Le dernier Astérix, merci Fabcaro !

J’ai lu le nouveau Astérix, L’iris blanc. Depuis la mort de leurs deux auteurs d’origine, Goscinny et Uderzo, je trouvais les nouveaux Astérix assez mauvais autant au niveau de l’humour que de l’histoire. Mais quand j’ai vu que l’auteur de ce nouvel opus était Fabcaro dont je n’ai pas lu tous les livres mais dont j’adore l’humour utilisé dans les dialogues, je me suis précipité pour le lire. Je n’ai pas été déçu : j’ai adoré. L’histoire, se moque des gens qui ont beaucoup d’éloquence. Le romain aux belles paroles m’a tout de suite rappelé le renard, dans Le corbeau et le renard, de Jean De La Fontaine. Il essaye d’amadouer le village irréductible, usant de ses beaux discours qui, pendant ma lecture, m’ont vite agacés.

J’ai aimé, j’ai rigolé. Je n’en attendais pas moins de la part de Fabcaro. Je vous recommande cette bande dessinée. J’espère très fortement que ce soit le même auteur et le même dessinateur (dont je n’ai pas parlé) pour les éventuels prochains tomes racontant l’histoire des irréductibles !

A.B

Le Chat souffle ses 40 bougies !

Il y a peu de temps de cela, Le Chat, célèbre bande dessinée de Philippe Geluck, a fêté ses 40 ans ! Si tu es un adulte, tu connais forcément cette BD comique. Mais, si tu es un adolescent/enfant, c’est un peu moins sûr… croyez-en mon expérience, quand j’en parle à mes amis !

C’est en 1983 que les premières planches sortent dans le journal belge Le Soir. La BD est éditée deux ans plus tard en album. Elle se présente en plusieurs planches mettant en scène un chat au gros nez faisant des blagues, jeux de mots et constats absurdes. L’humour du Chat est intemporel. Mais le Chat est en fait bien plus qu’un chat idiot : il alerte sur les causes écologiques, les actualités du monde…

En 2021, les Champs-Elysées ont accueilli une exposition de sculptures du Chat, qui sont actuellement à Bruxelles, en Belgique. Ces statues ont été créées en miniatures par Philippe Geluck lui-même, puis confectionnées dans la fonderie Van Geert à Alost.

Pour l’anniversaire de sa mascotte, l’auteur, Philippe Geluck a sorti un nouvel album du Chat : Le Chat et les 40 bougies.

Sans vouloir faire de la pub, le Chat est une bande dessinée que je recommande vivement !

Valentine

Parenthèse pour une anecdote (tu vas devoir t’y habituer😁) : selon un article paru en 1986 dans le journal « Sud Ouest », le Chat s’appellerait Sachat !

Le Passeur

Le Passeur est une incroyable dystopie signée Lois Lowry qui se passe dans une communauté où les émotions, les sentiments et les couleurs n’existent pas. A douze ans, tous les enfants se voient attribuer un « travail » et une formation à suivre pour l’apprendre. Il existe des « cellules familiales » dans lesquelles se trouvent deux « conjoints » et deux enfants d’âges et de sexes différents. Les personnes âgées et les habitants ayant commis une grosse faute sont « élargis », personne ne sait vraiment ce que ça veut dire, mais après, on ne les revoit plus…
Bref, cette « communauté » est complètement contrôlée par des gens que l’on ne connait pas…

Le tome 1 suit Jonas, un « individu de sexe masculin » qui approche de ses douze ans et donc de son attribution. Mais Jonas ne sait pas ce qui l’attend. Jonas va découvrir que le monde est manipulé, que les couleurs et les animaux existent, et surtout, il va faire la connaissance du mystérieux Passeur…

J’ai tellement aimé ce livre que, bien qu’il fasse 350 pages, je l’ai lu en 3 fois. C’est une série en 4 tomes : Le Passeur, L’Elue, Messager, Le Fils. Ils suivent tous les quatre des personnages différents, mais tous se rejoignent à un moment. Ils changent beaucoup de nom au cours de la série car ils changent de lieux. Ce que je veux dire, c’est qu’ils se font appeler différemment selon les endroits dans lesquels ils vont car les traditions ne sont pas les mêmes.

