Semaine de la presse. Essais journalistiques autour du Chat de Tigali (1)

Comment faire face au racisme ? C’est la question que s’est posée Didier Daeninckx, l’auteur du Chat de Tigali, et nous, élèves de Madame Raimbaud, avons imaginé que nous étions des journalistes qui avions découvert la triste histoire du chat Amchiche.

Alors en cette semaine de la Presse, lisez nos articles, découvrez ce qui s’est passé quand Amchiche et sa famille sont arrivés en France et n’oubliez pas que c’est nous, les enfants qui pouvons construire un monde meilleur. Et lisez Le Chat de Tigali

Amchiche, un chat venu de Tigali, a été empoisonné avec de la mort-aux-rats dissimulée dans des boulettes de viande. Son corps à été retrouvé dans les rues de Saint-Martin, près des poubelles communales. Qui est l’auteur de ce crime ? Pourquoi en voulait-on à ce chat ?

Dessin réalisé par Mohamed

Un corbeau et des lettres anonymes

Un instituteur et sa famille, revenus d’Algérie, se sont installés à Saint-Martin. Ils ont emmené avec eux leur chat, Amchiche, né à Tigali. Il est différent des chats de Saint-Martin, plus grand, plus élancé et avec un pelage coloré. Comme il le faisait à Tigali, Amchiche avait pris l’habitude de trainer dans les rues et en profitait pour séduire les femelles. Un vrai coureur de jupon !

Le jour de l’ouverture de la chasse, Amchiche a été blessé par un tir de fusil. Il avait une oreille déchiquetée et un oeil en moins. Ce n’était pas un accident… Quelques semaines plus tard, les propriétaires du chat ont reçu deux lettres anonymes contenant des menaces : « […] La prochaine fois sera la bonne. » « Dernier avertissement […] Fais-le couper ou on s’en chargera. Définitivement. » Malheureusement ce n’était pas une plaisanterie.

Un acte raciste

C’est parce qu’il n’était pas comme les autres, parce qu’il était « arabe », qu’Amchiche a été assassiné.

Des habitants de Saint-Martin ne supportaient pas qu’il s’accouple avec « leurs » femelles et ont voulu s’en débarrasser. C’est le maire lui-même qui a fini par l’empoisonner. 

Mais Amchiche avait eu le temps de faire des petits

Le jour de Noël, des enfants du village sont venus offrir cinq chatons à la fille de l’instituteur. Il suffisait de les regarder pour comprendre qu’Amchiche était leur père. Il y en avait dix-huit autres répartis dans le village. Heureusement que les enfants ne sont pas racistes comme leurs parents.

Sacha; Mohamed; SC7

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