Ce dimanche, je suis allée voir au théâtre Mogador à Paris la comédie musicale Le Roi Lion qui reprend l’histoire du film de Disney de 1994.
Le roi Mufasa et sa femme Sarabi mettent au monde un lionceau nommé Simba qui est destiné à devenir roi. Le frère de Mufasa, Scar, veut obtenir le pouvoir et régner sur la Terre des Lions. Pour cela, il s’allie aux hyènes, tue le roi et fait disparaitre Simba de manière à devenir roi. Simba, perdu dans la savane, grandit alors avec un phacochère et un suricate. Mais un jour, il décide de reprendre sa place sur le trône. Il se bat alors contre Scar et il reprend le pouvoir !
J’ai trouvé le spectacle très impressionnant ! Les costumes et les décors sont très bien faits, tous les détails y sont. Les costumes sont si réalistes que l’on croirait presque que ce sont de vrais animaux sur la scène et qu’il n’y a pas d’acteurs qui se cachent derrière. La mise en scène est également superbe ! Le spectacle nous transporte dans un autre univers, on a l’impression d’être dans la savane avec tous les animaux autour de nous ! J’ai vraiment trouvé ce spectacle féérique et hors du temps.
Vendredi 14 novembre notre classe de 6eD est allée au théâtre de Gennevilliers (le T2G de son surnom) pour voir un spectacle intitulée La Petite soldate.
Pour cette création, Gaelle Bourges, qui est à la fois metteuse en scène, comédienne, chorégraphe, danseuse et marionnettiste, s’est inspirée de l’Histoire du soldat de Charles Ferdinand Ramuz.
Née en 1944 et d’origine algérienne, elle situe l’action de sa pièce, non pas pendant la première guerre mondiale, mais pendant celle d’Algérie qui l’a beaucoup marquée. Elle transforme aussi le soldat en soldate, et le diable en la diable. Elle change aussi la musique composée à l’origine par Igor Stravinsky, pour du disco, plus emblématique de son époque. Ainsi, la petite soldate écoute un disque qui vient du futur, « La fièvre du samedi soir » des Bee Gees, une musique qui la fait danser. Gaëlle Bourges, qui est marionnettiste, a choisi de mettre en scène dans son spectacle de grandes poupées de chiffon sans visage, à taille humaine. La petite soldate et la diable sont donc deux poupées manipulées par deux marionnettistes dont Gaëlle Bourges. Ce ne se sont pas les personnages qui parlent mais toutes les voix sont enregistrées et il y aussi une voix off qui raconte l’histoire. Le spectacle pose une question centrale : est-ce si facile d’être heureux ? Surtout en temps de guerre…
J’ai bien aimé le spectacle, à la fois pour son côté historique, avec l’évocation de la guerre d’Algérie, mais j’ai aimé aussi les parties dansées qui rendaient le spectacle moins triste et plus positif. J’ai été un peu surprise par les marionnettes qui étaient très grandes et assez originales, je n’en avais encore jamais vu comme celles-ci dans un spectacle.
Nous sommes allés voir ce spectacle en ouverture d’un projet qui va être mené dans notre classe qui s’appelle « Au bout du conte ». Ce projet se fait grâce à un partenariat avec le festival d’Automne et « l’art pour grandir » qui nous permet de travailler avec des artistes dans notre classe. Aussi, Angelina qui travaille pour le Festival d’automne est venue au collège la veille pour nous présenter le spectacle ! Heureusement, sinon on n’aurait pas tout compris ! Un grand merci à elle et vivement la suite du projet !
En octobre, nous sommes allées à la Comédie Française pour voir Le Misanthrope, de Molière.
La mise en scène est de Clément Hervieu Léger et ses principaux acteurs sont Loïc Corbery qui joue le rôle d’Alceste, qui est le misanthrope, ainsi qu’Adeline d’Hermy qui joue celui de Célimène, une hypocrite dont Alceste est amoureux. Un misanthrope est une personne peu sociable qui évite les gens.
Nous n’avons pas aimé cette pièce malgré un décor magnifique, elle n’est pas accessible à tout le monde car elle est très difficile à comprendre (elle est écrite en alexandrins). Les acteurs étaient crédibles mais il y avait beaucoup de moments où ils criaient, riaient, nous ne comprenions rien. Du coup, les trois heures du spectacle nous ont parues très longues. Mais le cadre qu’offre la Comédie française est magnifique.
