Le samedi 6 mai, deux jours pile avant la commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale, un défilé constitué de néonazis a manifesté dans les rues de Paris avec des symboles d’extrême droite comme par exemple la croix celtique ou le salut nazi qui a été fait par beaucoup de manifestants.
Ces personnes ont manifesté en honneur de Sébastien Deyzieu, un militant d’extrême droite proche du GUD (GUD : Groupe union défense, un groupe étudiant d’extrême droite connu pour sa violence, très actif dans les années 1970), mort accidentèlement en 1994 après une course-poursuite avec la police. La manifestation avait pour point d’arrivée la rue de Chartreux (VIème arrondissement) où est mort ce militant.
Cette manifestation, très relayée par les médias et les réseaux sociaux a choqué un grand nombre de gens et de personnalités politiques qui trouvaient cette manifestation honteuse et on a pu se demander comment un préfet pouvait autoriser une chose pareille. Comment et pourquoi ?
« Moi, je n’autorise pas des manifestations, elles sont déclarées et j’ai la possibilité de les interdire. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Ce n’est pas parce qu’on n’interdit pas une manifestation qu’on la cautionne », a déclaré Laurent Nunez, le préfet, au micro de Quotidien. « Il y a des conditions juridiques (pour l’interdire). Il faut que cette manifestation soit susceptible de créer des troubles à l’ordre public : des dégradations, des violences, des affrontements entre personnes… »
Cette déclaration interroge donc sur ce que l’on entend par « trouble à l’ordre public«
Selon Wikipédia, le trouble à l’ordre public peut survenir :
du fait d’une personne seule, qui commet des actes ou tient des paroles déplacées (ivresse publique et manifeste, exhibitionnisme), (tapage diurne, tapage nocturne) ;
d’actes collectifs, comme des manifestations ou des émeutes et, plus particulièrement en droit français d’attroupements (art 431-3 du Code Pénal). Il s’agit d’apprécier au cas par cas [c’est nous qui soulignons] dans quelle mesure la manifestation est éligible au droit de réunion en donnant ou non un « permis de manifester ».
On ne conteste évidemment pas le droit de manifester, c’est le traitement de ce « au cas par cas » qui semble parfois compliqué à comprendre : des casserolades ont pu être interdites tandis que des faschistes ont pu défiler.
En ce qui concerne la manifestation du 6 mai, des troubles de l’ordre public n’étaient-ils pas envisageables étant donné la présence de manifestants proches du GUD et alors que le GUD est connu pour sa violence ? D’ailleurs, selon Le Parisien libéré, certains incidents ont pu être observés pendant la dispersion des manifestants : un passant qui aurait fait un doigt d’honneur aurait été piétiné et frappé. La veille même de cette manifestation, dans une circulaire, la préfecture avait autorisé l’utilisation des drones pour surveiller le défilé car « La commémoration de la mort de Sébastian Deyzieu […] constitue une incitation à causer d’importants troubles à l’ordre public. »
Ce qui est sûr, c’est que de nombreux individus ont pu être observés le visage dissimulé alors que selon l’article 1 de la loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 stipule que : « Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. »
Essai de critique littéraire sur la bande dessinée : Histoire(s) de femmes, 150 de lutte pour leur liberté et leurs droits, un travail réalisé dans le cadre d’un projet lecture avec M. Saguet, professeur de français et Mme Josserand, professeure documentaliste.
Bande dessinée publiée en 2019 par la maison d’édition Larousse, elle est écrite par Marta Breen et illustrée par Jenny Jordahl.
Ce n’est pas la première fois que l’autrice traite de ce sujet, elle avait déjà sorti en 2018 un livre intitulé Women in battle.
Le bande dessinée parle de l’histoire des femmes et des épreuves qu’elles ont eu à parcourir pour qu’elles aient plus de droits. L’histoire montre le problème dans sa globalité et non en l’abordant de façon restreinte en ne traitant qu’un angle comme par exemple la misogynie, l’avortement… L’autrice soulève beaucoup de tabous et sensibilise sur beaucoup de sujets en faisant de la prévention. Ce livre montre aussi que chaque petite action nous fait avancer dans cette lutte et nous rapproche de nos objectifs, même si parfois cela peut éveiller la colère de beaucoup de personnes et créer beaucoup de drames. Il est important de s’unir pour que les choses changent.