Cette série est… particulière. Enfin, disons plutôt que je n’étais pas habitué à lire des livres de ce type, ni à ce type de narration : je n’ai pas l’habitude de lire des livres de science fiction (d’ailleurs j’en lirai surement d’autres). L’histoire est incroyable et les plus petits éléments y sont importants (les exemples pourraient vous spoiler le roman, désolé).

Je vous recommande fortement ce livre (pas très étonnant sinon je ne lui aurai pas consacré cet article) ainsi que tous les autres livres de Lois Lowry.

Alexandre

Quai d’Orsay, dans les coulisses du ministère des Affaires étrangères

Quai d’Orsay est une bande dessinée qui se passe au ministère des Affaires étrangères. Cette BD suit Arthur Vlaminck, chargé d’écrire les discours du ministre. Ce ministre, Alexandre Taillard de Vorms, est clairement inspiré de Dominique de Villepin (ministre des affaires étrangères sous Jaques Chirac). Cette BD raconte la vie au ministère lors de la crise du Lousdem (un pays imaginaire). Cette histoire s’inspire de la réelle histoire de la crise en Irak*. Arthur Vlaminck, le personnage principal, a été inspiré par Abel Lanzac qui a réellement existé. Il a vécu cette aventure et l’a racontée à Christophe Blain, l’auteur de la bande dessinée.

Alexandre Taillard de Vorms est un personnage ayant une manière assez unique de diriger son ministère. Il apprécie le travail bien fait. Quand je parle de travail bien fait, c’est très bien fait. Il n’aime pas les stabilos qui « peluchent » et surligne tout ce qu’il apprécie (discours, livres… etc.). Ce n’est qu’un exemple… Il est très cultivé, lit de nombreux livres et adore Héraclite, un philosophe grec. D’après plusieurs de ses conseillers, il est extrêmement intelligent et a une longueur d’avance sur tout. Il trouve toujours réponse à tout. Il enseigne en quelques sorte l' »art » de l’écriture, des langages, au personnage principal. De toutes les bandes dessinées que j’ai lue, je ne me suis jamais autant attaché à un personnage !!! Malgré la difficulté de son travail, le ministre reste énormément investi. Il adore ce qu’il fait, il adore ses conseillers. On le suit, on ressent ce qu’il ressent, on pense ce qu’il pense…

Cette bande dessinée montre très bien la complexité et, on peut le dire, l’ « absurdité » du monde politique à l’ONU. Au ministère, alors tout doit être près à la minute, le ministre n’hésite pas à tout faire recommencer.

J’ai énormément aimé cette bande dessinée, premièrement j’ai adoré le personnage du ministre. Ensuite, moi qui ne suis encore qu’au collège en 6e je ne m’étais jamais intéressé à cette crise, et à vrai dire, je n’en connaissais pas l’existence. J’aime également beaucoup le style de dessin de Blain qui exagère les traits de ses personnages. Même si vous n’aimez pas la politique ou que vous ne vous y intéressez pas, je vous conseille très fortement cette bande dessinée.

A.B

*En 2003, Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, prend la parole à l’ONU devant le Conseil de Sécurité, pour y exprimer, face aux Etats-Unis, l’opposition de la France à la guerre en Irak.

Harry Potter à Paris !

Le mercredi 10 mai, je suis allée voir l’exposition Harry Potter qui se trouve au parc des expositions à la Porte de Versailles.

Personnellement, j’adore Harry Potter ! Ce héros, sorti de l’imagination de J.K. Rowling, est pour moi génial et l’histoire, je la trouve fantastique. Si vous ne connaissez pas (mais j’en doute), c’est l’histoire d’un garçon qui découvre qu’il est sorcier et puis qui va étudier dans une école de sorcellerie, Poudlard. Si vous aimez le fantastique, c’est parfait pour vous, à lire comme à regarder car tous les livres (il y a 7 tomes) ont été adaptés au cinéma. Il y a en tout 8 films car le dernier livre a été adapté en deux films. Mon film préféré est La Coupe de feu (le tome 4) et peut-être que mon livre préféré est le tome 3 : Le Prisonnier d’Azkaban.