Nous conseillons d’y aller à ceux qui sont à fond dans les pièces de Molière mais par contre, pour les (trop ?) jeunes, mieux vaut prévoir une autre pièce un peu moins longue et moins compliquée, comme Le Malade imaginaire par exemple.
La retraite de la danseuse approche… Agée de maintenant 42 ans, alors que la retraite d’une danseuse est normalement à 40 ans… La dernière fois où elle dansera sur scène sera peut-être demain… Ou pas !!! Un article pour vous projeter dans l’univers de la danse classique, à lire même sans être passionné.e. Une danseuse exceptionnelle dont je vais vous raconter le jour où elle fut nommée étoile.
Dorothée dans Don Quichotte / Malixia, Public domain, via Wikimedia Commons
Le 19 novembre 2007 au soir, la scène de l’Opéra de Paris est vide. Sur le plateau, il n’y a que les danseurs et les danseuses dans leur costume. Pour cause de grève de certains techniciens le décor n’a pas été monté. Le spectacle se déroule à merveille avec uniquement les danseurs et les danseuses pour interpréter Casse-Noisettes. Ils arrivent à faire « vivre » et transmettre l’émotion par leur seule prouesse chorégraphique et leur grâce. Dorothée Gilbert interprète ce soir-là le rôle de Clara, c’est bien sûr le premier rôle, qui lui va à merveille.
A la fin de la représentation, le directeur de l’Opéra prend la parole et Dorothée réalise : oui ! C’est bien d’elle dont on parle !!! Son rêve depuis ses dix ans, le voici réalisé : elle vient d’être nommée danseuse étoile par son directeur.
La carrière de Dorothée Gilbert décolle avec cette nomination… En effet, elle obtient très vite beaucoup de succès pour ses ballets dansés à la perfection comme Giselle ou Don Quichotte. J’ai eu la chance de la voir danser en vrai, j’avais seulement six ans mais j’en garde un souvenir mémorable. Ses gestes étaient amples et elle était capable par son interprétation de m’émouvoir. C’était à l’Opéra, elle dansait dans Don Quichotte et j’y étais allée grâce à mon école de danse qui nous emmène chaque année voir un ballet. Par la suite, j’ai continué de la regarder danser à la télé dans des émissions consacrées à la danse et j’ai aussi lu son autobiographie, Etoiles, que je vous conseille grandement. Depuis, de nombreux documentaires sont sortis sur le parcours de la danseuse et ses ballets sont en rediffusion sur la chaine de télévision « Arte ». Cette danseuse est captivante, voilà pourquoi j’ai choisi d’écrire un article sur elle.
Vendredi dernier, nous sommes allés, avec les ateliers théâtre, au théâtre 14, pour voir un spectacle intitulé Du rêve que fut ma vie.
Ce spectacle parle de la vie de Camille Claudel, une grande sculptrice du XIXe siècle, à travers ses lettres, la correspondance qu’elle a envoyée à son maitre qui a été son amant, Auguste Rodin, mais aussi à son petit frère Paul, auquel elle était très attachée, ou bien même au ministre pour lui demander du marbre pour sculpter. On suit son parcours depuis son arrivée à Paris, jusqu’au moment où elle a été internée, par sa propre mère, dans un hôpital psychiatrique, considérée comme « folle », juste parce que c’était une femme qui faisait de l’art. En effet, elle sera restée internée pendant 30 ans, et elle aura continué à envoyer des lettres à ses proches, pour leur demander de ne pas l’oublier – ces lettres ne seront malheureusement jamais expédiées.
Ce spectacle était donc présenté par la compagnie « Les anges au plafond », et était interprété par Camille Trouvé, accompagnée d’une contrebassiste Fanny Lasfargues. Le jeu était organisé autour d’installations en papier, et de jeu d’ombres et de lumière, ce qui rendait ce spectacle très artistique et original. La contrebassiste qui se trouvait sur le coté de la scène, jouait son instrument de plein de manières différentes, en tapant avec une baguette sur le coté de celle-ci comme sur une batterie, ce qui rendait ce spectacle très vivant, car les sons changeaient en fonction des humeurs de Camille Claudel dans ses lettres.
