumée : lorsque la fumée est noire, c’est le signe que les cardinaux n’ont pas élu de pape. Lorsque la fumée est blanche, c’est le signe qu’ils ont élu un pape, et cette nouvelle est accompagnée du retentissement des cloches de la basilique de Saint Pierre. Cette fumée vient de la combustion des bulletins qui ont servi au vote.

La mort du Pape intervient juste après la venue de JD Vance… Sans vouloir l’accuser, cette coïncidence n’est pour moi pas coïntidentielle… Pour appuyer ma réflexion, le fait que Trump (qui, nous l’avons dit, détestait François) soit venu à l’enterrement, serait pour lui une bonne diversion…

Emile

Les conséquences de la panne de courant géante en Espagne et au Portugal

Hier, lundi 28 avril, une coupure d’électricité massive a profondément touché l’Espagne et le Portugal.

Elle a débuté à 12h30. Dans de nombreuses villes espagnoles, les transports ont été paralysés notamment à Madrid, Barcelone, Séville ou encore Valence. Cela a touché non seulement le métro mais aussi les trains et même la circulation routière car les feux tricolores ne fonctionnaient plus. Les chaînes de supermarché ont été contraintes de fermer leurs portes, les parcs d’attraction aussi. Dans les centrales nucléaires en fonctionnement, les réacteurs se sont arrêtés automatiquement. Les ascenseurs se sont bloqués et des équipes de secours ont dû venir en toute urgence pour libérer les personnes coincées… Bref, les conséquences ont été nombreuses et le pays s’est figé.

Heureusement la coupure est terminée à l’heure actuelle et un retour à la normalité se fait progressivement. Les causes de cette panne restent inconnues, mais celle-ci est la preuve que nos ressources sont précieuses et qu’il faut limiter notre consommation d’énergie ! Ce genre de panne nous montre également à quel point notre vie dépend de l’électricité.

Diane

Meurtre mode d’emploi, un livre et une série captivante

Affiche Netflix de la série Meurtre mode d’emploi

Meurtre mode d’emploi, écrit par Holly Jackson, est une trilogie de livres à succès. C’est aussi une série Netflix, qui ne compte pour l’instant qu’une seule saison.

Pour son sujet de TPE, Pippa Fitz-Amobi, dite Pip, décide de mener sa propre enquête sur le meurtre d’Andie Bell, survenu cinq ans plus tôt dans sa ville. Tout le monde est convaincu que Sal Singh, le petit ami d’Andie, est le coupable… tout le monde sauf Pip et le frère de Sal, Ravi Singh. Ensemble, ils vont tenter de résoudre ce mystère, mais l’enquête ne sera pas sans danger : le meurtrier ou la meurtrière ne tardera pas à se manifester.

C’est un livre que je trouve très intéressant et bien écrit. Le personnage principal tient régulièrement des journaux de bord, enregistre des interviews qu’elle retranscrit ensuite dans son carnet. La liste des suspects s’allonge petit à petit, jusqu’à impliquer des personnes proches d’elle. Pippa s’efforce pourtant de ne pas laisser sa vie personnelle interférer avec son enquête.

Bref, je vous recommande fortement ce livre !

Alma

1945, la Refondation au féminin, un projet colossal mais qui en valait la peine

À l’occasion du concours du CNRD (Concours national de la Résistance et de la Déportation), le club Histoire de notre collège doit présenter un travail collectif. Le thème du concours cette année est : Libérer et refonder la France. Nous avons choisi de recentrer ce thème sur le rôle des femmes dans la Résistance et la refondation de la France, à travers une pièce de théâtre filmée.

Le collège a eu la chance, cette année, d’avoir pour partenaire le Théâtre 14, dans le cadre d’une résidence artistique, grâce au projet L’Art pour grandir.

Mais écrire une pièce de théâtre n’est pas aussi facile qu’on pourrait l’imaginer. Pour commencer, nous avons réalisé de nombreuses recherches afin d’aborder le sujet de manière historique. Répartis par groupes, chacun a travaillé sur une femme différente. Parmi les femmes sélectionnées avec soin par nos professeurs d’histoire, Mme Ruz et M. Essel, qui encadrent cet atelier depuis de nombreuses années. Il y avait : Eugénie Éboué-Tell, Hélène de Suzannet, Germaine Poinso-Chapuis, Marie-Claude Vaillant-Couturier et Madeleine Léo Lagrange.

Après les recherches, nous sommes passés à l’écriture. À partir des biographies de ces femmes, nous avons mis les textes en dialogue pour pouvoir ensuite les jouer, en les faisant parler entre elles, tout en essayant de rendre nos textes les plus personnels possible, comme si c’étaient elles qui racontaient leur histoire.

En parallèle, d’autres groupes s’occupaient des ombres chinoises. Pour rendre notre spectacle plus vivant, nous avons décidé d’illustrer certains récits par des ombres projetées en arrière-plan pendant que les femmes parlaient sur scène.

