Après les blindés, voilà les avions ! Le 8 février, en visite officielle (et impromptue) en Europe, au Royaume-Uni d’abord, puis en France et aujourd’hui 9 février à Bruxelles, Volodymir Zelinsky renouvelle ses demandes d’aide militaire auprès de ceux qui soutiennent l’Ukraine contre la Russie.
Les livraisons d’avions
Depuis quelques temps, Kiev demandait de plus en plus d’avions de chasse de conception occidentale. Face à cette demande, les pays membre de l’Otan se sont prononcés : les Pays-Bas ont annoncé qu’ils allaient étudier la question avec « l’esprit ouvert », notamment pour livrer des F-16 qu’ils comptaient de toutes façons remplacer par des F-35. La Pologne n’a encore rien dit, mais suivra la marche de l’Otan. L’Allemagne et les Etats-Unis, quant à eux, ont catégoriquement refusé toute livraison d’avions. Enfin, la France ne s’est pas encore prononcée, mais pourrait peut-être livrer d’anciens mirages 2000, bien que, comme on l’a dit dans un précédent article, la France ait une carence en effectifs, dans les chars comme dans les avions, on parle de 200 avions de chasse.
La formation de pilotes ukrainiens
Volodymir Zelinsky s’est d’ores et déjà entendu avec le premier ministre britannique, Rishi Sunak et le Royaume-Uni a promis de former sur son sol des pilotes ukrainiens au combat aérien. Ceux-ci s’entraineront avec 30 Eurofighters (avions de chasse européen). D’autre part, l’Angleterre a prévu de former 20 000 nouveaux soldats ukrainiens contre 10 000 l’année dernière.
Fin janvier, des archéologues ont découvert 35 sarcophages et 60 squelettes ENTIERS et très bien conservés à Bordeaux, dans le centre ville, près de la place des Martyrs de la Résistance, pendant des fouilles préventives pour des travaux de voierie.
Une nécropole du Haut Moyen Âge (VIe, VIIIe après J-. C.) découverte en plein centre ville de #Bordeaux. 35 sarcophages en pierre, 60 individus. Les fouilles continuent. @RTLFrance @RTLMidi pic.twitter.com/Co4QLudN23
Il s’agit d’une nécropole, les sarcophages sont en pierre calcaire et les squelettes datent du haut Moyen-Age, enterrés dans une fosse profonde de 1m50 .
Les sarcophages »s’organisent en rangés et s’alignent certainement devant un bâtiment ou une croix », explique Camille Vanhove, responsable de l’archéologie préventive pour la métropole de Bordeaux
Les archéologues vont répertorier tous les ossements et vont les analyser pour savoir s’ils appartenaient aux membres d’une même famille, si ces gens étaient bien ou mal nourris, malades… Cela devrait contribuer à l’histoire de la ville.
Les recherches sont actuellement en cours et vont s’arrêter au mois de mai.
Avez-vous déjà entendu parler de Blackpink, le girl groupe coréen le plus connu du monde ?
Le retour sur scène des Blackpink était énormément attendu par les fans, trois ans après leur première tournée mondiale. Pour le plus grand bonheur de leurs admirateurs et admiratrices, elles sont passées en France il y a quelques mois à peine, c’était en décembre dernier. A Bercy, la foule était présente et des lumières roses brillaient de mille feux dans la rue et moi, j’y étais.
Le concert commençait à 20 heures et se finissait vers 22 heures 30. Leurs fans se nommant les blincks étaient au rendez-vous et les places pour les deux jours se sont vendues en quelques heures seulement. Une queue gigantesque se trouvait devant la boutique officielle du groupe, devant la salle de concert.
Mais, la dernière actualité des Blackpink c’est d’avoir participé au Gala caritatif des pièces jaunes le mercredi 25 janvier (diffusé sur France2 le 28 janvier) en présence d’Emmanuel et Brigitte Macron – Brigitte Macron étant la présidente de l’association des Pièces jaunes (l’argent récolté est donné aux hôpitaux).