J’ai trouvé ce spectacle très émouvant, par l’histoire de Camille Claudel, et par la mise en scène et le jeu de l’actrice, surtout au moment où celle-ci commençait à lire toutes les lettres écrites dans sa « prison », pendant 30 ans, et que la contrebassiste répétait après chacune d’elles : « Lettre non expédiée », je n’ai pas pu m’empêcher de laisser couler une petite larme. L’autre tristesse est que c’était la dernière sortie avec l’atelier théâtre, mais cela a quand même été un très beau parcours de spectateur !
Courrez-vite au Théâtre 14 (la dernière est prévue le 15 juin) pour ne pas rater ce spectacle très réussi et surtout très triste et émouvant.
Le jeudi 2 mai, nous sommes allés avec notre prof de Français au théâtre du Lucernaire, voir une pièce de Marivaux : Le Jeu de l’amour et du hasard.
Silvia, doit se marier à Dorante, le mari qu’on lui a choisi. Pour mieux le connaitre et sonder sa sincérité, elle décide d’échanger son rôle avec celui de sa servante Lisette. Mais ce qu’elle ignore, c’est que Dorante a eu recours au même stratagème avec son valet Arlequin. La pièce tourne donc autour de quiproquos, de malentendus, avec 2 autres personnages : le père de Silvia, Orgon, et son frère Mario qui organisent le jeu d’amour et de hasard des 2 amants.
La mise en scène était très réussie, avec de nombreux décors et accessoires. On voit bien que le metteur en scène, Frédéric Cherboeuf, voulait vraiment faire rire le public, car chaque scène était hilarante. Les personnages comiques étaient Mario, le frère de Silvia, qui endossait le rôle d’un frère alcoolique, dans une robe de chambre de fourrure, et Arlequin, le valet de Dorante, qui jouait son rôle de maitre de façon improbable (en étant mal élevé et excité en permanence), fortement réprimandé par son véritable maitre (lui-même déguisé en valet). Sinon, les autres acteurs étaient aussi très bons, avec Orgon, le père pacificateur, mais aussi Lisette, la servante mal dans sa peau qui, finalement, habillée comme une maitresse, tombe amoureuse de l’autre valet habillé en maitre.
Ce qui était aussi très réussi dans cette pièce était l’utilisation de la musique : les acteurs choisissaient des musiques (sur un vieux Jukebox), en fonction de leurs humeurs, et parfois utilisaient un micro pour chanter ou dire des discours. Quand on m’a dit que la pièce avait duré 1h et demi, j’ai été surpris ! En effet, tout était très rythmée, on ne s’ennuyait jamais car les scènes s’enchainaient très bien, de façon fluide et dynamique. La proximité des acteurs avec le public, renforçait le coté vivant de la pièce.
Pour ma part, je trouve que cette pièce est un très bon exemple pour tout collégien étudiant le théâtre ou le pratiquant, car son sujet est avant tout l’amour et l’insurrection de la jeunesse. La mise en scène, plutôt moderne, rend le théâtre de Marivaux accessible à tout le monde, mais particulièrement aux jeunes. Cependant, je suis sûr que toute personne, jeune ou vielle, adorera ce spectacle et sortira du théâtre le sourire aux lèvres.
N’hésitez pas à aller voir ce spectacle, mais dépêchez vous, il ne vous reste plus que jusqu’au 2 juin !
Le vendredi 15 mars nous sommes allés, avec l’atelier-théâtre, voir la pièce Personne n’est ensemble sauf moi, de Cléa Petrolesi au théâtre Dunois. Cette pièce parle de quatre jeunes adultes ayant pour point commun un handicap invisible.
Un « handicapé invisible », c’est une personne qui porte un handicap sans que cela puisse se voir au premier coup d’œil (comme les autistes, les malades de la sclérose en plaque, les malentendants, les dyslexiques, etc.).
Les acteurs n’étaient pas seulement des acteurs professionnels : il y avait aussi des porteurs de handicaps invisibles qui n’étaient pas du métier et, ce qui est impressionnant, c’est que l’on ne voyait pas du tout la différence entre les deux !
Le titre de cette pièce vient du cri de ralliement prononcé par une actrice alors que personne sur scène ne réussit à répéter avec elle.
La pièce est vivante, par exemple à un moment les acteurs invitent le public à partager avec eux les insultes que chacun aurait pu recevoir parce qu’il est comme ci ou comme ça. Les dialogues semblent spontanés, les voix des acteurs sont rythmées par leur handicap, ils nous parlent franchement sans que l’on puisse détourner le regard ou trouver un prétexte pour ne pas écouter leur belle vie.