Ce livre m’a beaucoup plu car il est très inclusif : c’est-à-dire que le problème est pris à l’échelle mondiale et non en se référant seulement à une partie de la population. Il mérite beaucoup plus de visibilité car l’histoire est captivante et intéressante. Le livre nous montre que si nous nous unissons tous, on peut aller très loin. Il fait réfléchir et a un intérêt documentaire.
Je recommande ce livre pour ceux qui aiment les histoires vraies et les documentaires
L’extrait qui m’a beaucoup touché est quand Margaret Sanger* a dit « Aucune femme ne peut se sentir libre si elle n’a pas le contrôle de son propre corps ».
Reine
*Margaret Sanger : Margaret Higgins Sanger est une militante américaine qui lutta pour la contraception et la liberté d’expression, ce qui l’amena à fonder l’American Birth Control League, qui devient le planning familial américain sous le nom de Planned Parenthood. (Wikipedia)
Pour poursuivre mes chroniques sur le basket et son actualité, j’ai envie de vous parler à nouveau de Victor Wembanyama car, à part en cas de catastrophe, il va rejoindre les Spurs.
Les Spurs sont une équipe qui joue en NBA, c’est l’équipe de San Antonio une ville située au Texas. Mais pour le moment ils ont besoin de bons joueurs vu leur dernière saison, 22 victoires pour 60 défaites.
Les Spurs ont été tirés au sort pour choisir en premier un joueur présent à la draft 2023 et dans les joueurs présent lors de cet évènement, Victor Wembanyama est le numéro 1.
Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la draft, c’est évènement annuel où les équipes sélectionnent des jeunes sportifs issus des universités, des lycées et d’autres ligues.
Les supporteurs des Spurs étaient fous de joie quand ils ont vu le résultat car ils savent que si tout se passe bien, c’est le jeune Français qui les rejoindra pour les prochaines saisons.
Mais il y a un joueur qui souhaite absolument rejoindre les Spurs, il s’agit de Scoot Henderson, une jeun basketteur américain du même âge que Wembanyama qui évolue chez les Ignite une équipe universitaire aux Etats-Unis. D’après lui, il peut toujours finir numéro 1 de la draft du vendredi 23 juin 2023.
Avec tous ces changements, les Spurs peuvent essayer de remporter le titre pour la saison 20232-2024.
Depuis le 25 février, la célèbre émission de concours de chant, The Voice, a démarré une nouvelle saison. Si l’on fait un rapide récapitulatif, il y a quatre coachs : Amel Bent, Vianney, Zazie et les deux frères Bigflo et Oli qui débutent dans l’émission.
La première étape, après avoir été sélectionné sont les auditions à l’aveugle dans lesquelles Zazie, Vianney et Amel avaient récupéré 15 talents chacun et 14 talents pour Bigflo et Oli qui, au long des auditions, avaient eu plus de mal à en récupérer.
Les « battles » succèdent aux auditions à l’aveugle où chaque coach fait chanter en duo ou trio ses talents et n’en gardent qu’un. Après cette épreuve viennent les « cross battles » et les « super cross battles » où l’on garde seulement la crème de la crème. Lors de ces deux épreuves, chaque talent prépare une chanson. Un coach est alors désigné par le célèbre présentateur Nikos Aliagas est décide d’affronter un autre coach. Les deux coachs choisissent un talent dans leur équipe (deux talents en tout) qui l’un après l’autre interprèteront le titre choisi. Le public les départage ensuite en votant. Lors des « super cross battles », en plus du public, le chanteur Mika, choisissait son talent favori avec un vote représentant 10% des voix. Il a parfois ainsi sauvé certains talents de l’élimination.
En demi-finale, il ne restait donc plus que huit talents :
Zazie, elle qui avait une équipe que tous redoutaient, n’avait plus qu’un seul talent, Aurélien, un virtuose avec une technique vocale impressionnante bien qu’il soit autodidacte
Arslane, chanteur au grand cœur, et Micha, 17 ans, qui avait pris pour la première fois l’avion, quittant la Guyane, pour chanter à The Voice, étaient tous deux dans l’équipe d’Amel Bent
Deux talents également pour Vianney : Jérémy Levif qui avait déjà été demi-finaliste à The Voice Angleterre et Kiona, benjamine de l’émission (16 ans) à la voix splendide
Et à la surprise générale de tous, les « petits nouveaux », Bigflo et Oli qui semblaient mal partis avaient avec eux trois talents ! Dame, boucher avec une voix délicate, Fanchon, chanteuse déterminée aux cassures émouvantes dans la voix, et Hanna, grande interprète à la voix puissante
Les talents, pour ouvrir la soirée en direct, ont repris Chanter, un titre de Florent Pagny qui a fait une apparition sur scène, prévue dans le secret par quelques membres de l’émission.
