
Jeudi 9 octobre à Paris, Robert Badinter (ancien avocat, ancien ministre de la Justice sous la présidence de François Mitterrand et ancien président du Conseil constitutionnel), est entré au Panthéon, à l’occasion du 44e anniversaire de l’abolition de la peine de mort.

L’abolition de la peine de mort était un engagement pris par François Mitterrand lors de sa campagne électorale de 1981, alors que la majorité des Français était contre. C’est donc avec un grand courage que Robert Badinter a porté la loi devant l’Assemblée Nationale et que, par la force de ses arguments, il réussit à convaincre une majorité de parlementaires : « Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées ».
Il a aussi porté, en 1982, une loi dépénalisant l’homosexualité.
La cérémonie d’avant-hier, mêlant des lectures de textes de Badinter et de Victor Hugo, était présidée par Emmanuel Macron. Julien Clerc a chanté : L’Assassin assassiné, une chanson écrite en 1980, juste avant l’abolition de la peine de mort et pour laquelle Robert Badinter l’avait alors remercié : « Votre chanson a fait bien plus que 20 conférences et 30 discours ».
Le cercueil présenté au Panthéon contenait quelques objets symboliques chers à l’ancien garde des Sceaux : sa robe d’avocat et trois livres, dont Choses vues de Victor Hugo. Son corps demeurera au cimetière de Bagneux où il repose depuis sa mort en 2024.
Jeanne