On est souvent en contact avec ce genre de personnes qui sourient bizarrement pour rien, qui semblent être obsédées par leurs lacets, qui se mettent à faire des tours sur elles-mêmes, mais on manque de sagesse pour en comprendre la profondeur. On préfère plus leur demander si ça va en rigolant. La pièce les montrent comme des gens cool et nous sort de notre dimension de normalité.
L’ambiance est accueillante, la basse de Noé Dollé nous fait vraiment entrer dans un autre univers. Le décor est très simple : un amphithéâtre de trois marches, blanc, où les acteurs bougent librement et le travail deLilou Magali Robert sur la choréographie est magnifique et drôle. On ne voit pas qu’un nouveau monde, on voit, à travers les yeux des acteurs, un lieu plein de contradictions et de règles bizarres.
Parmi les choses qui m’ont le plus marqué, il y a les tenues : elles était belles mais de la vie de tous les jour. Cléa Petrolesi nous a dit que la costumière, Elisabeth Cerqueira, a posé une pile de vêtements dans laquelle les acteurs se sont servis.
Quelques citations profondes pour finir et pour le fun: « En fait, les cochons d’Inde, c’est des cochons d’Amérique ! », ou « On ne va jamais si loin que quand on ne sait pas où on va. »
Dans le cadre du cours d’anglais, nous (la 5eC), sommes allés voir la pièce de théâtre Beauty and the beast, the musical. C’était juste avant les vacances de février au théâtre du Café de la gare. Le spectacle était joué en anglais par seulement 2 acteurs.
La pièce raconte l’histoire de Little and Big qui ont rendez-vous dans le plus grand studio de radio de New-York. Mais ils n’arrivent pas le bon jour et découvrent le studio d’enregistrement vide avec la porte ouverte. Ils décident de faire leur show mais, par erreur, Big lance l’enregistrement, leur prestation est donc diffusée. Dans leur show, Little et Big revisitent, version horreur La belle et la bête et, version western, Les trois petit cochons. A la fin le patron de la chaine les appelle pour leur dire qu’ils sont embauchés et qu’il faut qu’ils reviennent la semaine suivante.
Pour ma part, j’ai bien aimé le spectacle sauf le passage sur Les trois petits cochons, à mon gout moins drôle que le reste de la pièce car le conte y était moins « réinventé » que celui de La Belle et la bête. Et je n’ai pas été dérangé par le fait que les dialogues soient en anglais car le jeu aidait à la compréhension.
Avec l’atelier théâtre, le jeudi 8 févier, nous sommes allés voir aux Bouffes du nord, la pièce de théâtre intitulée : »la mouche » adaptée de la nouvelle de Georges Langelaan, jouée et mise en scène par Valérie Lesort et le célèbre Christian Hecq.
Cela raconte l’histoire d’un vieux garçon, Robert, interprété par Christian Hecq qui vit avec sa mère, interprétée par Christine Murillo. Robert a inventé, dans son garage qui lui sert de chambre, une machine à téléporter. Il expérimente plusieurs téléportations plus ou moins réussies, d’abord sur des objets (un nain de jardin) puis sur des êtres vivants : un lapin, son petit chien Charlie… Il finit par proposer une téléportation à Marie-Pierre, sa voisine vieille fille, interprétée par Valérie Lesort. Malheureusement, celle-ci tourne mal et Marie-Pierre disparaît, perdue dans les limbes… Robert décide alors d’aller la chercher en tentant la téléportation sur lui-même mais cette fois-ci, il fusionne avec une mouche…
La pièce était très bien jouée mais aussi très réaliste (un peu trop à notre goût d’ailleurs). En effet, la transformation de Robert était si bien faite, les déguisements si réels, renforcés par les éclairages et la musique, que nous avons eu à plusieurs reprises la chair de poule.
Nous avons eu la chance de rencontrer à la fin du spectacle presque tous les comédiens de la pièce, à l’exception de Christian Hecq qui enlevait encore ses nombreux accessoires. De voir les comédiens et d’échanger tranquillement avec eux nous a un peu apaisé. On voyait aussi le décor de bien plus près. On a aussi appris par Valérie Lesort qu’elle était plasticienne et marionnettiste et qu’elle avait pensé et conçu une grosse partie des décors, déguisements, effets spéciaux. Que cela les avait beaucoup amusé de « bricoler » tous ces matériaux.
