A la découverte du porte-avion CDG !

Le porte-avions nucléaire Charles De Gaulle dans la rade de Toulon / photo Rama, CC BY-SA 3.0 FR https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/fr/deed.en, via Wikimedia Commons

Mercredi 10 mai 2023, ma classe, la 3C, notre professeure principale, Mme Raimbaud, ainsi que Mme Genoudet et M. Navarro, spécialiste du montage vidéo, chargé de garder une trace de ce voyage, sommes allés à l’autre bout du pays pour visiter le porte-avion Charles De Gaulle !

Réveil à 6h30, on fonce à Gare de Lyon, le train démarre à 9h07. Nous ne tardons pas à arriver après avoir mangé un sandwich assez moyen et goûté un muffin à la vanille absolument immonde. En compagnie des deux autres classes participant au projet CDG, nous montons dans un bus zigzaguant sous le soleil du Midi de la France. Enfin, nous arrivons dans la base navale. Téléphones coupés, éteints, nous pénétrons dans l’impressionnant bateau (des milliers de mètres carrés).

Et la visite démarre ! Nous arrivons d’abord dans une salle avec tables et chaises qui semble être une salle de conférence. Là, le commandant du porte-avion nous raconte l’histoire des porte-avions français qui ont plus de 100 ans d’expérience, car il faut savoir que le CDG est le huitième porte-avion qu’a possédé la France, datant de 2001. Nous apprenons aussi qu’en Europe, seuls le Royaume-Uni, la France, l’Italie et l’Espagne sont dotés d’une puissance militaire marine aussi importante. A l’échelle mondiale, les Etats-Unis en ont 12 et les Chinois (compétiteurs de la France) prévoient d’en construire 11 ! C’est pour cela que récemment, au cours de la mission Antares, la marine nationale a revu sa solidarité et son alliance avec l’Inde, menacée par la présence chinoise.

Nous en avons aussi appris sur les avantages du CDG par rapport à d’autres porte-avions. En effet, ce navire est nucléaire et n’a donc pas besoin de faire le plein. Il est également doté de deux catapultes qui peuvent faire atteindre aux avions militaires une vitesse de 250km/h en l’espace de une seconde. Ainsi, on peut envoyer un avion toutes les deux minutes tandis que d’autres porte-avions utilisent des tremplins pour aider les avions à s’envoler.

Le porte avion CDG abrite environ 1900 (chiffre qui peut varier) marins dont la majorité a entre 28 et 30 ans. Les corps de métiers sont très larges : certains travaillent dans le dépôt de munitions, d’autres dans le centre de contrôle et de détection, d’autres encore aux cuisines ou à l’hôpital… etc.

Nous avons ensuite commencé la visite du porte-avion, enjambant les portes qui sont conçues pour empêcher une infiltration d’eau, grimpant et descendant les escaliers raides, qu’on appelle ici des échappées, nous nous sommes rendus en premier sur la passerelle du porte-avion, où nous avons fait la connaissance d’un navigateur timonier qui nous a expliqué son métier. Il est chargé, lui et ses collègues, de localiser le CDG mais aussi coordonner le quotidien des marins et les opérations.

Nous nous sommes ensuite rendus au poste qui gère les déplacements des avions et qui sont chargés de les préparer. Sur une maquette du porte-avion vu de haut, des avions en carton et métal étaient posés. La disposition des avions fonctionne avec un système d’aimant. Par exemple si l’aimant est vert, l’avion est disponible, s’il est parti en mission, on l’accroche à un tableau où l’heure de départ est indiqué. Nous avons découvert que, si un avion part pendant plusieurs heures, il est suivi d’un autre avion, chargé de lui amener de l’essence s’il n’en a plus.

Après cela, nous sommes allés dans une salle où nous devions ranger nos téléphones (déjà éteints pour ne pas dérégler les appareils du porte-avion) dans un casier. Cette salle regroupait plusieurs ordinateurs et une carte tactile indiquant où nous étions. C’était la salle de repérage. Il faut savoir que le porte-avion, pour se repérer utilise de nombreux instruments (sonars, radars, mais aussi les constellations !). Dans cette salle nous nous sommes séparés en trois groupes où des marins nous expliquaient leurs métiers. Nous avons donc vu sur l’ordinateur les différents types d’alerte qu’il pouvait y avoir ainsi que les objets utilisés pour le repérage marin, nous avons aussi fait la connaissance d’un marin qui nous expliquait les différents quarts et qui était chargé du repérage aérien et d’une marin (est-ce comme ça qu’on dit pour les femmes ?) ayant abandonné sa carrière d’avocat, peut-être pour une vie plus aventureuse ! Chaque personne dans cette salle était en fait chargé de se repérer dans l’espace aérien, marin et sous-marin, et repérer les autres objets auxquels étaient attribués des symboles (les bateaux en carré) et des couleurs (les amis en bleu, compétiteurs en rouge). Nous avons terminé notre visite par les hangars où nous avons rencontré des techniciens et des ingénieurs.

Cette visite fut très enrichissante et, personnellement, j’ai pu découvrir des choses que j’ignorais totalement. Les autres élèves ont aussi trouvé la visite très intéressante mais certains ont tout de même été déçus qu’il n’y ait que deux heures de visite pour huit heures (oui oui, vous avez bien lu) de train en une journée. Car en effet, après la visite nous avons du rentrer chez nous ! Là encore la nourriture n’était pas des plus appétissantes et il n’y avait pas de couverts mais la visite que nous venions de faire nous avait déjà ravis !

C’est ainsi que, le ventre vide, fatigués par cette épuisante journée et ayant encore la tête pleine d’images du porte-avion, la 3C est allée se coucher !

Justine

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