Hommage à Rafael Nadal à Roland-Garros

Dimanche dernier, à Roland-Garros, un hommage a été rendu à Rafael Nadal, immense joueur de tennis espagnol, qui a mis un terme à sa carrière l’année dernière. Il est considéré comme le plus grand joueur de l’histoire sur terre battue — et nous sommes d’accord !

Photo de Raphaël Nadal à Roland Garros en 2012 via Wiki common

Son palmarès est impressionnant : 92 titres, dont 22 tournois du Grand Chelem, parmi lesquels 14 victoires à Roland-Garros.

La cérémonie s’est déroulée à 17h30, sur le court central Philippe-Chatrier. Les spectateurs présents ont eu la chance de recevoir des t-shirts portant la mention « Merci Rafa ». Grâce aux différentes couleurs de ces t-shirts, les inscriptions « Rafa » et « 14 RG » sont apparues dans les tribunes, en hommage à ses 14 sacres parisiens.

La cérémonie a commencé par un discours très émouvant de Nadal. À un moment, il a perdu ses notes et a déclaré avec humour : « J’ai perdu mes notes, mais c’est plus facile de parler sans. »

Puis, les ramasseurs de balles ont présenté une chorégraphie en son honneur. Et, à la grande surprise de Nadal, ses plus grands rivaux — Novak Djokovic, Roger Federer et Andy Murray — sont montés sur le court pour lui rendre hommage à leur tour.

Pour conclure cette cérémonie, le président de la Fédération française de tennis a dévoilé une stèle portant l’empreinte de pied de Rafael Nadal, son nom, la Coupe des Mousquetaires, et le chiffre 14.

Nadal lui-même a pleuré !

Sonia et Adèle

Le premier titre de l’Union Bordeaux Bègles

Samedi dernier, la finale de la Champions cup (équivalent de la Ligue des champions en rugby) a eu lieu au Principality stadium de Cardiff.

image via Wikimedia Commons

Cette année les deux favoris (Toulouse et Leinster) ne se sont pas qualifiés pour la finale laissant place à deux autres équipes : l’UBB et Northampton. l’Union Bordeaux Bègles n’avait jamais gagné de titre auparavant mais effectuait une montée en puissance extraordinaire surtout grâce à sa ligne arrière et ses ailiers fulgurants.

Ce match fut extrêmement serré mais aurait pu prendre une toute autre tournure car l’arbitre a refusé deux essais à Bordeaux et un à Northampton qui aurait pu faire basculer le match en faveur des Saints en tout début de seconde période. En définitive, il a eu l’effet inverse puisque les Anglais n’ont pas marqué un seul point en deuxième mi-temps. Avec une égalité avec un score de 20 partout et avec 8 points d’écart maximum pendant toute la deuxième période le match aurait pu basculer à tout moment mais les Anglais n’avaient pas les ressources physiques et morales pour vaincre l’UBB.

En gagnant ce titre l’Union Bordeaux Bègles devient le cinquième club français à remporter la Champions cup, après Brives en 1997, Toulon en 2013, 2014 et 2015, La Rochelle en 2022 et 2023 et Toulouse en 1996, 2003, 2005, 2010, 2021 et 2024. Grâce à cette victoire, Bordeaux ramène le trophée en France pour la cinquième année consécutive. Le Stade bordelais avait gagné un titre de champion de France en 1898 mais ce club a disparu et a laissé place à la fusion entre ce club et celui de Bègles formant l’UBB.

Au départ moi je suis pour le Stade toulousain mais, lors de cette finale sans ce club, je ne pouvais être que pour l’Union Bordeaux Bègles.

Arthur V.

Le carnaval de Jean Moulin

Aujourd’hui, le mardi 27 mai, c’est le carnaval au collège. Dans la cour, on peut croiser une danseuse de flamenco, des anges et démons, des monstres, des sorciers, une cerise, des racailles, une reine, des mignons, la lune et le soleil… Une classe entière est venue en pyjama, une autre en costume/cravate.

