Convention citoyenne sur les temps de l’enfant

Le 23 novembre, les 130 citoyens tirés au sort pour travailler sur la question du rythme des journées des écoliers, des collégiens et des lycéens ont présenté leur travail. « Comment mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu’ils soient plus favorables à leurs apprentissages, à leur développement et à leur santé ? »  était la question à laquelle ils devaient répondre.

Dans leur rapport, ils évoquent une semaine de 5 jours, des cours « théoriques » qui se terminent le matin pour laisser place l’après-midi à du sport, de la musique et des arts plastiques. Commencer les cours à 9 heures et les finir à 15 heures est une autre option qui figure dans le dossier. Cette proposition a été approuvée par certains scientifiques, disant que, chez les adolescents, le taux de mélatonine (molécule dans le cerveau qui à un effet soporifique, qui fait s’endormir) parvient plus tard le soir que dans le reste de la population. Conséquence : les adolescents peuvent être des « couche-tard », « lève-tard ». Ils sont alors décalés par rapport au rythme scolaire. D’autres propositions, concernant les collégiens et lycéens, aborderaient le fait de raccourcir les cours à 45 minutes, pour pouvoir mieux se concentrer. Les membres de la convention évoquent encore le fait de faire les devoirs à l’école, pour avoir du temps libre chez soi.

Malheureusement, les préconisations des conventions peuvent être ignorées par le pouvoir exécutif (la présidence de la République comme les différents ministères) et l’Assemblée nationale. On l’a vu avec la précédente Convention sur l’écologie. Les écoliers, eux, sont bien sûr favorables à ce changement, car ils pensent que les journées sont trop chargées et que l’on ne peut même plus se souvenir le soir de ce que l’on a fait au début de la journée !

Olivia

Les résultats de la COP 30, sont-ils satisfaisants ?

La COP 30, la Conférence Internationale pour le climat, organisée par les Nations Unies s’est déroulée du 10 au 22 novembre à Belém, dans le nord du Brésil. Depuis 30 ans, un grand nombre de nations se réunit chaque année pour faire face au dérèglement climatique. Nous savons aujourd’hui que le défi de ne pas dépasser les 1,5 degrés de réchauffement à l’horizon de 2030 a échoué mais qu’il faut continuer à agir sinon ce sera la cata.

Un des enjeux de cette COP 30 était donc d’inscrire dans les textes la réduction importante de la consommation des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) responsables à 80% des émissions de CO2, le but ultime étant d’arrêter d’en utiliser

De ce côté là, c’est… raté ! Des pays comme les Etats-Unis (qui n’étaient même pas officiellement présents à la COP) ou l’Arabie Saoudite, des pays producteurs et vendeurs de pétrole, n’auraient pas signé les accords finaux qui réclament l’unanimité de tous les pays.

On espère que pour l’année prochaine les nations se rendrons à la raison !!!

Elisa, Jeanne

Le choix de Sonia

Jeudi dernier un documentaire a été diffusé sur France.TV à l’occasion de la commémoration des attentats terroristes du 13 novembre 2015. Ce documentaire en quatre épisodes raconte comment Sonia (c’est un nom d’emprunt) a fait le choix de dénoncer à la police Abdelhamid Abaaoud, un des terroristes ayant mitraillé les terrasses parisiennes, et le chef de l’ensemble du groupe ayant attaqué le Stade de France et le Bataclan.

Sonia hébergeait la cousine du terroriste, Hasna Ait Boulahcen, et c’est par son intermédiaire qu’elle se retrouve en contact avec lui. Elle prévient alors la la police qui repère le terroriste dans sa planque à Saint-Denis. Le 18 novembre 2015, juste avant qu’elle ne donne l’assaut, Abaaoud se fait sauter avec sa ceinture d’explosifs.

Depuis, Sonia vit sous une autre identité, cachée. Personne, à part sa famille très proche (son compagnon et ses deux enfants) ne connait son adresse. Elle est en permanence sous protection policière. Malgré ces conditions de vie, elle dit qu’elle ne regrette absolument rien de ce qu’elle a pu faire mais qu’elle voudrait être « Mme Tout le monde » alors qu’elle est « Mme Personne ». Bien qu’elle s’en défende, pour nous, c’est une sorte d’héroïne !

