
Le mercredi 27 mai, la rédaction de On se dit tout s’est rendue à l’Assemblée nationale, l’occasion d’un reportage en plusieurs épisodes. Après notre cours d’instruction civique, rentrons dans le vif du sujet.

A l’Assemblée nationale, nous avons assisté aux questions au gouvernement qui se déroulent dans l’hémicycle deux fois par semaine. L’hémicycle est une salle très importante, le « coeur de l’assemblée » où se déroulent tous les débats. Les questions au gouvernement sont un moment capital pour notre démocratie car elles permettent aux députés de questionner les ministres sur l’actualité, les problèmes du pays, les lois ou les décisions du gouvernement. Les questions doivent durer deux minutes, de même pour les réponses et chaque prise de parole est chronométrée. Les questions sont réparties entre tous les groupes politiques et les ministres ne sont pas prévenus à l’avance des questions qui leur seront posées.
Plusieurs sujets ont été évoqués lors de notre visite, et tous très différents, il y avait Cuba et les Etats-Unis, Stellantis, l’immigration… et aussi deux sujets qui ont particulièrement retenus mon attention :
Un député a dénoncé la rémunération précaire des AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) et leurs conditions de travail souvent compliquées. C’est alors qu’un membre du gouvernement a pris la parole au nom du ministre de l’Education nationale, pour répondre à la question posée. Il a expliqué que la rémunération avait déjà augmentée de 13% depuis 2017 et que cela lui paraissait suffisant. Le député a vivement répondu : « Il faut faire plus, mieux et plus fort. » Cet échange a eu lieu entre les applaudissements satisfaits du gouvernement et sous les huées de l’opposition mécontente. La scène ressemblait à une véritable scène de théâtre. Heureusement, la présidente de l’hémicycle Yaël Braun-Pivet, qui présidait la séance ce jour-là, veillait à la bonne tenue des échanges.
Un autre député a aussi parlé de l’installation de data centers en Seine-et-Marne, il faisait partie du groupe écologiste et a questionné la surconsommation des data centers dans sa région, s’inquiétant du déséquilibre de la répartition en électricité dans les commerces alentours. Il a aussi affirmé que ce projet avait été pris trop à la légère et qu’il n’y avait pas eu assez de réflexion sur le sujet. La membre du gouvernement, Maud Bregeon a répondu assez sèchement qu’il y avait eu, pour ce projet, plus d’un mois de débat et que le boulanger d’à côté aurait de l’électricité.
Malgré les désaccords évidents entre les différentes parties (d’un côté des députés, de l’autre le gouvernement), j’ai eu le sentiment qu’ils arrivaient quand même à s’écouter !
Jeanne