Au restaurant chinois Chongqing 重庆

Fin avril, M Bourges, professeur de chinois du collège Jean Moulin a emmené les élèves ayant choisi chinois en LV2, dans un restaurant de fondue chinoise.

Tout d’abord, qu’est ce qu’une fondue chinoise ?

Une fondue chinoise, contrairement à la fondue savoyarde ou à la fondue bourguignonne, bien que le principe soit le même, possède ses propres caractéristiques. Dans la marmite, on peut trouver un bouillon que l’on peut choisir en fonction de ses goûts, nature, pimenté, tomate ou encore champignon, les possibilités sont nombreuses !

Mais qu’est ce qu’on met dans le bouillon ? Encore une fois, le choix est vaste. Bien sûr, on peut y tremper de la viande, mais de nombreux types sont à disposition. Tripes de porc, aorte de bœuf ou encore, cuisses de grenouilles ! Bien sûr, des plats plus classiques sont également disponibles, tel que des rouleaux de bœuf ou des tranches d’agneaux.

Mais la viande n’est pas le seul aliment à consommer, les légumes sont également nécessaires lors d’une fondue chinoise. Cependant, le menu est composé de légumes dont vous n’avez peut être pas entendu parler comme le liseron d’eau ou l’igname de Chine.

Bien sûr, les légumes et la viande ne sont pas les seules choses à commander, le tofu et les nouilles de riz font également partie du régime !

Bien que le bouillon parfume déjà nos aliments, une sauce accompagnatrice est également bienvenue. Lors d’une fondue chinoise, il est possible de créer la sienne. De nombreux condiments sont à disposition. Huile de sésame, cacahuètes, poudre de piment et encore beaucoup d’autres, font parties des éléments constituant une infinité de mélanges possibles.

Petit point historique.

  • La fondue de Chongqing (老重庆火锅, lǎo chóngqìng huǒguō), considérée comme la fondue originale, était consommée par les travailleurs sur les fleuves de la région. C’est un plat très pimenté, qui était donc mangé pendant les hivers glacials. Elle était mangée dans une marmite en bronze, puis en cuivre. La fondue chinoise, d’abord un plat consommé par le peuple, devient populaire auprès des empereurs chinois pendant la dynastie des Qing (1836-1912). En particulier l’empereur Qianlong, qui en était fou.

Ce plat s’est d’abord répandu aux Etats-Unis, à cause des migrations de Chinois fréquentes vers 1990. Ce qui rendra la fondue populaire à travers le monde.

Notre restaurant porte donc le nom de la fondue originelle ! Pourtant, il existe de nombreuses variations de cette recette, avec des ingrédients différents :

  • La fondue au bouillon (ou à la soupe) clair(e) (清汤火锅, qīngtāng huǒguō), aux saveurs plus douces et non pimentée. Elle est préparée à partir de bouillon de viande, de baies de goji et notamment de jujubes (c’est une baie chinoise, aussi appelée « date rouge »).
  • La fondue mongole, ou fondue pékinoise (chinois simplifié : 涮羊肉 ; pinyin : shuàn yáng ròu, de shuàn, « mijoter », et yáng ròu, « viande de mouton ») est une autre sorte de fondue chinoise. Elle est servie en Chine du Nord et elle est très populaire à Pékin. Comme son nom chinois l’indique, elle contient essentiellement du mouton.
  • La fondue cantonaise, qui utilise beaucoup de poissons et fruits de mer et qui pourrait rappeler la bouillabaisse française.
  • La fondue sichuanaise (chinois simplifié : 四川火锅 ; pinyin : sìchuān huǒguō), proche de la fondue de Chongqing, qui est aussi très pimentée.

Notre expérience :

Nous avons pris un large choix d’ingrédients, assez banals mais délicieux. Parmi les viandes proposées, nous avons pris des rouleaux de boeuf, des boulettes, du boeuf persillé, du jambon chinois…

Nous avons aussi pris une grande variété de légumes : des racines de lotus, des champignons noirs, du chou chinois, de la salade… De cette manière, toute la classe était satisfaite, autant les végétariens que les autres !

Nous avions aussi choisi de prendre les nouilles faites maison, et des gâteaux de riz (une pâte gluante qui prend le goût du bouillon). Après un certain temps, le bouillon prend le goût du mélange de tous les ingrédients, ce qui les rend encore plus parfumés !

C’était un super moment, grâce à l’ambiance, la nourriture excellente et parfumée. Comme on ne peut pas y retourner avec la classe, nous irons en famille !

