Une énorme et étrange spirale bleue apparue dans le ciel en Alaska

Dans la nuit du samedi 15 avril en Alaska, un chasseur d’aurores boréales a vu apparaître en pleine nuit une énorme spirale bleue se déplaçant à grande vitesse au milieu dans le ciel.

Voici quelque photos du phénomène observé :

Mais c’est quoi cette spirale en fait ?

Le phénomène serait lié à une fusée de l’entreprise SpaceX, ou plus précisément de la fusée Falcon 9 de SpaceX qui transportait plein de satellites qui avait décollé quelques heures avant en Californie. 

Selon la dépêche AFP (Agence France Presse) « une fois la mission accomplie, l’étage supérieur est retombé en tournoyant, et la vapeur d’eau contenue dans les gaz d’échappement a gelé tout en captant la lumière du soleil en haute altitude, ce qui a provoqué le phénomène observé. »

Un phénomène similaire avait déjà été observé et cela risque de devenir de plus en plus fréquent parce que les missions spatiales se multiplient.

Virgile

 

Le nucléaire tactique russe en Biélorussie

Samedi 25 mars. Poutine, lors d’un entretien à la télévision russe, annonce qu’il déploiera une partie de son arsenal nucléaire, dans le contexte du conflit ukrainien. Simple question de sécurisation d’alliés ou provocation à l’Occident ?

Vladimir Poutine (2e à droite) et Alexandre Loukachenko (2e à gauche), lors d’une parade militaire à Moscou en 2020 / https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a9/2020_Moscow_Victory_Day_Parade_070.jpg/800px-2020_Moscow_Victory_Day_Parade_070.jpg?20200624125148

La réponse à l’envoi d’armes à uranium appauvri par le Royaume-Uni devait arriver. Avec soi-disant l’accord de Loukachenko (le président biélorusse), l’armée russe formera des équipages biélorusses à l’utilisation de charges nucléaires et construira les infrastructures requises pour. Le président russe se justifie : « Il n’y a rien d’inhabituel ici : les Etats-Unis font cela depuis des décennies. Ils déploient depuis longtemps leurs armes nucléaires tactiques sur le territoire de leurs alliés« .

Mais Poutine ne va pas trop loin : ces charges nucléaires seront tactiques et non pas stratégiques. Quelle est la différence ?

Le nucléaire stratégique

Le nucléaire stratégique se différencie du nucléaire tactique surtout par sa puissance et son utilisation. Les armes nucléaires dites « stratégiques » sont conçues pour détruire un objectif à grande échelle (par exemple une capitale) et pour causer énormément de dégâts. Elles peuvent effectuer des frappes « démographiques » (on peut qualifier ça de génocide).

De plus, les frappes stratégiques sont effectuées le plus souvent par des missiles balistiques (ex : le fameux missile Satan 2, le biceps de Poutine). Ces types d’engin ont une plus longue portée (dans les règlementations internationales, une arme n’a pas le droit de pouvoir faire le tour de la Terre, cela veut donc dire que nous sommes capables de fabriquer des armes ayant la capacité de faire 40000 km- le tour de la Terre).

Le nucléaire tactique

Le nucléaire tactique se définit, en théorie, limité au champ de bataille. Ainsi, il est employé sur des objectifs militaires précis, et n’est pas sensé faire de dégâts autour. Par exemple, un camp d’entraînement qui concentre beaucoup de soldats peut être visé ou rasé, tout en minimisant les dégâts le plus possible autour. Surtout, on peut lancer une charge nucléaire tactique depuis un simple canon, alors qu’on ne lance une arme stratégique qu’avec un missile.

Le nucléaire tactique dans le monde

Bien sûr, seules les grandes puissances qui possèdent l’arme nucléaire peuvent se permettre de varier leur arsenal nucléaire. Malgré tout, toutes les puissances nucléaires ne disposent pas de nucléaire tactique.

Les capacités tactiques nucléaires russes sont évaluées comme pouvant faire des dégâts conséquents dans un rayon de 5 km. Les Russes n’ont pas investi dans ce domaine, mais ils possèdent des réserves d’armes soviétiques (de l’époque ante-1990).

En France, ce type d’armement a été abandonné à la fin de la guerre froide. On s’est dit (à juste titre) que chaque frappe nucléaire, quelle soit tactique (avec des dégâts minimes) ou stratégiques (avec beaucoup de dégâts), aurait toujours un impact mondial et géostratégique. En d’autre mots, chaque frappe nucléaire tactique inclue une conséquence stratégique.

Et Poutine joue avec le feu…

Ainsi Poutine ne menace pas de détruire l’Ukraine avec une frappe stratégique. S’il faisait ça, il y aurait des conséquences internationales, donc stratégiques, de la part des Occidentaux. Des sanctions économiques plus violentes ? Des représailles purement militaires ?

