Le Comte de Monte Cristo vaut-il vraiment le coup ?

Le Comte de Monte Cristo est un livre très célèbre d’Alexandre Dumas écrit en 1844. C’est ce roman qui a été adapté au cinéma en 2024.

Edmond Dantès (qui est joué par Pierre Niney) se retrouve trahi par ses amis. Après avoir réussi à s’échapper d’une des prisons les plus sécurisées de France, il passera le reste de sa vie à planifier sa vengeance.

Je pense que cette adaptation, qui a du faire abstraction d’un certain nombre de moments du livre et de personnages secondaires, est malgré tout une grande réussite. Le film réussit à conserver l’intrigue principale du roman et la complexité des personnages, animés par la haine, le désir de pouvoir et l’amour. Les réalisateurs , ont réussi à trouver des acteurs qui incarnent formidablement bien les personnages du livre comme Mercedes Herrera, fiancée de Dantès joué par Anaïs Demoustier, ou les traitres Fernand De Morcef joué par Bastien Bouillon et Gérard de Villefort joué par Laurent Laffite .

Le seul moment critiquable à mon sens est la fin du film qui ne respecte pas la fin du roman : les réalisateurs ont choisi de remplacer le suicide de Fernand De Morcef par un combat entre lui et Dantès, comme s’ils s’y étaient sentis obligés pour un film parlant de vengeance.

Nohal

Civil war, un magnifique film de guerre

Civil war est un film de guerre réalisé par Alex Garland. Ce film est une fiction qui suit l’histoire de trois journalistes et photographes expérimentés : Lee Smith (Kirsten Dunst), Joel (Wagner Moura) et Sammy (Stephen McKinley Henderson). Ils ont pour but d’interviewer le président américain, alors qu’il est menacé de se faire assassiner par des révolutionnaires.

Cette mission est très risquée car ce groupe de journalistes partent de New York et ont pour destination Washington, située sur le front de cette guerre civile. Mais les soldats au service du président ont pour ordre de tirer à vue sur les journalistes. De plus, une jeune journaliste novice, Jessie (Cailee Spaeny), insiste pour se joindre au voyage, pour apprendre le métier de photographe. Lee n’est pas enthousiaste du tout car photographier des combats armés, des cadavres et des exécutions n’est pas le métier le plus facile du monde… Au cours de longues discussions avec Joel et Sammy, Lee fini par accepter Jessie. Ils partent donc en voiture.

Durant le voyage, ce petit groupe sera confronté à des révolutionnaires assoiffés de violence, prêts à tout pour tuer leurs ennemis. Durant les scènes de combat, nos héros resteront en retrait pour prendre des photos des combats. Lee n’a aucune pitié et immortalise des combattants gisant au sol, qu’elle pourrait secourir, mais non. Ces scènes de combats sont entrecoupées, dans le plus grand silence, des clichés pris, en noir et blanc, ce qui rend ces scènes originales.

Dans Civil war, la notion de « gentil » et « méchant » est assez floue, et tout au long du film, le groupe de journalistes reste neutre sur le sujet. On n’en apprend pas beaucoup sur les révolutionnaires, on ne sait pas bien s’ils font partie d’un même groupe.

Civil war est en somme une magnifique critique des Etats-Unis et de la violence des armes (qui sont autorisés là-bas). L’absurdité de la guerre est également montrée dans ce film. Il est également une représentation de la violence de la guerre et de l’impact psychologique qu’elle peut avoir sur les populations : on le voit avec la journaliste novice Jessie qui est, au début, très choquée par la violence et par l’imperturbabilité de Lee devant des soldats mourants.

J’ai beaucoup aimé ce film et, bien qu’un film violent ne soit pas facile à visionner par tout le monde, je vous le recommande. En plus d’une bonne intrigue, j’ai beaucoup aimé la manière dont ça a été filmé, comme si la camera était au front en même temps que nos 4 héros. Elle fait, par moments, des mouvements brusques, comme des mouvements de tête que nous, spectateurs, aurions pus avoir, en entendant un bruit par exemple. Attention, ce film est interdit aux moins de 12 ans, donc pensez à prendre un pièce d’identité si vous souhaitez le voir.