Une fois le texte terminé, nous nous sommes répartis les rôles, et avons commencé à chercher (ou fabriquer) des costumes (chapeaux, robes…) et des accessoires. Pour symboliser chaque femme, un accessoire particulier lui était attribué : des lunettes, un collier, un chat en peluche…

Pour la répétition générale, nous nous sommes rendus dans une grande salle équipée de projecteurs et de matériel technique, appartenant au Théâtre 14. C’est là que nous avons finalisé les placements des ombres chinoises et des comédiens sur scène, ainsi que les derniers détails pour être prêts le jour J.

Enfin, le jour du spectacle est arrivé. Nous sommes retournés dans la salle de répétition pour la représentation finale, qui a été filmée. Nous étions accompagnés d’un filmeur professionnel et d’un technicien lumière.

La représentation s’est très bien passée, malgré quelques petites erreurs ici et là, mais après tout, la perfection n’est pas toujours synonyme de beauté ni de réussite.

Si nous avons pu mener ce projet à bien, c’est notamment grâce à toutes les personnes qui nous ont accompagnés, comme Jeanne, la metteuse en scène, et Michelle, la responsable du public scolaire du Théâtre 14.

Ce projet a été pour moi une véritable expérience. Il m’a permis de développer de nombreuses qualités, que ce soit dans le jeu théâtral, le travail en groupe ou l’aisance à l’oral. J’ai aussi approfondi mes connaissances sur la Seconde Guerre mondiale et je suis désormais devenu un porteur de mémoire, ce qui est très important pour moi.

Mimile

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Devoirs faits bridge

image via PxHere

Tous les mardis, nous avons l’occasion de participer aux « devoirs faits/bridge », un atelier animé par Mme Pichon-Varin (professeure de mathématiques) et des membres de la Fédération Française de Bridge (FFB).

Le bridge se joue avec un jeu de 52 cartes. C’est un jeu complexe, qui ressemble un peu à la bataille, mais qui demande beaucoup plus de concentration. À chaque séance, nous nous installons par tables de quatre, puis nous réalisons ensemble des exercices d’entraînement et découvrons de nouvelles règles. Nous jouons ensuite des donnes (parties de bridge) pour mettre en pratique les stratégies apprises.

Parfois, nous avons l’occasion de participer à des compétitions organisées par la FFB. Par exemple, le 29 mars, nous avons participé à l’une d’elles et nous avons obtenu la deuxième et la quatrième place sur six duos engagés. Avec nous, il y avait aussi les membres de la FFB qui accompagnent Mme Pichon-Varin. À la fin, un goûter bien garni a permis à tout le monde de se retrouver, d’échanger avec d’autres jeunes joueurs de bridge, et de découvrir ce que les autres écoles avaient appris au cours de l’année.

Nous avons également recueilli l’avis de plusieurs participants. Olivia nous confie : « J’aime bien cet atelier, on apprend beaucoup de choses, ça nous aide pour les maths, et on découvre un nouveau jeu de cartes». Adèle, quant à elle, explique : « C’est bien, on apprend plein de choses et on s’amuse. »

Nous aimons beaucoup cet atelier : c’est une excellente occasion de progresser en calcul tout en découvrant une autre manière de faire des mathématiques.

Sonia et Louisa

Le Léviathan un monstre marin

Pour poursuivre notre série sur les monstres, nous avons choisi cette semaine de rester dans l’univers marin en vous présentant le Léviathan.

Image via Wikimedia Commons

Le Léviathan est un monstre marin colossal qui apparaît dans la Bible. Il est représenté sous différentes formes : dragon, serpent ou crocodile. Sa véritable apparence n’est pas précisée dans les textes. Le Léviathan est souvent considéré comme un démon de l’enfer. Au moyen-âge, il est représenté sous la forme d’une gueule béante avalant les âmes, symbole de l’entrée aux enfers.

Aujourd’hui, il est bien connu des gamers, notamment dans des jeux vidéo comme Pokémon, League of Legends ou World of Tanks. Il reste un « boss » redoutable et difficile à vaincre qu’il vaut mieux éviter ! Personnellement, je me fais toujours tuer !

Ghostbuster

Rencontre avec les artistes de « Coup fatal » au CDI

Le jeudi 3 avril, l’atelier théâtre s’est réuni au CDI pour accueillir Fabrizio Cassol, compositeur et saxophoniste (même s’il ne joue pas dans le spectacle), et Rodriguez Vangama, compositeur et guitariste interprète du spectacle Coup fatal, que nous sommes allés voir au Théâtre du Rond-Point le 28 mars. Ils étaient accompagnés par Alexe Cano, responsable des publics au Théâtre du Rond-Point.

Ils ont commencé par nous expliquer la genèse du spectacle. Coup fatal a été créé en 2010, après quatre années de travail. Le spectacle a rencontré un grand succès lors de sa première tournée, entre 2014 et 2016, avec 149 représentations en tout. Rodriguez Vangama nous a raconté : « On voulait refaire le spectacle dix ans plus tard. Pour cette reprise, il y a eu beaucoup de changements, avec six nouveaux interprètes, dont une danseuse : Jolie. À la création, il n’y avait aucune femme dans le spectacle. » Il a ajouté que Coco Diaz, le chanteur lyrique, est le seul interprète qui ne vient pas de la République Démocratique du Congo, car il est Sud-Africain.

