Le traitement des femmes en Afghanistan

Depuis que les Talibans ont repris le contrôle de l’Afghanistan en 2021, la population subit une répression extrême et de graves violations des droits humains. Les femmes sont les premières victimes de ce régime. La Commission internationale de juristes (CIJ) et Amnesty International qualifient les traitements qui leur sont infligés de crimes contre l’humanité.

Femmes en burqa avec leurs enfants à Hérat, en Afghanistan via Wikimedia Commons

Selon une enquête menée en 2024 par Amu TV, une chaîne afghane, 118 filles âgées de 6 à 10 ans ont été vendues pour des mariages forcés depuis 2021. Le pays traverse une grave crise économique et ces mariages peuvent rapporter jusqu’à 2 770 euros aux familles qui vendent leurs enfants.

Les femmes n’ont plus le droit de sortir sans être accompagnées d’un homme. Tout déplacement en transport sur plus de 72 kilomètres leur est également interdit sans présence masculine. Elles n’ont plus accès aux hammams, aux salles de sport, et certaines pratiques comme le chant, la lecture ou la récitation de vers à voix haute leur sont interdites. Après l’âge de 12 ans, l’accès à l’éducation leur est fermé : les écoles sont réservées uniquement aux garçons.

Les femmes perdent aussi progressivement leur indépendance financière. Près de 4 500 d’entre elles ont été licenciées du secteur de l’éducation, et tous les salons de beauté ont été fermés, touchant près de 60 000 entreprises détenues par des femmes, selon l’ONU.

La santé des femmes est également gravement menacée. Privées d’accès aux soins, elles n’ont plus le droit d’être soignées et ne bénéficient plus d’assistance médicale lors de l’accouchement.

Face à cette situation, les mauvais traitements infligés aux femmes en Afghanistan sont tout simplement inacceptables.

Amira

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