A la suite de cet évènement, elles ont été invitées par le couple présidentiel à l’Elysée. A cette occasion, elles portaient toutes des vêtements des créateurs français Saint Laurent, Céline, Dior et Channel dont elles sont les « ambassadrices ».
Un général américain, Michael Minihan, a fait part dans une note interne que son « instinct [lui] dit que nous [les Américains] combattrons en 2025« , probablement autour de Taiwan, petite île qui capte l’attention depuis quelques années. Ces propos ont été confirmés par le Pentagone (ministère de la Défense des Etats-Unis) à l’AFP. Ce même officier exhorte ses camarades à s’entrainer pour un conflit type Ukraine. Et ce mardi, la France concluait des accords politiques avec l’Australie, alors que les deux pays étaient en froid depuis une affaire étroitement liée à l’impérialisme chinois. L’occasion pour nous de revenir sur cette île du Pacifique tant convoitée par les grandes puissances du moment, les Etats-Unis et la Chine.
Le problème taiwanais et son Histoire
Le problème remonte il y a bien longtemps. Taiwan, officiellement « République de Chine », est un territoire composé de 168 îles, la plus grande étant Taiwan elle-même. Ce territoire a une histoire particulièrement lié à la Chine. Il faut d’abord se plonger dans les années 40-50 pour comprendre les tensions des « deux » Chines.
Drapeau de la « République de Chine »
Dans les années 1940 une lutte oppose les Chinois : les uns sont communistes et les autres nationalistes. Les communistes gagnent la guerre civile et la Chine devient « République populaire de Chine« . Le meneur des nationalistes se réfugie à Taiwan, territoire alors appartenant à la Chine. Il y crée un état différent de l’état continental, la « République de Chine« , qui est reconnu par l’ONU jusqu’en 1971. Un énorme transfert de population survient alors, les Chinois nationalistes se réfugiant à Taiwan.
La République de Chine perd peu à peu ses territoires insulaires grignotés par la Chine populaire. Ils se résument à l’île de Taiwan et des archipels composés de 167 îles.
Venons en maintenant à la Chine. Depuis 2012, elle est dirigée par le dictateur Xi Jinping. Cet homme a des ambitions pour son pays. Il veut en faire une grande puissance… et y parvient : la Chine est très puissante. Elle s’est forgée une bonne place en Asie orientale et a de solides alliés autours d’elle (Russie, Corée du Nord). Mais aucune grande puissance ne peut prétendre à un statut de géant mondial si elle n’assure pas sa domination sur les mers. Problème: la Chine a certes une très large bande côtière, mais elle est entourée par des archipels volcaniques qui sont tous alliés aux Etats-Unis. Pour empirer la situation, les espaces maritimes chinois sont peu profonds, donc peu propices à une guerre de sous-marins.
Sur cette carte, on voit la Chine étouffée par les Alliés. De plus on voit le relief océanique: peu profond à côté de la Chine, mais profonde dépassé les archipels volcaniques / image Kenzo
On comprend donc qu’en plus d’un enjeu politique et historique, c’est l’avenir du géant Chinois qui est en jeu.
Les stratégies du nouvel Empire
Au grand dam de la Maison Blanche, la Chine entreprend un immense projet en matière d’armement, dans la Marine surtout. Avec son industrie qui fournit les trois quarts du monde, elle a de quoi faire rougir l’Oncle Sam. Exemple: en avril 2021, Xi Ximping inaugure 3 bâtiments (les bateaux) en même temps, dont un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (qui peut envoyer des missiles nucléaires). Il adopte aussi une politique de terreur sur les mers.
Des milices de pêcheurs endoctrinés attaquent des bateaux étrangers. Un exemple frappant illustre bien ce type d’action. Dans les eaux territoriales du Vietnam, en 2014, une milice chinoise percute et coule un navire vietnamien. L’évènement, sauvegardé dans une vidéo, a eu plusieurs cousins : on dénombre ainsi des actions de ce type partout en mer de Chine, à commencer par Taiwan, où les pêcheurs ont peur d’aller exercer leur métier sur les eaux de leur village, de peur de subir le même sort que leurs homologues vietnamiens.
