Euphrate, une pièce de théâtre à voir impérativement !

Ce vendredi 17 novembre, je suis allée voir avec l’atelier théâtre du collège, la pièce Euphrate au théâtre de la Cité Internationale.

C’est un seul-en-scène, c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul acteur sur scène. Ce dernier est une dernière : Nil Bosca. Dans cette pièce qu’elle a écrite elle-même, Nil incarne Euphrate, une jeune fille franco-turque à la recherche de son futur métier, mais également tous les autres personnages de son histoire, en changeant d’expressions, d’accents, de démarches et de costumes.

« Ce n’est pas vraiment une pièce autobiographique, mais plus une auto-fiction […] Euphrate est une sorte d’alter-ego », a dit Nil Bosca lors de notre rencontre avec elle après son spectacle.

Effectivement, « Euphrate » reflète la vie de Nil Bosca, qui, comme son personnage, cherche désespérément son métier à 17 ans. Euphrate va alors chez une conseillère d’orientation qui lui conseille d’aller en Turquie, le pays de son père, et de « fouiller son passé pour trouver son futur ».

Lors de son voyage, Euphrate va au musée d’Istanbul où elle « rencontre » (en photographie) la première actrice musulmane de Turquie au début du XXème siècle : Afife Jale. Cette femme l’inspire beaucoup.

En rentrant en France, Euphrate enchaîne les filières, les boulots, elle devient finalement psychologue après plusieurs années d’études pour se rendre compte qu’elle n’est pas faite pour ça… A 25 ans, Euphrate a la rage et, pour une fois, suis les techniques de pseudo-méditation de sa conseillère d’orientation et décide qu’elle va devenir professeure de théâtre, inspirée par Afife Jale.

Je trouve très impressionnant les changements de personnages de Nil Bosca. Sur scène, aucun décor : juste une table, une chaise et un portant pour changer de costumes. Ses changements d’expressions sont si rapides que l’on suit très facilement, contrairement à ce que je pensais quand on m’a dit que Nil allait jouer tous les personnages ! J’ai vraiment été impressionnée.

En bref, débrouillez-vous comme vous voulez, mais allez voir cette pièce sans plus attendre !

Valentine

Euphrate, mes impressions

Suite à la sortie de l’atelier théâtre pour aller voir le spectacle Euphrate, je voulais vous parler de mes impressions sur ce seul en scène. Nil Bosca l’actrice qui joue Euphrate, le personnage principal est une actrice incroyable.

La particularité de ce spectacle est qu’une même actrice joue plusieurs personnages. Ainsi elle interprète à la fois son père, la conseillère d’orientation, ses cousins, l’actrice Afife Jale et, bien entendu, son double Euphrate… Pour changer de personnage, elle n’a pas besoin de partir en coulisse pour changer de costume mais il suffit qu’elle change son accent, sa manière de parler, son attitude, sa gestuelle, en se mettant par exemple dans une position particulière pour que le spectateur comprenne qu’il s’agit d’un autre personnage. Parfois seulement, elle se sert d’un accessoire, comme un foulard sur sa tête pour interpréter Afife Jale mais c’est surtout son interprétation qui permet le changement de personnage. Le public n’est jamais perdu. En tant que jeune acteur, je me rends compte que c’est vraiment difficile de réussir pendant plus d’une heure à faire des dizaines de transition de personnage. Et j’ai été impressionné par cette prouesse.

Le spectacle joue aussi beaucoup sur les lumières et la musique. Les musiques correspondent beaucoup à l’état dans lequel Euphrate se trouve. Par exemple lors de ses examens, on entend un extrait du célèbre Roméo et Juliette de Prokofiev. L’éclairage est aussi très important pour donner une ambiance. Par exemple, au début avant que le spectacle ne commence, on ne voit aucune lumière sauf la lumière de son téléphone. C’est très impressionnant comment Nil Bosca arrive à jouer avec ces lumières.

Ce spectacle m’a aussi plu car, sur la scène, il n’y a qu’une table, une chaise et un portant pour exposer les costumes et c’est incroyable tout ce qu’elle a pu faire avec aussi peu de choses.

Emile

Nicolas de Staël, plus qu’un artiste

Jusqu’au 21 janvier, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre une très belle exposition à l’eouvre du peintre Nicolas de Staël.

Né le 5 janvier 1914 à Saint-Pétersbourg en Russie, Nicolas de Staël est orphelin car ses parents sont morts en 1919 après avoir fui la Révolution russe. Il est recueilli par la Croix rouge avec ses frères et sœurs et plus tard, est placé dans une famille d’accueil. Il commence à peindre dans les années 30 et il peint pendant une vingtaine d’années jusqu’à sa mort subite en 1955. Nicolas de Staël a habité rue Gauguet dans le 14ème arrondissement de Paris, où il avait son atelier. De Staël a d’ailleurs peint une toile intitulée « rue Gauguet ». Il s’est suicidé à 40 ans en se jetant de la terrasse de sa maison à Antibes où il avait son atelier.