A.B

Suisse, une série instructive et drôle

Suisse est une émission créé par l’humoriste et journaliste Davide Castello-Lopes sur, comme on peut le remarquer au titre de cette série… la Suisse. Chaque épisode dure environ 6 minutes et traite des stéréotypes spécifiques du pays : le chocolat, l’emmental, l’accent suisse, les Italiens en Suisse…

C’est une série très instructive : tout ce que nous raconte Davide est vrai (même s’il glisse quelques blagues dans son texte) mais donne le sentiment d’un pays presque étrange tellement il approcherait d’une sorte de perfection insipide : la Suisse est propre, la Suisse est riche, la Suisse est neutre… A chaque fin de vidéo Davide invente une chanson.

Cette série est produite et diffusée par la RTS (Radio Télévision Suisse), ce qui prouve quand même que les Suisses ont beaucoup d’humour !

Nathan

Pas de vague, un film avec François Civil très touchant

Récemment est sorti un film qui m’a particulièrement touché. Pas de vague est un drame réalisé par Teddy Lussi-Modeste et qui s’inspire d’une histoire vraie d’un professeur accusé à tort de harcèlement sexuel par une de ses élèves dans un collège de banlieue difficile.

Le personnage principal, Julien, joué par le très grand François Civil, est professeur de français dans un collège difficile. Il est homosexuel et est un peu particulier dans ses méthodes : ses cours sont un dialogue avec les élèves où il essaie de pousser la réflexion de ces derniers. Pour féliciter ses élèves qui ont bien travaillé, ils les emmènent même au kebab ! Malheureusement, certains de ses élèves sont malintentionnés et usent de leur influence auprès de leurs camarades pour discréditer le professeur. Ainsi, ce dernier se voit accusé de harcèlement sexuel par une élève, Leslie et, après convocation de la famille de cette dernière, il est menacé de mort à plusieurs reprises par le frère de l’élève…

Personnellement, j’ai a-do-ré le film car il est très réaliste sur les scènes de classe et surtout, car le réalisateur réussit à nous transmettre les émotions de Julien. On est ainsi terrorisé tout au long du film à cause du frère aux envies sanguinaires… Je suis sorti de cinéma tout tremblant ! Surtout, il a réussi à me faire réfléchir sur la situation des professeurs et jusqu’où peut aller le harcèlement.

Kenzo

Louis de Funès, toujours tellement drôle

Si vous ne connaissez pas cet acteur célèbre des années 60-80, je vais vous présenter Louis de Funès.

Louis de Funès / image Vintage Printery via Flickr

Il est né le 31 juillet 1914 et il est mort le 27 janvier 1983. Avant d’être comédien, il était pianiste dans un groupe de jazz. C’est là qu’il a rencontré Jeanne Barthélémy qui deviendra sa femme. Louis de Funès est l’un des acteurs comiques les plus connus du cinéma français, il a tourné plus de cent cinquante films dont La Grande Vadrouille dans lequel il joue un chef d’orchestre de l’Opéra de Paris – film qui repasse très régulièrement à la télé.

Il incarne souvent des personnages antipathiques, colériques et qui abusent de leurs pouvoirs, mais en les rendant ridicules. Moi je l’ai aimé car j’adore l’humour. Il est devenu mon acteur préféré grâce au film Les Aventures de Rabbi Jacob. Encore une fois, il y incarne un personnage très peu avenant : autoritaire, raciste, antisémite qui se retrouve entrainé à devoir se déguiser en rabbin et à faire semblant de connaitre les cérémonies religieuses et fêtes juives. La scène de danse traditionnelle dans le quartier juif à Paris est une scène mémorable.

A part La Traversée de Paris que je n’ai pas aimée parce que je ne l’ai pas trouvée drôle, je vous recommande tous les autres films de cet acteur si vous voulez bien rigoler.

Nathan

La Rivière

La Rivière est un film documentaire réalisé par Dominique Marchais. Il a réalisé plusieurs films documentaires : Le temps des grâces, La ligne de partage des eaux, Nul homme est une ile et donc, La Rivière. Ses films parlent de combats d’agriculteurs ou d’étudiants qui se battent pour des causes écologiques et dénoncent les effets de la modernisation agricole sur les paysages ruraux contemporains.