On peut aller à cette exposition avec le tram n°3. L’exposition est immense car l’endroit est en fait un très grand hangar (le n°21) aménagé.

Quand vous entrez, vous faites un peu de queue et puis on vous donne un bracelet qui, quand vous le scannez, vous permet de vous reconnaître ou de lancer des jeux qui font gagner des points à votre maison (je vais expliquer les maisons à Poudlard ci-dessous). Après, vous complétez un questionnaire où vous pouvez choisir votre maison, votre baguette, il y a celle d’Harry, de Ron, d’Hermione, de Norbert (les secrets de Dumbledore) et plein d’autres encore ! Et votre patronus*. Ensuite vous faites une photo avec un fond personnalisé que vous pouvez acheter à la fin de l’exposition.

Photo Victoire

A Poudlard, l’école des sorciers de Harry Potter, il y a 4 maisons : Gryffondor qui représente le courage, la force d’esprit, la paix et la hardiesse. Ses couleurs sont rouge et or. C’est la maison de Harry et ses amis Hermione et Ron. Il y aussi Serpentard qui représente la ruse, l’ambition et l’ingéniosité. Ses couleurs sont vert et argenté. Dans cette maison, qui s’affronte à Gryffondor, on trouve Malfoy l’ennemi de Harry, Crabe et Goyle, les sous-fifres de Malfoy et aussi celui « dont on ne doit pas prononcer le nom », c’est-à-dire Lord Voldemort (le vrai grand méchant de la saga). La troisième maison est Serdaigle qui représente la sagesse, l’esprit, l’intellect et l’apprentissage. Ses couleurs sont bleu et argent. Dans cette maison il y a Luna et Cho. Et enfin il y a Poufsouffle qui représente la tolérance, la justice, la sincérité, l’humilité et le sérieux. Ses couleurs sont jaune et noir. Il y a Cédric Diggory, personnage héros de La coupe de feu, dans la maison.

Photo Victoire

Enfin vous commencez l’exposition dans une salle où il y a la porte du coffre-fort 713 (où il y a la pierre philosophale dans le premier tome), puis vous entrez dans une salle où l’on fait une petite présentation et vous pénétrez dans « le couloir des portraits » un couloir avec des portraits (d’où son nom) qui s’animent, comme à Poudlard. Vous poursuivez avec une salle où vous découvrez mieux les particularités des 4 maisons. Il y a des costumes avec des explications et des trésors des maisons. Puis il y a la grande salle, le réfectoire de Poudlard, aux différents moment de l’année (la décoration d’Halloween, de Noël…). Ensuite il y a une salle avec toutes les baguettes des célèbres sorciers et sorcières que l’on vous propose dans le questionnaire du début (vous vous souvenez au tout début, il faut choisir sa baguette, pas comme dans Harry Potter où c’est la baguette qui choisit son sorcier) ! Ensuite, vous traversez plusieurs salles représentant chaque cours à Poudlard, par exemple le cours de potion, de divination… La forêt interdite constitue la salle suivante avec la maison de Hagrid (le garde chasse de Poudlard), puis on traverse une salle dédiée au tome « la coupe de feu ». On arrive après dans une salle dédiée au sport préféré des sorciers. . . Le Quidditch*! Il y aussi une salle sur les animaux fantastiques, une sur le Ministère de la magie* attenante à une partie de la maison des Dursley*, une sur la chambre des secrets, une sur les reliques reliques de la mort avec les horcrux*, une qui, je pense, est consacré à celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom…

Cette exposition a commencé le 21 avril et se termine le 07 Octobre 2023 : vous avez donc encore le temps d’y aller ! Pour ma part j’ai adoré alors n’hésitez pas à la découvrir s’il reste de la place (il faut réserver sur internet).

Victoire

Lexique :

*patronus : sortilège de protection contre les Détraqueurs (gardiens de la prison d’Azkaban).

*Quidditch : sport sur ballets.

*Ministère de la magie : le gouvernement du monde des sorciers.

*Dursley : membres de la famille de Harry qui méprisent les sorciers.

* Horcrux : objet avec une partie de l’âme de vous-savez-qui.

