Au Jardin des Plantes : 2. Mondes disparus

« Mondes disparus », la nouvelle exposition au Jardin des plantes qui a débuté le 14 octobre 2023 et qui se poursuivra jusqu’au 16 juin 2024 est à ne manquer sous aucun prétexte. C’est tout simplement magnifique !

Cette exposition virtuelle nous replonge dans notre passé, de la première forme de vie jusqu’à aujourd’hui .

Nous commençons notre visite dans le futur, en 2223, époque où la technologie a énormément évolué : voitures volantes, tables informatiques et autres technologies avancées sont au rendez-vous. Au cours d’une réunion sur des plateformes volantes, tout d’un coup, le robot de notre guide qui se nomme Darwin, se détraque et nous ramène au big-bang. En effet, nous voyons depuis notre plateforme plusieurs planètes et étoiles mourir pour devenir notre chère planète Terre. Puis, le robot se détraque de nouveau et nous emmène à un autre moment du passé où l’on découvre les premières formes de vie : des sortes d’éponges orangées appelées « stromatolite ».

Notre guide demande à son robot de nous rapetisser à la taille d’une bactérie. Nous entrons d’un coup dans une des stromatolites, nous voyons toutes les bactéries qui la composent. Puis tout devient noir et nous nous retrouvons sous l’eau avec des créatures marines et carnivores (ou pas). Une de ces créatures surgit alors du sable et nous emmène sur son dos, notre guide nous la présente : il s’agit d’un ancien dinosaure marin.

La visite continue, surgit derrière nous une autre créature, apparemment la plus redoutée de tous les herbivores ! Notre guide nous dit : « Voici la créature la plus redoutée de tous les fonds marins, nous avons dix chances sur cent de ne pas finir dans son ventre. Ne paniquez pas ! Je vais activer le dôme de protection ». Notre monture plonge alors dans le sable et la créature carnivore disparaît enfin. Une sorte de crevette avec des pattes violettes surgit ensuite, nous passons sous elle puis le robot retrouve l’énergie dont il a besoin pour nous ramener chez nous. Nous remontons vers la surface mais un « Ambopteryx longibrachium » (petit dinosaure volant) nous vole notre boule noire énergétique. Notre guide se jette donc sur le dinosaure voleur mais Darwin, le robot de notre guide, augmente sa taille par erreur. Néanmoins, nous arrivons à récupérer la boule d’énergie.

Je ne vous en dis pas plus sur mon expérience, je vous conseille de regarder la vidéo bande-annonce officielle du Muséum du Jardin des Plantes pour vous en faire une idée.

Bonne visite !

Juliette

Au Jardin des Plantes : 1. les grandes serres

Les grandes serres du Jardin des Plantes / photo Arthur Weidmann, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Pendant les vacances de la Toussaint, j’ai eu l’occasion de visiter le Jardin des Plantes, je me suis notamment intéressé aux grandes serres. Une serre est un abri permettant de créer un environnement adéquat au développement des plantes. Créées en 1635, les serres du Jardin des Plantes furent rénovées, démolies et reconstruites à plusieurs reprises. Dans les serres, l’air était humide, il y faisait chaud et lumineux. Ces caractéristiques étaient plus ou moins marquées afin de reproduire l’environnement habituel des plantes.

On peut en effet, visiter plusieurs serres au Jardin des Plantes : la serre de la forêt tropicale humide, la serre de Nouvelle-Calédonie, la serre des milieux arides et la serre des plantes anciennes.

Il n’y a pas d’animaux dans ces serres mais une incroyable variétés d’espèces végétales qui y sont cultivées pour nous faire découvrir la grande diversité des plantes exotiques. Il y a énormément de bégonias (plantes donnant des fleurs). Lorsque j’y étais, les fleurs n’étaient pas écloses mais leurs feuilles avaient des couleurs diverses (des nuances de vert avec des traces rougeâtres). J’ai été impressionné par l’étendue de la palette de couleurs des plantes.

En plus de la découverte d’une nouvelle végétation, le Jardin des plantes est un très beau parc où il est agréable de se promener en famille.

Nathan

Protégeons les insectes

Le frelon orienta (Vespa orientalis) est un important pollinisateur de la Scille maritime (Drimia maritima), qui fleurit en automne en Israël / Gideon Pisanty (Gidip) גדעון פיזנטי, CC BY 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by/3.0, via Wikimedia Commons

Je m’intéresse beaucoup au sujet des insectes et j’ai vu dans le journal Libération du mercredi 12 avril 2023 qu’il y avait un article sur ce sujet. C’était une interview du biologiste britannique Dave Goulson qui a publié un livre, Terre silencieuse, dans lequel il explique que nous ne pourrions pas survivre sans les insectes.