Mais le Kremlin ne cherche pas pour autant la guerre, et je pense que son chef veut « tester » les pays de l’Ouest. Les mener à bout, et surtout connaitre leur limites. Comme pour l’affaire de l’avion russe percutant un drone américain au large de l’Ukraine, on est à la limite d’une provocation ouverte…

Kenzo

Rapport du GIEC, rien n’est perdu !

Ce lundi 20 mars, le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a publié un nouveau rapport suite à huit années de travaux et de recherches. Ce rapport, dans une période comme la nôtre, était très attendu car, on ne peut le nier, la situation climatique (qui est bien sûr due aux actions humaines) laisse à désirer…

Quelques chiffres

Si on résume les faits en chiffres, ce ne sont que 18 pays qui ont réussi à réduire leur consommation énergétique pendant plus de dix ans et ce faible résultat entrainerait une hausse de la température de 2,5°C voire plus en 2100 ! Les conséquences sont déjà visibles et se poursuivront dans les années à venir : on estime que 3,3 à 3,6 milliards d’habitants sont vulnérables au changement climatique. On retient par exemple les insulaires qui ne savent pas comment lutter contre la montée des eaux ou les nombreuses victimes des cyclones. La difficulté pour se nourrir et boire ainsi que la transmission de maladies (et j’en passe) seront de plus en plus grandes. Le comble est que les populations les plus pauvres et qui ont le moins participé au dérèglement climatique sont les premières touchées.

Des records

La Terre a battu plusieurs records : le taux de dioxyde de carbone n’a jamais été aussi haut depuis deux millions d’années, idem pour le méthane depuis 800 000 ans ! La hausse du mercure sur les 50 dernières années n’a jamais été aussi rapide depuis 2000 ans (au moins) et, en 2019, ce sont 59 milliards de tonnes de gaz à effet de serre qui ont été libérées à cause de la déforestation et des énergies fossiles !

Réchauffement climatique : ce qu'il faut retenir du nouveau rapport du  Giec, qui alerte sur les mesures "insuffisantes" prises à ce jour

source franceinfo

Le graphique est en anglais mais pas de panique, tout est visuel (c’est pas bien compliqué de comprendre que quand ça commence à être rouge on est mal…). On voit donc l’évolution de la température par rapport aux années 1900. C’est à partir des années 40 que ça commence en douceur (+0,25 °C) puis de 1980 à 2000 environ, ça s’intensifie un peu… On commence même à atteindre le +1°C… Et en 2020, ça ne s’arrange pas, c’est le début de la fin ! On est dans les +1,5° voire les +1,75°C ! C’est comme la fièvre, quand vous êtes à 39°C, ce ne sont que deux degrés en plus mais ce n’est pas hyper agréable…

Cinq scénarios

Bref, à partir de 2020, cinq scénarios sont possibles. On commence par le pire : si on continue à augmenter nos émissions de gaz à effet de serre et à polluer, en 2060 (on sera à la moitié de notre vie pour les jeunes collégiens !), on atteindrait trois degrés en plus, et au siècle suivant on est probablement pas en super forme… Le deuxième scénario (tout aussi rassurant…) ressemble au premier mais décalé d’une dizaine d’années. Enfin, avec le troisième, en 2100, les +2,75°C sont atteints. C’est pas génial, ça ne fait pas très envie et le dérèglement continuerait après 2100…

Positive attitude

Maintenant, positive attitude, on parle du scénario low qui serait pas trop trop mal (si on maintient un bon rythme écolo). En effet on voit qu’en 2100, la température serait à peu près stabilisée depuis 2050 à +1,75°C et pourrait redescendre. Et le dernier serait vraiment idéal (bien qu’il semble irréalisable) : on baisserait tellement notre production de gaz à effet de serre que, après avoir atteint un pic de 1,75°C en plus, la température pourrait avoir diminué de 0,5°C en 2100.

Bon, maintenant il ne reste plus qu’à agir, mais pas de panique : le GIEC nous a préparé un  » guide de survie pour l’humanité  » dans lequel chaque point a été négocié avec les représentants des pays membres (195 en tout). Voici quelques grands points pour qu’un des deux scénarios  » idéaux  » soit réalisé :

  • utiliser au minimum les énergies fossiles lorsque les centrales ne sont pas accompagnées de systèmes pour capter et stocker le dioxyde de carbone
  • favoriser au maximum la plantation d’arbres et de plantes vertes
  • utiliser des voitures électriques (électricité bas carbone)
  • changer son alimentation (limiter la viande car les élevages polluent)
  • protéger les terres et les océans
  • augmenter l’investissement dans le climat au niveau économique
  • atteindre la neutralité carbone avant 2040

Le plus important est d’y croire, la Terre a survécu à deux guerres mondiales et deux bombes nucléaires, pourquoi n’arriverions-nous pas à faire des efforts ?

