Mon expérience à l’atelier théâtre

KDS444, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Voulez vous savoir ce que l’on fait à l’atelier théâtre ? Oui ? Alors lisez bien cet article !

Pour bien commencer, à l’atelier on fait un échauffement que nous propose la génialissime prof Mme Josserand, généralement on peut faire un petit jeu pour placer sa voix et se donner de l’énergie. On peut aussi dire une phrase de son texte avec une intention : « comme si c’était la fin du monde », « comme si on insultait quelqu’un », « comme si on avait fait une bêtise », « en chuchotant »…

Bon passons aux choses sérieuses ! Après l’échauffement, nous nous lançons généralement dans les pièces de théâtre distribuées.

Pour le moment, on a travaillé Ouiquenne, un poème de René de Obaldia, extrait de son recueil Innocentines. Mais aussi En famille un texte de Jacques Prévert et dernièrement un texte de Sylvain Levey… mais je ne vous dis pas le titre pour vous ménager la surprise.

Moi ce que j’aime bien dans l’atelier, c’est qu’on fonctionne vraiment tous ensemble, un peu comme dans une vraie troupe de théâtre. On a tous un rôle à jouer mais on peut participer aussi sur les scènes en tant que régisseur (moi j’amène une partie du décor) ou en tant que présentateur (c’est moi qui vais présenter les scènes mais là je commence à trop vous en dire….).

Allez je vous donne un petit truc qu’on fait pour pouvoir affronter le public et bien regarder en face : on regarde un champignon lumineux placé sur les étagères hautes du CDI, qu’on appelle « le secret ». C’est donc « le regard secret » et je compte sur vous pour le garder aussi, « ce secret ».

Ce que je peux vous révéler pour le moment, c’est qu’il y aura sûrement (on l’espère en tout cas) une représentation au collège en fin d’année ! On espère que vous y serez !

Luca

Lettre à l’adulte que je serai… (4)

Dans le cadre d’un travail en français, les élèves de 5eB ont écrit une lettre à l’adulte qu’ils seront. Pourquoi cette proposition ?
Elle est inspirée de l’ouvrage Cher.e moi, Lettres à l’ado que j’étais, lettres à l’adulte que je serai, récemment publié aux éditons du Seuil, que les élèves de 5eB ont eu la chance de découvrir au Salon du livre de Montreuil en décembre dernier.  
Ce recueil réunit des lettres d’auteurs ayant participé à des ateliers d’écriture organisés par le Labo des histoires avec des adolescent.e.s qui ont écrit à l’adulte qu’ils vont devenir, ainsi que des lettres de personnalités invitées qui se sont également prêtées à l’exercice. Vous pouvez lire le compte-rendu détaillé de la rencontre au salon de Montreuil ICI.


Bonjour moi.
Là, tu dois avoir 45 ans et moi j’en ai 12.
J’espère que tu as déjà 1 millions d’euros et une voiture qui vole. Es-tu seule ? Tes enfants sont partis ? Rassure-moi.
Tu as trois enfants ? Ismael, Inaya et Ibrahim ?
Et le travail, ça se passe comment ?
Tu n’en as pas marre de te réveiller, de manger et de rentrer dormir tous les jours ?
Où est passé ton envie de travailler dans l’immobilier ?
Tu as de l’argent et tu ne sais pas quoi en faire ?
Je ne sais pas moi, crée une entreprise, pars en vacances, ou change de ville et de pays.
Alors oui tu as changé, tu as vieilli, tu as des rides mais ce n’est pas une raison pour tout laisser tomber.
Tu avais des rêves non ? Tu les as oubliés ?
J’espère que je me trompe.

NTV.

Lettre à l’adulte que je serai… (3)

Dans le cadre d’un travail en français, les élèves de 5eB ont écrit une lettre à l’adulte qu’ils seront. Pourquoi cette proposition ?
Elle est inspirée de l’ouvrage Cher.e moi, Lettres à l’ado que j’étais, lettres à l’adulte que je serai, récemment publié aux éditons du Seuil, que les élèves de 5eB ont eu la chance de découvrir au Salon du livre de Montreuil en décembre dernier.  
Ce recueil réunit des lettres d’auteurs ayant participé à des ateliers d’écriture organisés par le Labo des histoires avec des adolescent.e.s qui ont écrit à l’adulte qu’ils vont devenir, ainsi que des lettres de personnalités invitées qui se sont également prêtées à l’exercice. Vous pouvez lire le compte-rendu détaillé de la rencontre au salon de Montreuil ICI.


Il est 7 heures du matin, mon réveil sonne, j’ouvre les yeux, je me lève puis j’entrouvre les rideaux de la fenêtre. Face à moi, il y a de nombreux gratte ciels. Je suis à New York, au dernier étage d’un hôtel luxueux. Dans ma chambre, il y a des grandes vitres qui permettent de voir tout New York, des grands canapés, plusieurs décorations et quelques tableaux d’art. Les poignées, les robinets sont en or. Je me dirige vers la salle de bain pour prendre ma douche quand le room service sonne à ma porte pour me déposer mon petit déjeuner. Après ma douche et mon déjeuner, je me précipite pour me rendre à la réception de l’hôtel car une limousine m’attend pour me conduire à ma réunion d’affaire qui se trouve dans une des plus grandes tours de New York. Je suis le responsable financier d’un grand groupe de biochimie mondial. Après une réunion qui dure plus de deux heures, je reprends la limousine pour me rendre à l’aéroport où un jet privé m’attend afin de rentrer en France.
Arrivé au Bourget, je récupère ma Ferrari bleue, je me dépêche de rentrer car une soirée avec mes amis est prévue en haut de la Tour Eiffel. Je suis attendu par ma femme pour y monter. A cette soirée, il y a de nombreuses personnes de la télé et des artistes avec qui on passe une excellente soirée.
Il est minuit, je suis fatigué de ce voyage d’affaire, ma femme et moi décidons de rentrer. Nous habitons une villa au bord de la Marne, avec piscine et terrain de tennis, en bon sportif que je suis. En arrivant à la maison, nous ne faisons pas de bruit afin de ne pas réveiller nos deux enfants qui dorment, gardés par notre fille au pair qui vit à la maison. Je vais me coucher, je m’allonge sur mon lit et ferme les yeux.

M.