Beauty and the beast, the musical, une pièce in english

Dans le cadre du cours d’anglais, nous (la 5eC), sommes allés voir la pièce de théâtre Beauty and the beast, the musical. C’était juste avant les vacances de février au théâtre du Café de la gare. Le spectacle était joué en anglais par seulement 2 acteurs.

Pour ma part, j’ai bien aimé le spectacle sauf le passage sur Les trois petits cochons, à mon gout moins drôle que le reste de la pièce car le conte y était moins « réinventé » que celui de La Belle et la bête. Et je n’ai pas été dérangé par le fait que les dialogues soient en anglais car le jeu aidait à la compréhension.

Arthur V.

Rencontre avec Samuel Pintel

Jeudi 29 février, le club Histoire du collège Jean Moulin a rencontré Samuel Pintel qui, lors de la Seconde Guerre mondiale, a vécu à la maison d’Izieu, une maison-refuge pour les enfants juifs. Nous avons pu entendre son témoignage et puis lui poser des questions.

Samuel Pintel nous a raconté son périple depuis Paris à travers la France occupée, sa séparation d’avec sa mère arrêtée par les Allemands à Annecy… pour nous parler de son expérience à la maison d’Izieu.

S. Pintel lors de notre rencontre au CDI

Pour lui, c’est une expérience mitigée : en effet il garde plusieurs mauvais souvenirs. Par exemple, à Noël 1943 (il a à l’époque 6 ans), une fête est organisée à la maison d’Izieu. On y a même invité le sous-préfet de Belley (protecteur de la maison) qui vient, chargé de cadeaux pour les enfants. Pendant que le réveillon se fête dans la joie, le petit Samuel est dans sa chambre. Deux raisons possibles, car M. Pintel ne se souvient pas très bien : soit il était malade, soit il était puni pour une bêtise. Bref, il ne reçoit aucun cadeau 😭. Il garde quand même de bons souvenirs du contact établi avec les autres enfants.

Finalement, en février 1944, le petit Samuel est retrouvé par ses voisins parisiens qui le gardent jusqu’à la fin de la guerre. Il échappe ainsi à la raffle des enfants d’Izieu, deux mois plus tard, sur ordre du nazi Klaus Barbie. Aucun de ces enfants ne reviendra des camps d’extermination.

Après la guerre, retrouver la maison des enfants juifs est devenu une obsession pour S. Pintel. Il ne connaissait même pas son nom ! Mais en 1989, après le procès de Barbie, il redécouvre la maison d’Izieu. Il arrive à prendre contact avec Sabine Zlatin, une des créatrices de cette maison. Cette dernière lui propose de participer au projet de réhabilitation de la maison pour en faire un musée…

Kenzo

Pour en savoir plus : https://www.memorializieu.eu/ et https://www.education.gouv.fr/le-concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation-4295

Pour rappel, la maison d’Izieu est un centre de refuge pour les enfants juifs lors de la Seconde Guerre mondiale. Situé dans l’Ain au bord du Rhône, ce centre s’efforce de rendre une vie normale aux enfants ; en les faisant vivre comme d’autres enfants : école, jeux… C’est donc une forme de résistance aux nazis, qui considéraient que les juifs étaient des sous-hommes et qu’ils ne pouvaient pas vivre comme les autres. Il est dirigé par le couple Miron et Sabine Zlatin et par une équipe d’autres adultes qui s’occupent des enfants : professeur, animateur… Le 6 avril 1944, les Allemands effectuent une rafle et la totalité de la maison d’Izieu est déportée, sauf Sabine Zlatin et d’autres adultes.

Pour rappel, le club Histoire du collège Jean Moulin participe comme chaque année au CNRD (Concours National de la Résistance et de la Déportation). Il faut présenter au jury de ce concours une œuvre en rapport avec le sujet annuel du concours. Cette année il s’intitule « Résister à la Déportation en France et en Europe », via l’exemple de la maison d’Izieu.

La semaine des mathématiques

Du 13 au 20 mars, au collège Jean Moulin, nous avons une semaine pour faire des activités sur les maths pendant les cours ou à la pause déjeuner. Cette semaine sera animée par les professeurs de mathématiques et elle aura un rapport avec les JO d’où son slogan : L’important c’est de participer.

Pendant huit jours, nous allons faire des ateliers, des jeux, une œuvre collaborative (on va construire des petits moulins en papier qu’on assemblera pour constituer les anneaux des Jeux Olympiques) ainsi que d’autres activités. Une sélection de livres sera exposée au CDI et chaque jour une énigme mathématique nous sera envoyée sur PCN. On pourra donner nos réponses dans une urne qui sera au CDI avec la sélection spéciale de livres.

