Deux journalistes à l’atelier journal

Le vendredi 3 avril, deux journalistes du Parisien sont venus nous rencontrer à l’atelier journal, Erwan Benezet et Vincent Vérier. Ils travaillent au service Économie et sont donc spécialistes des finances publiques et de l’énergie, de la vie des entreprises.

Journalistes depuis de très nombreuses années au Parisien, depuis 2014 pour Vincent Verier et 2008 pour Erwan Benezet, ils travaillent en binôme depuis très longtemps et apprécient énormément d’être à deux pour échanger et préparer ensemble. Avant cela, Erwan Benezet était indépendant, alors que Vincent Verier avait travaillé pour d’autres médias.

Ce qui nous a marqué dans nos échanges

On a appris qu’ils avaient jusqu’à 23h avant d’envoyer leurs articles pour le bouclage. Si les délais sont dépassés, la rédaction risque une amende, c’est donc pour ça qu’ils utilisent parfois la technique de la « coquille ». Par exemple s’ils doivent rédiger un article sur un match qui se termine à 22h, vu qu’ils ne peuvent pas prévoir les scores à l’avance, ils rédigent deux brouillons. Le premier où une équipe gagne et l’autre perd et vice versa. Comme ça, ils ont juste à compléter le brouillon, ce qui leur fait gagner beaucoup de temps pour pouvoir envoyer leur article en temps et en heure et leur éviter pas mal de stress.

C’est un métier assez stressant dans le sens où les journées sont bien chargées. Le jour où on les a rencontrés, ils nous ont dit qu’ils devaient écrire trois articles ce même jour, ce qui est énorme ! La journée commence toujours avec une levée tôt où ils commencent par une petite revue de presse en écoutant la radio, en lisant les journaux. Ils ont insisté sur le fait qu’au Parisien, et qui plus est au service Économie, ils essaient de rendre des sujets très techniques accessibles à tous. Erwan Benezet prenait l’exemple de sa maman, pas spécialiste du sujet : il pensait avoir réussi un article quand sa maman lui disait : « J’ai tout compris. »

Quand on les a interrogés sur leurs parcours, ils n’ont pas la même expérience. Alors que Vincent Verrier a fait une école de journalisme, Erwan Benezet « a appris sur le tas ». D’abord assistant à Radio France, il s’est formé progressivement. Mais il nous a dit avoir trouvé sa voie car son métier lui permet de répondre à une curiosité naturelle et d’aller au contact de nouvelles choses tout le temps. Il pense cependant qu’aujourd’hui c’est de plus en plus dur de devenir journaliste sans passer par une école.

Parfois, ils sont amenés aussi à interviewer des gens, à se déplacer pour les rencontrer. Ainsi pendant les municipales, Vincent était à Bordeaux alors qu’Erwan était en reportage à Toulouse… Mais les déplacements sont de plus en plus limités en raison de restrictions budgétaires…

On a aussi appris qu’au Parisien, il y a un service photo avec une équipe de photographes maison. Parfois, ils peuvent aussi acheter des photos. C’était une bien belle rencontre où on a découvert plein de choses sur le métier de journaliste qu’on ne soupçonnait pas… Peut-être qu’on se servira de la technique « coquille » pour gagner du temps. Un grand merci à eux de nous avoir consacré de leur temps.

Inès et Lisa

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