Pour la première fois au monde, des taxis volants électriques et complètement autonomes du chinois EHang, leader du marché actuel, ont obtenu, en octobre dernier une certification. Celle-ci n’a été possible qu’après 10 000 vols d’expérimentation et plusieurs simulations de problèmes comme des collisions avec des oiseaux.
La commercialisation de ces taxis d’un nouveau genre peut donc démarrer en Chine. Est-ce un feu vert pour leur commercialisation en France en particulier pour les J.O. 2024 comme on en a entendu parler?
Non, car en France ce n’est pas la société EHang à qui on fera appel mais les sociétés Volocopter et Autofligth qui elles n’ont pas encore obtenu de certification ce qui est très cher et aussi long que de certifier un avion. En Chine, le processus est moins long. Cependant des taxis volants, mais cette fois avec pilote, seront bien mis en circulation durant les JO, entre l’aéroport Charles de Gaulle et celui du Bourget et aussi entre l’héliport de Paris et le quai d’Austerlitz.
Dans le contexte de la guerre Israélo-Hamas, on assiste à une recrudescence des actes antisémites en France. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, on comptabilise 1518 actes et propos antisémites depuis le début du conflit, c’est 3 fois supérieur au nombre d’actes et propos antisémites recensés en France en 2022.
Sur proposition de Yaël Braun-Pivet (Présidente de l’Assemblée nationale) et de Gérard Larcher (Président du Sénat), une marche a donc été organisée ce dimanche 12 novembre à Paris contre l’antisémitisme. Elle a rassemblée plus de 105 000 personnes auxquelles se sont rajoutées 7500 personnes à Marseille, 5000 à Strasbourg, 3700 à Grenoble, 3500 à Bordeaux, 3000 à Nice et Lyon et 2000 à Nantes et La Rochelle.
Des polémiques autour de cette marche
Des polémiques autour de cette marche avaient circulé les jours précédents, dont celle concernant la participation du RN (parti héritier de Jean-Marie le Pen, lui-même condamné 3 fois pour propos antisémites), au défilé. Le parti politique La France Insoumise a justifié sa non participation à la marche parisienne par la présence du RN. Les députées LFI, Raquel Garrido, Alexis Corbière, François Ruffin et Clémentine Autain ont cependant défilé à Strasbourg où le RN avait été banni du cortège. D’autres députés LFI ont participé à d’autres initiatives dont un rassemblement le même jour, à l’emplacement de l’ancien Vel d’Hiv où ils ont été chahutés par des participants.
Malgré ces polémiques, la marche de dimanche a été une réussite qui témoigne de la lutte contre l’antisémite que veulent porter la France et les Français.
Nous avons eu la chance de discuter avec M. Laby, principal de Jean Moulin, qui a accepté de répondre à toutes nos questions pour en savoir plus sur son métier et son arrivée au collège à cette fonction.
En quoi consiste votre métier de principal ?
Mon métier me fait penser surtout à ce lui d’un chef d’orchestre : je dois mettre en contact toutes les personnes qui travaillent dans le collège. Je fais le point sur différentes situations pour que tout fonctionne le mieux possible.
Dans votre jeunesse, vouliez-vous déjà faire ce métier ?
Pas du tout, je voulais être musicien. J’aimais aussi l’histoire géographie. Aussi, j’ai d’abord exercé le métier de professeur d’histoire géographie avant de devenir principal.
Est-ce la première fois que vous êtes principal dans un collège ?
Non, j’ai été principal avant le collège Jean Moulin dans un autre collège parisien et j’ai aussi été proviseur dans un lycée.
Quelles études faut-il faire pour devenir principal ?
Il faut passer un concours. On peut d’ailleurs tenter ce concours de direction sans avoir forcément exercé comme professeur dans l’Education nationale.
Qu’est-ce que vous aimez dans votre métier ? Et de la même façon qu’est-ce qui vous déplaît ?
J’ai l’impression que je suis là pour permettre aux élèves d’être au top. J’aime tous les aspects du métier.