Voici les 4 points que j’ai trouvé les plus importants de son interview :

– la première chose, c’est que beaucoup de plantes dépendent de la pollinisation des insectes, la façon dont les plantes se reproduisent. Les insectes, on connaît bien les abeilles par exemple, sont d’excellents polinisateurs ! Il explique : « Les trois quarts des cultures que nous faisons pousser dans le monde ne donneraient pas de bonnes récoltes sans les pollinisateurs ».

-ensuite, il défend l’idée que les humains ne pourraient pas survivre sans les insectes. « Ce serait la catastrophe » dit-il. En effet, ils arrivent au tout début de la chaîne alimentaire et servent à nourrir beaucoup d’autres espèces.

– il insiste sur le fait que ce sont les hommes qui sont responsables de cette disparition. Ils ont en effet utilisé beaucoup de pesticides responsables de leur mort. Ils ont aussi détruit les habitats naturels des insectes en construisant beaucoup.

– enfin, très important pour moi, il dit qu’il ne pense pas que tout soit perdu et qu’il n’est pas encore trop tard, enfin « il n’espère pas ». Ouf, un peu d’espoir ! Pour que les insectes puissent continuer à vivre, il conseille de « tous agir, d’urgence ». Il propose de planter sur nos balcons des fleurs pour les pollinisateurs et surtout de les faire pousser sans pesticide. Il conseille aussi de réduire le gaspillage alimentaire, de consommer moins de viande et d’acheter des produits bio.

Ella

Le Blob🤮

Tout d’abord, aujourd’hui, je vous parle du blob car on en a élevé des spécimens à l’école primaire et ça ma énormément plu.

Par Rich Hoyer — mushroomobserver.org, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=91138817

PETITE PARTIE SCIENTIFIQUE (que peu de gens comprendront)

Le Physarum polycephalum, plus couramment appelé blob, vit dans des milieux frais et humides tels que les tapis de feuilles mortes des forêts ou dans le bois mort. Le blob qui a longtemps été classé dans la catégorie des champignons, a depuis 2015 rejoint la famille des amibozoaires, un groupe d’unicellulaires un peu primitifs. C’est grâce au séquençage de son génome en 2015 qu’on a découvert que ce n’était pas un champignon mais juste « une cellule géante à plusieurs »*

FICHE DE PRESENTATION.,

Un blob vit dans des espaces humides comme des sous-bois ou autres…

La taille d’un blob varie de 1 micromètre à 10 hectares.

Le blob se reproduit sexuellement.

Le blob mange des bactéries et des champignons.

COMMENT AVOIR UN BLOB CHEZ SOI ?

Élever un blob est très simple.
Élevez votre blob en boîte de pétri

  1. Il doit être dans une température avoisinant les 24°c.
  2. Il doit évoluer dans un milieu humide.
  3. Il craint la lumière.
  4. Il doit pouvoir respirer.
  5. Il peut se nourrir de plein de choses.
  6. Il adore les flocons d’avoine.
  7. La moisissure est son principal ennemi.

LE BLOB EST-IL DANGEREUX ?

Le blob n’est ni dangereux ni mortel.

Il n’est absolument pas toxique, et ne présente aucun danger pour nous. Le blob peut se déguster, cependant, il n’est pas très bon ni très digeste. Il ne devient toxique qu’en grande quantité.

LE BLOB PEUT-IL MANGER DES ETRE-HUMAINS ?

Non, il mange uniquement des bactéries et des champignons !

Alaïs

source : https://www.science-et-vie.com/nature-et-enviro/blob-animal-ou-vegetal-8920.html

La ménagerie du Jardin des Plantes

Saviez-vous qu’il y a un zoo au Jardin des Plantes ? On l’appelle aussi la Ménagerie du Jardin des Plantes. C’est un des plus ancien zoo du monde, il a été fondé en 1794 !

Moi je ne le savais pas, pourtant il y a plus de 1000 animaux à l’intérieur !

J’y suis allée récemment et j’en suis ressortie avec une impression plutôt mitigée. Les fauves sont isolés, chacun dans sa cage, c’est assez triste pour eux. Les oiseaux, comme les aigles, manque d’espace dans leurs volières, et beaucoup d’animaux semblent s’ennuyer.