La Rivière parle des effets néfastes de l’activité humaine sur les rivièree des Pyrénées, que l’on appelle aussi « gaves » dans cette région de France. Dans ce film, différentes personnes qui se battent pour protéger leur rivière sont interviewées. L’idée de Dominique Marchais est de faire un film qui rende hommage à la beauté et à la grande biodiversité de ces rivières à travers le témoignage d’agriculteurs, de pécheurs ou de militants qui ont vu de leurs propres yeux telle rivière changée, métamorphosée par les barrages et les usines hydroélectriques. Le saumon est un des motifs du film, car les saumons sont très gênés par les barrages en remontant les rivières, ils sont aussi perturbés par le changement des rivières car en rentrant dans leur vallée après être partis au nord de l’Europe, ils ne retrouvent pas leur « nid » et ne peuvent donc pas se reproduire. L’irrigation est aussi un autre motif du film parce que les centrales hydroélectriques captent beaucoup d’eau et, même si elles produisent une énergie « renouvelable », elles ne respectent pas les locaux et pas du tout la biodiversité.

Ce film a gagné le prix Vigo, une très importante récompense cinématographique française.

Emile.-

Déception française à la 96e cérémonie des Oscars !

Dans la nuit de dimanche à lundi s’est déroulée à Hollywood la remise des Oscars, une cérémonie durant laquelle l’ensemble de la profession du cinéma américain décerne ses récompenses aux meilleurs films et acteurs de l’année.

photo Thank you via Flickr

Les deux favoris étaient Killers of the flower moon, de Martin Scorcese, avec 10 nominations, et Oppenheimer, de Christopher Nolan avec 13 nominations. Barbie qui, à sa sortie, apparaissait comme le rivale de Oppenheimer, ne comptait, elle, que 6 nominations.

Cette cérémonie était très importante pour nous car la France y était représentée par Anatomie d’une chute. Après ses nombreuses récompenses, au festival de Cannes, aux Césars, aux Golden globes, certaines personnes espéraient lui voir remporter l’Oscar du meilleur film. Mais, malgré sa nomination dans 5 catégories, Justine Triet n’est repartie qu’avec l’Oscar du meilleur scénario original qu’elle partage avec son co-auteur Arthur Harari.

Le grand vainqueur de la soirée a été le film de Christopher Nolan avec sept Oscars : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur acteur dans un second rôle, meilleurs montage, photographie et musique (n’en jetez plus !)… tandis que le film de Martin Scorcese est reparti bredouille.

A.B

Chien et chat

Chien et chat est un film sorti le 14 févier 2024. C’est l’histoire d’un chien et d’un chat perdus avec un soi-disant policer à leur trousse. Le policier s’avère en fait être un voleur qui désire récupérer un diamant volé qui a été avalé par le chien.

Les personnages principaux, le chien et le chat, sont réalisés avec des effets spéciaux et les secondaires sont, eux joués par des vraies personnes : Philippe Lacheau, Franck Dubosc et Reem Kherici. Le film mélange humour et aventures.

Le chat, se nomme Diva, c’est une célébrité internationale et, comme son nom l’indique, elle est « très princesse », le chiot, Chichi est amical et intelligent. Ils veulent tous deux retrouver leur maître. Chichi veut aider Diva mais, elle, ne le considère pas jusqu’au moment où Chichi va la sauver.

Juliette : Je trouve ce film super car la morale est : peu importe nos différences, quand on apprend à se connaître, nous nous trouvons des points communs. J’aime bien Philippe Lacheau car j’adore LOL et Baby Sitting 1 et 2. J’apprécie sa personnalité et son jeu d’acteur.

Tatiana : J’ai apprécié les personnages car ils sont sympas et que j’aime bien Philippe Lacheau.

Spoiler alerte : ce qui est drôle c’est que le chat avale, à son tour, le diamant à la fin !