Nous remercions encore M Bourges, professeur de chinois, pour avoir organisé cette sortie ! (Et merci aussi à Mme Luce ainsi qu’aux assistants du cours de chinois pour nous avoir accompagnés ! )

Le duo des ornithorynques

Mon expérience à l’atelier journal – Victoire

Après une année à avoir participé à l’atelier journal, je vais vous décrire ce qu’on y fait et mon expérience.

Déjà, on prépare des articles sur l’actualité, sur de nouveaux films ou de nouveaux livres qui nous on plus ou qui vont sortir, sur des musés… On écrit des articles pour le plaisir d’écrire et on a la liberté de choisir son sujet. C’est un très bon moyen d’évoluer dans la production écrite. Moi, par exemple, j’aime beaucoup écrire. Participer à l’atelier journal me permet de rester informée sur l’actualité, ce qui n’est pas mon point fort. Je fais donc un effort pour suivre les nouvelles. Mais c’est aussi l’opportunité de pouvoir écrire sur des choses que j’aime ou que j’adore.

Avoir fait partie de l’atelier cette année m’a énormément plu. J’ai écrit quelques articles et je crois que mon préféré est Harry Potter à Paris (je suis une grande fan de Harry Potter), le dernier que j’ai écrit (avant-dernier si on compte celui-ci) mais j’ai aussi beaucoup aimé écrire Fritzi.

L’ambiance à l’atelier journal est très agréable et c’est assez calme. Je crois que je vais me réinscrire l’année prochaine car cette activité me va très bien et est géniale. J’espère que si vous aimez écrire et être informés sur l’actualité vous allez vous inscrire à l’atelier et que ça vous plaira.

Victoire

A la découverte du porte-avion CDG !

Le porte-avions nucléaire Charles De Gaulle dans la rade de Toulon / photo Rama, CC BY-SA 3.0 FR https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/fr/deed.en, via Wikimedia Commons

Mercredi 10 mai 2023, ma classe, la 3C, notre professeure principale, Mme Raimbaud, ainsi que Mme Genoudet et M. Navarro, spécialiste du montage vidéo, chargé de garder une trace de ce voyage, sommes allés à l’autre bout du pays pour visiter le porte-avion Charles De Gaulle !

Réveil à 6h30, on fonce à Gare de Lyon, le train démarre à 9h07. Nous ne tardons pas à arriver après avoir mangé un sandwich assez moyen et goûté un muffin à la vanille absolument immonde. En compagnie des deux autres classes participant au projet CDG, nous montons dans un bus zigzaguant sous le soleil du Midi de la France. Enfin, nous arrivons dans la base navale. Téléphones coupés, éteints, nous pénétrons dans l’impressionnant bateau (des milliers de mètres carrés).

Et la visite démarre ! Nous arrivons d’abord dans une salle avec tables et chaises qui semble être une salle de conférence. Là, le commandant du porte-avion nous raconte l’histoire des porte-avions français qui ont plus de 100 ans d’expérience, car il faut savoir que le CDG est le huitième porte-avion qu’a possédé la France, datant de 2001. Nous apprenons aussi qu’en Europe, seuls le Royaume-Uni, la France, l’Italie et l’Espagne sont dotés d’une puissance militaire marine aussi importante. A l’échelle mondiale, les Etats-Unis en ont 12 et les Chinois (compétiteurs de la France) prévoient d’en construire 11 ! C’est pour cela que récemment, au cours de la mission Antares, la marine nationale a revu sa solidarité et son alliance avec l’Inde, menacée par la présence chinoise.

Nous en avons aussi appris sur les avantages du CDG par rapport à d’autres porte-avions. En effet, ce navire est nucléaire et n’a donc pas besoin de faire le plein. Il est également doté de deux catapultes qui peuvent faire atteindre aux avions militaires une vitesse de 250km/h en l’espace de une seconde. Ainsi, on peut envoyer un avion toutes les deux minutes tandis que d’autres porte-avions utilisent des tremplins pour aider les avions à s’envoler.

Le porte avion CDG abrite environ 1900 (chiffre qui peut varier) marins dont la majorité a entre 28 et 30 ans. Les corps de métiers sont très larges : certains travaillent dans le dépôt de munitions, d’autres dans le centre de contrôle et de détection, d’autres encore aux cuisines ou à l’hôpital… etc.