On vous recommande chaudement le spectacle mais, âmes sensibles, attention !
Ce vendredi 17 novembre, je suis allée voir avec l’atelier théâtre du collège, la pièce Euphrate au théâtre de la Cité Internationale.
C’est un seul-en-scène, c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul acteur sur scène. Ce dernier est une dernière : Nil Bosca. Dans cette pièce qu’elle a écrite elle-même, Nil incarne Euphrate, une jeune fille franco-turque à la recherche de son futur métier, mais également tous les autres personnages de son histoire, en changeant d’expressions, d’accents, de démarches et de costumes.
« Ce n’est pas vraiment une pièce autobiographique, mais plus une auto-fiction […] Euphrate est une sorte d’alter-ego », a dit Nil Bosca lors de notre rencontre avec elle après son spectacle.
Effectivement, « Euphrate » reflète la vie de Nil Bosca, qui, comme son personnage, cherche désespérément son métier à 17 ans. Euphrate va alors chez une conseillère d’orientation qui lui conseille d’aller en Turquie, le pays de son père, et de « fouiller son passé pour trouver son futur ».
Lors de son voyage, Euphrate va au musée d’Istanbul où elle « rencontre » (en photographie) la première actrice musulmane de Turquie au début du XXème siècle : Afife Jale. Cette femme l’inspire beaucoup.
En rentrant en France, Euphrate enchaîne les filières, les boulots, elle devient finalement psychologue après plusieurs années d’études pour se rendre compte qu’elle n’est pas faite pour ça… A 25 ans, Euphrate a la rage et, pour une fois, suis les techniques de pseudo-méditation de sa conseillère d’orientation et décide qu’elle va devenir professeure de théâtre, inspirée par Afife Jale.
Je trouve très impressionnant les changements de personnages de Nil Bosca. Sur scène, aucun décor : juste une table, une chaise et un portant pour changer de costumes. Ses changements d’expressions sont si rapides que l’on suit très facilement, contrairement à ce que je pensais quand on m’a dit que Nil allait jouer tous les personnages ! J’ai vraiment été impressionnée.
En bref, débrouillez-vous comme vous voulez, mais allez voir cette pièce sans plus attendre !
Valentine
Euphrate, mes impressions
Suite à la sortie de l’atelier théâtre pour aller voir le spectacle Euphrate, je voulais vous parler de mes impressions sur ce seul en scène. Nil Bosca l’actrice qui joue Euphrate, le personnage principal est une actrice incroyable.
La particularité de ce spectacle est qu’une même actrice joue plusieurs personnages. Ainsi elle interprète à la fois son père, la conseillère d’orientation, ses cousins, l’actrice Afife Jale et, bien entendu, son double Euphrate… Pour changer de personnage, elle n’a pas besoin de partir en coulisse pour changer de costume mais il suffit qu’elle change son accent, sa manière de parler, son attitude, sa gestuelle, en se mettant par exemple dans une position particulière pour que le spectateur comprenne qu’il s’agit d’un autre personnage. Parfois seulement, elle se sert d’un accessoire, comme un foulard sur sa tête pour interpréter Afife Jale mais c’est surtout son interprétation qui permet le changement de personnage. Le public n’est jamais perdu. En tant que jeune acteur, je me rends compte que c’est vraiment difficile de réussir pendant plus d’une heure à faire des dizaines de transition de personnage. Et j’ai été impressionné par cette prouesse.
Le spectacle joue aussi beaucoup sur les lumières et la musique. Les musiques correspondent beaucoup à l’état dans lequel Euphrate se trouve. Par exemple lors de ses examens, on entend un extrait du célèbre Roméo et Juliette de Prokofiev. L’éclairage est aussi très important pour donner une ambiance. Par exemple, au début avant que le spectacle ne commence, on ne voit aucune lumière sauf la lumière de son téléphone. C’est très impressionnant comment Nil Bosca arrive à jouer avec ces lumières.
Ce spectacle m’a aussi plu car, sur la scène, il n’y a qu’une table, une chaise et un portant pour exposer les costumes et c’est incroyable tout ce qu’elle a pu faire avec aussi peu de choses.