Comme la semaine des maths débute peu de temps après la journée internationale des droits des femmes (le 8 mars) la sélection de livres mettra en avant des mathématiciennes et des femmes scientifiques souvent trop peu connues ou inconnues ou mal reconnues ! Donc il faut les faire connaître…

On n’est pas obligé de participer (sauf en cours), mais il faut savoir qu’il y aura une récompense pour les bonnes réponses aux énigmes. Seulement, il faudra avoir toutes les bonnes réponses snif snif. Bonne chance à vous !

Toutes les deux, nous avons bien envie de participer, puisque c’est le plus important.

Tatiana et Juliette

L’association sportive du collège

L’association sportive du collège Jean Moulin abrite plusieurs sports : volley ball, laser run, ping pong, basket, escalade, judo et spike ball. Elle est animée par M. Fumagalli, Mme Denis, Mme Brochot, M. Pinto et M. Ferraguti.

Les sports se déroulent dans des espaces appropriés : laser run dans le parc Montsouris, spike ball, judo, basket, ping pong, et entrainement de volley Ball au collège. Escalade dans des gymnases. Et matchs de volley ball dans des gymnases ou dans des petits stades du quartier.

M. Fumagalli a bien voulu répondre à nos questions.

Depuis combien de temps l’AS existe-t-elle ?

A la Libération, l’Etat, par l’ordonnance du 12 octobre 1945 rétablit l’OSSU (ancêtre de l’UNSS – Union nationale du sport scolaire) dans ses anciens statuts, mais garde un contrôle étroit sur cette organisation :

  • Reconnaissance d’utilité
  • Création obligatoire d’une association sportive dans chaque établissement du secondaire.

5 ans plus tard, les 3h d’encadrement de l’AS par les enseignants d’EPS deviennent obligatoire pour ces derniers.

L’AS de Jean Moulin a t-elle gagné des coupes, si oui dans quelles disciplines ?

Les différentes sections de l’AS ont pu changer selon les enseignants qui les encadrent, ainsi on peut dénombrer les activités suivantes pratiquées en compétition : volley, escalade, tennis de table, cross, football, spike ball.

Je n’ai pas connaissance de titres majeurs (France ni académique) mais nous avons quelques trophés dans notre local EPS et chaque année nous nous classons au niveau district et participons au niveau académique.

Combien d’élèves sont-ils inscrits à l’AS ? Y a t ‘il autant de filles que de garçons ?

Il y a cette année 153 licenciés dont 91 garçons et 62 filles parmi lesquels 49 jeunes officiels dans leur discipline.

La répartition par niveau de classe est elle égalitaire ?

Nous comptons 73 minimes (années de naissance 2010-2009) et 80 benjamins (années 2011-2012).

Pour vous, quelles sont les valeurs que doit véhiculer le sport ?

Le sport doit permettre à chacun de se construire, dans l’opposition comme le partenariat et l’entraide, grâce au respect.

A travers le sport, chacun vit les réussites et les échecs qui doivent l’aider à se construire en tant qu’individu, le cadre du sport permet cela dans la limite des règlements et de l’organisation des évènements auxquels les élèves sont sensibilisés à être acteurs. Cela passe par la formation à l’arbitrage, au rôle de coach, de jeune officiel. Autant de « rôles » que le sport, sans passer par sa pratique physique, permet d’appréhender et à chacun de développer des compétences transférables à d’autres domaines. Autrement dit le sport permet à chaque individu de se construire de façon plus globale que par le simple aspect physique.

Bien sûr, si l’on parle de compétition, d’autres dimensions du sport entrent en jeu et, pour certains, des dérives peuvent apparaitre (triche, dopage….) notamment dès que des aspects financiers entrent en jeu.

Si je m’en tiens au sport et sa pratique simple et telle que je la vois pour nos élèves de l’AS, il s’agit de chercher à se dépasser physiquement et mentalement en partageant autour d’une pratique sportive en gardant à l’esprit le plaisir. Prendre du plaisir dans sa pratique et dans le partage de celle ci avec ses partenaires mais aussi ses adversaires, symbolisé pour moi par le fait de serrer la main à la fin d’une rencontre. 

Pour toutes ces raisons je résumerai les valeurs que porte la pratique sportive à : respect, dépassement de soi, passion, humilité, détermination.

Merci Monsieur Fumagalli de nous avoir répondu, nous vous remercions infiniment.

Yannick et Elias

La mouche, un spectacle qui fait froid dans le dos !