Quelques uns se sont donné la peine de construire eux-mêmes leur déguisement. C’est le cas de Louisa, notre journaliste.

En quoi es-tu déguisée ?

En monstre à 4 bras, fabriqué en papier maché, en carton, en scotch, en papier crépon et en corde d’escalade. C’est moi qui ai inventé ce monstre et ça m’a pris une journée à le faire avec l’aide de ma mère.

L’ambiance générale au collège est colorée. Même les adultes sont déguisés ! C’est drôle !

Louisa et Tessa

Le golem d’argile

Ceci est le septième article de notre série sur les monstres et créatures du monde. Aujourd’hui, je vais vous parler d’une créature issue de la mythologie juive : le golem d’argile.

Via Wikimedia Commons

Le golem est, à l’origine, une statuette faite d’argile, avec le mot אמת (emet, qui signifie « vérité » en hébreu) gravé sur son front. Elle s’anime au moment où l’on inscrit la dernière lettre et devient alors un géant humanoïde qui obéit à son créateur comme une marionnette.

Le golem « meurt » si on efface la première lettre א : le mot devient alors מת (met), ce qui signifie « mort » en hébreu.

Aujourd’hui, on retrouve le golem dans de nombreux jeux vidéo, où il joue souvent le rôle de gardien ou de défenseur (comme dans Minecraft, Clash of Clans, Pokémon, etc.).

P.S. : Mme Josserand a acheté deux magnifiques livres sur les monstres pour le CDI !

Nathan (Ghostbusters)

Vous pouvez retrouver ici nos articles sur le Wendigo et le Léviathan.

La sortie du 5e tome de Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson

A l’occasion de la sortie du 5e tome de Hunger Games, Haymitch se voit attribuer le rôle principal

Le 5e tome du best-seller de Suzanne Collins, Hunger Games est sorti le 20 mars. C’est le deuxième préquel de la trilogie originale. Cela se passe 24 ans avant les 3 premiers tomes et Haymitch, le mentor de Katniss Everdeen et Peeta Mellark, y tient le rôle principal. Les 4 premiers tomes ont déjà été adaptés au cinéma et une adaptation du 5 est prévue pour 2026.

C’est l’histoire d’Haymitch Abernathy, un habitant du district 12, qui est tiré au sort pour participer à la 50e édition des Hunger Games. Celle-ci est spéciale, c’est une édition d’Expiation. Les éditions d’Expiation incluent une nouvelle règle et ont lieu tous les 25 ans. Lors de la 50e édition, 4 tribus sont désignées dans chaque district et non 2 comme ce qui est normalement prévu.

Pour ceux qui ne la savent pas, Hunger Games est un jeu télévisé créé pour contrôler le peuple par la terreur dans une Amérique post-apocalyptique nommé Panem. 24 adolescents, les tribus, venant des 12 districts et âgés de 12 à 18 ans, sont tirés au sort pour participer à cet évènement. Ils se retrouvent dans un arène où une seule règle s’applique : survivre.

Anouk

Cerbère, le meilleur chien domestique

Ceci est le sixième article de notre série sur les monstres et créatures du monde. Aujourd’hui, je vais vous présenter une créature célèbre de la mythologie grecque : Cerbère.

Image par Philippe Semeria via Wikimedia Commons

Cerbère est un gigantesque chien qui garde l’entrée des Enfers. Il a la particularité d’avoir plusieurs têtes : le plus souvent trois, mais ce nombre peut varier selon les versions. D’après le poète Hésiode, il en aurait même cinquante ! On raconte qu’il a le crâne couvert d’une crinière de serpents, et que ses morsures sont aussi venimeuses que celles d’un serpent. Cerbère serait le fils de deux monstres effrayants : Typhon et Échidna. Il aurait aussi un frère à deux têtes nommé Orthos.

En tant que gardien des Enfers, Cerbère empêche les morts d’en sortir en les dévorant. Il est surtout connu pour avoir été capturé par le demi-dieu Héraclès lors de son douzième et dernier travail.