Nous avons ensuite commencé la visite du porte-avion, enjambant les portes qui sont conçues pour empêcher une infiltration d’eau, grimpant et descendant les escaliers raides, qu’on appelle ici des échappées, nous nous sommes rendus en premier sur la passerelle du porte-avion, où nous avons fait la connaissance d’un navigateur timonier qui nous a expliqué son métier. Il est chargé, lui et ses collègues, de localiser le CDG mais aussi coordonner le quotidien des marins et les opérations.

Nous nous sommes ensuite rendus au poste qui gère les déplacements des avions et qui sont chargés de les préparer. Sur une maquette du porte-avion vu de haut, des avions en carton et métal étaient posés. La disposition des avions fonctionne avec un système d’aimant. Par exemple si l’aimant est vert, l’avion est disponible, s’il est parti en mission, on l’accroche à un tableau où l’heure de départ est indiqué. Nous avons découvert que, si un avion part pendant plusieurs heures, il est suivi d’un autre avion, chargé de lui amener de l’essence s’il n’en a plus.

Après cela, nous sommes allés dans une salle où nous devions ranger nos téléphones (déjà éteints pour ne pas dérégler les appareils du porte-avion) dans un casier. Cette salle regroupait plusieurs ordinateurs et une carte tactile indiquant où nous étions. C’était la salle de repérage. Il faut savoir que le porte-avion, pour se repérer utilise de nombreux instruments (sonars, radars, mais aussi les constellations !). Dans cette salle nous nous sommes séparés en trois groupes où des marins nous expliquaient leurs métiers. Nous avons donc vu sur l’ordinateur les différents types d’alerte qu’il pouvait y avoir ainsi que les objets utilisés pour le repérage marin, nous avons aussi fait la connaissance d’un marin qui nous expliquait les différents quarts et qui était chargé du repérage aérien et d’une marin (est-ce comme ça qu’on dit pour les femmes ?) ayant abandonné sa carrière d’avocat, peut-être pour une vie plus aventureuse ! Chaque personne dans cette salle était en fait chargé de se repérer dans l’espace aérien, marin et sous-marin, et repérer les autres objets auxquels étaient attribués des symboles (les bateaux en carré) et des couleurs (les amis en bleu, compétiteurs en rouge). Nous avons terminé notre visite par les hangars où nous avons rencontré des techniciens et des ingénieurs.

Cette visite fut très enrichissante et, personnellement, j’ai pu découvrir des choses que j’ignorais totalement. Les autres élèves ont aussi trouvé la visite très intéressante mais certains ont tout de même été déçus qu’il n’y ait que deux heures de visite pour huit heures (oui oui, vous avez bien lu) de train en une journée. Car en effet, après la visite nous avons du rentrer chez nous ! Là encore la nourriture n’était pas des plus appétissantes et il n’y avait pas de couverts mais la visite que nous venions de faire nous avait déjà ravis !

C’est ainsi que, le ventre vide, fatigués par cette épuisante journée et ayant encore la tête pleine d’images du porte-avion, la 3C est allée se coucher !

Justine

Rencontre avec Séverine Pierron

Le 20 avril 2023, l’atelier journal du collège Jean Moulin a reçu une journaliste du nom de Séverine Pierron pour nous parler de son métier.

Séverine Pierron est une journaliste indépendante dite « pigiste« , c’est à dire qu’elle ne travaille pas pour un journal en particulier mais vend ses articles à l’unité, elle travaille en « freelance« . Cette journaliste écrit des articles principalement centrés sur la culture, la société et la technologie depuis déjà 20 ans ! Elle vend en moyenne 3 articles par semaine mais est également salariée et écrit pour le magazine en ligne du centre Pompidou pour avoir un métier plus stable car, en étant pigiste, un défi est ajouté par rapport au métier de journaliste classique. En effet, il faut vendre assez d’articles par semaine et les vendre à un bon prix : le coût du feuillet est à 70 euros minimum, mais notre journaliste, étant plus expérimentée, touche entre 120 et 150 euros par article.

Mais retournons dans le passé et intéressons nous aux études effectuées par Séverine Pierron. Ayant commencé par des études d’anglais, elle rate par la suite de nombreux concours d’entrée de différentes écoles de journalisme. Mais refusant d’abandonner et brûlante de détermination elle passe ensuite un concours pour une école de journalisme bilingue et est finalement acceptée. Elle a ensuite, après l’école, commencé à travailler en freelance comme elle nous l’a expliqué lors de notre rencontre.

​Au cours de cette rencontre, Séverine Pierron nous a apporté beaucoup d’informations sur le métier de journaliste, et nous a appris un bon nombre de mots de vocabulaire utilisés dans ce métier.