Avec l’atelier théâtre, le jeudi 8 févier, nous sommes allés voir aux Bouffes du nord, la pièce de théâtre intitulée : »la mouche » adaptée de la nouvelle de Georges Langelaan, jouée et mise en scène par Valérie Lesort et le célèbre Christian Hecq.

Cela raconte l’histoire d’un vieux garçon, Robert, interprété par Christian Hecq qui vit avec sa mère, interprétée par Christine Murillo. Robert a inventé, dans son garage qui lui sert de chambre, une machine à téléporter. Il expérimente plusieurs téléportations plus ou moins réussies, d’abord sur des objets (un nain de jardin) puis sur des êtres vivants : un lapin, son petit chien Charlie… Il finit par proposer une téléportation à Marie-Pierre, sa voisine vieille fille, interprétée par Valérie Lesort. Malheureusement, celle-ci tourne mal et Marie-Pierre disparaît, perdue dans les limbes… Robert décide alors d’aller la chercher en tentant la téléportation sur lui-même mais cette fois-ci, il fusionne avec une mouche…

La pièce était très bien jouée mais aussi très réaliste (un peu trop à notre goût d’ailleurs). En effet, la transformation de Robert était si bien faite, les déguisements si réels, renforcés par les éclairages et la musique, que nous avons eu à plusieurs reprises la chair de poule.

Nous avons eu la chance de rencontrer à la fin du spectacle presque tous les comédiens de la pièce, à l’exception de Christian Hecq qui enlevait encore ses nombreux accessoires. De voir les comédiens et d’échanger tranquillement avec eux nous a un peu apaisé. On voyait aussi le décor de bien plus près. On a aussi appris par Valérie Lesort qu’elle était plasticienne et marionnettiste et qu’elle avait pensé et conçu une grosse partie des décors, déguisements, effets spéciaux. Que cela les avait beaucoup amusé de « bricoler » tous ces matériaux.

On vous recommande chaudement le spectacle mais, âmes sensibles, attention !

Louna et Julia

Forum des métiers

Samedi 28 janvier, les élèves de 3e dont nous faisons partie, ont eu la chance d’assister au forum des métiers, organisé par les parents d’élèves du collège Jean Moulin. Celui-ci consistait à faire rencontrer les élèves et des professionnels, des parents d’élèves donc.

La matinée était organisée en 5 parties, durant lesquelles l’élève rencontrait un domaine de métier. Une semaine plus tôt, nous avions dû indiquer sur une feuille quels domaines nous voulions découvrir. Il y avait 12 domaines :

  • Santé/Soin/Social/Éducation/Sport
  • Art/Artisanat/Culture
  • Audiovisuel/Information/Communication/Marketing
  • Bâtiment-travaux publics (BTP), architecture, urbanisme, énergie, environnement
  • Droit/Économie/Gestion-finances/Assurances/Administration/Relations humaines
  • Enseignement/Recherche
  • Numérique/Informatique/Nouvelles technologies/Ingénierie/ Aéronautique
  • Armée/Sécurité
  • Industrie
  • Hôtellerie/restauration/tourisme

Nos avis sur le forum

Kenzo : J’ai trouvé ce forum très intéressant. Même sil ne m’a pas trop aidé à préciser un choix d’orientation et que presqu’aucun des métiers présentés ne m’inspire pour l’exercer plus tard, c’était très enrichissant, rien que pour notre culture générale. J’en garde un bon souvenir.

Diego : On a rencontré des professionnels et en même temps qu’ils nous faisaient découvrir les différents type de métiers dans chaque domaine, on voyait les profils des intervenants et leur expérience selon leur travail. C’était vachement plus convivial d’échanger avec des personnes à qui poser des questions que de s’informer juste une brochure. On découvre les petits détails et des petits avantages sympas : des rencontres d’autres pays, un peu comme du café gratuit ou des goodies de ton entreprise. Ils nous ont expliqué leur parcours d’études et à quels autres domaines on pourrait se replier si on changeait d’avis : par exemple il y a de très nombreuses possibilités dans l’informatique ou l’apprentissage infini des métiers de l’art.

Bao Nam : Cet événement fut très captivant à mon avis. Nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur différents métiers lors de ce forum en interrogeant directement les professionnels. Cependant, comme le souligne Kenzo, il est vrai que cela n’aide en rien pour notre orientation future. De plus, je trouve que le choix du samedi comme date, limite le temps libre des élèves pendant le week-end, passant ainsi de deux jours à un jour et demi.

Dessine moi l’écologie !

Au CDI, en ce moment, il y a une exposition créée par Cartooning for peace, « un réseau international de plus de 200 dessinateurs de presse qui combattent avec humour par le dessin, pour le respect des cultures et des libertés ».