Les demi-finalistes ont ensuite chacun chanté une chanson en solo et une chanson avec leur coach et les autres membres de leur équipe, avant de chanter tous ensemble The Best, rendant hommage à la grande Tina Turner.
Vinrent ensuite l’annonce des finalistes de l’émission. Et les quatre talents annoncés furent : Arslane et Micha chez Amel Bent, Aurélien chez Zazie, et Jérémy Levif chez Vianney ! Aucun des talents de Bigflo et Oli ne partaient en finale, ce qui était une possibilité à envisager mais pire encore, il n’y avait AUCUNE femme à l’affiche de la finale de The Voice ! AUCUNE ! En 2023 ! Encore si les candidates potentielles chantaient comme des casseroles, j’aurais pu comprendre mais ce n’était pas le cas ! Elles chantaient divinement bien ! Je mets d’ailleurs ici la prestation de Fanchon, là la prestation de Kiona, et ici la prestation de Hanna.
Et cette nouvelle n’a pas provoqué de la colère et de la tristesse uniquement que chez moi ! Voici des commentaires qu’on pouvait retrouver sur différents réseaux sociaux : « PAS UNE SEULE DES FILLES EN FINALE ALLEZ VOUS FAIRE F*** ! » « EXCUSEZ MOI ? OÙ EST FANCHON ? PARDON ?? LA HONTE B*** LA HONTE. ET KIONA ? NUL NUL NUL » « Aucune femme à la finale en 2023… » « Arslane foooort. Mais pas une seule meuf en finale alors que les 3 c’est des tueuses… je dis non. » Et j’en passe… Certains menacent même de boycotter la finale, ce qui est tout à fait compréhensible !
Malheureusement, ce ne sont pas ces protestations qui vont changer le choix de TF1 si vous voulez mon avis. Ceux qui ont voté se sont exprimés, on ne peut plus rien y faire. Samedi prochain, en finale, ce seront donc Arslane, Jérémy Levif, Aurélien et Micha qui s’affronteront en chantant différents titres, seuls et avec certains artistes comme Aya Nakamura, Christophe Mae, Pierre de Maere, Vitaa, David Guetta, Patrick Bruel, et Nour, gagnante de The Voice saison 11.
A la semaine prochaine pour savoir qui est la Voix de France !
Pyrrhia, le monde des dragons, est en guerre. Depuis la mort de la reine Oasis, ses trois filles se disputent le trône du royaume des Ailes de Sable, la communauté de dragons qui vit dans le désert (voir à ce propos l’article qui résume le premier tome). Pour rappel, les trois héritières de la reine Oasis sont Flamme, alliée des Ailes de Glace et de quelques Ailes de Sable, Fièvre alliée des Ailes de Mer, et Fournaise, alliée des Ailes de Sable, des Ailes de Boue et des Ailes de Ciel.
Tsunami, la dragonette veut rejoindre la mer et retrouver qui sont ses parents. Elle découvre alors que sa mère, Corail, est la reine des Ailes de Mer. Mais elle se rend compte également avec effroi qu’elle a tué son père Brankio (sans savoir bien sûr que c’était son père) lorsqu’elle était prisonnière dans le palais des Ailes de Ciel. Elle se découvre également une petite sœur, Anémone, qui sera l’héritière de ce royaume (les Ailes de Mer pour ceux qui ont décroché).
Toutes les filles de la reine Corail meurent dans la nursery sans même avoir éclos. Pour qu’Anémone puisse éclore, la reine Corail a couvé son œuf pendant un an (ce qui lui a fait perdre la guerre). Mais pour Tsunami, il s’est passé autre chose : son œuf a été kidnappé par Palm, un dragon Aile de Mer qui fait partie des Ailes de la Paix (une association de dragons qui souhaite la paix).
