
Depuis le 1er décembre et la fin de la trêve entre Israël et le Hamas qui, en instaurant un cessez-le-feu entre les deux camps, a permis la libération de 70 otages Israéliens enlevés par le Hamas en échange de 210 prisonniers palestiniens détenus en Israël et l’acheminement d’un peu d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, les combats ont repris avec une rare intensité, l’armée israëlienne gagnant le sud de la bande de Gaza.

Les civils du sud et tous les réfugiés qui ont fui le nord (on compterait plus d’1 million de déplacés) se retrouvent dans des conditions effroyables à cause des bombardement aériens ininterrompus et du blocus total imposé par Israël. Les camps de réfugiés, les hôpitaux, des résidences civiles et des écoles ne sont épargnés par ces bombardements. Selon les chiffres du Hamas (qui ne sont pas vérifiables), 17 177 Palestiniens seraient morts entre le début du conflit et le 7 décembre dont 70% de femmes et enfants. Le nombre de blessés ne cesse lui aussi d’augmenter alors que « Le système de santé de Gaza est à genoux », comme l’a indiqué le chef de l’agence de santé de l’ONU, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Par ailleurs, la population est confrontée à une raréfaction de l’eau potable et des denrées alimentaires.
De plus en plus de pays et d’ONG font entendre leur voix, dénonçant ces combats meurtriers et la disproportion de la riposte israélienne par rapport aux attaques du Hamas. Cependant le 8 décembre, les Etats-Unis ont mis leur veto à une première résolution de l’ONU réclamant un cessez-le-feu humanitaire. Pour répondre à ce blocage, l’Egypte et la Mauritanie réclamaient hier le 11 décembre une assemblée générale extraordinaire qui doit se réunir aujourd’hui même.
Bao Nam
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