
Avant-hier, dans le sud de la Bande de Gaza, à Rafah, Tsahal a bombardé le camp de réfugiés de Barkasat. On dénombre actuellement 45 morts et 249 blessés.

Ce camp abritait de nombreux déplacés du nord de l’enclave, s’entassant dans des abris de fortune et des tentes qui ont brûlé lors de l’attaque aérienne israélienne. Les images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent des cadavres calcinés, des enfants brûlés ou mutilés et d’autres horreurs.
L’armée israélienne justifie sa frappe par sa volonté d’éliminer deux hauts responsables du Hamas mais, devant l’indignation internationale provoqués par ce massacre, Nethanyahu a fini par qualifier cela comme étant une « erreur tragique ».
Cette « erreur » survient après que le procureur de la Cour Pénale Internationale, le 20 mai, a réclamé un mandat d’arrêt contre le premier Ministre israélien (et son ministre de la Défense) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. En effet, Tsahal a déjà attaqué des hôpitaux et des camps de réfugiés autres que Barkasat et il lui est particulièrement reproché d’utiliser la famine contre les Gazaouis.
En France, Emmanuel Macron s’est dit, sur X : « indigné par les frappes Israéliennes » et a appelé à un cessez-le-feu immédiat. Hier, de nombreuses manifestations pro-palestiniennes ont eu lieu dans plusieurs villes avec, à Paris, environ 10 000 manifestants.
Manifestement, ça ne change pas la politique de Benjamin Netanyahu, puisque ce matin, des chars israéliens sont entrés dans la ville de Rafah.
Bao Nam