Ce n’est pas normal. Pourquoi, trois mois après la finale, la CAF (Confédération africaine de football) prend cette décision, je ne comprends pas !
Trois mois après la finale de la CAN, le jury d’appel de la CAF a décidé de retirer son titre de champion au Sénégal au profit du Maroc, hôte du tournoi. Le Sénégal conteste cette décision et a déjà déposé une réclamation au TAS, le Tribunal Arbitral du Sport.
On se souvient de la finale bien chaotique où le Sénégal avait finalement gagné 1 à 0 contre le Maroc. Elle avait été marquée par des incidents sur la deuxième mi-temps où les joueurs sénégalais avaient quitté le terrain pour protester contre les décisions de l’arbitre ! Cet arbitre aurait pu, à ce moment là, les déclarer forfaits s’il l’avait voulu. Or, il ne l’a pas fait !
Quand on commence à annuler une finale 3 mois après, où cela va-t-il s’arrêter ? Le Maroc avait lui-même quitté le terrain lors d’une finale il y a 50 ans et avait pourtant gagné ! L’équipe adverse va-t-elle, aujourd’hui, porter réclamation ?
C’est Clément Nouguier de l’association Making waves, le réalisateur qui nous (la classe de 6eD) a enregistré, le 19 mars au CDI. En se présentant, il nous a expliqué qu’il avait déjà travaillé avec de jeunes adultes mais que c’était la première fois qu’il enregistrait avec une classe de 6e.
Où ?
Au début nous devions l’enregistrer dans la salle informatique mais il y avait des bruits d’ordinateurs et la salle résonnait car les murs étaient vides. Nous sommes donc redescendus pour aller dans la petite réserve du CDI car il y avait plein d’étagères bourrées de livres pour étouffer le son.
Comment ça s’est passé ?
Il a installé un gros micro sur un trépied protégé par une sorte d’écran qui servait à filtrer les consonnes trop appuyées comme la lettre « p ». Nous avons dû répéter plusieurs fois notre texte, pour qu’il puisse avoir plusieurs prises. Il aura ainsi beaucoup de « rush » qu’il faudra écouter puis monter. Il nous a donné beaucoup de bons conseils, avec beaucoup de patience, à la fois sur le rythme et le ton. Par exemple : « Fais plutôt un air triste en disant cette phrase… », « Ralentis un peu le débit »… « Parle plus en face du micro »…
Que faisait les autres pendant ce temps là ?
Nous étions par groupe de 5 ou 6 pour enregistrer. Pendant ce temps là, les autres ont préparé des panneaux d’affichage pour présenter notre projet aux parents le 16 avril avec pour thèmes : « Les étapes d’écriture », « Présentation des personnages », « Qui est Sarah Maeght ?, l’autrice qui nous a accompagnés dans le travail d’écriture », « La grotte »…. Nous avons aussi réalisé des invitations à distribuer aux parents.
Notre avis :
On a adoré cette séance car on se croyait dans un vrai studio d’enregistrement. On souhaite bon courage à Clément pour remettre tout dans l’ordre et pour faire le montage car ça nous a quand même pris en tout 2h30. On a trop hâte d’écouter et de la partager avec vous !
The hate u give, c’est un super livre que j’ai terminé aujourd’hui, et je vous en parle parce que ce qu’il vous transmet quand vous le lisez, c’est juste dingue !
