

Le 20 avril 2023, l’atelier journal du collège Jean Moulin a reçu une journaliste du nom de Séverine Pierron pour nous parler de son métier.
Séverine Pierron est une journaliste indépendante dite « pigiste« , c’est à dire qu’elle ne travaille pas pour un journal en particulier mais vend ses articles à l’unité, elle travaille en « freelance« . Cette journaliste écrit des articles principalement centrés sur la culture, la société et la technologie depuis déjà 20 ans ! Elle vend en moyenne 3 articles par semaine mais est également salariée et écrit pour le magazine en ligne du centre Pompidou pour avoir un métier plus stable car, en étant pigiste, un défi est ajouté par rapport au métier de journaliste classique. En effet, il faut vendre assez d’articles par semaine et les vendre à un bon prix : le coût du feuillet est à 70 euros minimum, mais notre journaliste, étant plus expérimentée, touche entre 120 et 150 euros par article.
Mais retournons dans le passé et intéressons nous aux études effectuées par Séverine Pierron. Ayant commencé par des études d’anglais, elle rate par la suite de nombreux concours d’entrée de différentes écoles de journalisme. Mais refusant d’abandonner et brûlante de détermination elle passe ensuite un concours pour une école de journalisme bilingue et est finalement acceptée. Elle a ensuite, après l’école, commencé à travailler en freelance comme elle nous l’a expliqué lors de notre rencontre.
Au cours de cette rencontre, Séverine Pierron nous a apporté beaucoup d’informations sur le métier de journaliste, et nous a appris un bon nombre de mots de vocabulaire utilisés dans ce métier.
Elle a évoqué en quoi consiste le métier de journaliste reporter, et sa différence avec le métier de journaliste posté. Le journaliste reporter voyage pour trouver son inspiration, pour faire des études de terrain ou encore du témoignage. Cependant, il ne part pas toujours à l’étranger, et peut parfois seulement changer de quartier ou d’arrondissement de Paris (par exemple). Le journaliste posté (en anglais « au desk ») travaille principalement à distance, sur son ordinateur. Il consulte les réseaux sociaux, pour connaître la tendance actuelle. C’est le cas de notre intervenante.
Savoir chercher la tendance actuelle, se sera notre premier point de vocabulaire, c’est savoir se demander « Qu’est-ce qui change dans notre société? ».
Vers la fin de l’intervention, on a étudié les différents types de journaux et leurs différents composants.
Un ours est une partie du magazine où sont écrit les noms des contribuants au magazine. Ils sont triés par services, comme l’administration ou la rédaction…

Elle nous a ensuite montré sa carte de presse. C’est ce qui lui attribue son statut de journaliste, et qui lui permet de recevoir des avantages dans notre société. Grâce à celle-ci, nous pouvons payer moins d’impôts, et avoir des réductions pour visiter des sites culturels (musées, expositions…). Cette carte permet aussi d’avoir des « bonus » d’ancienneté, lorsque nous sommes pigistes.
Notre intervenante nous a aussi partagé les valeurs de l‘éthique journalistique: « S’engager à respecter des valeurs: respecter les sources, être objectif et savoir faire preuve de neutralité ».
Nous avons ensuite parlé du parcours des articles. Elle nous a fait découvrir l’existence des (anciens) fax: des machines branchées en permanence, qui « crachaient » automatiquement des informations reçues.
Dans le même thème, nous avons aussi vu des exemples de « brèves », qu’on peut lire sur certains sites spéciaux: Agence France Presse ou Reuters. Des brèves sont des infos vérifiées, et envoyées aux rédactions de journaux. Ce ne sont pas des longs articles, mais de petits textes d’infos « pures ».
En conclusion, nous pouvons dire que cette intervention a été très enrichissante et nous a fait découvrir des aspects insoupçonnés du métier de journaliste .
Elle nous a fait comprendre en quoi consiste les tâches et devoirs de ces chercheurs d’informations, qui sont bien différents de Tintin !
Le duo des ornithorynques