Etes-vous content d’être principal de ce collège ?
Je suis très heureux d’être au collège Jean Moulin mais surtout je suis très heureux de pouvoir travailler avec vous les élèves.
Pouvez-vous nous décrire une journée typique de principal ?
Le matin, je sais ce que je vais faire, les tâches que je dois accomplir pour la journée mais il y a tellement d’imprévus que le soir, je me rends souvent compte que je n’ai pas eu le temps de tout accomplir. Je suis très sollicité, toutes les 20 secondes il peut se passer quelque chose.
Que voudriez vous changer dans ce collège ?
Ce qui m’intéresse avant tout, c’est ce que vous, élèves, vous aimeriez changer. Je n’aimerais pas prendre de décisions seul, je pense qu’il est important de recueillir l’avis des élèves avant tout.
Matthew Perry, en 2007 / photo David Shankbone, CC PAR 2.0, via Wikimedia Commons
Le 28 octobre, Matthew Perry (interprétant Chandler Bing dans la série phénomène Friends) est décédé dans son jacuzzi. Il avait 54 ans.
D’abord, à cause des circonstances étranges de sa mort, on a cru que Matthew Perry avait été assassiné. Mais aucune preuve de meurtre n’a été trouvée, pas même d’empreintes digitales sur le corps. On s’est alors dirigé vers l’hypothèse du suicide. Mais la piste a été écartée également.
La mort a également pu être causée par une overdose, car Matthew Perry s’injectait plusieurs doses de drogue : l’acteur était en proie à une addiction aux médicaments et à l’alcool. Il essaya de s’en sortir en faisant de nombreuses cures et s’engagea alors à aider les autres victimes d’addiction en transformant sa résidence à Malibu en centre de désintoxication. Ses mémoires sont sorties le 10 novembre, dans lesquelles il raconte sa lutte contre la drogue. « Quand je mourrai, je ne veux pas que Friends soit la première chose mentionnée », avait dit Matthew Perry au podcasteur Tom Power quelques temps avant sa mort. Il voulait qu’on se rappelle de lui pour son combat contre la toxicomanie.
Bon, maintenant qu’on a réalisé son souhait, on peut parler de Friends ! 🙂
C’est en 1994 que Matthew Perry est sélectionné pour le rôle de Chandler Bing dans la série, aux côtés de Jennifer Anitson (Rachel Green), Lisa Kudrow (Phoebe Buffay), David Schwimmer (Ross Geller), Courtenay Cox (Monica Geller) et Matt LeBlanc (Joey Tribbiani). Tous restent amis pour la vie, même après les dix ans de tournage de leur série.
Chandler Bing est un personnage maladroit et blagueur, ce qui n’est parfois pas très bien acueilli par ses amis. A un moment, il parie pour leur faire plaisir qu’il ne se moquera plus de personne pendant toute une semaine – défi auquel il échoue. Ce personnage est attachant bien qu’un peu trop !
Valentine
Je tiens à remercier Camilla (fan de Friends) pour m’avoir aidée à rédiger cet article.
En ce moment, au cinéma, on peut voir le nouveau film d’ Eric Toledano et Olivier Nakache, des réalisateurs dont j’ai aimé absolument tous les films (Le Sens de la fête, Hors normes, Nos Jours heureux, etc).
Une année difficile est une comédie racontant l’histoire de deux personnages surendettés, Albert (interprété par Pio Marmaï) et Bruno (interprété par Jonathan Cohen) qui, à l’issue d’un entretien de conseils pour économiser de l’argent, croisent la route d’activistes écologistes non-violents qui les invitent à boire des bières gratuites. Au départ, Albert et Bruno veulent juste boire et manger sans avoir à débourser un sou. Mais lorsqu’Albert croise la route de Cactus/Noémie Merlant (dans cette association, ils ont tous des surnoms), il en tombe amoureux. Albert et Bruno s’engagent alors avec les activistes, Albert pour continuer à être avec Catus et Bruno pour essayer de gagner un peu d’argent et de manger gratuitement.