Entre le dragon qui veut sa mort, la mort d’autre sœurs et sa nouvelle vie en tant que princesse, Tsunami ne sait plus où donner de la tête et se sent plus que jamais menacée…
J’ai beaucoup apprécié ce roman et je vous le recommande vivement : par rapport au tome 1, il nous réserve encore plus de rebondissements; nous fait plus voyager dans de nouveaux royaumes et il nous présente de nouveaux personnages. Il est très dynamique avec de l’action, des évènements mystérieux qui se déroulent en parallèle et des émotions qui rendent l’histoire encore meilleure. Pour information, le livre est disponible au CDI.
Mercredi 10 mai 2023, ma classe, la 3C, notre professeure principale, Mme Raimbaud, ainsi que Mme Genoudet et M. Navarro, spécialiste du montage vidéo, chargé de garder une trace de ce voyage, sommes allés à l’autre bout du pays pour visiter le porte-avion Charles De Gaulle !
Réveil à 6h30, on fonce à Gare de Lyon, le train démarre à 9h07. Nous ne tardons pas à arriver après avoir mangé un sandwich assez moyen et goûté un muffin à la vanille absolument immonde. En compagnie des deux autres classes participant au projet CDG, nous montons dans un bus zigzaguant sous le soleil du Midi de la France. Enfin, nous arrivons dans la base navale. Téléphones coupés, éteints, nous pénétrons dans l’impressionnant bateau (des milliers de mètres carrés).
Et la visite démarre ! Nous arrivons d’abord dans une salle avec tables et chaises qui semble être une salle de conférence. Là, le commandant du porte-avion nous raconte l’histoire des porte-avions français qui ont plus de 100 ans d’expérience, car il faut savoir que le CDG est le huitième porte-avion qu’a possédé la France, datant de 2001. Nous apprenons aussi qu’en Europe, seuls le Royaume-Uni, la France, l’Italie et l’Espagne sont dotés d’une puissance militaire marine aussi importante. A l’échelle mondiale, les Etats-Unis en ont 12 et les Chinois (compétiteurs de la France) prévoient d’en construire 11 ! C’est pour cela que récemment, au cours de la mission Antares, la marine nationale a revu sa solidarité et son alliance avec l’Inde, menacée par la présence chinoise.
Nous en avons aussi appris sur les avantages du CDG par rapport à d’autres porte-avions. En effet, ce navire est nucléaire et n’a donc pas besoin de faire le plein. Il est également doté de deux catapultes qui peuvent faire atteindre aux avions militaires une vitesse de 250km/h en l’espace de une seconde. Ainsi, on peut envoyer un avion toutes les deux minutes tandis que d’autres porte-avions utilisent des tremplins pour aider les avions à s’envoler.
Le porte avion CDG abrite environ 1900 (chiffre qui peut varier) marins dont la majorité a entre 28 et 30 ans. Les corps de métiers sont très larges : certains travaillent dans le dépôt de munitions, d’autres dans le centre de contrôle et de détection, d’autres encore aux cuisines ou à l’hôpital… etc.
Nous avons ensuite commencé la visite du porte-avion, enjambant les portes qui sont conçues pour empêcher une infiltration d’eau, grimpant et descendant les escaliers raides, qu’on appelle ici des échappées, nous nous sommes rendus en premier sur la passerelle du porte-avion, où nous avons fait la connaissance d’un navigateur timonier qui nous a expliqué son métier. Il est chargé, lui et ses collègues, de localiser le CDG mais aussi coordonner le quotidien des marins et les opérations.
Nous nous sommes ensuite rendus au poste qui gère les déplacements des avions et qui sont chargés de les préparer. Sur une maquette du porte-avion vu de haut, des avions en carton et métal étaient posés. La disposition des avions fonctionne avec un système d’aimant. Par exemple si l’aimant est vert, l’avion est disponible, s’il est parti en mission, on l’accroche à un tableau où l’heure de départ est indiqué. Nous avons découvert que, si un avion part pendant plusieurs heures, il est suivi d’un autre avion, chargé de lui amener de l’essence s’il n’en a plus.