C’est l’histoire très profonde d’une jeune fille noire qui vit aux états unis : Starr. Elle vit dans le quartier de Garden Heights, entre les guerres de gangs et les interventions de la police, entre les dealers et les coups de feu. Son père tient une épicerie dans ce quartier et, même si toute sa vie est là-bas, tous les jours, Starr quitte son monde violent pour le lycée de Williamson, où elle est une des deux seules personnes noires, où tout le monde roule sur l’or et vit dans des villas immenses. Et tous les jours, elle devient la Starr de Williamson, celle qui est calme, réservée, qui ne parle jamais en argot, et ainsi, elle ne se fait pas passer pour la « noire colérique », celle qui vient du ghetto. Un jour, elle se fait entrainer par une de ses amies de Garden Heights, Kenya, la fille de King, le chefs des Kings Lords un des deux gangs du ghetto, dans une fête énorme. Elle y retrouve un autre de ses amis proche, Khalil. Ils fuient ensemble la fête lorsque des coups de feu y sont tirés. Ils montent dans la voiture de Khalil, mais alors que tout va bien et qu’ils s’éloignent lentement de la scène de crime, ils se font contrôler par la police. Bien que tout soit en règle, l’agent de police sort son arme et tire. Khalil par terre, ses yeux fixes dans le vide, comme en train de chercher Dieu, Starr qui court, et ce sang, tout ce sang, partout… Tout se passe vite, si vite et pourtant, en tuant Khalil, l’agent Cent Quinze tue aussi une part de Starr ce soir là. Après ce drame, il faut agir, manifestations, interviews, déposition, procureure, avocate, tout cela avec une Starr qui est dévastée, qui ne pense pas être à la hauteur, qui croit ne pas avoir de courage, bien qu’elle en ait bien plus que vous et moi. Après ce drame, il faut rendre justice à Khalil, et faire entendre la voix de toutes les minorités.
J’ai absolument adoré ce livre. C’est ce genre de livres qu’on commence sans grande conviction, et qu’on finit en un jour et demi. Tellement on ne voit ni passer le temps, ni les 489 pages ! De lire ce combat, contre les préjugés, contre le racisme, contre la police qui a la gâchette un peu trop facile parfois, mais aussi de la difficulté que ça représente, de témoigner, de voir deux de ses amis tomber devant soi, de sortir avec un riche blanc quand on est comme Starr, c’est vraiment merveilleux.
Avant les vacances a eu lieu, dans ma classe ainsi que dans les autres 5e, une intervention de la Ligue contre le Cancer, une association fondée en 1918 qui se donne la mission de faire avancer la recherche, d’accompagner les personnes malades et leurs proches et de prévenir les cancers en promouvant la vaccination.Notre classe a été divisée en deux groupes où deux personnes sont venues nous parler de la vaccination contre les HPV (Human Papillomavirus).
Les ministres de la Santé (Stéphanie Rist) et de l’Éducation Nationale (Édouard Geffray) étaient présents pour voir comment se passait une intervention de ce type mais il sont allés voir l’autre partie de la classe.
Les intervenants ont commencé par nous présenter un quiz sur le papillomavirus, sur la transmission et les conséquences de ce virus. Nous avons par exemple appris qu’il existe environ 200 types de papillomavirus, dont 40 HPV et 12 dangereux pour l’humain (provoque des cancers). Environ 80% de la population mondiale a eu ou aura un jour le HPV. Contrairement à ce que l’on peut penser, il n’y a souvent pas de symptômes (à par parfois des verrues) sur le moment, mais la présence d’un HPV dangereux peut entrainer 10 ans, 20 ans voire 30 ans plus tard un cancer. Les HPV se transmettent rapidement, par les objets contaminés ou les relations intimes. Ils ne sont malgré tout pas la seule cause des cancers.
Pour mieux nous faire comprendre la facilité avec laquelle se transmet ce virus, nous avons fait un exercice où une personne était, au début du jeu, choisie par les intervenants comme étant « la personne contaminée ». Puis nous devions serrer la main à trois personnes différentes. Si nous étions, la personne contaminée, nous grattions la main de la personne à qui on serrait la main. Cette personne était à son tour contaminée et contaminait les autres personnes à qui elle serrait la main. Il était impressionnant de voir combien de personnes, à la fin de la partie, étaient contaminées : quasiment toute la classe !
Nous avons terminé par un loup-garou pas comme les autres : les loups-garous étaient des virus et contaminaient quelqu’un de nouveau chaque nuit. Pour s’en protéger, le médecin pouvait vacciner deux personnes dans la partie; l' »ado vacciné » pouvait entrouvrir les yeux durant le tour des virus. Au petit matin, on éliminait quelqu’un, et on pouvait ainsi essayer de gagner la partie.
