Flow, c’est l’histoire d’un chat, émouvante et sans paroles.
Flow, qui a pour sous-titre Le chat qui n’avait plus peur de l’eau, est un film d’animation réalisé par le letton Gints Zibalodis. Ce film a gagné deux prix : le César 2025 du meilleur film d’animation ainsi que l’Oscar 2025 du meilleur film d’animation !
Flow (le chat) vit dans une maison, dans un monde où l’humanité a disparu. Il ne reste dans ce monde que des animaux. Une vague qui déferle menace de tout submerger. Flow va devoir se débrouiller et surtout s’habituer à l’eau qu’il déteste en tant que chat. Pendant cette aventure, il se fait des amis (tous très différents), qui vont s’entraider pour réussir à survivre dans ce monde rempli d’eau …
Ce film est incroyable car on est attaché à Flow, on a peur pour lui et on ressent ses émotions du début à la fin. Il n’y a pas de parole, pourtant on comprend très bien l’histoire et on se plonge dans l’aventure et dans l’univers du chat et de ses compagnons.
Ce film qui a fêté en 2025 ses 28 ans est un chef-d’œuvre, ce qui lui a valu plusieurs Oscars et bien d’autres récompenses. Il a été réalisé par James Cameron (nommé meilleur réalisateur). En France, c’est le film le plus vu de toute l’histoire du cinéma. Ses acteurs principaux Léonardo Di Caprio et Kate Winslet sont mondialement connus. Ce film est inspiré d’une histoire vraie.
Voici un court résumé de ce chef-d’œuvre : Rose, une jeune bourgeoise, tombe sous le charme de Jack, un jeune dessinateur de rue lors d’un voyage sur un immense paquebot, le Titanic. Elle est victime d’un mari méchant qui va tout faire pour se débarrasser de Jack. Le bateau va percuter un iceberg au beau milieu de l’Atlantique et connaitre un naufrage qui va chambouler l’histoire.
C’est une comédie romantique très touchante, on s’attache vite aux personnages, on ne voit pas passer les 3h15 du film. La chanson de Céline Dion My heart will go on est devenue un énorme tube. Nous aimons ce film car les émotions sont intenses, les effets spéciaux sont réussis pour l’époque. Au delà de l’histoire d’amour, Titanic est aussi une dénonciation de la ségrégation entre les riches et les pauvres. La vraie histoire du Titanic (sur laquelle nous nous sommes documentées par la suite), nous a passionnées grâce à ce chef-d’œuvre.
La Vallée des fous est un film réalisé par Xavier Beauvois sur le thème du Vendée Globe.
Le personnage principal est Jean-Paul, joué par l’acteur Jean-Paul Rouve. Il est veuf, alcoolique, élevant sa fille à Port La Forêt dans le Finistère, lieu connu pour la course au large. Il entreprend de faire le Vendée Globe via Virtuel Regata (une application pour faire des courses virtuelles). Il décide de se mettre dans les conditions des skippers, c’est-à-dire qu’il va le faire dans son bateau qui se trouve au fond de son jardin 😂.
Ce film est touchant, c’est le voyage « virtuel » d’un personnage abimé mais aussi son voyage intérieur qui va l’amener à se débarrasser des problèmes qu’il rencontrait avant et à se désintoxiquer pour trouver un nouveau départ. Une belle aventure !
Le Comte de Monte Cristo est un livre très célèbre d’Alexandre Dumas écrit en 1844. C’est ce roman qui a été adapté au cinéma en 2024.
Edmond Dantès (qui est joué par Pierre Niney) se retrouve trahi par ses amis. Après avoir réussi à s’échapper d’une des prisons les plus sécurisées de France, il passera le reste de sa vie à planifier sa vengeance.
Je pense que cette adaptation, qui a du faire abstraction d’un certain nombre de moments du livre et de personnages secondaires, est malgré tout une grande réussite. Le film réussit à conserver l’intrigue principale du roman et la complexité des personnages, animés par la haine, le désir de pouvoir et l’amour. Les réalisateurs , ont réussi à trouver des acteurs qui incarnent formidablement bien les personnages du livre comme Mercedes Herrera, fiancée de Dantès joué par Anaïs Demoustier, ou les traitres Fernand De Morcef joué par Bastien Bouillon et Gérard de Villefort joué par Laurent Laffite .
Le seul moment critiquable à mon sens est la fin du film qui ne respecte pas la fin du roman : les réalisateurs ont choisi de remplacer le suicide de Fernand De Morcef par un combat entre lui et Dantès, comme s’ils s’y étaient sentis obligés pour un film parlant de vengeance.