Après cela, nous sommes allés dans une salle où nous devions ranger nos téléphones (déjà éteints pour ne pas dérégler les appareils du porte-avion) dans un casier. Cette salle regroupait plusieurs ordinateurs et une carte tactile indiquant où nous étions. C’était la salle de repérage. Il faut savoir que le porte-avion, pour se repérer utilise de nombreux instruments (sonars, radars, mais aussi les constellations !). Dans cette salle nous nous sommes séparés en trois groupes où des marins nous expliquaient leurs métiers. Nous avons donc vu sur l’ordinateur les différents types d’alerte qu’il pouvait y avoir ainsi que les objets utilisés pour le repérage marin, nous avons aussi fait la connaissance d’un marin qui nous expliquait les différents quarts et qui était chargé du repérage aérien et d’une marin (est-ce comme ça qu’on dit pour les femmes ?) ayant abandonné sa carrière d’avocat, peut-être pour une vie plus aventureuse ! Chaque personne dans cette salle était en fait chargé de se repérer dans l’espace aérien, marin et sous-marin, et repérer les autres objets auxquels étaient attribués des symboles (les bateaux en carré) et des couleurs (les amis en bleu, compétiteurs en rouge). Nous avons terminé notre visite par les hangars où nous avons rencontré des techniciens et des ingénieurs.
Cette visite fut très enrichissante et, personnellement, j’ai pu découvrir des choses que j’ignorais totalement. Les autres élèves ont aussi trouvé la visite très intéressante mais certains ont tout de même été déçus qu’il n’y ait que deux heures de visite pour huit heures (oui oui, vous avez bien lu) de train en une journée. Car en effet, après la visite nous avons du rentrer chez nous ! Là encore la nourriture n’était pas des plus appétissantes et il n’y avait pas de couverts mais la visite que nous venions de faire nous avait déjà ravis !
C’est ainsi que, le ventre vide, fatigués par cette épuisante journée et ayant encore la tête pleine d’images du porte-avion, la 3C est allée se coucher !
Ce lundi 22 mai, des Russes pro-ukrainiens faisant partie de l’armée ukrainienne, se définissant comme des « groupes armés anti Kremlin » pour « la liberté de leur pays sous joug Poutine », ont fait et revendiqué une incursion dans la région frontalière de Belgorod, en Russie. C’est une première militaire, mais cela montre aussi le fonctionnement de la communication ukrainienne comme de la communication russe…
Tout d’abord, il faut comprendre que des milliers de combattants russes ont rejoint et se sont réfugiés en Ukraine pour « libérer la Russie et renverser Poutine ». Rien que ça ! Pour eux, cela passe par l’échec de l’armée russe. Certains de ces groupes sont des unités intégrées à l’armée ukrainienne, d’autres sont indépendants.
Ces soldats sont recherchés par les autorités russes, ils sont donc cagoulés. Il y a des Russes ethniques (les Blancs) mais une grande part d’ethnies minoritaires comme des Tchétchènes qui sont contre le régime russe.
Qu’ont ils fait ?
Lundi 22 mai, certains de ces groupes armés ont fait une incursion dans l’oblast de Belgorod, au Nord de Kharkiv, en Ukraine. Ils ont attaqué des postes frontières, et des vidéos de soldats russes morts ont été diffusées sur les réseaux. Les soldats « de la liberté » se sont infiltrés profondément en territoire russe.
A midi, ils revendiquent la prise d’un village. Vers 15h, ce sont trois autres villages qui sont filmés avec les légionnaires de la liberté russes, preuve de leur avancée qui dépasse les attentes. Ces soldats capturent même des blindés russes et défilent avec !
Dans l’après midi, on aperçoit plusieurs explosions (de dépôts de munition sûrement). Les Russes semblent réagir. On se demande quand même comment les Russes se sont fait avoir sur leur propre territoire !
Les pauvres civils Russes qui n’ont pas pu faire leurs courses ! 😉
Avancée des légions libres russes – image Kenzo
Les réactions
L’Ukraine défend toute implication alors que les deux groupes russes pro-ukrainiens la revendiquent. Cela a surpris la communauté internationale car d’habitude elle ne commente pas les évènements, même si elle est responsable de ceux-ci. Ses membres ont toutefois insisté sur le fait que ce sont bien des Russes, et non des Ukrainiens qui ont commis cet acte.
Côté russe, c’est confus et incohérent (un peu comme toujours…). Au début, les autorités commencent par s’inquiéter. Puis le gouverneur de la région indique dans une vidéo qu’il n’y a aucun problème, mais on sait qu’il parle de nouvelles inquiétantes dans une réunion, et finalement il affirme que les évènements sont des fakes news. Affirmation mensongère vu que sa femme est aperçue à l’aéroport par les caméras de surveillance pour prendre l’avion et s’enfuir.