Olivia et Giulia

Voir le documentaire en replay : https://www.france.tv/france-2/13-novembre-le-choix-de-sonia/

Commémoration des attentats du 13 Novembre

Les commémorations des 10 ans des attentats du 13 Novembre 2015, qui ont fait 132 morts et des centaines de blessés au Stade de France, au Bataclan et sur des terrasses de café ont eu lieu jeudi dernier à Paris.

 Crédit photo : Joséphine Brueder/Ville de Paris

Nous, à l’époque, on avait 2 ans. Nous ne nous souvenons pas de cette soirée mais nos parents nous ont raconté où ils étaient et leur ressenti car tous ceux qui ont vécu ce moment, ont été marqués à vie. Des terroristes islamistes avaient décidé de tuer, au nom de leur dieu, des gens qui voulaient faire la fête, écouter de la musique, assister à un match de foot et boire un verre entre amis.

Jeudi dernier, un jardin du souvenir a été inauguré juste derrière l’Hôtel de Ville, pour rendre hommage aux morts, en présence d’Emmanuel Macron, d’Anne Hidalgo, des victimes et de leurs proches.

Louise, Jeanne et Diane

Attaque sur l’île d’Oléron, que sait-on ?

Mercredi 5 novembre, Jean G. a percuté volontairement 5 personnes avec sa voiture sur l’île d’Oléron. Vu qu’il a crié « Allah Akbar » pendant son passage à l’acte, on a pu penser que c’était un attentat islamiste. Pourtant le procureur en charge de l’affaire, Arnaud Laraize, ne l’a pas mis dans cette catégorie-là.

En effet, il semblerait que Jean G., qui souhaitait se suicider après avoir commis son crime en faisant exploser sa voiture, soit plutôt une personne qui a des problèmes psychologiques. La police indique qu’il tenait, lors de son audition, « des propos manquant de cohérence marqués de troubles de la personnalité ». Selon Arnaud Laraize, l’enquête n’a pas permis, à ce stade, de « déterminer de liens avec des organisations terroristes ou avec toute autre personne connue des services spécialisés de renseignement, ni de consultation de propagande djihadiste. »

Tessa

L’enquête sur le cambriolage du Louvre avance

image via Canva

Doudou cross bitume est le suspect n°1 du cambriolage du Louvre qui a eu lieu le 19 octobre entre 9h30 et 9h37. Il a été arrêté le 25 octobre car on a retrouvé des traces de son ADN sur la vitrine qui a été fracturée et sur des objets abandonnés sur place.

Evidemment, Doudou cross bitume est un pseudo, utilisé par Abdoulaye N. sur les réseaux sociaux, où cet habitant d’Aubervilliers de 39 ans, est connu pour ses performances physiques de « street workout », et ses rodéos sauvages à moto.

Même s’il a reconnu une partie des faits, Abdoulaye N. n’a pas révélé où étaient passés les bijoux qui sont toujours dans la nature. Il y en a quand même pour 88 millions d’euros !

Salomé, Lyra, Inès

Élections municipales à New York

Enfin une bonne nouvelle ! Ce mardi 4 novembre ont eu lieu les élections municipales à New York (la capitale financière de la planète) et Zohran Mamdani a été élu. Du haut de ses 34 ans, il devient le plus jeune et le premier musulman, maire de New York depuis un siècle. Il est de gauche, c’est un socialiste, du parti démocrate opposé au parti républicain de Trump.

Bingjiefu He, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Le président américain a déclaré, « Voyons comment un communiste s’en sortira à New York. » Ce qui montre son scepticisme envers l’élection de Mamdani et sa colère contre lui, sachant qu’aux Etats-Unis être « communiste » est la pire des choses. Trump a d’ailleurs menacé (avant l’ élection) les électeurs de supprimer les fonds à la ville si le jeune candidat démocrate était élu. Drôle de coïncidence, Mamdani a été élu un an après la réélection de Donald Trump !

Ses principales idées sont de réduire le coût de la vie en rendant les crèches et les transports en commun gratuits, et bloquer les loyers. On espère qu’il tiendra tête au président et qu’il permettra de le faire tomber. Voilà un espoir qui renaît pour le parti démocrate !

Diane, Jeanne et Joseph

L’étendard de One Piece, symbole de révolte pourquoi ?

Le drapeau de l’équipage pirate de Luffy, dans One Piece, est brandi dans des manifestations un peu partout dans le monde au Maroc, au Népal, au Pérou, à Madagascar, en Indonésie… Comment et pourquoi ce drapeau pirate est-il devenu un symbole de révolte de la jeunesse contre le pouvoir en place partout dans le monde ?