Pendant cet échange, nous avons aussi appris beaucoup de choses sur la situation actuelle de la RDC. Par exemple, certaines régions de l’Est du pays sont encore en guerre, et le Congo est très convoité pour ses ressources naturelles précieuses comme le cobalt, les diamants ou encore l’uranium, essentiels à la fabrication des smartphones.

Le seul élément de scénographie du spectacle, les rideaux, est d’ailleurs très symbolique : ils sont fabriqués à partir de 36 000 douilles de cartouches. « Pour nous, cela représente un peu l’histoire du Congo. On rend hommage, en quelque sorte, à 36 000 personnes », a expliqué Rodriguez Vangama.

Très élégamment habillé ce jour-là, Rodriguez Vangama nous a aussi longuement parlé de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes) et des sapeurs, dont il fait partie. « C’est un peu comme une religion », nous explique-t-il. « Mais religion au sens de relier les personnes entre elles », précise Fabrizio Cassol. Les sapeurs s’habillent avec des vêtements de grands couturiers (Versace…) souvent très colorés. Ils participent parfois à des « battles » d’élégance dans les rues, même sous 35°C à Kinshasa. À la fin du spectacle, nous avons eu une petite démonstration de cette culture, avec des tenues originales comme une jupe et un parapluie confectionnés à partir de cravates.

Nous avons aussi posé des questions sur les instruments. Nous étions intrigués par la guitare à double manche de Rodriguez Vangama. Il nous a expliqué qu’elle rassemble en un seul instrument une guitare et une basse. Fabrizio Cassol nous a raconté que l’idée du concert est née d’une commande : il s’agissait au départ de jouer de la musique baroque à Kinshasa, mais aucun musicien local ne connaissait ce style. Monsieur Navarro, professeur de musique qui assistait à la rencontre, a précisé que la musique baroque est une musique occidentale datant du XVIIᵉ siècle. « Il a donc fallu adapter cette musique aux instruments traditionnels d’ici, comme les limkebe, les calebasses ou le balafon », a poursuivi Fabrizio Cassol. Peu à peu, ils ont ajouté des danses, des chants et des scènes théâtrales parodiques pour créer un spectacle vivant et métissé. « On voulait faire découvrir notre musique au public, et on aimait bien ce mélange », a-t-il conclu.

Nous avons beaucoup aimé cette rencontre : elle nous a permis de découvrir de grands compositeurs-interprètes sous un autre angle, dans leur vie quotidienne. Nous avons été particulièrement surpris quand Rodriguez Vangama nous a révélé qu’il composait aussi pour des artistes comme Damso !

Adèle et Olivia

La disparition des habitats des ours polaire !🐻‍❄️

Photo d’un ours blanc Andreas Weith via Animalia

L’ours polaire, un animal qui vit sur la banquise, est aujourd’hui menacé à cause du réchauffement climatique, qui fait fondre la glace, son habitat naturel. Il ne resterait plus qu’environ 26 000 ours polaires dans le monde, selon le site du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest du Canada. Il est probable que presque toute la population disparaisse d’ici 2100.

La banquise perd 13,4 % de sa surface tous les 10 ans et le taux de fonte des glaces a augmenté de 65 % en 30 ans. Les ours polaires sont donc particulièrement menacés par le réchauffement climatique. La banquise est essentielle pour eux : c’est là qu’ils chassent et qu’ils dorment.

Avec la disparition progressive de la glace, certains ours polaires sont contraints de quitter leur milieu naturel. On les retrouve de plus en plus souvent près des habitats humains.

Nellie et Tessa

Corleo, le nouveau projet de Kawasaki

Le 3 avril 2025, le constructeur Kawasaki a dévoilé son nouveau projet : Corleo. Il s’agit d’une moto prototype, censée reproduire les mouvements d’une panthère.

La promesse de cette innovation est de proposer un véhicule vraiment tout-terrain. Le teaser montre une personne chevauchant ce véhicule capable de gravir des montagnes, de courir à toute vitesse dans une forêt, d’atteindre 105 km/h, de traverser des plaines enneigées et même de sauter au-dessus du vide.

La véritable nouveauté de ce véhicule, en plus de son design impressionnant, est son moteur compact de 150 cc. Celui-ci fonctionne avec un générateur à hydrogène vert qui produit l’électricité nécessaire pour alimenter les quatre jambes du robot. Résultat : il n’émet pas de CO₂ et son bilan carbone global serait plus faible que celui de toutes les autres technologies actuelles.

Un autre avantage majeur de ce type de véhicule à jambes serait de ne plus nécessiter la construction de routes, ce qui réduirait considérablement l’impact environnemental.

Le projet est donc très prometteur, avec l’ambition d’offrir un mode de transport plus écologique que les voitures et les motos d’aujourd’hui, même si certains experts s’interrogent sur la consommation énergétique réelle d’un tel engin.

La moto robot Corleo est annoncée pour 2050. Espérons que ce ne sera pas un échec !

Gabin