La lutte pour les droits de la femme à travers une bande dessinée

Essai de critique littéraire sur la bande dessinée : Histoire(s) de femmes, 150 de lutte pour leur liberté et leurs droits, un travail réalisé dans le cadre d’un projet lecture avec M. Saguet, professeur de français et Mme Josserand, professeure documentaliste.

Bande dessinée publiée en 2019 par la maison d’édition Larousse, elle est écrite par Marta Breen et illustrée par Jenny Jordahl.

​Ce n’est pas la première fois que l’autrice traite de ce sujet, elle avait déjà sorti en 2018 un livre intitulé Women in battle.

​Le bande dessinée parle de l’histoire des femmes et des épreuves qu’elles ont eu à parcourir pour qu’elles aient plus de droits. L’histoire montre le problème dans sa globalité et non en l’abordant de façon restreinte en ne traitant qu’un angle comme par exemple la misogynie, l’avortement… L’autrice soulève beaucoup de tabous et sensibilise sur beaucoup de sujets en faisant de la prévention. Ce livre montre aussi que chaque petite action nous fait avancer dans cette lutte et nous rapproche de nos objectifs, même si parfois cela peut éveiller la colère de beaucoup de personnes et créer beaucoup de drames. Il est important de s’unir pour que les choses changent.

​Ce livre m’a beaucoup plu car il est très inclusif : c’est-à-dire que le problème est pris à l’échelle mondiale et non en se référant seulement à une partie de la population. Il mérite beaucoup plus de visibilité car l’histoire est captivante et intéressante. Le livre nous montre que si nous nous unissons tous, on peut aller très loin. Il fait réfléchir et a un intérêt documentaire.

​Je recommande ce livre pour ceux qui aiment les histoires vraies et les documentaires 

L’extrait qui m’a beaucoup touché est quand Margaret Sanger* a dit « Aucune femme ne peut se sentir libre si elle n’a pas le contrôle de son propre corps ».

​Reine

*Margaret Sanger : Margaret Higgins Sanger est une militante américaine qui lutta pour la contraception et la liberté d’expression, ce qui l’amena à fonder l’American Birth Control League, qui devient le planning familial américain sous le nom de Planned Parenthood. (Wikipedia)

Les Royaumes de Feu, tome 2 : La Princesse disparue

Pyrrhia, le monde des dragons, est en guerre. Depuis la mort de la reine Oasis, ses trois filles se disputent le trône du royaume des Ailes de Sable, la communauté de dragons qui vit dans le désert (voir à ce propos l’article qui résume le premier tome). Pour rappel, les trois héritières de la reine Oasis sont Flamme, alliée des Ailes de Glace et de quelques Ailes de Sable, Fièvre alliée des Ailes de Mer, et Fournaise, alliée des Ailes de Sable, des Ailes de Boue et des Ailes de Ciel.

Tsunami, la dragonette veut rejoindre la mer et retrouver qui sont ses parents. Elle découvre alors que sa mère, Corail, est la reine des Ailes de Mer. Mais elle se rend compte également avec effroi qu’elle a tué son père Brankio (sans savoir bien sûr que c’était son père) lorsqu’elle était prisonnière dans le palais des Ailes de Ciel. Elle se découvre également une petite sœur, Anémone, qui sera l’héritière de ce royaume (les Ailes de Mer pour ceux qui ont décroché).

Toutes les filles de la reine Corail meurent dans la nursery sans même avoir éclos. Pour qu’Anémone puisse éclore, la reine Corail a couvé son œuf pendant un an (ce qui lui a fait perdre la guerre). Mais pour Tsunami, il s’est passé autre chose : son œuf a été kidnappé par Palm, un dragon Aile de Mer qui fait partie des Ailes de la Paix (une association de dragons qui souhaite la paix).

Entre le dragon qui veut sa mort, la mort d’autre sœurs et sa nouvelle vie en tant que princesse, Tsunami ne sait plus où donner de la tête et se sent plus que jamais menacée…

J’ai beaucoup apprécié ce roman et je vous le recommande vivement : par rapport au tome 1, il nous réserve encore plus de rebondissements; nous fait plus voyager dans de nouveaux royaumes et il nous présente de nouveaux personnages. Il est très dynamique avec de l’action, des évènements mystérieux qui se déroulent en parallèle et des émotions qui rendent l’histoire encore meilleure. Pour information, le livre est disponible au CDI.