Avant d’aller voir le film, j’avais vu la bande annonce et je ne m’attendais pas du tout à une oeuvre de cet accabit : on ne sait jamais à l’avance ce qui va se passer, on découvre l’histoire sans pouvoir jamais prédire la suite. Le scénario est génial, entre l’amitié d’Albert et Bruno, l’amour d’Albert pour Cactus, les actions toutes plus farfelues les unes que les autres des activistes écolos et la contrainte des dettes à rembourser des deux héros et les acteurs sont extrêmement drôles (en particulier Jonathan Cohen). J’ai adoré.
Si vous êtes amateurs ou que vous voulez tester le basket, je vous conseille un club auquel j’appartiens. Ce club se situe dans le 14e arrondissement dans plusieurs stades, dont un à Montparnasse. Les entrainements sont divers, selon votre niveau.
Au départ, tout le monde s’inscrit en « loisir ». A un certain moment, si vous vous débrouillez bien, vous pouvez être repéré par les entraîneurs qui vous proposerons, si vous le souhaitez, de participer aux entraînements de compétitions.
Les entraînements, en compétition, sont très physiques et peuvent être très fatigants, mais c’est une façon de s’améliorer, de se faire des muscles et de devenir plus endurant. En regard de ça (qui peut paraître un peu décourageant), le bon côté des choses c’est l’ambiance du Paris XIV où tout le monde se respecte, où on se marre bien et où on est solidaires (par exemple, on check tous les entraîneurs et ses coéquipiers).
Les matchs contre d’autres équipes parisiennes sont toujours des moments de joie… ou de déception mais ils sont toujours partagés, et le club reste d’un bon niveau. Les « U13-1 » sont d’ailleurs Champions de Paris et les seniors sont en Nationale 3.
J’espère vous avoir convaincus avec mes arguments : on vous attend à Paris XIV !
Comme dit dans cet article, la soit disant contre-offensive ukrainienne n’avance pas. C’était le deuxième été de la guerre, et le précédent a été plus fructueux en termes d’avancées et de victoires. Pour les Ukrainiens, cette ligne de front est horriblement statique. Nous dirigeons nous vers un conflit gelé ?
Les perspectives offensives : une impasse
Quand est ce que les Ukrainiens pourraient lancer une grande offensive ?
Pour le général Richoux, consultant défense sur LCI, une contre-offensive pour cet automne, ce n’est plus possible. Pour les raisons logistiques développée dans le précédent article d’une part, et surtout pour une question de temps d’autre part. Et c’est le climat ukrainien qui va dicter le rythme des opérations.
Les pluies ukrainiennes de l’automne transforment déjà le champ de bataille en un bourbier infernal pour les deux camps, immobilisant les deux forces blindées-mécanisée. Les chances de réussite sont donc faibles, d’autant plus que l’ennemi (dans les deux camps) voit tout ce qu’on fait, ce qui réduit encore la surprise. Ainsi on pourrait se dire qu’il faudrait attendre le retour des beaux jours, au printemps 2024, pour relancer la guerre de mouvement. Heureusement un autre facteur météorologique peut ramener la guerre de mouvement.
En effet, l’hiver ukrainien est très très rude, en l’absence de Gulf Stream. Les températures sont en dessous de zéro sur la plupart de la ligne de front. Et quand le sol est gelé, plus de boue, le déplacement devient donc un peu moins laborieux. Donc une offensive d’hiver est certes beaucoup plus laborieuse qu’une offensive d’été, mais elle reste possible et peut aboutir à quelque chose. De plus, le ciel n’étant pas souvent clair (brouillard, précipitations), l’usage d’aéronefs (drones, avions de reconnaissance) devient extrêmement difficile et en cas de brouillard, inutile.