Justine

Agression d’un avion russe sur un drone américain en Mer Noire : un risque d’escalade ?

Mardi 14 mars, deux avions russes et un drone Reaper américain survolaient la mer Noire côté Ukraine, lorsqu’un des deux avions Su-27 a percuté l’hélice du drone qui est devenu incontrôlable et qui a fini sa course sous les eaux. L’état-major américain ne s’est pas gêné pour accuser la Russie, la Russie dément…

Ce drone MQ-9 de la US Air Force opérait sa mission de surveillance de l’espace aérien en Mer Noire, et deux avions de chasse russes se sont approchés de l’appareil. Puis, un des deux engins russes s’est approché à deux reprises du drone, l’a survolé et a jeté du carburant sur ce dernier. Après s’être fait endommager l’hélice, les Américains perdent le contrôle du drone qui finit ses jours au large de l’Ukraine, en Mer Noire.

Les images récemment révélée par le ministère de la Défense américain, le Pentagone

L’état-major de l’armée de l’Air américaine réagit immédiatement

« Il s’agit d’un acte dangereux et non-professionnel de la part des Russes » déclare James Hecker. Il ajoute que « les actions agressives des équipages russes pourraient aboutir à des malentendus et une escalade involontaire« . Le pire, c’est qu’on ne connait même pas les motivations du pilote ni la suite de l’histoire pour les Russes: « Du fait de l’impact, la vidéosurveillance a été coupée pendant quelques secondes. On sait juste que le Su-27 est reparti vers sa base. Mais à quelques centimètres près, il aurait pu être très endommagé, voire détruit » précise l’armée américaine.

Drone MQ-9 ou Reaper appartenant à l’Armée de l’Air française. C’est un drone de fabrication américaine. à l’arrière, on voit l’hélice qui a été endommagé par le chasseur russe.

Est-ce un acte de guerre ?

Regardons les faits : les Russes abattent (par erreur ou pas) un aéronef allié, sans que les Alliés aient rien demandé… En théorie, les Américains pourraient très bien déclencher une guerre pour ce genre d’action. Surtout que le drone abattu est très onéreux, c’est donc une vraie perte pour les USA et pas un acte isolé.

Par contre, attention : le drone n’a pas été abattu par un missile ou par un obus (ce n’est donc pas un acte forcément volontaire), mais a été endommagé. Par accident ou non ? On ne le saura jamais, et les USA ne veulent pas forcément déclencher une guerre (peut-être nucléaire) pour un accident… si s’en est un. Que diront les médias (qui contrôlent l’opinion publique) ?

Que cherchent les Russes ?

De l’autre côté, le Kremlin affirment « on a pas fait exprès » (retour en maternelle ou quoi ?)… Comment ne pas faire exprès alors qu’on lâche du carburant en passant au dessus du drone près de 19 fois ? De plus, ce n’est pas la première fois que les pilotes russes violent les frontières et espaces aériens de l’Otan en les frôlant et en faisant trembler les équipages de surveillance aérienne otaniens.

A chaque évènement mineur, les Russes cherchent l’Otan sans le forcer à déclarer la guerre. Ainsi les forces de l’Otan en Europe de l’Est s’épuisent pour rien, et les Russes en sortent finalement vainqueurs.

Même avec toutes les sanctions internationales qui pèsent sur lui, Poutine n’a pas peur de provoquer l’ire de l’UE, l’Otan et la surpuissance américaine. Il sait très bien que l’Otan ne cherchera jamais la guerre et qu’il trouvera toujours le moyen de préserver la paix (même s’il faut ignorer des actes gravissimes et des pertes significatives, comme le drone Reaper).

Kenzo

Accident ferroviaire en Grèce

Photo Wikimedia Commons 

Dans la nuit du mardi 29 février, entre Athènes et Thessalonique en Grèce, une terrible collision a eu lieu entre deux trains circulant en sens inverse sur la même voie. Un train de marchandise a percuté un train de passagers. Sous le choc, les wagons en tête de train ont déraillé et provoqué un incendie, ce qui a emprisonné plusieurs personnes à l’intérieur des wagons. Le bilan est catastrophique : 57 morts. Les habitants du pays ont d’autant plus été choqués que la plupart des passagers étaient des étudiants.