Louise

5 questions à Matthieu Lépine, auteur du livre « L’hécatombe invisible »

Dans le cadre d’une battle de journalistes, je me suis intéressé à la lutte contre les morts aux travail. J’ai lu des articles, dont un sur Matthieu Lépine, professeur d’histoire géographie qui a écrit un livre sur ce sujet, appelé L’hécatombe invisible. Il essaye de faire un travail de recensement. Donc, pour en savoir plus sur le sujet, je l’ai contacté et lui ai posé cinq questions.

Pourquoi y-a-t-il autant d’accidents du travail en France ?

Il y a d’abord un manque d’information sur les risques, par exemple ceux liés au travail en hauteur. Ensuite, ces risques sont accrus à cause des cadences imposées aux travailleurs, qui sont sources d’erreurs. Il arrive aussi que les entreprises ne respectent pas les règles de sécurité, par exemple le fait que ceux qui travaillent en hauteur doivent être attachés. Enfin, il y a souvent un manque d’encadrement, surtout pour les jeunes qui débutent.

Quels sont les catégories de personnes et les secteurs les plus concernés ?

Les jeunes sont beaucoup concernés. Il y a beaucoup d’accidents mortels dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics (des chutes), dans l’agriculture (accidents avec des machines, notamment les tracteurs), dans l’industrie (machines défectueuses), dans la manutention, le transport routier, dans le bûcheronnage (chute de branches). Il y a aussi beaucoup d’accidents mortels de marins pêcheurs, le risque d’accident mortel pour ce métier est 20 fois plus élevé que dans les autres professions. Un navire a récemment sombré et tous les membres de l’équipage sont morts.

Comment faites-vous pour recenser ces accidents ?

Je fais des recherches à partir de mots clés sur Internet, j’ai aussi des alertes. Mais les chiffres dont je dispose sont sûrement sous-estimés car il n’y a pas d’article en ligne pour chaque accident. J’ai recensé 1400 morts depuis 4 ans, soit 2 à 3 par jour. Je recense les accidents dès qu’ils se sont produits, alors que les chiffres officiels sont rendus publics avec plusieurs années de décalage.

Quelles sont les solutions possibles pour lutter contre les accidents mortels du travail ?

 Il faut plus de contrôles par l’inspection du travail. Il n’y a en France qu’un inspecteur du travail pour 10 000 travailleurs ! Il faudrait aussi organiser plus de formations sur la sécurité au travail et prévoir des sanctions plus dures pour les employeurs. Enfin, il faudrait des campagnes de sensibilisation auprès du public, comme il en existe par exemple pour les risques du tabac.

Pourquoi vous êtes-vous intéressé à ce sujet ?

Un peu par hasard. Je suis professeur d’histoire-géographie dans un collège, ce qui n’a rien à voir avec ce sujet. Mais un jour j’ai entendu Emmanuel Macron (quand il était encore ministre) dire que « l’entrepreneur est le seul qui peut tout perdre dans une entreprise ». Il pensait sûrement au risque de perdre de l’argent. J’ai voulu faire ce travail de recensement pour montrer que les travailleurs prenaient beaucoup plus de risques que leur patron, même s’il arrive que des entrepreneurs meurent au travail dans certains secteurs.
J’ai commencé à trouver des exemples et j’ai entrepris de recenser les accidents mortels. Mon travail commence à être connu avec mon livre et aussi l’utilisation des réseaux sociaux qui me permettent de diffuser mon travail.

Merci beaucoup à Matthieu Lépine d’avoir accepté de répondre à mes questions.

A.B

Une guerre sans pitié, critique littéraire d’Eléna

Dans le cadre d’un projet lecture dans le cours de français, les élèves de 5eB se sont essayés à l’écriture de critiques littéraires. La sélection de livres proposée par la professeure documentaliste portaient sur plusieurs genres littéraires : album, livres documentaires, théâtre, poésie, romans mais aussi bandes dessinées comme c’est le cas ici.