C »est le pari fou qu’Hitler a voulu tenir en décembre 1944 jusqu’au mois de février 45 en attaquant dans la forêt belge des Ardennes. La météo exécrable de cet hiver profite aux Allemands, car les Alliés (ayant la supériorité aérienne) ne peuvent plus sortir leurs avions et le rapport de force s’égalise. Heureusement pour les Alliés, la supériorité aérienne anglo-saxonne a pu faire la différence et ce fut bien la bataille fatale sur le front ouest pour l’Allemagne… Plus récemment, c’est en hiver que la Russie a pris « l’initiative » d’attaquer à Bakhmout, avec le succès relatif qu’on connait…
Malgré tout, vers la fin de l’hiver, le dégel en surface provoque un phénomène bien connu chez les Ukrainiens : la glace fondue n’a nulle part ou s’évacuer, car le sol en profondeur est encore gelé, ce qui génère un bourbier en surface qui, là encore, entrave la progression des troupes. C’est ce qui est arrivé aux Russes au tout début de cette guerre, lorsqu’ils ont attaqué en février mars 2022.
Enfin l’autre hypothèse, la plus probable, c’est dans les années qui suivront, le temps de la préparation logistique.
Sur quels secteurs et pour quels objectifs l’Ukraine attaquerait-elleen cas d’offensive ?
Il faut d’abord éliminer certains secteurs qui ne peuvent probablement pas être le lieu d’une prochaine offensive.
Tout d’abord la frontière russe. Fortifiée, l’attaquer serait pour l’Ukraine « attaquer » la Russie, faire la guerre sur son territoire, pas en tapant avec des missiles, mais en occupant ces territoires. Il faudrait régler des trucs avec la communauté internationale, et c’est pas top. Malgré tout, cela décrédibiliserait le discours de Poutine sur une « opération militaire spéciale », vu que les Russes seraient attaqués sur leur territoire.
Au Nord, ce sont plutôt les Russes qui avancent. Les attaquer là où ils sont forts est risqué (même s’ils sont partout forts), d’autant plus que les territoires qu’ils protègent derrière ne sont pas la priorité numéro 1 de l’état major ukrainien.
Et puis au sud, le long du Dniepr, sur la ligne Zaporijia-Kherson, il faut d’abord traverser le Dniepr, donc avoir des bateaux (à construire, à transporter, etc.), et puis tenir la tête de pont (en se souvenant de la difficulté qu’ont eue les Russes en tenant la tête de pont de Kherson), sans parler des âpres combats que les deux camps auront à subir… Quoique dure, cette perspective est intéressante, elle donne directement sur la Crimée, région annexée par la Russie en 2014, et qui représente beaucoup pour Poutine…
La dernière solution est de lancer l’offensive au centre, entre Zaporijia et Donetsk, comme le faisaient les Ukrainiens fin août mais avec moins de moyens, paralysés par le problème logistique. D’ailleurs ils continuent d’affirmer que les opérations offensives de cet été étaient des « contre-offensives ».
Le problème est que les Russes ont sur-fortifié la zone, car ils ne sont pas bêtes non plus : ce front, s’il est percé, donne accès à d’importants nœuds ferroviaires et routiers (ravitaillement) : Tokmak, Melitopol… Surtout, l’autoroute M14, qui passe par Marioupol, Melitopol avant de desservir Kherson et toute la Crimée, est essentielle au ravitaillement russe.
L’objectif des troupes engagées dans le front Zaporijia-Donetsk serait bien de foncer vers les axes routiers majeurs Est Ouest passant par Melitopol. Il faudrait s’emparer de Tokmak, clef de voûte des fortifications russes et nœud routier majeur. Puis, foncer, selon un axe suivant le tracé des grandes artères routières, pour s’emparer de Melitopol, couper l’autoroute Russie-Kherson-Crimée, et atteindre la mer d’Azov, juste au sud de Yakymivka. Image Kenzo
Cela veut dire que si l’autoroute est prise, ou que si elle est à portée de l’artillerie ukrainienne, elle permettrait d’assiéger en quelque sorte les troupes russes qui auraient alors 2 solutions pour survivre et tenir face aux Ukrainiens et se ravitailler : par le pont de Kertch ou pont de Crimée qui relie la Russie à la presqu’île (pont visé continuellement par les drones suicides et missiles ukrainiens, donc pas du tout opérationnel), ou par la mer, avec des navires. Mais les bâtiments russes sont de plus en plus vulnérables aux drones navals ukrainiens, comme on l’a vu cet été, ce serait très difficile de coordonner (surtout dans l’armée russe) les composantes terre et mer, et le port militaire de Sébastopol (Crimée) croule déjà sous le feu ukrainien.