Elle a évoqué en quoi consiste le métier de journaliste reporter, et sa différence avec le métier de journaliste posté. Le journaliste reporter voyage pour trouver son inspiration, pour faire des études de terrain ou encore du témoignage. Cependant, il ne part pas toujours à l’étranger, et peut parfois seulement changer de quartier ou d’arrondissement de Paris (par exemple). Le journaliste posté (en anglais « au desk ») travaille principalement à distance, sur son ordinateur. Il consulte les réseaux sociaux, pour connaître la tendance actuelle. C’est le cas de notre intervenante.

Savoir chercher la tendance actuelle, se sera notre premier point de vocabulaire, c’est savoir se demander « Qu’est-ce qui change dans notre société? ».

Vers la fin de l’intervention, on a étudié les différents types de journaux et leurs différents composants.

Un ours est une partie du magazine où sont écrit les noms des contribuants au magazine. Ils sont triés par services, comme l’administration ou la rédaction…

Elle nous a ensuite montré sa carte de presse. C’est ce qui lui attribue son statut de journaliste, et qui lui permet de recevoir des avantages dans notre société. Grâce à celle-ci, nous pouvons payer moins d’impôts, et avoir des réductions pour visiter des sites culturels (musées, expositions…). Cette carte permet aussi d’avoir des « bonus » d’ancienneté, lorsque nous sommes pigistes.

Notre intervenante nous a aussi partagé les valeurs de l‘éthique journalistique: « S’engager à respecter des valeurs: respecter les sources, être objectif et savoir faire preuve de neutralité ».

Nous avons ensuite parlé du parcours des articles. Elle nous a fait découvrir l’existence des (anciens) fax: des machines branchées en permanence, qui « crachaient » automatiquement des informations reçues.

Dans le même thème, nous avons aussi vu des exemples de « brèves », qu’on peut lire sur certains sites spéciaux: Agence France Presse ou Reuters. Des brèves sont des infos vérifiées, et envoyées aux rédactions de journaux. Ce ne sont pas des longs articles, mais de petits textes d’infos « pures ».

En conclusion, nous pouvons dire que cette intervention a été très enrichissante et nous a fait découvrir des aspects insoupçonnés du métier de journaliste .

Elle nous a fait comprendre en quoi consiste les tâches et devoirs de ces chercheurs d’informations, qui sont bien différents de Tintin !

Le duo des ornithorynques

Sortie en site archéologique : Diodurum

Les latinistes de 4e, le 20 avril, ont eu la chance de découvrir un site archéologique grandeur nature. Ce site, Diodurum, nous a livré ses secrets, son histoire, mais les latinistes ont aussi découvert les techniques archéologiques ainsi que celles de la fresque antique. Une riche journée.

Cette fois-ci réveil comme d’habitude : nous partons à 8h du collège, pour nous rendre dans les Yvelines, à la ferme d’Ithes à Jouars-Pontchartrain, pour ceux qui connaissent. Nous sommes accueillis par des membres de l’association ApsaDiodurum (Association pour la Préservation du Site Archéologique de Diodurum), qui nous font découvrir l’histoire de la ferme d’Ithes.

Ce site a accueilli au cours du temps :

  • Une cité antique. D’abord Gauloise, puis Gallo-Romaine, la bourgade de Diodurum (qui signifie « marché sacré ») s’est étendue et développée grâce au commerce ; la ville était alors aux carrefours des différentes routes (axe Lutèce-Orléans ainsi que la Meuldre qui permettait un acheminement fluvial). La cité antique est abandonnée alors que les « invasions barbares » ravagent la région. Les habitants viennent se mettre en sécurité dans les collines alentours.
  • Une abbaye cistercienne. Au XIIe siècle, des moines y installent une abbaye secondaire rattachée à celle de Rambouillet, et y en font une exploitation agricole.
  • Une ferme. Au XVIIe siècle, un ministre du Roi Louis XIV rachète l’abbaye quasiment abandonnée, et en fait une exploitation agricole avec tous les bâtiments pour, observables encore aujourd’hui. Néanmoins, cette ferme est abandonnée dans les année 60 alors qu’il y eut un incendie pendant la Seconde Guerre Mondiale
  • Un site archéologique. Dans les années 90, on découvre que la ferme d’Ithes contient des vestiges de la ville antique de Diodurum. Des fouilles sont lancées.

Après cela, nous mangeons sur place et nous enchaînons par de l’initiation à l’archéologie et à la technique de la fresque.