Sur ce drapeau, on reconnaît immédiatement le symbole de One Piece, ce crâne souriant qui porte un chapeau de paille car tout le monde l’a déjà vu. En effet, le manga de Eiichiro Oda a connu, depuis sa sortie dans les années 90, un succès mondial en se vendant à des millions d’exemplaires. Il est d’ailleurs traduit dans 40 langues. Il est donc une référence pour toute une jeune génération. Il raconte l’histoire de Luffy, le capitaine d’un équipage de pirates en quête d’un trésor mais aussi de liberté et luttant contre un gouvernement corrompu. Les revendications, ce pour quoi des jeunes luttent un peu partout sur la planète sont très similaires : dénoncer des systèmes politiques défaillants, inégalitaires et élitistes.

D’après le philosophe Richard Mèmeteau, « l’idée de pirate est associée à celle de subversion, de rejet d’un ordre illégitime », ce n’est donc pas étonnant que ce drapeau pirate ait été choisi par la jeunesse qui rejette la corruption. En plus, il ajoute que le manga One Piece est porteur d’espoirs. Le manga condense pas mal d’idées dans lesquelles se retrouve la jeunesse : la contestation mais aussi la fraternité, l’entraide, la justice et la liberté.

C’est aussi parce que la jeunesse ne se reconnaît plus dans les drapeaux et partis politiques traditionnels qu’elle invente ses propres codes, nous explique Danielle Tartakowsky, historienne spécialiste des mouvements sociaux. « Cette population, qui n’a pas forcément la culture de la lutte, réinvente quelque chose ».

Les réseaux sociaux jouent aussi un rôle important dans ces mouvements sociaux. En s’inspirant les uns des autres, ils se reproduisent dans différents endroits du monde.

Lyra, Salomé

Nicolas Sarkozy en prison

Le 21 octobre prochain, Nicolas Sarkozy, ex-président de la République entre 2007 et 2012, dormira à la prison de la Santé à Paris.

Nicolas Sarkozy lors de sa campagne électorale à Toulouse en 2007 / image Guillaume Paumier, CC BY-SA 2.5 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5, via Wikimedia Commons

C’est une première historique pour un président français ! Le 25 septembre, Nicolas Sarkozy, a en effet été reconnu coupable « d’association de malfaiteurs ». Une association de malfaiteurs est, selon la loi, « tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou délits ». Concrètement, il a été reproché à Nicolas Sarkozy, pour financer sa campagne électorale de 2007, d’avoir tenté avec des complices d’obtenir de l’argent du colonel Kadhafi* qui était, à ce moment là, le dictateur au pouvoir en Lybie. C’est absolument illégal !

Sarkozy a été condamné à 5 ans de prison. Mais, il y a de fortes chances qu’il n’y reste pas aussi longtemps, ses avocats pouvant réclamer sa mise en liberté dès son incarcération. Les conditions de sa détention seront aussi meilleures que celles des autres prisonniers : il sera seul dans sa cellule, il bénéficiera d’une plaque vitrocéramique pour cuisiner, d’un petit frigo, d’une télévision, de sanitaires (toilettes et douche) et d’un téléphone fixe.

Yesmina

*Il faut savoir que ce dictateur était responsable d’un attentat contre un avion dans lequel 54 Français ont perdu la vie.

Nouveau prix Nobel de la paix

Maria Corina Machado / image SantanaZ, CC0, via Wikimedia Commons

Donald Trump qui convoitait le Nobel de la paix doit se morfondre : le prix a été décerné, vendredi 10 octobre à Oslo, à Maria Corina Machado, pour ses efforts « en faveur d’une transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie ». L’année dernière elle avait déjà reçu le prix des Droits de l’homme Vaclav-Havel décerné par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit du Parlement européen.

Agée de 58 ans, Maria Corina Machado est une ancienne députée du Venezuela, chef de file de l’opposition au régime en place de Nicolas Maduro. Surnommée la « libératrice » par ses partisans mais se sentant menacée, elle vit dans la clandestinité depuis les élections de juillet 2024. Si elle se bat pour des élections libres et équitables et se présente comme une « centriste », son adhésion en 2020 à la Charte de Madrid, avec le parti d’extrême droite espagnol Vox, « contre le narco-communisme, la gauche et le crime organisé », son soutien en 2023 au président argentin Xavier Milei et ses prises de position ultralibérales en matière d’économie la rangerait plutôt (très) à droite.

Joseph