Finalement, le gouverneur reconnait un danger. C’est la panique dans la population, il y a des civils qui fuient avec les conséquences que ça a (embouteillage, émeutes…). Les Russes ont activé une opération antiterroriste et pendant plusieurs heures, l’armée russe a pilonné les positions des Russes pro-ukrainiens. Cette opération antiterroriste consiste à renforcer le contrôle de véhicules et d’identité. De plus, des vidéos ont été diffusées, montrant des hélicoptères militaires russes jetant leurs leurres (actions défensives), preuve de l’incontrôlabilité de la situation pour les Russes. Puis, quand tout danger semblait écarté, ils ont levée l’opération.
Les Russes ont quand même évacué un stock d’ogives nucléaires qui était à seulement 14km de l’avancée russo-ukrainienne !
Stock d’ogive nucléaire à 20km de la frontière ukrainienne – image google earth
Un exemple de communication en temps de guerre
Toutes ces incohérences, d’un côté comme de l’autre peuvent faire réfléchir. La communication russe consiste à se crédibiliser auprès de sa population, et à justifier cette guerre par notamment des arguments historiques (Stalingrad…) mais aussi en se montrant faible par rapport à l’OTAN, et donc présenter cette guerre comme une guerre de défense. L’Ukraine, quant à elle, doit rassurer ses alliés occidentaux et se crédibiliser auprès d’eux. Donc, pas de dérives, de crimes de guerre, ou n’importe quelle action qui scandaliserait la presse occidentale. Sa communication est donc axée sur les « méchants Russes » et les « gentils Ukrainiens » défendant leur patrie.
Ici, l’Ukraine a tout simplement nié tout implication. En effet, si elle avait revendiqué cet incursion, ça aurait pu vouloir dire qu’elle s’attaquait directement à la Russie. La dernière fois, elle a frappé une base russe, mais un terrain militaire seulement. Ici, ce sont bien des territoires habités par des civils russes qui ont été investis. Ainsi, l’Ukraine n’a pas du tout intérêt à revendiquer cette attaque même si elle l’a planifiée (c’est probable, vu que ça a vulnérabilisé la Russie).
Du côté russe, on essaie de minimiser les évènements, pour ne pas faire peur à la population. Surtout, c’est une Russie humiliée qui envoie ses troupes pour l’opération « anti-terroriste ». Cela se comprend qu’elle minimise ainsi les effets. Certains suspicieux émettent même l’hypothèse que cette opération a été planifiée de A à Z, communication comprise, par la Russie ! Même si les Russes sont capables de telles choses et que cela « incriminerait » l’Ukraine c’est peu probable, et ça serait un mauvais coup pour la population russe qui a souffert.
Les conséquences militaires et géostratégiques
Certains spécialistes émettent l’hypothèse, probable, que l’Ukraine a été informée avant cette incursion, et donc qu’elle aurait été silencieusement d’accord. De plus, certains « soldats de la liberté » faisaient partie de l’armée ukrainienne, et ils sont donc sous la responsabilité de l’Ukraine. Enfin, les conséquences suivantes de ces évènements sont toutes à l’avantage de l’Ukraine :
Pour la Russie, ces incursions signifient que sa ligne de défense (cf. carte plus haut) est tout simplement… inutile ! De plus, cette ligne a couté horriblement cher… Certains oligarques russes auront des comptes à rendre, car on peut émettre l’hypothèse que cette ligne de défense a servi à blanchir l’argent de certains riches…
Cet exploit intervient alors que les troupes stationnées depuis un hiver sur le front attendent les ordres d’attaquer, patiemment… Et le moral s’use avec le temps. Le fait de savoir que la Russie s’est fait avoir regonflerait le moral des troupes, surtout que l’Ukraine prépare une énorme contre-offensive.
Cet effet de moral est accentué car l’Ukraine, en niant toute responsabilité, fait référence aux évènements du Donbass en 2014, alors que des troupes russes avec des blindés prennent position dans l’Est ukrainien, et bien sûr Poutine prétend qu’ils sont… en vacances, avec les blindés qu’ils ont emmenés avec eux ! Là aussi, les troupes russo-ukrainiennes étaient armées de véhicules ukrainiens, mais Kiev prétend que ce sont des blindés… achetés sur place, n’appartenant pas aux forces ukrainiennes ! C’est l’Ukraine qui en profite pour se « foutre de la gueule » de la Russie !