Civil war est un film de guerre réalisé par Alex Garland. Ce film est une fiction qui suit l’histoire de trois journalistes et photographes expérimentés : Lee Smith (Kirsten Dunst), Joel (Wagner Moura) et Sammy (Stephen McKinley Henderson). Ils ont pour but d’interviewer le président américain, alors qu’il est menacé de se faire assassiner par des révolutionnaires.
Cette mission est très risquée car ce groupe de journalistes partent de New York et ont pour destination Washington, située sur le front de cette guerre civile. Mais les soldats au service du président ont pour ordre de tirer à vue sur les journalistes. De plus, une jeune journaliste novice, Jessie (Cailee Spaeny), insiste pour se joindre au voyage, pour apprendre le métier de photographe. Lee n’est pas enthousiaste du tout car photographier des combats armés, des cadavres et des exécutions n’est pas le métier le plus facile du monde… Au cours de longues discussions avec Joel et Sammy, Lee fini par accepter Jessie. Ils partent donc en voiture.
Durant le voyage, ce petit groupe sera confronté à des révolutionnaires assoiffés de violence, prêts à tout pour tuer leurs ennemis. Durant les scènes de combat, nos héros resteront en retrait pour prendre des photos des combats. Lee n’a aucune pitié et immortalise des combattants gisant au sol, qu’elle pourrait secourir, mais non. Ces scènes de combats sont entrecoupées, dans le plus grand silence, des clichés pris, en noir et blanc, ce qui rend ces scènes originales.
Dans Civil war, la notion de « gentil » et « méchant » est assez floue, et tout au long du film, le groupe de journalistes reste neutre sur le sujet. On n’en apprend pas beaucoup sur les révolutionnaires, on ne sait pas bien s’ils font partie d’un même groupe.
Civil war est en somme une magnifique critique des Etats-Unis et de la violence des armes (qui sont autorisés là-bas). L’absurdité de la guerre est également montrée dans ce film. Il est également une représentation de la violence de la guerre et de l’impact psychologique qu’elle peut avoir sur les populations : on le voit avec la journaliste novice Jessie qui est, au début, très choquée par la violence et par l’imperturbabilité de Lee devant des soldats mourants.
J’ai beaucoup aimé ce film et, bien qu’un film violent ne soit pas facile à visionner par tout le monde, je vous le recommande. En plus d’une bonne intrigue, j’ai beaucoup aimé la manière dont ça a été filmé, comme si la camera était au front en même temps que nos 4 héros. Elle fait, par moments, des mouvements brusques, comme des mouvements de tête que nous, spectateurs, aurions pus avoir, en entendant un bruit par exemple. Attention, ce film est interdit aux moins de 12 ans, donc pensez à prendre un pièce d’identité si vous souhaitez le voir.
Suisse est une émission créé par l’humoriste et journaliste Davide Castello-Lopes sur, comme on peut le remarquer au titre de cette série… la Suisse. Chaque épisode dure environ 6 minutes et traite des stéréotypes spécifiques du pays : le chocolat, l’emmental, l’accent suisse, les Italiens en Suisse…
C’est une série très instructive : tout ce que nous raconte Davide est vrai (même s’il glisse quelques blagues dans son texte) mais donne le sentiment d’un pays presque étrange tellement il approcherait d’une sorte de perfection insipide : la Suisse est propre, la Suisse est riche, la Suisse est neutre… A chaque fin de vidéo Davide invente une chanson.
Cette série est produite et diffusée par la RTS (Radio Télévision Suisse), ce qui prouve quand même que les Suisses ont beaucoup d’humour !
Récemment est sorti un film qui m’a particulièrement touché. Pas de vague est un drame réalisé par Teddy Lussi-Modeste et qui s’inspire d’une histoire vraie d’un professeur accusé à tort de harcèlement sexuel par une de ses élèves dans un collège de banlieue difficile.
Le personnage principal, Julien, joué par le très grand François Civil, est professeur de français dans un collège difficile. Il est homosexuel et est un peu particulier dans ses méthodes : ses cours sont un dialogue avec les élèves où il essaie de pousser la réflexion de ces derniers. Pour féliciter ses élèves qui ont bien travaillé, ils les emmènent même au kebab ! Malheureusement, certains de ses élèves sont malintentionnés et usent de leur influence auprès de leurs camarades pour discréditer le professeur. Ainsi, ce dernier se voit accusé de harcèlement sexuel par une élève, Leslie et, après convocation de la famille de cette dernière, il est menacé de mort à plusieurs reprises par le frère de l’élève…
Personnellement, j’ai a-do-ré le film car il est très réaliste sur les scènes de classe et surtout, car le réalisateur réussit à nous transmettre les émotions de Julien. On est ainsi terrorisé tout au long du film à cause du frère aux envies sanguinaires… Je suis sorti de cinéma tout tremblant ! Surtout, il a réussi à me faire réfléchir sur la situation des professeurs et jusqu’où peut aller le harcèlement.