Mais la stratégie est bien trouvée, à chaque fois, les actions ne sont ni assez graves pour qu’il y ait une guerre ou un conflit avec le pays concerné, ni trop banales pour passer inaperçues. Les populations sont donc terrorisées et les gouvernement ne peuvent pas faire grand-chose. De plus, ces pêcheurs-miliciens restent des civils, et l’armée américaine qui avait conclu des accords avec les pays agressés ne peut rien faire, car attaquer les miliciens, ce serait attaquer des civils et bafouer le droit international. C’est ce problème qui est le moteur de l’escalade.
Les Chinois grignotent aussi peu à peu des îlots, voire des rochers, comme les îles Spratley, qui parfois appartiennent à des Etats voisins comme les Philippines. Et à chaque fois, l’armée américaine ne peut et veut rien faire, car « est-ce qu’on a vraiment envie de déclencher une guerre avec la Chine pour un îlot des Spratley ? Objectivement, Non » évalue le vice-amiral français Vaujour.
Tous ces évènements se passent dans une région stratégique du monde, qui contrôle notamment plusieurs détroits maritimes où les bateaux remplis de marchandises sont obligés de passer à moins de contourner par l’Australie. Il serait donc capital de contrôler la zone en cas de guerre.
Ici, on voit une image satellite montrant une base d’hélicoptère dans une île Paracel, en mer de Chine du Sud
La Chine, comme on l’a vu, ne peut pas s’étendre plus haut car elle est coincée par les Alliés. Par contre, s’étendre plus bas et avoir un œil sur ces détroits mondiaux est très intéressant pour Pékin. Ainsi, les îlots naturels sont agrandis artificiellement pour créer de véritables bases pour asseoir la souveraineté contesté de la Chine dans la zone.
Les détroits qui donnent accès au Pacifique pour les bateaux venants d’Europe et d’Afrique sont très convoités… La Chine a des ambitions plus au Sud, quitte à bafouer le droit international. Elle bafoue les ZEE (Zone Economique Exclusive) des Etats voisins et entame une « conquête pacifique », sans conflit ouvert / image Kenzo
Les réactions occidentales
Pour contrer l’impérialisme chinois, certains Alliés ont conclu des accords de vente de sous marins (accords Aukus). En effet, c’est le défaut principal des Chinois qui, comme on l’a dit, ont un rivage peu profond. L’Australie a acheté 8 sous-marins aux Etats-Unis (avec le partenariat du Royaume-Uni), ce qui a pour conséquence de mettre en froid Australie et France, ces deux pays ayant au préalable conclu eux aussi un accord de vente de sous-marins. Ce traité, bafoué, avait stoppé les relations cordiales entre Français et Australiens.
L’Australie a raison de s’inquiéter et de se réarmer : le 3 juin 2019, un groupe d’assaut amphibie chinois de plus de 700 militaires, venus droit de l’Empire du milieu, entre en grande pompe dans le port de Sydney. Cet évènement est d’autant plus marquant que les navires chinois n’ont pas été repérés par la défense australienne. Un message de puissance de la part du communisme chinois. De plus, la Chine multiplie des bases aéro-maritimes dans les archipels du Pacifique qui entourent l’île aux Kangourous, la coupant carrément de l’Oncle Sam.
Heureusement, les Français et les Australiens ont conclu de nouveaux accords pour aider l’Ukraine main dans la main. Les deux pays sont « réconciliés »…
Les conséquences
Ces évènements à forte résonnance mondiale entrainent d’une part une coopération militaire inédite entre les pays du Pacifique et des liens resserrés contre les dictatures asiatiques (Russie, Chine, Corée). D’autre part, et ceci est accentué par la crise ukrainienne, une perte de confiance envers les Etats-Unis. En effet, cette perte de confiance est comparable à celle de l’Ukraine face à l’Europe : alors que les puissances européennes étaient prête à partir en guerre pour l’Ukraine, elles ont en fait livrés les Ukrainiens à eux-mêmes. Les Etats-Unis ne sont pas intervenus pour défendre le rocher des Philippine conquis par les Chinois.