J’ai appris tout ça en visitant l’exposition qui a lieu en ce moment au Musée d’Art Moderne de Paris. Je l’ai visitée pendant les vacances avec un ami. Je connaissais déjà ce peintre parce que c’est l’artiste préféré de mon père. J’avais donc déjà une bonne idée de ce que j’allais voir.

C’est une très grande exposition car il y a 11 salles d’exposition et ça donne une impression d’immensité. Il y a énormément d’œuvres. La composition des salles est chronologique je crois. Il me semble que les dernières salles sont consacrées aux années 50, à la fin de la vie de l’artiste : ses œuvres sont un peu moins abstraites. On peut y voir par exemple des bateaux, un saladier, des poires, des oiseaux…

Boite de couleurs de N. de Staël

J’ai été impressionné par sa boîte à couleurs qui est pleine de peinture et où on trouve encore ses pinceaux et ses tubes. Sa boîte à couleurs est le reflet de sa peinture qui contient beaucoup de matière. On pourrait presque y reconnaître certaines de ses premières œuvres car il fait souvent des carrés ou des rectangles, superposés ou non.

Je vous recommande cette belle expo (mais seulement après manger, je dis ça car elle est longue). Prenez le temps, une bonne après-midi.

Sacha ( .’

The Queen’s gambit

The Queens gambit (Le Jeu de la Dame) est une mini-série, sortie en 2020, qui parle d’une jeune fille qui devient une prodige des échecs. Sans recopier un ancien article (Le jeu de la Dame, de Ludmilla), je voulais quand même parler de mes impressions sur cette série.

Cette série m’a énormément plu car elle n’est pas très longue (pas comme Strange Things !!). L’histoire est très prenante parce que c’est comme si on était à la place de Harmon, la protagoniste principale. Après être devenue mondialement célèbre, elle tombe en dépression et on ne sait pas vraiment si elle va s’en sortir ce qui ajoute beaucoup de suspense dans l’histoire. Je trouve aussi que la façon dont les scènes sont filmées est super. Par exemple, lors des tournois les expressions sur les visages des joueurs sont filmées de très près (cette manière de filmer s’appelle le très gros plan), donc, même si on ne voit pas l’échiquier, on comprend dans quelle situation les joueurs se trouvent. Les acteurs sont incroyables surtout Anya Taylor Joy qui joue le rôle principal, elle doit jouer énormément d’émotions très variées. Cette artiste a été nommée, grâce à cette série, meilleure actrice féminine au Festival de Canne 2017. Par la suite, elle deviendra très célèbre et jouera dans de nombreux films.

Il faut savoir qu’il y a encore quelques années, très peu de femmes jouaient aux échecs et, dans l’histoire, quand une femme comme Harmon gagne contre de nombreux hommes, cela la rend mondialement célèbre en peu de temps. Lors de sa première compétition, les hommes qui font les sélections sont très surpris qu’une femme se présente et ils la mettent même au premier tour avec l’autre seule femme de la sélection. Cette série est une série féministe car Harmon et une femme qui détruit et bat tous les plus grands joueurs de l’histoire.

Les échecs sont la spécialité des Russes et lorsque Harmon, qui est Américaine, va en Russie pour les championnats du monde, on sent une grande rivalité entre ces deux pays. Il y a même une association contre le communisme qui veux lui financer son voyage car les Américains n’aiment pas du tout les communistes !

Cette série est non seulement super mais elle apprend aussi comment jouer au échecs avec les nombreuses ouvertures variées comme la sicilienne, la défense française, le gambit de la dame (contrairement à son nom, ce gambit ne consiste pas à sacrifier sa reine mais à sacrifier le pin devant la reine) ou encore la défense karo-kann…

Je vous conseille vraiment de regarder cette super série!!

Emile

Overwatch 2, des bonnes raisons de jouer à ce jeu

Overwatch 2 est (on pouvait s’en douter !) la suite de Overwatch. C’est un jeu vidéo de tir multijoueurs dont le développement a été initié par Blizzard en 2018 et il est sorti en 2022. On peut y jouer sur la console de jeux vidéos Nintendo switch et c’est gratuit sur le Nintendo eshop. Il s’agit d’une version plus dynamique d’Overwatch 1 avec plus de personnages.

