
La célèbre association « Les restos du cœur » a fêté ses 40 ans.

Mais revenons un peu en arrière… Nous sommes en 1985, Coluche, un humoriste et comédien français lance un appel sur Europe 1 pour créer des cantines gratuites destinées aux personnes vivant dans la plus grande précarité. Au fil des ans, les Restos vont à la rencontre des plus démunis et leur proposent des repas réalisés grâce aux collectes qui se font en supermarché. Toute l’association repose sur la générosité des donneurs et des nombreux artistes qui sont montés sur la scène des Enfoirés pour soutenir les Restos du Cœur. En effet depuis 1989, 307 personnalités de tous horizons (comédiens, chanteurs, sportifs, humoristes…) ont soutenu l’association.
Au total, lors de l’exercice 2024-2025 les Restos du Cœur ont accueilli 1,3 million de personnes et distribué gratuitement 161 millions de repas. Mais ce n’est pas forcément une bonne nouvelle car cela montre qu’encore beaucoup de gens vivent dans le besoin de cette association qui n’avait pas vocation à durer aussi longtemps. Selon la dernière étude de l’INSEE, en France, le taux de pauvreté a atteint 15,4 % de la population en 2023, soit le taux le plus élevé depuis 30 ans. Aux Restos du Cœur, 77% des familles accueillies vivent avec deux fois moins que le seuil de pauvreté, soit 644 euros par mois et 50 % des personnes reçues ont moins de 25 ans.
Le nouveau président bénévole des Restos du Cœur s’exprime sur cela : « […] les mesures contraignantes que nous avons été tenues de prendre sur la plus grande partie de l’exercice (2024-2025) ont exclu de l’aide alimentaire un certain nombre de personnes démunies. Pour autant, ces dernières ne sont pas sorties de la pauvreté par miracle. Ensuite, les remontées du terrain alertent sur une fréquentation en hausse ces derniers mois ». Face a une telle aggravation de la pauvreté, année après année, l’association « appelle les pouvoirs publics à pendre des mesures concrètes pour favoriser l’inclusion et l’insertion des plus démunis et à veiller à ne pas rendre plus difficiles encore l’action du mouvement associatif ».
J’espère que cet article vous aura donné envie d’aider les personnes qui en ont le plus besoin et peut-être même de devenir bénévoles.
Diane