Et je pense que c’est là toute la stratégie de Pékin : détruire son ennemi américain pour avoir les mains libres. « Face à la Chine, vous n’êtes pas en position de force pour négocier. Vous ne l’avez jamais été, depuis 20 ou 30 ans. Le peuple chinois n’accepte pas ça » déclare un émissaire chinois au Secrétaire d’Etat américain.
Xi Jinping veut donc se tailler sa place dans le monde, quitte à enfreindre le droit international.
L’instinct du général américain aura-t-il raison ? En cas de guerre Chine-Taiwan, les Etats-Unis hésiteront-t-ils à employer leur flotte dont l’industrie chinoise se moque ? Si les Etats-Unis n’interviennent pas, alors ce sera un renversement des alliances et la perte de crédibilité de Biden ? Si oui, la France participera-t-elle à ce conflit peut-être nucléaire ?
La manifestation du 31 janvier à Paris / photo P. Crubézy, image libre de droit
Mardi 31 janvier s’est déroulée la 2e journée de mobilisation contre la réforme des retraites proposée par le gouvernement. Les manifestations ont rassemblé encore plus de monde que lors de la journée du 19 janvier, 500 000 personnes à Paris selon les syndicats et 87 000 selon le ministère de l’Intérieur.
Au collège, plusieurs professeurs étaient en grêve. Mais sur l’ensemble du territoire, le nombre de grévistes dans l’enseignement était en baisse par rapport à la semaine dernière.
Il faut savoir que quand on est en grève, on ne touche pas son salaire. On nous annonce une nouvelle journée de mobilisation mardi prochain, le 7 février. Cela risque d’être compliqué pour les gens qui en seront à leur 3e journée de grève et verront, à la fin du mois, leur paye bien diminuée ! Et si la mobilisation se poursuit, comment vont-ils pouvoir faire ?
Char Léopards 2 de la Bundeswehr- Image libre de droit
Après tant d’attentes et de pressions diplomatiques, les deux pays de l’OTAN qui subissaient les demandes continues de Zelinsky, se sont enfin décidés à envoyer du matériel lourd. Les fameux Léopards 2 (Allemagne) et M1 Abrams (Etats-Unis) vont être livrés prochainement. Tandis que l’Ukraine accueille ce geste avec gratitude, l’état-major d’Emmanuel Macron hésite fortement à envoyer la fine fleur de la cavalerie française, les chars Leclerc…
Mercredi 25 janvier, devant le Parlement allemand, le chancelier Olaf Scholz a fait part des intentions de l’Allemagne : autoriser tous les pays européens qui possèdent des chars allemands Léopards 2 à les envoyer à l’Ukraine, pour l’aider à préparer une contre-offensive.
Blindé lourd américain, M1 Abrams- Image libre de droit
Cette décision est suivie dans la journée de la décision des Etats-Unis d’envoyer 31 chars Abrams, la fierté américaine de sa cavalerie blindée lourde, toujours pour aider l’Ukraine.
Ces décisions ont une grande influence de part et d’autre de la ligne de front. Volodymir Zelinsky est quant à lui « sincèrement reconnaissant« , tandis que l’ambassadeur russe en Allemagne affirme que « c’est une décision extrêmement dangereuse qui va amener le conflit vers un nouveau niveau de confrontation. Cela nous persuade une fois encore que l’Allemagne, à l’instar de ses alliés les plus proches, ne veut pas d’une solution diplomatique à la crise ukrainienne, et qu’elle veut une escalade permanente« .
Les conséquences
Kiev a maintenant la fine fleur de la cavalerie blindée mondiale, ce qui va la changer des vieux véhicules soviétiques à moitié rouillés qu’ils possédaient jusque-là. L’état-major ukrainien peut maintenant préparer ses plans pour la suite de la campagne à travers la steppe ukrainienne.
La question des chars Leclerc
Autres chars reconnus : les blindés français lourds Leclerc. Ils suscitent une certaine agitation dans la presse ces dernières semaines. L’état-major français se tortille sur la question de livrer ou non des chars de ce type. Avant d’expliquer les raisons de cette hésitation, il faut déjà quelques informations sur ce fleuron de la cavalerie française.