J’ai trouvé cette intervention intéressante car nous avons pu, à travers différentes activités, comprendre une des causes du cancer. Personnellement, je suis déjà vaccinée mais une séance de vaccination contre les HPV a lieu au collège.
Pour célébrer l’importance de la biodiversité, la Banque d’Angleterre a annoncé que des célébrités telles Churchill ou Turing seront remplacées par des représentations de faune et de flore.
En 2025, la Banque d’Angleterre a lancé une consultation publique qui visait à recueillir les avis et suggestions des citoyens. Les gens devaient choisir un thème pour le renouvellement des billets : personnages historiques, nature, architecture, monuments, arts, culture et sport. 60 % ont voté en faveur de nature, 56 % pour l’architecture et les monuments et les personnages historiques ont recueilli 38 %.
Jeudi 12 mars, la Banque d’Angleterre a officiellement annoncé que le visage de l’ancien premier ministre représenté sur les billets de 5 livres du Royaume-Uni va céder sa place à des images de végétation et d’animaux. Winston Churchill, le célèbre homme politique n’est pas le seul concerné : la romancière Jane Austen, le peintre William Turner ou encore le mathématicien Alan Turing vont, eux aussi, disparaître progressivement des billets de 10, 20 et 50 livres.
Une deuxième réunion aura lieu cet été afin de choisir plus spécifiquement les animaux qui seront mis en avant. Une liste composée d’animaux, de la faune anglaise, tels que le blaireau, la loutre, la grenouille ou la chouette, sera proposée au public.
Cette décision a provoqué la colère de plusieurs députés : «Winston Churchill a contribué à vaincrele fascisme en Europe. Il mérite mieux que d’être remplacé par un blaireau», a écrit Ed Davey, chef de file des libéraux démocrates. «Winston Churchill est un héros […] Il ne doit pas être remplacé par une loutre», s’indigne le parti d’opposition, appelant à «se battre pour lui». Mais, la Banque d’Angleterre explique que, depuis plus de cinquante ans, des personnalités ayant marqué l’histoire figure sur les billets. Cette nouvelle décision permettra de souligner un autre aspect important du pays : la biodiversité.
Mais pas que car, selon Victoria Cleland, la responsable du pôle émission des billets, ce décret aide pour la lutte contre la contrefaçon, les images de nature se prêtant mieux à des dispositifs d’authentification.
En début d’année, dans plusieurs petits villages d’Inde, la traque d’un jeune éléphant mâle de 7 ans a beaucoup fait parler. Il était responsable de la mort de 17 personnes en neuf jours seulement. Il a depuis été arrêté et relâché sans être euthanasié. Mais pour nous l’éléphant n’est pas le vrai danger… On vous explique !
L’Inde contient la plus grande population d’éléphants sauvages d’Asie, plus de 26 000 spécimens, soit la moitié de la population mondiale. Pourtant leur espace naturel se réduit de jour en jour, alors que celui des humains s’agrandit à cause de l’urbanisation, de l’agriculture et de la déforestation, menaçant son habitat naturel. En conséquence, la rencontre entre les humains et les éléphants est inévitable, les groupes d’éléphants se rapprochent de plus en plus des villages. Un tel rapprochement physique engendre forcément des violences quotidiennes.
Les hommes causent donc leur propre mort en réduisant l’espace de vie des éléphants, ce qui force ces derniers à empiéter sur leur « territoire ». Nous pensons que les hommes devraient arrêter de contraindre l’espace de vie des éléphants. Ainsi il y aurait moins de morts, moins de blessés. Il faudrait créer des espaces dédiés pour cette espèce protégée et sacrée en Inde. Finalement n’est-ce pas l’homme qui est le plus dangereux des deux ?
Jusqu’au 27 mars au CDI, les élèves peuvent venir découvrir une exposition sur l’émancipation de la femme au 20e siècle, à travers une rétrospective photographique (collection d’Hélène Roger-Viollet).
