
On entend parler depuis 1 mois d’un conflit majeur au proche Orient. Celui-ci agite les esprits et engendre beaucoup de pertes civiles, d’un côté comme de l’autre. Que s’est-il passé ?
Une carte pour comprendre de quoi l’on parle

Les territoires palestiniens sont composés de 2 enclaves : la Cisjordanie, et la Bande de Gaza.
Les évènements
Le samedi 7 octobre au matin, le groupe armé terroriste Hamas* qui contrôle la Bande de Gaza, a lancé une offensive dans le sud d’Israël, réussissant à franchir la ligne de cessez-le-feu et à pénétrer en territoire israélien.
L’offensive barbare terrestre
La surprise a joué en faveur des plus de 2000 membres du Hamas, et les soldats israéliens qui gardaient la frontière ont été attaqués en sous-vêtements…
Les terroristes du Hamas ont réussi à entrer dans les villes de Sdérot et Ashkelon et ont poussé en une journée jusqu’aux villes d’Ashdod au Nord, Ofaqim à l’est, Kerem Shalom au sud. Leur avancée la plus significative a été à l’est (Ofaqim), où l’armée israélienne a été la moins résiliente.
Ils ont commis nombres d’exactions. Des massacres, des prises d’otage qui, selon le droit international (voir articles sur la guerre en Ukraine – 2022), peuvent être qualifiés de crimes de guerres. Ces exactions ont provoqué énormément d’émoi en Occident. Les pertes totales de civils israéliens sont de 1100, tandis qu’on déplore 300 pertes chez les militaires et policiers.
Après cette relative percée, les combattants ont été « balayés » par l’armée israélienne qui est à la pointe de la technologie. Après le retrait des terroristes du Hamas, l’Etat d’Israël définit une zone de guerre autour de la bande de Gaza, donc les civils sont évacués.
Les bombardements
Dans cette même journée du 7 octobre, le Hamas à envoyé plus 5000 roquettes lors de cette opération dénommée « Déluge d’Al Aqsa« . Inefficace et saturé, le dôme de fer israélien (système de défense sol-air contre les missiles ennemis, financé à moitié par les américains) a laissé passer ces roquettes qui se sont écrasées sur les grandes villes israéliennes. Les roquettes du Hamas ont impacté les principales métropoles israéliennes. Les bombardements effectués au Nord de l’Etat Hébreu sont signés du Hezbollah, organisation armée libanaise financée par l’Iran.

La riposte israélienne
Ce 7 octobre, le premier ministre Israélien Benyamin Nétanyahou déclare : « Nous sommes en guerre […] J’ai ordonné une vaste mobilisation de nos réservistes et que nous riposterions avec une ampleur que l’ennemi n’a jamais connue. L’ennemi paiera un prix sans précédent. […] Nous sommes en guerre et nous la gagnerons. » Le gouvernement hébreu mobilise effectivement les réservistes, ce qui gonfle les effectifs de Tsahal (armée israélienne) à plus de 400 000 hommes et femmes.
L’Etat hébreu riposte aussi vigoureusement avec des frappes de missiles et des frappes aériennes, détruisant des quartiers civils entiers de la bande de Gaza, en justifiant ces frappes par le fait que les terroristes du Hamas s’abritent dans ces quartiers. Il déclare aussi l’état de siège à Gaza en coupant l’eau, le gaz, et l’électricité. Ces mesures, ainsi que les pertes civiles dues aux bombardements, provoquent un vif émoi dans tout le monde arabe.
Fin octobre, l’armée israélienne finit par pénétrer physiquement dans la bande de Gaza. Le 1er novembre, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme avertit que l’ampleur des destructions ainsi que le nombre élevé de morts et de blessés civils lui font craindre « sérieusement
qu’il s’agisse d’attaques disproportionnées qui pourraient équivaloir à des crimes de guerre ».
Hier, 7 novembre, un mois jour pour jour après le début du conflit, le ministre de la Défense israélien annonce que les troupes de Tsahal sont « au cœur de Gaza-Ville ».
Un bilan pour la bande de Gaza… provisoire
Dans la bande de Gaza, selon des chiffres avancés par le Hamas, on déplore 10 000 morts, et des milliers de blessés… On dénombre plus d’1,5 millions de déplacés internes (femmes, hommes et enfants confondus). C’est une catastrophe humanitaire, du jamais vu en si peu de temps depuis les grands conflits du XXe siècle.
Beaucoup de pays, avec l’ONU, demandent aujourd’hui un « cessez le feu humanitaire immédiat ».
Bao Nam et Kenzo
*Hamas : organisation politique islamiste ayant une branche armée, considérée comme terroriste par Israël, les Etats-Unis, l’Union européenne et de nombreux autres pays. Elle contrôle la bande de Gaza, depuis son élection lors des législatives de 2006 (44% des voix) mais est peu active dans les autres territoires palestiniens (Cisjordanie). Le Hamas lançait régulièrement des roquettes sur le territoire israélien avant son attaque le 7 octobre.
Sources :
- Pour les cartes : https://www.youtube.com/@lesconflitsencartes4159
- Hamas : https://www.lemonde.fr/international/article/2023/10/13/guerre-israel-hamas-qu-est-ce-que-le-hamas-comprendre-en-trois-minutes_6194189_3210.html
- Wikipédia pour les chiffres : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_Isra%C3%ABl-Hamas_de_2023
- Les évènements : 1 jour 1 actu, daté du 13 octobre