Les oiseaux ne se retournent pas a été publié en 2020. C’est la première bande dessinée de Nadia Nakhlé. C’est l’éditeur Delcourt dans la collection Mirages qui a publié son roman graphique. Plus tard, elle en fera une autre, « Zazar Bizar« , en 2021.

​​Voici l’histoire de son premier ouvrage : 

Amel Saêna, orpheline de 12 ans, est forcée de quitter sa ville natale dans un pays du Moyen-Orient, avec tous les autres habitants, à cause d’une guerre atroce qui vient d’éclater. Elle s’enfuit avec la famille Hudhad, des voisins, à laquelle ses grand-parents l’ont confiée. Hélas, rien ne se passe comme prévu : Amel perd, sous sa fausse identité, cette famille chargée de l’accompagner jusqu’à la frontière et se retrouve à l’abri dans un camps de réfugiés, mais seule. Plus tard, elle se liera d’amitié avec Bacem, un joueur de oud qui ne veut plus faire la guerre. Grâce à lui, elle échappera à l’enfer.

Ce livre m’a beaucoup plu par son réalisme car cette guerre et l’exil des habitants du pays attaqué m’a fait penser à la tristesse des Ukrainiens confrontés à l’attaque russe. Ce livre est bouleversant car il nous raconte l’enfer que vit une  jeune fille pour échapper au malheur qu’est la guerre .

J’attribue la note de 4/5 à ce livre car il est très poétique grâce aux différentes poésies et aussi grâce aux dessins de Nadia Nakhlé : ils sont très élégants avec l’utilisation du fusain, ils sont aussi très nets et précis dans les mouvements. Toutefois, ce qui m’a un peu dérangé est le manque d’informations sur certains personnages notamment la famille Hudhad et les grand-parents d’Amel car on ne sait pas ce qui leur est arrivé.

​Je recommande ce livre à ceux qui aiment les histoires émouvantes et réalistes . 

​Voici quelques citations pour vous donner envie de plonger dans cette bande dessinée :

« Pourquoi , moi , j’ai eu la chance de survivre.

Pourquoi pas toi ? Pourquoi pas elle. Pourquoi pas eux . » p.118

​ »Les oiseaux ne se retournent pas , ils reviennent . » p.217

Eléna

Le printemps des poètes

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Le printemps des poètes est de retour ! Comme chaque année, pendant 16 jours, du 11 au 27 mars cette année, on fête le Printemps des poètes.

Chaque année, il y a un thème différent, cette année c’est Frontières qui a été retenu, l’année dernière c’était L’éphémère.

Le Printemps des poètes sert à célébrer le printemps en poésie. Tous les élèves, de la maternelle au lycée, sont concernés et cela vise à sensibiliser les élèves à la poésie et à encourager la lecture des poèmes comme pratique culturelle.

L’année dernière j’ai eu la chance de participer au printemps des poètes avec ma classe : on a écrit des haïkus (poèmes japonais d’une seule strophe constitué de trois vers) qu’on a illustrés avec le professeur de dessin puis que l’on a récités aux autres classe, et nous avons, bien sûr, découvert beaucoup de haïkus en lecture.

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Grâce à Mme Josserand, le CDI est décoré avec des guirlandes composées de grues en origamis, des affiches du thème de cette année, mais surtout plein de poèmes et des poèmes illustrés.

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Il y a aussi des pioches à poèmes (on peut piocher un petit poème surprise), des livres de poésie du CDI et sur les tables nous pouvons lire des poèmes sur le thème « Frontières » et d’autres poèmes plus connus.

Pour plus d’informations vous pouvez aller voir ce site https://www.printempsdespoetes.com/Edition2023

J’aime beaucoup le projet du Printemps des poètes car cela permet de découvrir de nouveaux poèmes, de nouveaux poètes…

Pour les futurs poètes, la RATP organise justement un concours de poésie auquel je participe chaque année. Les 100 meilleurs poètes ont un petit cadeau et ils sont convoqués dans une salle pour découvrir qui sont les 10 premiers de chaque catégorie qui remporte un cadeau en plus. Moi j’ai toujours fini dans les 100 premiers mais jamais dans les dix premiers. Si vous voulez, je peux vous donner à lire mes poèmes des années précédentes.

Camille