Juliette et Tatiana

La 49e cérémonie des Césars

Le vendredi 23 février a eu lieu la 49e cérémonie des Césars, récompensant de nombreux films pour leur scénario, leurs décors, leur costumes…

Le film ayant reçu le plus de Césars ce soir-là fut Anatomie d’une Chute, un drame écrit et réalisé par Justine Triet. Il en reçut 6 : meilleur film, meilleure réalisation, meilleure actrice (pour Sandra Hüller), meilleur acteur dans un second rôle (pour Swann Arlaud) et meilleur montage (pour Laurent Sénéchal). N’ayant pas encore vu ce film, je ne peux pas trop vous en parler, mais il est salué par la critique et par ma famille.

C’est très impressionnant, car c’est la première fois depuis 2007 que le César du meilleur film est attribué à une femme et surtout, seulement la deuxième fois de toute l’histoire des Césars.

Effectivement, cette soirée est un grand message d’espoir pour les femmes et la lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes. C’est d’ailleurs entre deux récompenses que l’actrice et scénariste Judith Godrèche a pris la parole pour dénoncer l’emprise et les viols qu’elle a subis alors qu’elle n’avait que 14 ans du réalisateur Benoit Jacquot, les conditions de tournage détestables avec Jacques Doillon quand elle n’avait que 15 ans, et le silence du milieu du cinéma qui était au courant de ces agressions et s’est tu. Ce discours m’a beaucoup marquée, j’ai vraiment été touchée par ses paroles. Judith Godrèche appelait toutes les victimes de violences sexuelles à s’exprimer, même si ces dernières craignaient de ne pas être crues.

Le discours de Judith Godrèche

Enfin, deux Césars d’honneur furent remis en cette cérémonie : un au grand réalisateur américain Christopher Nolan, un autre à l’actrice, scénariste et réalisatrice Agnès Jaoui. On découvrit aussi qu’elle savait jouer du ukulélé super bien par sa petite prestation une fois son César remis 🙂 Le discours de Jamel Debbouze pour remettre son César à Agnès Jaoui était très drôle et touchant, voir la complicité entre ces deux amis était très réjouissant.

Quand j’ai appris que Christopher Nolan se trouverait dans la salle pour recevevoir un César, j’avais très envie de m’y téléporter, moi la grande fan de Interstellar et de The Prestige, deux de ses films à succès.

Valentine

LikeMe, une série incroyable !

LikeMe - Série TV 2019 - AlloCiné

LikeMe est une comédie musicale belge créée par Thomas Van Goethem en 2018. On peut la regarder sur Francetv et on voudrait vous la faire découvrir car on est fans.

L’action se passe dans le lycée PTS Boom, plus précisément à Anvers, en Belgique.

On nous raconte l’histoire d’une adolescente, Caro, qui déménage à Anvers à cause du cancer de sa mère qui doit se faire soigner là bas. Elle se retrouve dans un lycée où elle est moyennement appréciée, sauf par Yémi (joué par Francisco Schuster) et Kiona (jouée par Joey Kwan) qui vont devenir ses meilleurs amis. Après pas mal de péripéties, pleurs, gaffes, moments de joie et de rigolades, elle finit par se faire aimer et apprécier par tout le monde.

Les personnes qui jouent ne sont pas que des acteurs mais aussi des chanteurs (Camille jouée par Camille Dhont, Caro jouée par Pommelien Thijs), des musiciens (Emma jouée par Lotte De Clerck, Maria jouée par Sali Haidara). Il y a même une rappeuse (la prof de sport jouée par Slongs Dievanongs).

Cette série nous touche beaucoup entre la maladie de la maman de Caro, les trahisons de Kiona et les histoires de cœurs entre Caro et Camille autour de Vince. La série nous plaît aussi car le caractère des personnages est vraiment exagéré. Il sont hyper drôles et divertissants comme Nona et Yémi qui, même dans les moments tristes, arrivent à nous faire sourire et rigoler. Cette série belge nous offre des scènes très bien interprétées surtout pour des jeunes.

On vous la recommande surtout si vous aimez les potins. Mais restez attentifs car il y a énormément d’histoires qui s’entremêlent et si vous loupez un épisode vous serez perdus. Toutes ces histoires font sa richesse et ce pour quoi on l’adore !

Camilla et Léonie

En langue originale, le clip officiel de la série