J’aime ce jeu parce que le décor est très beau et j’adore le style de ces personnages. Il y en a de différents types comme des snipers et des « corps à corps » et d’autres encore dans le mode de jeu « bataille royale ». Vous avez aussi des fonctions comme un grappin qui attire les ennemis et vous projette sur les murs en hauteur. Au total il y a plus de 30 héros comme par exemple Fatale, Bastion, Ashe, Tracer, D.V.A, Chacal et bien d’autres. Actuellement , il y a 6 modes de jeu mais Overwatch 2 continue d’évoluer et de nouveaux personnages arriveront bientôt.

Robinson

Par Toutatis ! L’exposition Astérix est là pour les novices

Comme dit dans un précédent article, le nouveau volume d’Astérix et Obélix, L’Iris blanc, est sorti. C’est peut-être l’occasion d’aller voir une nouvelle exposition, présentée par la Cité économique de Paris, qui porte sur tous les tomes de nos héros gaulois.

L’exposition propose plusieurs activités comme du décalquage de personnages de ces BD que l’on peut épingler sur un panneau ou ramener chez soi, une chasse aux ingrédients pour aider Panoramix (le druide du village gaulois) à réaliser la potion magique, des questionnaires sur Astérix, un coin lecture avec toute la série de BD Astérix, une tente avec des déguisements et plusieurs jeux de société personnalisés.

J’ai énormément aimé visiter cette exposition, je trouve ça bien qu’il y ait beaucoup de couleurs, les activités proposées sont toutes géniales et distrayantes et c’est parfait pour les fans d’Astérix.

Victoire

L’enfant Océan, quand lire n’est plus seulement un devoir

Notre gentille professeure de français nous a donné comme devoir pour les vacances, un livre à lire qui s’appelle L’enfant Océan de Jean-Claude Mourlevat. C’est un livre assez spécial, je vais vous expliquer pourquoi.

Pourquoi est-il si particulier ? Sa spécialité est qu’à chaque nouveau chapitre, le narrateur change et c’est comme ça que l’histoire avance petit à petit. On suit ainsi l’histoire selon différents personnages. Et chaque personnage a une façon bien à lui de parler. Par exemple l’assistante sociale parle très bien, avec un langage soutenu alors que la mère parle beaucoup plus vulgairement et en faisant des fautes de grammaire.

Voici un extrait du chapitre 1 où c’est l’assistante sociale qui raconte :

Je suis une des dernières personnes qui ont vu Yann Doutreleau vivant. Enfin je crois. Il était posé à côté de moi dans la voiture. Je dis bien « posé » pas assis. Ses jambes trop courtes étaient étendues à plat sur le siège et pointaient vers l’avant, raides comme des bâtons, les deux pieds désignant la boîte à gant.

Et maintenant, par comparaison, le récit de la mère de Yann, chapitre 2 :

Qu’est-ce qu’elle croyait la parisienne ? Que j’allais y offrir le thé au salon ? Qu’on allait grignoter des petits fours ? ça se pointe sans prévenir chez les gens, ça tortille les fesses et ça vient vous faire la leçon ! Si seulement cet abruti de Corniaud y avait arraché un bifteck au mollet, mais y faisait qu’aboyer, cette japette.

Mon point de vue :

Evidement l’histoire m’a plu, mais la construction du livre m’a aussi particulièrement séduit. N’attendez pas qu’il soit en stock, foncez !

Sacha le chat#

Le dernier Astérix, merci Fabcaro !

J’ai lu le nouveau Astérix, L’iris blanc. Depuis la mort de leurs deux auteurs d’origine, Goscinny et Uderzo, je trouvais les nouveaux Astérix assez mauvais autant au niveau de l’humour que de l’histoire. Mais quand j’ai vu que l’auteur de ce nouvel opus était Fabcaro dont je n’ai pas lu tous les livres mais dont j’adore l’humour utilisé dans les dialogues, je me suis précipité pour le lire. Je n’ai pas été déçu : j’ai adoré. L’histoire, se moque des gens qui ont beaucoup d’éloquence. Le romain aux belles paroles m’a tout de suite rappelé le renard, dans Le corbeau et le renard, de Jean De La Fontaine. Il essaye d’amadouer le village irréductible, usant de ses beaux discours qui, pendant ma lecture, m’ont vite agacés.

J’ai aimé, j’ai rigolé. Je n’en attendais pas moins de la part de Fabcaro. Je vous recommande cette bande dessinée. J’espère très fortement que ce soit le même auteur et le même dessinateur (dont je n’ai pas parlé) pour les éventuels prochains tomes racontant l’histoire des irréductibles !

A.B

Le garçon et le héron

Hayao Miyazaki est le plus connu des animateurs et cofondateurs du studio Ghibli. Il vient de sortir Le Garçon et le Héron, son dernier chef d’œuvre.