L’exposition est très intéressante et vous pouvez la découvrir jusqu’au 9 février. Après elle partira dans un autre collège.

Cette exposition, comme son nom l’indique, parle de l’écologie mais à travers le regard de dessinateurs. Ils font des caricatures mais pas que, il y a surtout de nombreux dessins de presse.

Je vais vous parler du dessin qui m’a le plus interpellé. Il est dessiné par Bado, un dessinateur canadien. Sur ce dessin est représenté la planète terre, vue comme un trognon de pomme qui est croqué.

J’ai choisi ce dessin car je le trouve très parlant. Il montre bien que la terre est en train d’être complètement détruite par les humains puisqu’il n’en reste plus qu’un trognon.

L’exposition parle également de la pollution, du réchauffement climatique, de la consommation de l’eau… Je vous conseille d’aller la voir avant qu’elle ne continue son voyage. Mme Josserand propose même un petit questionnaire autour de l’exposition pour gagner des livres.

Robinson

                                                                                                                                                                                                                                                                                             

Les coulisses de On se dit Tout : première conférence de rédaction de l’atelier journal en 2024 !

Le mardi 9 janvier, nous avons fait une conférence de rédaction à l’atelier journal. Une conférence de rédaction, c’est une réunion de tous les rédacteurs d’un journal qui vise à exposer à l’ensemble des participants les sujets envisagés pour la prochaine publication, à déterminer sous quel angle seront traités ces sujets, à choisir celui qui fera la « une » en fonction de l’urgence de l’actualité… etc.

Pour nous, ça a été un peu spécial : il s’agissait de faire le point après un 1er trimestre de travail et d’avoir l’occasion de partager entre nous quelques trucs et astuces pour nous améliorer.

Nous avons donc démarré par un récapitulatif de tous les articles écrits depuis le début de l’année. 72 articles ont été publiés qui ont récoltés 2600 vues, soit plus d’un article par jour (pas mal non ?). Nous avons 6 rubriques dans notre journal dont voici les statistiques :

  • 26 articles pour la rubrique CULTURE
  • 19 articles d’ACTUALITE
  • 17 articles de SPORT
  • 4 articles sur le COLLEGE
  • 3 articles pour la rubrique SOCIETE
  • 3 articles sur la SCIENCE

Nous avons aussi discuté de comment vérifier une information sur Internet. On partage avec vous, cela peut être utile à tout le monde : pour récapituler tout ce que nous avons évoqué, vous pouvez vous reporter à l’affiche ci-dessous, par ailleurs affichée au CDI.

Enfin, nous avons fait un tour de table pour que chacun puisse faire part des différentes difficultés rencontrées : trouver un sujet intéressant, taper suffisamment vite sur le clavier d’ordinateur, formuler ses idées correctement, écrire un article rapidement car c’est de l’actualité chaude (qui traite d’un évènement qui s’est déroulé dernièrement, au contraire de l’actualité froide, qui traite de sujets « lisibles » à tout moment), traiter les sujets de guerre car c’est difficile à comprendre… Eh oui, tout n’est pas toujours « facile » pour nous à la rédaction, même si, nous l’espérons, en nous lisant vous ne vous en rendez pas compte !

            Nathan et Valentine

            Le pays des sourds, pas oufoufouf !

            Dans le cadre de Collège au cinéma, nous sommes allés voir un film documentaire s’intitulant Le pays des sourds, réalisé en 1992 par Nicolas Philibert.

            Difficile de vous raconter l’histoire car il n’y en avait pas vraiment. Le film montrait des personnes malentendantes qui racontaient leur enfance. On suit ainsi tout au long du film, plusieurs personnages qui sont sourds profonds depuis leur naissance. On les voit signer, c’est-à-dire qu’ils s’expriment en langue des signes. Un sourd témoigne dans le film que la langue des signes était interdite à l’école. Je suppose que l’objectif du réalisateur est de nous immerger dans le quotidien des sourds et de découvrir leur « pays ».

            On pouvait aussi voir des enfants malentendants dans une école où enfants sourds et entendants étaient mélangés. Les professeures leur faisaient faire des exercices dans lesquels les élèves devaient prononcer des sons pour faire avancer un personnage sur un logiciel. Pour entendre, les élèves devaient porter un appareil à l’oreille. Malgré le fait qu’ils soient sourd les profs leur faisaient faire des exercices oraux. Dans leur classe, ce n’était pas très différent de nos classes exceptés le fait qu’il y avait deux professeures.