Char Leclerc- Image libre de droit
Le char Leclerc date de 1990. Seule la cavalerie lourde de l’armée française en possède mis à part les Emirats-Arabes Unis et la Jordanie. Ils sont au nombre de 200 dans l’armée française ce qui est très peu par rapport aux grandes armées occidentales (Etats-Unis, Grande-Bretagne…). Ce faible effectif s’explique par le coût unitaire d’un char : plus de 8 millions d’euros, alors qu’un Léopars 2 coûte en moyenne 5 millions d’euros. Depuis que la France est en difficulté par rapport à son budget, le nombre de chars ne cesse de baisser. Il est aussi très cher à entretenir.
Nous sommes donc défendus par une petite centaine chars lourds, si on prend en compte que beaucoup d’entre eux ne sont soit pas opérationnels, soit en entretien. Une faible capacité donc de défense lourde.
Donc si la France hésite à envoyer ces blindés, c’est bien un problème d’effectifs : si on envoie une centaine de Leclerc en Ukraine, voire une cinquantaine, on peut dire adieu à notre défense, surtout que ces chars peuvent être détruits. Mais il y a une autre raison : ces chars ne correspondent pas totalement au cahier des charges ukrainien. En effet, ces véhicules apporteraient à l’Ukraine un défi logistique immense (carburant, mécanique particulière). Le char Leclerc a été conçu pour être le meilleur char du monde, certes il détient de très belles performances, mais il ne dépassera jamais le Léopard qui n’est pas extraordinaire mais qui est bon partout (il conserve de belles performances tout en étant amphibie).
D’un autre côté, ce serait un geste de soutien énorme aux forces ukrainiennes de la part d’Emmanuel Macron.
La livraison apportera-t-elle l’aide attendue à l’Ukraine ? Macron décidera-t-il de livrer ses chars Leclerc ?
Nous aurons peut-être la réponse bientôt, pour notre plus grand bonheur ou pire…
Manifestation intersyndicale contre le projet de réforme des retraites des salariés du public & du privé à Sens dans l’Yonne, le 19 janvier 2023 / photo François GOGLINS, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons
Jeudi 19 janvier, la France a connu une importante journée de grève contre la proposition de loi du gouvernement de repousser l’âge du départ à la retraite de 62 à 64 ans. Au collège, la majorité de nos professeurs ont fait grève. Les transports (SNCF et RATP) ont été touchés ainsi qu’EDF (Electicité de France) et les raffineries de pétrole. Les manifestations dans tout le pays ont rassemblé de 1 à 2 millions de personnes.
On nous annonce une prochaine journée de mobilisation le mardi 31. Pourquoi ?
Malgré l’opposition à la réforme d’une majorité de la population (66% la semaine dernière, 72% cette semaine), le gouvernement n’a pas changé d’avis et va présenter son projet à l’Assemblée nationale au début du mois de février. Les syndicats qui représentent les travailleurs pensent donc qu’il ne faut pas lâcher la pression et continuer à montrer qu’ils ne sont pas d’accord.
En ce début de mois de janvier, l’Ukraine de Volodymyr Zelinsky a demandé des chars aux Occidentaux. Face à cette demande, les pays de l’OTAN, dont la France, ont décidé d’aider, toujours plus, l’Ukraine. Mais, pour la première fois dans cette guerre qui dure depuis bientôt 11 longs mois, les Britanniques de Rishi Sunak se sont décidés à envoyer du matériel lourd (chars d’assaut, artillerie) et franchissent le pas qui ne laisserait pas Poutine passif…
La commande ukrainienne
L’état-major ukrainien, depuis le début de l’année, met la pression sur certain pays occidentaux. En effet, pour poursuivre la guerre et tenir face à la Russie et ses ressources quasi-illimitées par rapport à l’Ukraine, il lui faut toujours, toujours plus d’armes pour ne pas être submergé par les Russes qui reprennent de l’assurance, notamment au nord de Donetsk. En l’occurence, Zelinsky a demandé des chars supplémentaires. Les pays de l’OTAN, voulant toujours plus aider l’Ukraine à gagner cette guerre, se sont investis comme jamais. On décompte notamment :
-La France de Macron va livrer ses vieux blindés AMX-10 RC, en service depuis la guerre froide.