En résumé, il s’agirait, avec des moyens conséquents de percer un endroit dans la ligne Zaporijia-Donetsk, idéalement là où les Ukrainiens obtiennent quelques succès relatifs (Robotyne…), d’exploiter en fonçant sur les centres logistiques (Melitpol…) et coincer les Russes stationnés en Crimée et sur les rives du Dniepr.
Ainsi, les Russes seraient « assiégés » dans la région de Kherson et la Crimée, privés de ravitaillement terrestre routier et ferroviaire : le long de la côte Nord de la mer d’Azov grâce aux avancées ukrainiennes, et au sud à cause des bombardements sur le pont de Kertch, qui relie la Crimée à la Russie. La seule et unique voie (représentée en bleu) serait la mer, mais très vulnérable aux drones navals ukrainiens qui font souffrir la flotte russe basée à Sébastopol, et surtout à faible débit, d’autant plus que le port de Sébastopol est, comme nous l’avons dit très endommagé. Il ne resterait plus à la Russie qu’à évacuer ses hommes de cet région. Image Kenzo
Comme à Dunkerque en 1940, où les divisions Panzer d’Hitler piégèrent les troupes britanniques et françaises dans une « poche » où le seul ravitaillement était par la mer. Cependant le port fut bombardé et, inutilisable et sous le harcèlement constant des aéronefs allemands, furent évacuées par la mer les troupes britanniques ainsi qu’une partie des Français, le restant des unités françaises s’étant sacrifiées pour couvrir l’opération nommée Dynamo.
Tous ces scénarios font rêver, mais il faut se rappeler que ce ne sont que des hypothèses. De plus, une des hypothèses les plus probables est que le conflit se gèle pour de bon, les fortifications russes étant trop puissantes, mais l’armée de Poutine pas assez coordonnée et efficace en attaque (comme on l’a vu en 2022), personne n’arriverait à prendre le dessus, comme en 14-18, lorsque les armées, construisant toutes les deux des tranchées impassables, n’avançaient plus. Il a fallu attendre que le rapport de force change, d’abord en faveur des Allemands (grâce à l’arrivée de nouvelles troupes) puis des Alliés (aide américaine), pour que la ligne de front bouge.
Mme Bréavoine est la nouvelle CPE du collège Jean Moulin.
Vouliez-vous faire ce métier quand vous étiez petite ?
Je voulais être professeure d’histoire géographie. J’ai été surveillante, ce métier m’a donc inspirée pour être CPE.
Quelles études faut-il faire pour être CPE ?
Il faut faire un master 2 (bac+5) puis passer un concours.
Est-ce que c’est la première année que vous travaillez dans un collège ?
Oui, l’année dernière j’étais dans un lycée et c’était ma première année.
Aimez-vous votre métier ? Pourquoi ?
Oui, j’adore mon métier, car je me sens utile, j’ai beaucoup de responsabilités. J’aime travailler avec l’ensemble de la communauté éducative, c’est-à-dire les élèves, les parents, les professeurs. J’aime me sentir utile !
Et quels sont les inconvénients ?
Je travaille beaucoup et je suis très sollicitée. Je ne vois pas de réels inconvénients.
Pouvez vous décrire ce que vous faites tous les jours ?
Aucune journée ne se ressemble mais j’ai souvent des entretiens avec les élèves et des rendez-vous avec les parents. Mes journées sont bien remplies, je suis très souvent sollicitée pour régler des problèmes : bagarres, conflits entre élèves, aide aux élèves sur leur orientation…
Quel métier avez-vous fait avant celui de CPE ?
Mon premier métier a été responsable de rayon à Décathlon, puis j’ai été chargée de missions évènementielles pour le handball. J’ai travaillé en tant qu’AED (assistante d’éducation), puis CPE.
