

Comment faire face au racisme ? C’est la question que s’est posée Didier Daeninckx, l’auteur du Chat de Tigali, et nous, élèves de Madame Raimbaud, avons imaginé que nous étions des journalistes qui avions découvert la triste histoire du chat Amchiche.
Alors en cette semaine de la Presse, lisez nos articles, découvrez ce qui s’est passé quand Amchiche et sa famille sont arrivés en France et n’oubliez pas que ce sont nous, les enfants, qui pouvons construire un monde meilleur. Et lisez Le Chat de Tigali.


Il y a quelques mois, dans le village de Saint-Martin, nous avons découvert que le nouvel instituteur, François Huet, qui venait de s’installer en ville, recevait des lettres anonymes adressées à son chat. Le chat s’est même fait attaquer. Vous en saurez plus en lisant cet article.
Le dimanche 23 août
Après avoir enseigné en Algérie, François Huet, le nouvel instituteur de nos enfants, vient de s’installer avec sa femme, Sonia, sa fille, Vanessa, et son chat, Amchiche. Il s’est avéré qu’Amchiche, le chat « arabe », allait rendre visite aux femelles du village.
Première attaque : Lambert, le dresseur de chiens, a tiré sur Amchiche qui y a perdu un oeil, et a épargné les deux femmes agées qui étaient installées à l’endroit même où Amchiche a été blessé.
1 mois plus tard
François Huet a reçu une lettre anonyme dans sa boite aux lettres : « Personne ici ne veut plus voir ta sale bestiole. La prochaine fois sera la bonne !!! ». Malheureusement, il n’a pas su de qui il s’agissait.
Le 11 novembre
Au retour de la cérémonie, François retrouve sa femme, Sonia, boulversée, une nouvelle lettre anonyme : « Dernier avertissement ! Tu crois peut-être que ton chat va continuer longtemps à se donner du bon temps avec nos femelles ? Fais-le couper ou on s’en chargera. Définitivement ! «
Deux jours plus tard, une des deux vielles dames a apporté le cadavre d’Amchiche enveloppé dans un journal. Son seul oeil ne brillait plus, une mousse teintée de vert au coin de sa bouche. François a amené Amchiche chez le vétérinaire, le diagnostic est sans appel : le chat a avalé une demi-douzaine de boulettes de viande à la mort-aux-rats.
Le mercredi 23 décembre
La famille de François Huet va faire ses courses pour le réveillon à la superette de St Martin, quand le maître d’école entend une conversation entre Eugène Mouillot, Jean-Marie Piquebois et Lambert : « Les boulettes, il n’y a rien de meilleur… La bête a beau renifler, l’odeur du produit ne passe pas. »
« Tu as parfaitement raison Eugène… »
« Il n’est pas près de revenir, le jour où les arabes feront la loi chez nous ! »
Le 29 mars
La famille Huet retrouva dix-huit chats amenés par les élèves et les enfants du village, qui avaient chacun une mère différente, mais tous le même père : Amchiche.
Note des journalistes
Cette aventure montre des propos racistes du maire et de ses complices, honteux !
Siloë, Yasmine, Jade, Salomé