Les causes de la grève des professeurs

Ce mardi 2 avril, les enseignants de l’Education nationale font la grève pour la énième fois, depuis les réformes annoncées par le gouvernement début décembre 2023.

Ces réformes mettent en place un changement du brevet, le redoublement des collégiens décidé par les professeurs, et parmi les propositions, la plus controversée est sûrement celle des « groupes de niveau » en français et en mathématiques. Ainsi, les élèves ayant des facilités seront mis ensemble et les élèves ayant des difficultés seront regroupés dans la même classe. Cette mesure est particulièrement critiquée, elle est jugée « inégalitaire » et des études scientifiques menées à ce sujet montrent pour la plupart l’inefficacité, voire la contre productivité de ce système.

Selon les professeurs en grève, le problème dans l’Education nationale est dû au manque de moyens et de professeurs et à des classes trop surchargées. C’est pourquoi, une réforme supplémentaire, ne traitant pas de la véritable difficulté dans l’enseignement serait inutile.

Depuis l’annonce de cette réforme, les syndicats (Snes-FSU, SNEP-FUS, Sud Education, GCT éduc’action et la FNEC-FP FO) appellent à la mobilisation contre le « choc des savoirs » et demandent l’augmentation des revenus des enseignants. La grève du 2 février a mobilisé plus de 20% des enseignants, 40% selon les organisations syndicales, mais le mouvement s’est essoufflé, puisque celle du 19 mars n’en a rassemblé que 17,42% selon le ministère.

Bao Nam

Laisser un commentaire