Aimez-vous le collège Jean Moulin ? Pourquoi ?
Oui, j’aime travailler en équipe avec mes collègues et les élèves. C’est un environnement de travail agréable.
Pensez vous qu’il y a des choses à changer dans ce collège ?
Petit à petit, j’aimerais mettre en place des actions afin d’améliorer le climat scolaire pour que tous les élèves se sentent bien au sein du collège Jean Moulin.
Merci beaucoup !
Juliette, Salomé, Jade (propos recueillis le 10 octobre et transcris le 7 novembre 2023 (après les vacances)
En ce moment, au cinéma, vous pouvez voir Le Procès Goldman, de Cédric Kahn, d’après une histoire vraie. (Rien à voir avec le film, mais oui, Pierre Goldman dont il est ici question, est de la même famille que Jean-Jacques Goldman : c’est son demi frère).
Pierre Goldman, militant d’extrême gauche et voyou, est l’auteur de plusieurs vols à main armée. Il les reconnait tous, sauf un, celui de la pharmacie du boulevard Richard Lenoir. Il est accusé d’avoir, le 19 décembre 1969 voulu voler plusieurs milliers de francs dans une pharmacie, d’avoir assassiné les deux pharmaciennes, et d’avoir blessé deux hommes. Malgré ses protestations d’innocence, Pierre Goldman est condamné à vie en première instance. Mais ce jugement est cassé en 1975. Le film, est donc l’histoire, en 1976, de son 2e procès. Durant ce procès, presque toute la salle d’audience est avec lui et les spectateurs n’hésitent pas à se lever en criant : « Goldman innocent ! Goldman innocent ! ». S’il a tant de soutien c’est que, au début de sa détention, avant la révision de son procès, il a écrit une autobiographie, Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France, dans laquelle il revient sur l’injustice dont il dit être victime et critique les méthodes de la police française et le racisme de la société. C’est ainsi qu’il est devenu assez populaire en dehors de la prison…
J’ai adoré ce film. Je l’ai adoré car la reproduction du procès est, d’après moi, très bien faite (les « vrais » procès ne sont pas filmés donc on doit les imaginer) mais aussi car la mise en scène est assez particulière, on se croirait presque au théâtre : c’est un huis clos. Par ailleurs, le réalisateur joue beaucoup avec les gros plans. Les acteurs (Arieh Worthalter dans le rôle de Goldman et Arthur Harari dans celui de Maître Kiejman, son avocat) et les dialogues sont géniaux, heureusement car c’est quelque chose de très important, surtout dans un film de procès où la parole est très fondamentale. Ici, Goldman n’aime pas vraiment son avocat, ne lui obéit pas toujours, et n’a aucune complicité avec lui. Mais l’avocat est bon. Il résiste à l’énervement face aux multiples interventions de Goldman et le défend très bien. Cela fait que durant tout le film, on se cramponne à son siège, tellement il y a de tension. Comme tous les films de procès, j’ai adoré.
On entend parler depuis 1 mois d’un conflit majeur au proche Orient. Celui-ci agite les esprits et engendre beaucoup de pertes civiles, d’un côté comme de l’autre. Que s’est-il passé ?
Une carte pour comprendre de quoi l’on parle
Les territoires palestiniens sont composés de 2 enclaves : la Cisjordanie, et la Bande de Gaza.
Les évènements
Le samedi 7 octobre au matin, le groupe armé terroriste Hamas* qui contrôle la Bande de Gaza, a lancé une offensive dans le sud d’Israël, réussissant à franchir la ligne de cessez-le-feu et à pénétrer en territoire israélien.
L’offensive barbare terrestre
La surprise a joué en faveur des plus de 2000 membres du Hamas, et les soldats israéliens qui gardaient la frontière ont été attaqués en sous-vêtements…
Les terroristes du Hamas ont réussi à entrer dans les villes de Sdérot et Ashkelon et ont poussé en une journée jusqu’aux villes d’Ashdod au Nord, Ofaqim à l’est, Kerem Shalom au sud. Leur avancée la plus significative a été à l’est (Ofaqim), où l’armée israélienne a été la moins résiliente.