Les gens sont libres d’aller au Jardin des Plantes mais ma visite ne m’a pas plu. Et vous, êtes-vous déjà allés à cette ménagerie ? Est-ce que vous êtes d’accord avec moi ?

Louane

Mission Artémis, la tête dans les étoiles

Grand-père ornithorynque va vous raconter l’histoire d’un gros morceau de métal…

Le mercredi 16 novembre, pendant que vous étiez à votre entraînement de tennis, avez-vous pensé à lever les yeux ? Pendant que vous frappâtes votre petite baballe, la fusée la plus puissante jamais créée, appelée SLS, s’envolait vers la lune. (Enfin, je dis ça, mais vous étiez probablement sur votre chemin pour aller à l’école ou au travail car l’étoile filante métallique a été lancée à 7h47, heure de Paris). En fait, vous auriez pu la voir avant car ce projet a connu deux tentatives de décollage ratées durant l’été 2022.

Mais pourquoi renvoyer une fusée sur la lune alors qu’on l’a déjà découverte ?

La mission actuelle nommée Artémis I (d’après la figure mythologique d’Artémis, sœur jumelle d’Apollon et déesse de la Lune et de la chasse, le saviez-vous jeunes ornithorynques?) est en quelque sorte un « test » pour permettre le bon fonctionnement de la future mission Artémis II prévue par La NASA et qui aura pour objet d’installer, en 2024, une base orbitale la « Lunar Gateway ».

Cette station destinée à être placée sur une orbite survolant le pôle Sud de la lune, servira d’après la NASA de « point de départ aux futures missions robotiques et humaines vers la Lune, Mars et d’autres destinations de l’espace lointain. Elle servira de point de rendez-vous pour les astronautes voyageant en orbite lunaire ». Elle pourra accueillir un équipage et les astronautes pourront y mener à bien des expériences technologiques et scientifiques. Artémis I avait donc aussi pour but de tester la résistance du vaisseau Orion, celui qui doit loger, en toute sécurité, les astronautes de la mission Artémis 2. En effet, Artémis II sera une mission plus sérieuse où on enverra des astronautes sur le satellite, dont la première femme à aller sur la lune et la première personne de couleur !

La mission Artémis I n’aura duré que 25 jours et sa capsule Orion devrait amerrir aujourd’hui même dans l’Océan Pacifique. En attendant, nous vous proposons de (re)voir en images quelques une de ses meilleurs moments.

Le duo des ornythorinques

Une méduse immortelle ?

Les scientifiques ont découvert une méduse I-M-M-O-R-T-E-L-L-E, l’hydrozone turritopsis dohrnii !!!!!

Celle-ci se trouve en Méditerranée ou dans les eaux du Japon. Elle a besoin d’une température entre 20 et 22°c. Elle se nourrit de plancton, d’œufs et de mollusques. Elle mesure en moyenne un peu mois d’un centimètre.

Au tout début, la turrotopis dohrnii est (comme la majorité des méduses) une larve nommé planula qui donne naissance à des polypes. Puis ceux-ci évoluent et deviennent des méduses adultes (on considère une méduse adulte lorsqu’elle est en capacité de se reproduire). Mais si, à ce stade de son développement les conditions de vie de turrotopis dohrnii lui sont défavorables, si elle manque de nourriture ou si elle est blessée par exemple, elle peut inverser son cycle de vie comme si elle appuyait sur le bouton réinitialisation : elle utilise son « pouvoir » pour retourner à son stade initial de polype.

Théoriquement, cela peut durer indéfiniment… Mais à condition de ne pas croiser de prédateur comme les baleines.

Selon certains scientifiques, les gènes de la turitopsis dohrnii pourraient ralentir le processus du vieillissement humain et même être utiles pour la médecine !

Lise

La lune rouge vous connaissez ?

Eclipse de Lune / Maxime Raynal de France, CC BY 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by/2.0, via Wikimedia Commons

Le 8 Novembre 2022, une « lune de sang », « lune rouge », « lune cuivrée » ou encore « lune rousse » a pu être observée dans plusieurs pays du monde. Vous auriez pu l’apercevoir au Canada, aux Etats-Unis, au Mexique, en Australie, en Chine, en Nouvelle Zélande, en Corée ou encore au Japon.

Ce phénomène est une éclipse lunaire totale.

Quelle est l’explication scientifique de cet évènement ?

=> C’est la Terre elle-même qui réoriente les rayons solaires lumineux pour l’éclairer. Notre planète est dotée d’une atmosphère particulière qui filtre les rayons et ne laisse passer que les rayons aux teintes rouges. Mais il faut être attentif, car  l’éclipse lunaire totale ne dure que 1 heure et 25 minutes.