            Personnellement je n’ai pas aimé ce film. Je l’ai trouvé ennuyeux car il n’y avait pas une histoire mais une multitude d’histoires. Je ne me suis pas senti concerné ou touché par le sujet. J’aurais préféré qu’il y ait plus d’action. J’espère que le prochain film de collège au cinéma (il en reste encore deux) ne sera pas un film documentaire, car ce n’est décidément mon truc. Enfin, ce film aurait pu être plus intéressant s’il avait duré moins longtemps ! Cela m’a semblé durer une éternité.

            Luca

            Euphrate, une pièce de théâtre à voir impérativement !

            Ce vendredi 17 novembre, je suis allée voir avec l’atelier théâtre du collège, la pièce Euphrate au théâtre de la Cité Internationale.

            C’est un seul-en-scène, c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul acteur sur scène. Ce dernier est une dernière : Nil Bosca. Dans cette pièce qu’elle a écrite elle-même, Nil incarne Euphrate, une jeune fille franco-turque à la recherche de son futur métier, mais également tous les autres personnages de son histoire, en changeant d’expressions, d’accents, de démarches et de costumes.

            « Ce n’est pas vraiment une pièce autobiographique, mais plus une auto-fiction […] Euphrate est une sorte d’alter-ego », a dit Nil Bosca lors de notre rencontre avec elle après son spectacle.

            Effectivement, « Euphrate » reflète la vie de Nil Bosca, qui, comme son personnage, cherche désespérément son métier à 17 ans. Euphrate va alors chez une conseillère d’orientation qui lui conseille d’aller en Turquie, le pays de son père, et de « fouiller son passé pour trouver son futur ».

            Lors de son voyage, Euphrate va au musée d’Istanbul où elle « rencontre » (en photographie) la première actrice musulmane de Turquie au début du XXème siècle : Afife Jale. Cette femme l’inspire beaucoup.

            En rentrant en France, Euphrate enchaîne les filières, les boulots, elle devient finalement psychologue après plusieurs années d’études pour se rendre compte qu’elle n’est pas faite pour ça… A 25 ans, Euphrate a la rage et, pour une fois, suis les techniques de pseudo-méditation de sa conseillère d’orientation et décide qu’elle va devenir professeure de théâtre, inspirée par Afife Jale.

            Je trouve très impressionnant les changements de personnages de Nil Bosca. Sur scène, aucun décor : juste une table, une chaise et un portant pour changer de costumes. Ses changements d’expressions sont si rapides que l’on suit très facilement, contrairement à ce que je pensais quand on m’a dit que Nil allait jouer tous les personnages ! J’ai vraiment été impressionnée.

            En bref, débrouillez-vous comme vous voulez, mais allez voir cette pièce sans plus attendre !

            Valentine

            Euphrate, mes impressions

            Suite à la sortie de l’atelier théâtre pour aller voir le spectacle Euphrate, je voulais vous parler de mes impressions sur ce seul en scène. Nil Bosca l’actrice qui joue Euphrate, le personnage principal est une actrice incroyable.

            La particularité de ce spectacle est qu’une même actrice joue plusieurs personnages. Ainsi elle interprète à la fois son père, la conseillère d’orientation, ses cousins, l’actrice Afife Jale et, bien entendu, son double Euphrate… Pour changer de personnage, elle n’a pas besoin de partir en coulisse pour changer de costume mais il suffit qu’elle change son accent, sa manière de parler, son attitude, sa gestuelle, en se mettant par exemple dans une position particulière pour que le spectateur comprenne qu’il s’agit d’un autre personnage. Parfois seulement, elle se sert d’un accessoire, comme un foulard sur sa tête pour interpréter Afife Jale mais c’est surtout son interprétation qui permet le changement de personnage. Le public n’est jamais perdu. En tant que jeune acteur, je me rends compte que c’est vraiment difficile de réussir pendant plus d’une heure à faire des dizaines de transition de personnage. Et j’ai été impressionné par cette prouesse.

            Le spectacle joue aussi beaucoup sur les lumières et la musique. Les musiques correspondent beaucoup à l’état dans lequel Euphrate se trouve. Par exemple lors de ses examens, on entend un extrait du célèbre Roméo et Juliette de Prokofiev. L’éclairage est aussi très important pour donner une ambiance. Par exemple, au début avant que le spectacle ne commence, on ne voit aucune lumière sauf la lumière de son téléphone. C’est très impressionnant comment Nil Bosca arrive à jouer avec ces lumières.

            Ce spectacle m’a aussi plu car, sur la scène, il n’y a qu’une table, une chaise et un portant pour exposer les costumes et c’est incroyable tout ce qu’elle a pu faire avec aussi peu de choses.

            Emile