Depuis cet accident, la colère a gagné la population. Les manifestations en Grèce se multiplient et dénoncent le manque de surveillance et le manque de moyens des services publics. Un manifestant interviewé a même déclaré a France Info : « Quand je commande une pizza, je peux la suivre sur mon téléphone. Pourquoi ce n’est pas possible de voir que deux trains roulent sur la même voie ? »

Dimanche 5 mars, plus de 12 000 personnes ont encore manifesté dans les rues d’Athènes. Hier, jeudi 16 mars, ils étaient 40 000 dans les rues d’Athènes et le pays était parlysé par une grève générale. Cet accident est, au départ, dû à une erreur humaine car le chef de gare avait peu d’expérience, mais il est dû aussi au manque de personnel qui a nettement baissé ces derniers mois sur le réseau ferroviaire du pays, après sa privatisation. Les manifestations visent l’Etat qui a bradé la compagnie et, depuis des années, aurait mal géré et laisser se dégrader l’organisation du réseau.

Emile

La retraite à 64 ans : pour ou contre ?

12h30

Pour certains, la question ne se pose même pas, c’est contre immédiatement, mais quelles sont leurs raisons ? D’autres sont pour et ont également des arguments.

Voyons voir ce qu’en pensent les journalistes de On se dit tout !

« Je suis plutôt indécise car je ne connais pas assez bien les arguments de ceux qui sont pour ou contre ».

« Personnellement, je suis totalement contre, qui pourrait être d’accord avec le fait de laisser les gens ayant des métiers très compliqués (éboueurs, travailleurs sur les chantiers… ) travailler deux ans de plus ! »

« Je pense que ce n’est pas une mauvaise idée dans le fond, je connais plusieurs personnes qui, une fois arrivées à la retraite, ne trouvent plus grand chose à faire et auraient aimé continuer à travailler. Cependant il faut que, pour les métiers difficiles, le départ à la retraite soit plus tôt, ça c’est sûr et certain. En plus, l’espérance de vie a beaucoup augmenté, ce n’est pas étonnant que le gouvernement pense les gens capables de travailler encore deux ans ».

« Plutôt contre car je pense qu’à 64 ans, on n’assure plus son métier avec autant d’énergie qu’avant, notamment pour les professeurs… « 

 » Moi, je m’en fiche un peu, je suis jeune et ne me sens pas concernée pour le moment. Mais bon, avec toute ces grèves et ces manifestations, je pense que le gouvernement devrait abandonner son projet ».

« Je ne suis pas spécialement favorable à cette retraite, mais dans tous les cas, il en faut une nouvelle car l’espérance de vie augmente et la santé des gens s’améliore ».

 » Moi je suis contre ! Je voudrais aller au manifs ! « 

 » Contre évidemment, les femmes seraient encore plus désavantagées que maintenant et rien ne presse pour appliquer cette réforme ! « 

Vous l’aurez compris, les avis sont partagés mais sont surtout contre !

Pour des questions d’inégalités, de mauvaises conditions, d’ennui, d’espérance de vie et j’en passe, chacun a son avis ! En tout cas, nous aurons la réponse aujourd’hui car le vote à l’Assemblée nationale se déroule à 15h00 (le Sénat a déjà voté ce matin et a adopté le texte) ! Un suspens qui en inquiète plus d’un !

Les syndicats convaincront-ils les députés de ne pas voter pour  » un projet brutal et injuste  » ? Le gouvernement utilisera-t-il le 49.3 (article de la Constitution pour faire passer un projet de loi sans vote)?

Je recommande cet article pour suivre les évènements en direct ou encore celui-là !

Justine

15h

INFO EN DIRECT : Le gouvernement choisit le 49.3, entrainant un Conseil des ministres qui accepte son utilisation !!! Une séance à l’Assemblée nationale dans quelques minutes mais sans vote, les gens ont encore l’espoir d’une motion de censure… D’après Fabien Roussel, c’est une humiliation pour le Parlement qui ne peut même plus voter.

Elisabeth Borne entre à l’Assemblée nationale… et la séance est suspendue pour deux minutes le temps de calmer les députés chantant à tue-tête la Marseillaise et huant la Première Ministre. Remettra-t-elle sa démission suite à cet  » échec  » ? Elle se lance maintenant dans son discours, essayant de se faire entendre.

Certains la huent (comme l’extrême droite ou la Nupes) d’autres l’applaudissent. Une motion de censure doit être déposée avant demain 15h20 pour empêcher la validation du projet. La séance est levée après un discours chahuté.

Certains députés sont interviewés : Marine Le Pen annonce qu’elle déposera une motion de censure et dit ce qu’elle pense du gouvernement devant les caméras : « Il s’est leurré », « un échec total », « un échec d’Emmanuel Macron » « Comment avoir encore confiance en notre gouvernement ? »

J’arrête ici mon article mais n’hésitez pas à continuer à vous renseigner sur la situation et ce qu’il adviendra !