En archéologie, nous essayons de retrouver des objets enterrés en suivant les méthodes enseignées par nos guides. Finalement, nous mettons au jour 3 squelettes humains, des bijoux, des poteries… qui sont tous des reproductions je vous rassure !

Plutôt que de peindre, nous commençons par un bref rappel historique, pour la fresque antique. La fresque est une technique de peinture appliquée sur un enduis qui recouvre un mur par exemple. Pour nous, pas de murs mais des tablettes de tuiles cuites et humidifiées.

Nous commençons par fabriquer notre enduis, le mortier (un mélange de sable, de chaux éteinte et d’eau), qui à l’origine sert à solidifier et lier les pierres des murs. Nous en mettons sur nos tuiles et commençons ensuite à fabriquer nos peintures, à partir de pigments (sortes de poudres colorées). Puis, nous peignons, en nous aidant des figures antiques.

La journée se termine ainsi avec des mini fresques mais surtout de bons souvenirs à rapporter chez nous !

Kenzo et les latinistes de 4e

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Toutes les photos crédits Skander

Rencontre avec un journaliste de France 3 à l’atelier journal

Jeudi 6 avril, à l’atelier journal, nous avons rencontré Didier Foyer, rédacteur en chef adjoint du journal télévisé le National de France 3 Ile de France.

Il a commencé par nous expliquer en quoi consistait son métier de rédacteur en chef adjoint :

Le matin entre 8h30 et 9h00, au cours d’une conférence de rédaction, il décide avec l’équipe de journalistes des titres qu’il y aura au journal de midi. Aussi, il fait le tri entre les différents titres à mettre, les importants… etc. Monsieur Foyer nous a montré sur son téléphone les trois titres qui avaient été sélectionnés pour le journal de France 3 national, l’édition du midi. Il appelle ça un « conducteur ». Par exemple le premier titre de la une du 6 avril était sur la grêve contre la réforme des retraites et la 11ème journée de manifestation. Lors de leur conférence de rédaction les journalistes ont décidé de faire un focus sur la nouvelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. En général, le sujet culture est mis en toute fin du journal.

Voici quelques questions que nous lui avons posées :

Quelles sont les études à faire pour devenir journaliste ?

Il faut avoir un bac +3 puis on doit passer un examen pour rentrer dans une école journalisme. Il y en a plusieurs en France environ 13 ou 14. On y entre sur concours. Si on réussit, on entre dans une de ces écoles qui forment les futurs journalistes pendant 2 ans. A la fin de la formation, on doit savoir tout faire en tant que journaliste puis on peut choisir une spécialité : radio, presse écrite, télévision ou numérique. Quand nous sortons de l’école de journalisme, nous sommes juste pigistes (c’est-à-dire qu’on travaille une journée ou deux pour un média, on écrit un article de temps en temps, mais on a rarement un CDI (contrat à durée indéterminée) tout de suite.

Mais M. Foyer nous a expliqué qu’il n’avait pas fait d’école de journalisme mais qu’il avait commencé à 16 ans à faire de la radio puis qu’en parallèle de ses études de droit, il a continué à animer une émission une heure pas semaine. Il y a tellement pris goût qu’il a continué. Plus tard, il a découvert la télévision car il était présentateur en région. Donc, son expérience prouve que l’on peut aussi devenir journaliste sans faire d’école et être formé sur le terrain.

Est ce que le présentateur du journal TV apprend par coeur son texte ?

Non, il lit son texte sur un prompteur, c’est un écran sur lequel le texte défile. Aussi il a parfois des notes sur un papier qu’il regarde de temps en temps. Parfois, il s’entraine aussi à réciter son texte à haute voix. Un journaliste doit bien porter sa voix et être bavard.

Vous est-il déjà arrivé d’avoir à parler d’une info de dernière minute ?

Oui c’est déjà arrivé, mais comme pour tous les articles, il faut vérifier sa source au moins 3 fois. Par exemple une fois, en 2019, lors de l’incendie de Notre Dame, nous avons eu l’information environ 10 minutes avant le journal. J’ai tout de suite appelé les pompiers (j’ai un carnet d’adresse dans mon téléphone qui est très précieux pour mon métier, j’ai environ 1000 contacts) pour savoir si c’était vrai, mais ensuite, on a quand même vérifié l’information avec plusieurs sources pour être sûrs. Comme nous n’avions pas encore de vidéo, nous avons juste mis une photo et comme ça nous avons quand même pu en parler rapidement dans le journal.

