

Dolce&Gabbana au Grand Palais, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? J’y suis allée pour vous écrire un nouvel article sur cette expo parisienne ! Malheureusement, mauvais timming : elle s’est finie le 31 mars ! Mais je vais quand même vous donner mon avis et vous expliquer le rendu de cette exposition qui aura obtenu les louanges et l’opportunité d’avoir un article à son nom dans des journaux comme le Monde, le Parisien ou encore le magazine Beaux-Arts. La marque de haute couture italienne a donc exposé ses créations spectaculaires à Paris et honnêtement : c’était magique !
Il faut savoir que c’était une expo de haute couture dans laquelle on ne retrouvait que des robes, costumes, sacs, chaussures et autres vêtements. Mais avec des motifs très particuliers et de matières particulières aussi. On pouvait retrouver des pierres précieuses, des feuilles d’or et des tissus avec d’incroyables broderies. Toutes les pièces Dolce&Gabbana sont réalisées à la main et pensées avec le cœur, d’où le titre de l’exposition. Il y aussi des bijoux. Quelque chose qui m’a frappé, c’est qu’il y avait beaucoup de motifs religieux, notamment des scènes de la Bible. Ce n’est pas très choquant, faites quelques recherches et vous apprendrez que 85% des italiens sont catholiques, et que l’Italie abrite le Vatican, pays du Pape avec 100% de catholiques.
A chaque fois qu’on rentrait dans une nouvelle salle, c’était un nouvel électrochoc ! Chacune était différente et très surprenante. Une salle toute en faïence colorée : il y en avait sur les murs, sur le sol et sur le plafond et, au milieu de la salle, une calèche en bois avec des mannequins, tous habillés avec de grandes robes et des coiffes toutes en plumes ou en velours pour les femmes et de jolis costumes colorés pour les hommes. Seul le cocher, placé à côté de la calèche, était habillé très simplement, en noir et marron, démarquant ainsi les différent classes sociales. Ensuite, ma salle préférée et de loin : une salle toute blanche, très éclairée d’une lumière très douce et à la fois éclatante (puisqu’elle arrivait après une salle plutôt sombre dont je ne me souvient pas très bien, j’avoue…). Cette salle était très longue et sur sa gauche, il y avait une estrade avec 8 mannequins, entourée de murs blancs et recouverts de moulures. Tout en blanc, le mannequin du centre avait des airs de mariée, les deux du fond, des airs d’anges et les autres, magnifiques eux aussi, avec des corsets en plâtre possédants des moulures similaires à celles de murs. Un des anges avait un voile tombant devant sa tête, ce qui était un peu terrifiant, ça avait des airs de fantômes ! Il était tout de blanc vêtu et seul le voile était noir, renforçant ainsi cette sensation d’oppression et d’être tout petit face à ces grands mannequins fantomatiques. Quand on entre dans la salle, on se tourne instinctivement vers cette estrade, éclairée et attirante. On est en admiration et on oublie de regarder ce mannequin, qui fait face à la scène, dans l’ombre, recopiant traits pour traits le mannequin blanc voilé de noir au détail près que celui là a une robe noire et un voile blanc, ce qui est assez paradoxal, comme une version imparfaite, comme une petite fille qui essaye de recopier son idole, restant toujours une imitation de la réalité. On peut voir et interpréter toutes sortes de choses : peut-être cela montre-t-il qu’on se tourne toujours vers la lumière, au prix de délaisser parfois un peu trop ce qui se trouve dans l’ombre, peut-être cela montre que l’on préfère regarder ce qui nous parait beau et important, le blanc symbole de pureté, attirant notre œil et notre admiration. Au final, vous voyez ce que vous avez envie de voir, sans doute est-ce la morale de l’histoire ! Dans d’autres salles, vous pouviez voir des sacs, des bijoux extrêmement précis comme des boucles d’oreilles avec des pages de la Bible miniatures, des pièces toutes dorées ou encore des tableaux brodés sur les robes. A la fin, la dernière salle était une reproduction d’un atelier Dolce&Gabbana avec des fils, des plumes, des mannequins en bois avec des débuts de vêtements…
Pour conclure, c’était une merveilleuse exposition, et elle m’a mis des étoiles plein les yeux ! Je suis désolée de vous écrire cet article après la fin de l’exposition mais pour me faire pardonner et pour assouvir votre envie et votre curiosité vis à vis de la haute couture, je vous propose :
– Louvre couture, jusqu’au 24 août au Louvre (vous l’aviez deviné)
– L’Etoffe des Lumieres, sur la mode du XVIIIe, jusqu’au 26 octobre au musée Jean-Jacques Rousseau
– Worth, la naissance de la Haute couture, jusqu’au 7 septembre au Petit Palais… ou alors, vous pouvez toujours aller à Rome au Palazzo Esposizioni Roma du 14 mai au 13 août 2025, pour la voir malgré tout .
Yasmine