Vertbaudet, une entreprise qui était au cœur d’une grève

Une boutique Verbaudet au Quatre Temps à la Défense / Mickael Denet, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Les salarié.e.s de l’entreprise Verbaudet, une entreprise de vêtements pour enfants située à Marquette dans le Nord, ont gagné : en grève avec la CGT, la CFDT et FO depuis le 20 mars pour une augmentation de leur salaire, ils et elles ont obtenu avec satisfaction leur victoire.

Cette lutte a été symbolique. En effet, la situation des ouvrières de l’entreprise est particulièrement représentative des conditions de travail d’un grand nombre de femmes employées au SMIC ou à de très bas salaires et/ou soumises au temps partiel. Conditions qui deviennent insupportables en période d’inflation.

Malgré l’intervention des policiers sur le piquet de grève le 16 mai, malgré des accusations de violences policières de la part de grévistes évacué.e.s par les forces de l’ordre, malgré des violences rapportées par un délégué CGT qui aurait été frappé et volé par des personnes se présentant comme des « policiers en civil », malgré la convocation par la direction de certain.e.s employé.e.s pour des entretiens préliminaires à licenciement… les salarié.e.s ont tenu bon.

Ils et elle ont repris leur travail le mardi 6 mai en ayant obtenu au minimum 4% d’augmentation de leurs salaires bruts et l’assurance, selon Amar Lagha, secrétaire général de la CGT-Commerce et Services « qu’aucune sanction ne sera prise contre les grévistes, […] et le versement aux grévistes du 13e mois sans déduction des jours de grève« .

Bao Nam

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