L’exposition aborde plein de thèmes différents: « S’émanciper par le travail », « Mon corps m’appartient », « Les femmes face à la guerre », « La citoyenneté », « Le droit au repos, loisirs et congés« . Elle met en lumière des femmes pas très connues qui ont œuvré tout au long de leur vie pour le droit de femmes (Françoise Giroud, Madeleine Pelletier, Suzanne Lacore) et d’autres plus connues (Simone de Beauvoir, Simone Veil et Gisèle Halimi…). Une sélection de livres est aussi disponible sur ce thème au CDI. Mais ce n’est pas par hasard que l’expo est présente maintenant : le 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes. C’est une journée où l’on se rassemble, où l’on fait des manifestations et où l’on défend les droits des femmes.
J’ai trouvé ces femmes très courageuses et en particulier celles qui ont œuvré pour « le droit à disposer de leur corps ». Sans elles, la France n’en serait peut-être pas là sur ces questions. J’ai retenu surtout les 343 femmes qui ont publié dans le magazine Le Nouvel Observateur, leur manifeste en 1971. On y trouve entre autre, les noms de Catherine Deneuve, Bernadette Lafont, Delphine Seyrig, et Gisèle Halimi. Dans celui-ci, elles revendiquent avoir avorté alors qu’à l’époque l’avortement est encore interdit et puni par la loi. J’admire beaucoup Gisèle Hamili, une avocate et militante-féministe qui s’est battue pour la loi pour l’IVG votée finalement en 1975.
Avec ma classe et ma professeure d’histoire géographie Mme Brancasi, pour un travail en Education Morale et Civique, nous avons enregistré un podcast sur l’égalité hommes/femmes : les salaires, les taches domestiques, les études, les métiers mais aussi le combat de femmes et quelques noms de femmes militantes. Nous avons aussi parlé de la charge mentale. On avait deux séances pour préparer notre texte, à l’aide de documents distribués et de notre manuel d’histoire géo. Lors de notre dernière séance, nous sommes allés enregistrer notre podcast en salle informatique. Bien sur, la séance n’a pas été de tout repos : il a fallu recommencer plusieurs fois car enregistrer un podcast est assez technique.
Le lundi 16, avec ma classe, j’ai eu la chance de découvrir l’expo dont je vous parle à travers un quiz. J’ai appris encore des choses auxquelles je n’avais pas fait attention lors de ma découverte de l’exposition, sans ma classe. Par exemple, j’en ai appris plus sur les femmes pendant la guerre. C’est elles qui ont remplacé les hommes quand ils étaient au front et ce dès la première guerre mondiale : menuiserie , fabrication de matériel de guerre (les fameuses munitionnettes), mécanique, médecins … Finalement, on s’est rendu compte que les femmes pouvaient travailler et faire des métiers jugés « pour les hommes ». J’ai aussi découvert l’engagement de certaines femmes dans la politique, telles que Germaine Poinson-Chapuis, la première femme à être devenue ministre de la Santé en 1948 ou Arlette Laguiller, la première femme de l’histoire à s’être présentée aux élections présidentielles en 1974.
J’ai trouvé cette expo super et vous conseille vivement d’aller la voir !
Si on fait un sondage dans la cour en demandant aux élèves quels poètes ils connaissent, on obtient que des noms masculins, Jean de la Fontaine, Jacques Prévert, Paul Eluard, Victor Hugo, Arthur Rimbaud…
Où sont les femmes ? Pourtant les poétesses ont bien toujours existé mais celles-ci ont été « oubliées » de la société. Qui connait Christine de Pisan, immense écrivaine du XIVe siècle ou Marceline Desbordes-Valmore autrice romantique du XIXe ?
Elles n’ont pas de place dans nos manuels scolaires. Avez-vous déjà appris un poème écrit par une femme lors de votre scolarité ?
Le printemps des poètes qui a pour mission de promouvoir la poésie pourrait peut-être réparer cette injustice, viser à être plus « inclusif » et à intégrer plus visiblement la participation des femmes à ce genre littéraire en s’intitulant « Le printemps des poètes et des poétesses »…
Giulia
Conseils de lecture
Au CDI vous trouverez des textes des poétesses Michelle Daufresne (Merenpoémes), Albane Gellé (Eau), Katerina Apostolopoulou (J’ai vu Sisyphe heureux) ou encore Fabienne Swiatly (Mère éléphante)
Vendredi 13 février, avec l’Atelier Théâtre, animé par Mme Josserand, nous sommes allées voir Dans mon foutu zoo, une création du collectif « Le Printemps du machiniste » au théâtre Silvia Monfort.