Ils ont commis nombres d’exactions. Des massacres, des prises d’otage qui, selon le droit international (voir articles sur la guerre en Ukraine – 2022), peuvent être qualifiés de crimes de guerres. Ces exactions ont provoqué énormément d’émoi en Occident. Les pertes totales de civils israéliens sont de 1100, tandis qu’on déplore 300 pertes chez les militaires et policiers.
Après cette relative percée, les combattants ont été « balayés » par l’armée israélienne qui est à la pointe de la technologie. Après le retrait des terroristes du Hamas, l’Etat d’Israël définit une zone de guerre autour de la bande de Gaza, donc les civils sont évacués.
Les bombardements
Dans cette même journée du 7 octobre, le Hamas à envoyé plus 5000 roquettes lors de cette opération dénommée « Déluge d’Al Aqsa« . Inefficace et saturé, le dôme de fer israélien (système de défense sol-air contre les missiles ennemis, financé à moitié par les américains) a laissé passer ces roquettes qui se sont écrasées sur les grandes villes israéliennes. Les roquettes du Hamas ont impacté les principales métropoles israéliennes. Les bombardements effectués au Nord de l’Etat Hébreu sont signés du Hezbollah, organisation armée libanaise financée par l’Iran.
La riposte israélienne
Ce 7 octobre, le premier ministre Israélien Benyamin Nétanyahou déclare : « Nous sommes en guerre […] J’ai ordonné une vaste mobilisation de nos réservistes et que nous riposterions avec une ampleur que l’ennemi n’a jamais connue. L’ennemi paiera un prix sans précédent. […] Nous sommes en guerre et nous la gagnerons. » Le gouvernement hébreu mobilise effectivement les réservistes, ce qui gonfle les effectifs de Tsahal (armée israélienne) à plus de 400 000 hommes et femmes.
L’Etat hébreu riposte aussi vigoureusement avec des frappes de missiles et des frappes aériennes, détruisant des quartiers civils entiers de la bande de Gaza, en justifiant ces frappes par le fait que les terroristes du Hamas s’abritent dans ces quartiers. Il déclare aussi l’état de siège à Gaza en coupant l’eau, le gaz, et l’électricité. Ces mesures, ainsi que les pertes civiles dues aux bombardements, provoquent un vif émoi dans tout le monde arabe.
Fin octobre, l’armée israélienne finit par pénétrer physiquement dans la bande de Gaza. Le 1er novembre, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme avertit que l’ampleur des destructions ainsi que le nombre élevé de morts et de blessés civils lui font craindre « sérieusementqu’il s’agisse d’attaques disproportionnées qui pourraient équivaloir à des crimes de guerre ».
Hier, 7 novembre, un mois jour pour jour après le début du conflit, le ministre de la Défense israélien annonce que les troupes de Tsahal sont « au cœur de Gaza-Ville ».
Un bilan pour la bande de Gaza… provisoire
Dans la bande de Gaza, selon des chiffres avancés par le Hamas, on déplore 10 000 morts, et des milliers de blessés… On dénombre plus d’1,5 millions de déplacés internes (femmes, hommes et enfants confondus). C’est une catastrophe humanitaire, du jamais vu en si peu de temps depuis les grands conflits du XXe siècle.
Beaucoup de pays, avec l’ONU, demandent aujourd’hui un « cessez le feu humanitaire immédiat ».
Bao Nam et Kenzo
*Hamas : organisation politique islamiste ayant une branche armée, considérée comme terroriste par Israël, les Etats-Unis, l’Union européenne et de nombreux autres pays. Elle contrôle la bande de Gaza, depuis son élection lors des législatives de 2006 (44% des voix) mais est peu active dans les autres territoires palestiniens (Cisjordanie). Le Hamas lançait régulièrement des roquettes sur le territoire israélien avant son attaque le 7 octobre.