-La Pologne, s’investit en voulant envoyer des chars d’origine allemande, les Léopards 2, mais l’accord de l’Allemagne se fait attendre. Il fournissent déjà un grand nombre de char d’assaut à l’Ukraine, mais ceux-ci sont vieux et de fabrication soviétique.
-Le Royaume-Unis de Rishi Sunak s’engage, et c’est historique, à envoyer des chars lourds, et non pas légers, comme le font ses homologues de l’OTAN. Ces Challengers 2 seront au nombre de 14, mais c’est surtout un geste symbolique de la part du Royaume-Uni.
-Des M2 Bradley pour les Etats-Unis, toujours des chars légers. Les Etats-Unis ont déjà fait beaucoup pour l’Ukraine, ils ont un réservoir immense de matériel militaire.
-Olaf Scholz, à la tête de l’Allemagne, réfléchit encore quant à livrer des Léopards 2, comme la Pologne. L’Allemagne est pressée de toute part, et on attend encore sa réponse. D’ailleurs, l’industrie allemande ne se dit pas prête à fournir les engins d’ici 2024. Les Allemands possèdent aussi des véhicules Marder.
AMX-10 RC de l’armée française, qui va être remplacé par le Jaguar. C’est un vieux char.- Image libre de droit
Plus de précisions sur le matériel envoyé
Il faut d’abord comprendre les notions de chars lourd et chars légers. Les chars lourds sont tout simplement plus lourds que les légers. Les chars d’assaut, par exemple, sont des chars lourds servant principalement à l’attaque et à « bousculer » les soldats au sol. Ils servent aussi à franchir une tranchée pleine de soldats, par exemple. Ils sont indispensables pour une offensive.
Les chars légers ont pour leur part différentes missions. Ils peuvent servir de char de reconnaissance (donc récolter des renseignement, en engageant éventuellement le combat) ou de soutien à l’infanterie (ils accompagnent et/ou transportent l’infanterie dans l’assaut).
On comprend que chaque type de char s’additionne à l’autre, qu’ils remplissent des missions bien spécifiques en fonction de leur fabrication.
L’AMX-10 RC est un char de reconnaissance et de soutien à l’infanterie. Conçu dans les années 70, puis mis en service en 1981, il participe à un grand nombre d’opérations. Il va être remplacé par le Jaguar dans les années 2020.
Le M2 Bradley est un char servant à accompagner les fantassins et à les transporter. Il date de 1981. Tout comme le Marder, qui lui aussi est très vieux et sert aussi de transporteur de troupes.
Les Challengers 2 sont quant à eux des chars lourds qui servent au choc et à bousculer les positions ennemies comme évoqué plus haut. Ils seront très peu à combattre en Ukraine.
Les Léopards 2 sont des chars moyens dont l’efficacité est reconnue au niveau international. Ils sont détenus par l’Allemage mais aussi par la Pologne.
Les raisons de cette demande
Beaucoup de spécialistes pensent que l’Ukraine a besoin de véhicules pour préparer une grande contre-offensive. En effet, depuis le retour de l’hiver et le gel de la boue, les déplacements sont plus autorisés (les véhicules s’embourbent moins). Donc, souvenez-vous, on était revenu à une guerre statique au tournant d’avril 2022. Malgré quelques contre-offensive brillantes (percée dans le Nord, prise de Kherson…), la guerre était restée une guerre de positions, comme en 1916… On pourrait donc, avec des routes plus praticables, assister à des manoevres et des opérations de grandes envergure…
En ayant à disposition des véhicules de transport d’infanterie, de soutien à l’infanterie aussi bien que des véhicules de reconnaissance ou des chars d’assaut pour bousculer des positions ennemies, l’état major ukrainien espère ainsi changer le cours de la guerre.
Malgré tout, certains spécialistes affirment qu’une centaine chars ne feront pas la différence et que ce geste de la part des occidentaux est juste symbolique. En tout cas, les effets sur le terrain seront proportionnels au nombre de blindés promis.