A France 3, il y a 4 journalistes spécialisés dans la vérification d’informations (quelles qu’elles soient), ils s’appellent les révélateurs. C’est la cellule de « fact-checking » de France TV .

Quel conseil donnerez-vous à quelqu’un qui veut devenir journaliste ?

Avoir envie de transmettre, être curieux, lire, découvrir des choses, être polyvalent, écouter, regarder…

Merci beaucoup à M. Foyer pour cette très riche rencontre !

Virgile

Une guerre sans pitié, critique littéraire d’Eléna

Dans le cadre d’un projet lecture dans le cours de français, les élèves de 5eB se sont essayés à l’écriture de critiques littéraires. La sélection de livres proposée par la professeure documentaliste portaient sur plusieurs genres littéraires : album, livres documentaires, théâtre, poésie, romans mais aussi bandes dessinées comme c’est le cas ici.

Les oiseaux ne se retournent pas a été publié en 2020. C’est la première bande dessinée de Nadia Nakhlé. C’est l’éditeur Delcourt dans la collection Mirages qui a publié son roman graphique. Plus tard, elle en fera une autre, « Zazar Bizar« , en 2021.

​​Voici l’histoire de son premier ouvrage : 

Amel Saêna, orpheline de 12 ans, est forcée de quitter sa ville natale dans un pays du Moyen-Orient, avec tous les autres habitants, à cause d’une guerre atroce qui vient d’éclater. Elle s’enfuit avec la famille Hudhad, des voisins, à laquelle ses grand-parents l’ont confiée. Hélas, rien ne se passe comme prévu : Amel perd, sous sa fausse identité, cette famille chargée de l’accompagner jusqu’à la frontière et se retrouve à l’abri dans un camps de réfugiés, mais seule. Plus tard, elle se liera d’amitié avec Bacem, un joueur de oud qui ne veut plus faire la guerre. Grâce à lui, elle échappera à l’enfer.

Ce livre m’a beaucoup plu par son réalisme car cette guerre et l’exil des habitants du pays attaqué m’a fait penser à la tristesse des Ukrainiens confrontés à l’attaque russe. Ce livre est bouleversant car il nous raconte l’enfer que vit une  jeune fille pour échapper au malheur qu’est la guerre .

J’attribue la note de 4/5 à ce livre car il est très poétique grâce aux différentes poésies et aussi grâce aux dessins de Nadia Nakhlé : ils sont très élégants avec l’utilisation du fusain, ils sont aussi très nets et précis dans les mouvements. Toutefois, ce qui m’a un peu dérangé est le manque d’informations sur certains personnages notamment la famille Hudhad et les grand-parents d’Amel car on ne sait pas ce qui leur est arrivé.

​Je recommande ce livre à ceux qui aiment les histoires émouvantes et réalistes . 

​Voici quelques citations pour vous donner envie de plonger dans cette bande dessinée :

« Pourquoi , moi , j’ai eu la chance de survivre.

Pourquoi pas toi ? Pourquoi pas elle. Pourquoi pas eux . » p.118

​ »Les oiseaux ne se retournent pas , ils reviennent . » p.217

Eléna

La semaine de la presse

La semaine de la presse et des médias s’est déroulée la semaine du 27 mars au 1e avril. Elle a comme objectif d’aider les élèves à comprendre l’univers des médias.

Jeudi 31 mars, pendant l’atelier journal habituel, Anne, Mme Josserand et Elianne ont organisé une séance un peu spéciale pour cette semaine spéciale. On avait plein de journaux, les quotidiens nationaux : le Monde, Libération, Le Figaro, La Croix et L’Humanité, un quotidien régional, le Parisien, et des journaux hebdomadaires, Charlie Hebdo et le Canard enchainé (on a appris que ces journaux sont des journaux satiriques avec beaucoup de caricatures et des dessins de presse) et un journal gratuit que l’on trouve dans le métro, 20 minutes, à notre disposition.

Il fallait sélectionner un article que l’on trouvait intéressant, le coller sur une grande feuille, mettre un commentaire en dessous pour donner un nouveau titre et surligner les passages qui nous semblaient importants. On a fait plusieurs rubriques : Société, Sport, International… avec des sujets sur Netanyahou, la réforme des retraites ou Mike Maignan.

Cette séance nous a aidé à comprendre comment travaillent ou écrivent les vrais journalistes. Les articles seront affichés au CDI et j’espère que vous viendrez les voir.

Emile

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