
Le salon de l’agriculture est chaque année le rendez-vous des principaux représentants politiques et il est traditionnellement inauguré par le président de la République. Mais cette année, les choses ne se sont pas déroulées normalement.

Le samedi 24 février, à l’arrivée d’Emmanuel Macron, des manifestants l’ont accueilli à coups de sifflets et de huées. S’en sont suivies des échauffourées avec les forces de l’ordre.
Il est vrai que le président avait imaginé, deux jours avant, un « grand débat » au salon avec les syndicats agricoles et un certain nombre d’associations écologistes. Cependant, le nom des Soulèvements de la Terre qui s’opposent, entre autres, aux méga bassines et à l’utilisation du glyphosate, ennemis jurés de la FNSEA (principal syndicat agricole), a fuité parmi ceux des invités. Après cela, la FNSEA, suivie par la Coordination Rurale, ont annoncé se retirer de la rencontre prévue. Le vendredi 23 au soir, ne restait plus à Emmanuel Macron que d’y renoncer tout en se défendant d’avoir jamais invité les Soulèvements de la Terre.
Tout cela explique l’ambiance électrique du 24 février.
Le lendemain par contre, la venue de Jordan Bardella, président du RN et tête de liste de son parti pour les prochaines élections européennes, s’est déroulée dans une ambiance cordiale. C’est ainsi que le président du parti d’extrême droite a profité du fiasco présidentiel !
Bao Nam