
Dans le contexte de la guerre Israélo-Hamas, on assiste à une recrudescence des actes antisémites en France. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, on comptabilise 1518 actes et propos antisémites depuis le début du conflit, c’est 3 fois supérieur au nombre d’actes et propos antisémites recensés en France en 2022.
Sur proposition de Yaël Braun-Pivet (Présidente de l’Assemblée nationale) et de Gérard Larcher (Président du Sénat), une marche a donc été organisée ce dimanche 12 novembre à Paris contre l’antisémitisme. Elle a rassemblée plus de 105 000 personnes auxquelles se sont rajoutées 7500 personnes à Marseille, 5000 à Strasbourg, 3700 à Grenoble, 3500 à Bordeaux, 3000 à Nice et Lyon et 2000 à Nantes et La Rochelle.
Des polémiques autour de cette marche
Des polémiques autour de cette marche avaient circulé les jours précédents, dont celle concernant la participation du RN (parti héritier de Jean-Marie le Pen, lui-même condamné 3 fois pour propos antisémites), au défilé. Le parti politique La France Insoumise a justifié sa non participation à la marche parisienne par la présence du RN. Les députées LFI, Raquel Garrido, Alexis Corbière, François Ruffin et Clémentine Autain ont cependant défilé à Strasbourg où le RN avait été banni du cortège. D’autres députés LFI ont participé à d’autres initiatives dont un rassemblement le même jour, à l’emplacement de l’ancien Vel d’Hiv où ils ont été chahutés par des participants.
Malgré ces polémiques, la marche de dimanche a été une réussite qui témoigne de la lutte contre l’antisémite que veulent porter la France et les Français.
Bao