D’après le site Starwalk space : « La première phase de l’éclipse, phase pénombrale, commence à 08:02 GMT ( temps moyen de greenwich ) le 8 novembre. Cette phase n’est pas visible à l’œil nu. » La deuxième phase, ou « phase partielle » s’est déroulée à 09:09 GMT. On peut commencer à observer le phénomène lors de cette phase. La phase totale, la dernière, commence à 10:16 GMT. À ce stade, la lune prend une teinte écarlate, entièrement baignée par l’ombre de la Terre.

Puis le cycle recommence, À 11:41 GMT, la phase totale se termine, et la phase partielle recommence. Et l’éclipse lunaire s’est terminé à 13:56 GMT.

Les conditions pour observer une lune rouge sont doubles :

  • la lune doit être à son périgée (le moment où elle est le plus proche de notre orbite terrestre) ;
  • elle doit être parfaitement alignée avec la Terre et le soleil, de sorte à se retrouver dans l’ombre de notre planète.

Personnellement, on aurait bien aimé voir ce phénomène car on le trouve très intéressant. En plus, nous en avons parlé en cours de chinois puisque cette éclipse était visible en Chine. En Chine, la lune représente l’amour et le rouge le bonheur. C’est donc un signe positif. Au contraire dans certaines croyances religieuses, c’est un événement au grand potentiel surnaturel qui a inspiré des histoires de loups garous. Pour les chrétiens, dans le livre de Joël, la lune rouge annonce la fin des temps et l’Apocalypse.

Pour les prochaines éclipses : https://starwalk.space/fr/infographics/when-is-the-next-eclipse

Le duo des ornythorinques

Biodiversité, l’extinction grandeur nature

On parle beaucoup de la lutte contre les émissions de CO2, mais le maintien de la biodiversité dépend aussi d’autres facteurs comme la déforestation, la destruction des zones humides, la pollution des océans… Or cette biodiversité est essentielle à notre survie sur la planète.

Le WWF (World Wildlife Fund ou Fonds Mondial pour la Nature) est l’une des toutes premières organisations indépendantes de protection de l’environnement dans le monde.

Son rapport « Planète Vivante », sorti le 13/10/2022, une analyse scientifique réalisée tous les deux ans sur la santé de notre planète et l’impact de l’activité humaine, révèle une baisse dévastatrice de 69% des populations d’animaux sauvages vertébrés en moins de cinquante ans.

À cette occasion, le WWF France présente ses recommandations :

  • accélérer la transition énergétique des territoires vers un 100% d’énergies renouvelables en 2050.
  • entraîner les territoires dans une politique zéro déchet)  
  • inciter les gouvernements à inverser la tendance lors de la Convention sur la diversité biologique COP15.

En ce moment, une des espèces les plus menacée est le tigre du Bengale (ou Panthera tigris tigris). Combien en reste-t-il ? Environ 3000 à 4500 individus.

Mais en France même, le lynx boréal, le bouquetin des Alpes, les chauves-souris Grande Noctule ou Rhinolophe de Méhely, le vison d’Europe, le grand hamster… sont en grande difficulté.

Arrêtons ensemble de détruire les habitats des animaux, et pas seulement dans la jungle ou la forêt Amazonienne mais aussi chez nous !

Paul-Arthur

Astéroïde : quand la réalité rattrape la fiction !

Encore un exploit de l’Agence spatiale américaine ! Fin septembre, un vaisseau envoyé par la Nasa a dévié un astéroïde de sa trajectoire.

A droite le vaisseau de la mission DART s’approchant de l’astéroïde Dymorphos / https://www.flickr.com/photos/jurvetson/51708994661

Le vaisseau de la mission DART (qui veut dire en anglais Double asteroid Redirection Test) a réussi à percuter l’astéroide Dimorphos à plus de 22 000 km heure !

C’est une première dans l’histoire. Cet exploit a montré que la Nasa était capable de protéger la planète d’une future « attaque » d’astéroïdes. Il a fallu un peu de temps aux scientifiques pour analyser les données des télescopes pour être sûrs que la trajectoire de l’astéroïde avait bien été déviée.

Cette nouvelle nous fait un peu l’effet du premier homme sur la Lune : « C’est un petit pas pour l’homme mais un grand pas pour l’humanité »! C’est presque digne d’un film de science fiction !

Samuel et Arthur