Ces évènements changeront-ils le cours de la guerre ? Poutine va-t-il accuser l’OTAN de cobelligérance (ce que les états d’Occident font mais n’osent pas le faire vraiment, en envoyant des troupes par exemple) ?
C’est le retour du billet d’humeur ! 2023 c’est parti !
Bonne année à tous, meilleurs vœux, bonne santé et tout le tralala. Le président de la République nous a aussi fait part, dans une allocution, de ses vœux pour 2023. Seulement une phrase n’a pas provoqué l’unanimité… et pas la peine de se demander pourquoi !
« Qui aurait pu prédire la crise climatique ? »
La voilà la fameuse phrase ! Non mais oh ! C’est un peu fort de café quand même ! A croire que toutes les COP qui ont lieu chaque année importent peu à Emmanuel Macron. Et les six rapports du GIEC ? N’a-t-on pas non plus des bilans de plus en plus alarmants depuis plus de trente ans ?!
On commence dans les années 70 ou 80 où les alertes climatiques sont de plus en plus nombreuses. Dix ans plus tard : premier rapport du GIEC : sont prédits des feux de forêts, la sécheresse, des vagues de chaleur etc. Ca ne vous rappelle rien ? Comment M. Macron peut-il dire ça lors d’une allocution pour célébrer l’année 2023 ?
Depuis des années, nous constatons la hausse de la température. En été, la canicule est de plus en plus forte, en hiver, la neige est devenue rare. Il y a deux ans, elle avait recouvert les voitures et les trottoirs. Cet hiver les quelques flocons vus le matin ont fondu en touchant le sol !
Qui aurait pu prédire la crise climatique ? Même un enfant l’aurait dit !
De plus, cette phrase est très décevante de la part d’un candidat qui assurait s’engager dans la cause climatique. Sous-entendant qu’il était impossible de savoir ce qu’il se passerait, on a l’impression que le président cherche une excuse pour justifier l’inefficacité des Français (et donc la sienne) en 2022. En effet, les Français n’ont pas baissé leur production de gaz à effet de serre l’an dernier.
Mais est-ce une raison de nier l’évidence ? Pourquoi ne pas assumer et décider de faire mieux la prochaine fois ?
Emmanuel Macron répondra peut-être à ces questions suite au mécontentement des Français et à la réaction de climatologues et scientifiques sur les réseaux sociaux.
Cet hiver les coupures d’électricité risquent d’être fréquentes.
Pourquoi ?
La Russie qui nous fournit en gaz (gaz qui permet de fabriquer de l’électricité) est en guerre avec l’Ukraine. Comme nous soutenons l’Ukraine, la Russie ne veut donc plus nous vendre son gaz. Par ailleurs, une partie de nos centrales nucléaires (qui nous permettent aussi de fabriquer de l’électricité) sont en révision ou en réparation, le Covid-19 ayant ralenti leur maintenance. Cet hiver il sera donc compliqué de se fournir en électricité alors qu’il nous faut nous chauffer et que, la nuit tombant plus tôt, il nous faut aussi davantage nous éclairer.
Ce qu’on nous recommande (entre autres) pour cet hiver :
ne pas dépasser les 19 °C dans une pièce
éteindre la lumière quand on est pas dans la pièce
faire cuire plusieurs plats à la fois dans son four
privilégier les programmes « éco » des lave-linges et des machines à laver la vaisselle
réduire le temps de sa douche
Les restrictions envisagées par le gouvernement pour cet hiver et les préconisations en cas de coupure :
Les coupures d’électricité auront lieu en semaine, de 8h à 13h puis de 18h à 20h dureraient deux heures d’affilée au maximum par jour ;
Les établissements scolaires situés dans les zones concernées par les coupures pourraient fermer le matin pour éviter d’être sans lumière, sans chauffage et sans dispositif d’alarme.
Des trains et métros pourront être annulés pour éviter que des passagers se retrouvent bloqués en pleine voie. Concernant les déplacements en voiture, les feux tricolores et l’éclairage public ne fonctionneront pas en cas de coupure d’électricité. Il faudra donc limiter au maximum ses déplacements.
il est conseillé de ne pas prendre l’ascenseur quelques minutes avant la coupure (!!!)