Si vous ne connaissez pas cet acteur célèbre des années 60-80, je vais vous présenter Louis de Funès.
Louis de Funès / image Vintage Printery via Flickr
Il est né le 31 juillet 1914 et il est mort le 27 janvier 1983. Avant d’être comédien, il était pianiste dans un groupe de jazz. C’est là qu’il a rencontré Jeanne Barthélémy qui deviendra sa femme. Louis de Funès est l’un des acteurs comiques les plus connus du cinéma français, il a tourné plus de cent cinquante films dont La Grande Vadrouille dans lequel il joue un chef d’orchestre de l’Opéra de Paris – film qui repasse très régulièrement à la télé.
Il incarne souvent des personnages antipathiques, colériques et qui abusent de leurs pouvoirs, mais en les rendant ridicules. Moi je l’ai aimé car j’adore l’humour. Il est devenu mon acteur préféré grâce au film Les Aventures de Rabbi Jacob. Encore une fois, il y incarne un personnage très peu avenant : autoritaire, raciste, antisémite qui se retrouve entrainé à devoir se déguiser en rabbin et à faire semblant de connaitre les cérémonies religieuses et fêtes juives. La scène de danse traditionnelle dans le quartier juif à Paris est une scène mémorable.
A part La Traversée de Paris que je n’ai pas aimée parce que je ne l’ai pas trouvée drôle, je vous recommande tous les autres films de cet acteur si vous voulez bien rigoler.
La Rivière est un film documentaire réalisé par Dominique Marchais. Il a réalisé plusieurs films documentaires : Le temps des grâces, La ligne de partage des eaux, Nul homme est une ile et donc, La Rivière. Ses films parlent de combats d’agriculteurs ou d’étudiants qui se battent pour des causes écologiques et dénoncent les effets de la modernisation agricole sur les paysages ruraux contemporains.
La Rivière parle des effets néfastes de l’activité humaine sur les rivièree des Pyrénées, que l’on appelle aussi « gaves » dans cette région de France. Dans ce film, différentes personnes qui se battent pour protéger leur rivière sont interviewées. L’idée de Dominique Marchais est de faire un film qui rende hommage à la beauté et à la grande biodiversité de ces rivières à travers le témoignage d’agriculteurs, de pécheurs ou de militants qui ont vu de leurs propres yeux telle rivière changée, métamorphosée par les barrages et les usines hydroélectriques. Le saumon est un des motifs du film, car les saumons sont très gênés par les barrages en remontant les rivières, ils sont aussi perturbés par le changement des rivières car en rentrant dans leur vallée après être partis au nord de l’Europe, ils ne retrouvent pas leur « nid » et ne peuvent donc pas se reproduire. L’irrigation est aussi un autre motif du film parce que les centrales hydroélectriques captent beaucoup d’eau et, même si elles produisent une énergie « renouvelable », elles ne respectent pas les locaux et pas du tout la biodiversité.
Ce film a gagné le prix Vigo, une très importante récompense cinématographique française.
Dans la nuit de dimanche à lundi s’est déroulée à Hollywood la remise des Oscars, une cérémonie durant laquelle l’ensemble de la profession du cinéma américain décerne ses récompenses aux meilleurs films et acteurs de l’année.
photo Thank you via Flickr
Les deux favoris étaient Killers of the flower moon, de Martin Scorcese, avec 10 nominations, et Oppenheimer, de Christopher Nolan avec 13 nominations. Barbie qui, à sa sortie, apparaissait comme le rivale de Oppenheimer, ne comptait, elle, que 6 nominations.
Cette cérémonie était très importante pour nous car la France y était représentée par Anatomie d’une chute. Après ses nombreuses récompenses, au festival de Cannes, aux Césars, aux Golden globes, certaines personnes espéraient lui voir remporter l’Oscar du meilleur film. Mais, malgré sa nomination dans 5 catégories, Justine Triet n’est repartie qu’avec l’Oscar du meilleur scénario original qu’elle partage avec son co-auteur Arthur Harari.
Le grand vainqueur de la soirée a été le film de Christopher Nolan avec sept Oscars : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur acteur dans un second rôle, meilleurs montage, photographie et musique (n’en jetez plus !)… tandis que le film de Martin Scorcese est reparti bredouille.