Purement militaire, à présent : cette action permet de faire prendre conscience aux Russes qu’ils sont vulnérables à leur frontière, et les inciter à engager plus de troupes dans ces zones. Cela veut dire « déshabiller » le front ukrainien, enlever les réserves, et fragiliser la ligne… Ainsi, la Russie perd sa liberté d’action, cela veut dire que l’Ukraine aura plus de facilités à dicter le cours de la bataille dans les prochains mois, et donc que la contre-offensive qui se prépare aura plus de chances de réussir.
En terme de politique intérieure, la Russie va forcément se sentir menacée. Une aubaine pour Poutine : cela justifiera la levée en masse de plus de jeunes hommes. Mais à bien y réfléchir, c’est une victoire à la Pyrrhus : si Poutine se sent menacé, il lèvera plus d’hommes, s’il lève plus d’hommes, il ne fait qu’augmenter le mécontentement des gens, et précipite une éventuelle révolte… etc. C’est l’objectif initial des légionnaires libres russes : renverser Poutine et la dictature qui va avec ! De plus, cela affaiblira simplement la Russie, c’est bon à prendre pour l’Ukraine
Ainsi, au delà de 7 kilomètres en profondeur pris par les légions libres russes, c’est tout un pays et le destin de milliers de combattant qui est en jeu…
Il y a une semaine, je suis allée voir une pièce de théâtre qui s’appelle Dernier coup de ciseaux. Cette pièce est jouée au théâtre des Mathurins dans le 8e arrondissement, tout près de l’Opéra de Paris. Elle est représentée depuis 11 ans dans ce même théâtre et à reçu le Molière de la meilleure comédie en 2014.
C’est une pièce accessible à tout public. Sa grande particularité est qu’elle est interactive, c’est-à-dire que le public participe en donnant son avis sur l’action et dit s’il pense que les personnages mentent ou disent vrai. Parce qu’il s’agit, en effet, de résoudre un meurtre.
Tout commence dans un salon de coiffure, c’est d’ailleurs le lieu unique de l’action. Un meurtre y a été commis et c’est le public qui va devoir résoudre l’enquête. Pour cela, un policier interroge avec la collaboration du public les suspects : les clients et les coiffeurs. Chaque personnage est interrogé individuellement et ne sait pas ce que les autres ont raconté. Seul le public est au courant de tout au fur et à mesure… public qui exprime son vote à plusieurs reprises, pour élire le suspect numéro 1.
J’ai trouvé ça très drôle. Les acteurs (ils sont seulement 6 sur scène) jouent énormément avec la salle, par exemple quand ils s’adressent aux spectateurs assis tout en haut (au poulailler) ils les appellent « les pauvres » et ils se moquent gentiment d’eux. Je pense qu’il y a une part d’improvisation chaque soir selon les réactions des spectateurs. Le jeu des acteurs est très comique.
Je recommande vraiment cette pièce car on passe un excellent moment et on rigole beaucoup. Mais je pense qu’il faut tout de même n’être pas trop petit pour à la fois pouvoir suivre l’enquête et comprendre les blagues…
Lors du week-end dernier, la finale de la Champions cup s’est déroulée à l’Aviva stadium de Dublin. La Rochelle s’est encore imposée dans les dernières minutes, comme l’année dernière. Elle s’est imposée d’un point face au Leinster 26-27.
Ce match était un match magnifique. J’avoue que je suis content que La Rochelle ait gagné car c’est un de mes clubs préférés. Grâce à cette performance, il entre dans l’histoire.
Faute de temps pour vous rendre compte des principaux moments et actions du jeu, je vous laisse regarder ce résumé de ce match fou.
Pendant les dernières vacances, je suis allé avec mes parents et ma sœur à la Cité de l’Histoire. Pour faire simple, c’est un musée qui comporte trois « attractions » (non, pas comme au parc Astérix !).
Ce sont des attractions dans lesquelles les moments importants de l’histoire de France sont expliqués avec des voix artificielles ou avec de vrais acteurs. La première attraction se déroule par exemple dans une salle de classe. Nous sommes transportés sous la troisième République et nous nous transformons en élèves qui assistons à un cours de géographie. Un acteur joue le rôle du professeur. Cela a beaucoup fait rire ma sœur.
La seconde attraction nous propose un spectacle de sons et lumières sur la vie de Victor Hugo. Puis nous avons fait la dernière attraction. Il y avait des tablettes sur lesquelles il y avait des dates. On cliquait sur une date et un évènement historique de l’histoire du monde apparaissait.
Je vous conseille vivement d’y aller. C’était vraiment INCROYABLE !