C’est l’histoire d’une enfance impactée par la guerre, celle de Mahito (homme de vérité en japonais) forcé de quitter Tokyo, quelques années après la mort de sa mère pour aller dans la maison de campagne de sa belle-mère.

Le garçon devenu calme et triste à cause de ces évènements, ne semble pas aimer avoir une « nouvelle mère ». Il va donc rejeter sa colère sur un héron gris qui l’embête depuis son arrivée.

On voit tout le travail du studio dans les animations et toutes les émotions représentées me sont arrivées comme si je les ressentais moi-même. Vous devez avoir une grande imagination et ne pas être trop rationnel pour vraiment apprécier l’œuvre. À la fin je suis resté pensif comme si je venais de sortir d’un rêve.

Diego

P.S Diego à conservé sans faire exprès un popcorn du film

La mort de Matthew Perry

Matthew Perry, en 2007 / photo David Shankbone, CC PAR 2.0, via Wikimedia Commons

Le 28 octobre, Matthew Perry (interprétant Chandler Bing dans la série phénomène Friends) est décédé dans son jacuzzi. Il avait 54 ans.

D’abord, à cause des circonstances étranges de sa mort, on a cru que Matthew Perry avait été assassiné. Mais aucune preuve de meurtre n’a été trouvée, pas même d’empreintes digitales sur le corps. On s’est alors dirigé vers l’hypothèse du suicide. Mais la piste a été écartée également.

La mort a également pu être causée par une overdose, car Matthew Perry s’injectait plusieurs doses de drogue : l’acteur était en proie à une addiction aux médicaments et à l’alcool. Il essaya de s’en sortir en faisant de nombreuses cures et s’engagea alors à aider les autres victimes d’addiction en transformant sa résidence à Malibu en centre de désintoxication. Ses mémoires sont sorties le 10 novembre, dans lesquelles il raconte sa lutte contre la drogue. « Quand je mourrai, je ne veux pas que Friends soit la première chose mentionnée », avait dit Matthew Perry au podcasteur Tom Power quelques temps avant sa mort. Il voulait qu’on se rappelle de lui pour son combat contre la toxicomanie.

Bon, maintenant qu’on a réalisé son souhait, on peut parler de Friends ! 🙂

C’est en 1994 que Matthew Perry est sélectionné pour le rôle de Chandler Bing dans la série, aux côtés de Jennifer Anitson (Rachel Green), Lisa Kudrow (Phoebe Buffay), David Schwimmer (Ross Geller), Courtenay Cox (Monica Geller) et Matt LeBlanc (Joey Tribbiani). Tous restent amis pour la vie, même après les dix ans de tournage de leur série.

Chandler Bing est un personnage maladroit et blagueur, ce qui n’est parfois pas très bien acueilli par ses amis. A un moment, il parie pour leur faire plaisir qu’il ne se moquera plus de personne pendant toute une semaine – défi auquel il échoue. Ce personnage est attachant bien qu’un peu trop !

Valentine

Je tiens à remercier Camilla (fan de Friends) pour m’avoir aidée à rédiger cet article.

Une année difficile, le nouveau film de Eric Toledano et Olivier Nakache

En ce moment, au cinéma, on peut voir le nouveau film d’ Eric Toledano et Olivier Nakache, des réalisateurs dont j’ai aimé absolument tous les films (Le Sens de la fête, Hors normes, Nos Jours heureux, etc).

Une année difficile est une comédie racontant l’histoire de deux personnages surendettés, Albert (interprété par Pio Marmaï) et Bruno (interprété par Jonathan Cohen) qui, à l’issue d’un entretien de conseils pour économiser de l’argent, croisent la route d’activistes écologistes non-violents qui les invitent à boire des bières gratuites. Au départ, Albert et Bruno veulent juste boire et manger sans avoir à débourser un sou. Mais lorsqu’Albert croise la route de Cactus/Noémie Merlant (dans cette association, ils ont tous des surnoms), il en tombe amoureux. Albert et Bruno s’engagent alors avec les activistes, Albert pour continuer à être avec Catus et Bruno pour essayer de gagner un peu d’argent et de manger gratuitement.

Avant d’aller voir le film, j’avais vu la bande annonce et je ne m’attendais pas du tout à une oeuvre de cet accabit : on ne sait jamais à l’avance ce qui va se passer, on découvre l’histoire sans pouvoir jamais prédire la suite. Le scénario est génial, entre l’amitié d’Albert et Bruno, l’amour d’Albert pour Cactus, les actions toutes plus farfelues les unes que les autres des activistes écolos et la contrainte des dettes à rembourser des deux héros et les acteurs sont extrêmement drôles (en particulier Jonathan Cohen). J’ai adoré.

A.B