Les comédiens étaient intervenus au collège auparavant pour nous présenter leur « Prélude », sur lequel Diane et Jeanne avaient fait un article. On retrouve dès le début de la pièce, la station de radio, La Puissance, où les auditeurs interagissent en envoyant des questions et des réponses. Le spectacle se tourne entièrement sur la réponse de la question de Didi, adolescente angoissée, qui a de la fumée qui émane d’elle. Didi est une marionnette en bois, dirigée par la comédienne Dorine. Puis, le spectacle a basculé dans l’onirisme, des animations étaient projetées sur un écran. Didi se retrouve enfermée dans une grotte, avec un oiseau, où l’eau monte…. Les aventures et les péripéties traversées par Didi la transforme… Mais on ne vous révèle pas tout.
Nous avons beaucoup aimé la mise en scène : il y avait un écran ou étaient projetées des animations qui nous plongeait dans l’intérieur imaginaire de Didi. Le spectateur passait donc du réel avec l’émission de radio en direct à l’imaginaire. Même si le sujet principal était sérieux puisqu’il s’intéresse au mal-être adolescent, il y avait aussi de l’humour qui permettait d’alléger le discours. Les comédiens étaient particulièrement drôles quand ils imitaient des bruits d’animaux et nous faisaient écouter des réponses ratées des auditeurs, en se mettant complètement dans la peau de personnages exubérants. Nous avons été touchées par ce spectacle qui pointait des sujets auxquels nous sommes particulièrement sensibles car nous y sommes confrontées, en particulier : être différent dans un groupe d’adolescents.
Durant le bord de plateau, les comédiens sont revenus sur le message qu’ils espèrent faire passer avec leur « Foutu zoo » : il faut essayer de ne pas rester seul et c’est le collectif qui peut nous aider dans les questions existentielles que l’on se pose, d’autant plus dans le monde un peu angoissant dans lequel nous vivons actuellement. Nous avons appris aussi que, dans le processus de création, les questions qui sont retenues dans l’émission de radio sont de vraies questions qui ont été posées par des collégiens ou des lycéens lors du travail mené par la compagnie dans divers établissements scolaires. En tout et pour tout, la troupe a travaillé à peu près trois ans pour créer ce spectacle. Les comédiens nous ont aussi révélé les clés de la fumée : c’est une toute petite machine à fumée qui est dissimulée dans le corps de Didi et que le metteur en scène actionne à distance… Mais chut ! C’est un secret.. On compte sur vous pour ne pas le révéler aux futurs spectateurs de « Dans mon foutu zoo! ».
Depuis le 29 février les Etats-Unis et Israël ont lancé l’opération « Epic Fury », visant le régime Iranien. Bien que cette guerre ait des impacts civils sur les pays alentours, elle a aussi un impact économique : le détroit d’Ormuz, situé entre le Golfe Arabo-Persique et la mer d’Oman, qui achemine près de 20 % du pétrole, du Gaz naturel liquéfié et d’autres matières premières est bloqué. En cause le haut risque pour les navires marchands de se faire couler par des drones ou missiles iraniens.
Résultat : 20% du pétrole et du gaz mondial manquent pour alimenter l’économie planétaire, provoquant une inflation et une légère baisse des valeurs boursières, notamment aux Etats-Unis.
Mais on relativise : selon les experts économiques de France 24, il n’y a pas de crise majeure pour l’instant. La croissance économique mondiale reste au dessus de 2,5 % un peu en dessous du seuil symbolique des 3 %. Ce seuil symbolique est un indicateur de la bonne dynamique économique de la planète. Et de plus, contrairement aux chocs pétroliers des années 70, les pays dépendent moins du pétrole, passant de 46% à 31% de consommation mondiale. A titre de comparaison, la crise des sub-primes en 2008 avait fait monter le prix du baril à 140 dollars, son record historique et la liquidité mondiale reste bonne.