Ghostbusters

Vous pouvez retrouver ici nos articles sur le Wendigo et le Léviathan.

Le parc Astérix une bonne idée de destination pour les prochains week-ends

Pendant les dernières vacances, je suis allé au parc Astérix et j’ai même pu dormir à l’hôtel des quais de Lutèce : c’est un hôtel située dans le parc (il y a trois hôtels mais celui-la est le plus luxueux car c’est un 4 Etoiles et demi).

Je vous parle de ce parc maintenant car les beaux jours arrivent et il vous permettront d’y aller plus facilement. Mais je dois vous prévenir : les prix ne sont pas aussi élevés que dans des parcs comme Disneyland mais restent tout de même assez chers, avec un prix de 65 euros pour une journée pour un adulte et de 57 euros pour les enfants et un peu plus de 120 euros pour deux jours consécutifs. Si vous voulez rester deux jours consécutifs vous pouvez loger dans tous les hôtels classiques à proximité mais si vous voulez rester dans le thème d’Astérix vous pouvez aller dans les hôtels du parc : vous pourrez y profiter de plein d’avantages comme l’ouverture du parc une demi heure avant tout le monde ou la rencontre avec les personnages le soir et le matin .

En restant deux jours j’ai réussi à faire toutes les attractions du parc. Mes préférées sont celles à sensation forte donc quand je vais vous en faire un top mais il sera essentiellement composé de ce type d’attractions.

  1. Goudurix : un roller coaster avec 7 loopings, des montées à 36 mètres de haut et une vitesse de pointe de 92 km/h,
  2. Tonnerre 2 Zeus : une montagne russe tout en bois avec des chutes de plus de 30 mètres de haut et une vitesse de pointe a 90km/h
  3. La tour de Numérobis : des chaises volantes acrochées sur une tour de 40 mètres de haut
  4. Pégase express : un petit roller coaster a faire en famille
  5. Discobélix : un disque rotatif qui monte de plus en plus haut et va de plus en plus vite.

Lors de mon séjour dans le parc j’ai du néanmoins faire face a un gros problème qui est le même pour tout parc d’attraction : le temps d’attente ! la plupart des attractions restent sur un temps d’attente de maximum 30-35 minutes mais certaines attractions comme Oziris, Toutatis, Goudurix et Tonnerre 2 Zeus ont parfois une queue qui dure jusqu’à 1 heure pendant toute la journée ce qui peut être très énervant quand on a très envie de les faire à la fin de la journée lorsque le parc va bientôt fermer.

Malgré ça, j’ai adoré le séjour que j’ai fait là-bas donc j’espère que si vous y allez vous allez tout autant vous amuser que moi.

Arthur V.

Sortie de l’atelier théâtre au Théâtre 13, Tout est bien qui finit bien

Tout est bien qui finit bien est le titre de la pièce de théâtre que nous sommes allés voir vendredi 16 mai. C’est une pièce, de William Shakespeare, peu connue du public. Elle a été écrite en 1604.

William Shakespeare / image Buaidh, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

C’est l’histoire d’une femme, Hélène, qui est amoureuse de Bertrand, le fils de sa mère adoptive. Malheureusement, le jeune homme la rejette et va combattre en Italie en espérant ne plus la revoir. L’histoire se déroule dans une Europe en guerre, sous le règne de François 1er.

Le metteur en scène, Frédéric Jessua, a opté pour une mise en scène moderne, le spectacle est rempli d’anachronismes : les vêtements pouvaient être des maillots de foot ou des costumes d’époque, les décors amovibles pouvaient autant représenter la cour du roi ou une Marseille moderne… La traduction est, elle aussi, remplie de modernité avec l’utilisation de mots ou d’expressions contemporains parfois même grossiers, en mélangeant les registres. Il y avait parfois des interventions musicales chantées en rythme par les acteurs qui créaient des pauses dynamiques dans l’histoire.

Ce spectacle nous a plu car le personnage de Bertrand était exaspérant et nous donnait envie de connaître le sort qui lui était réservé. Ce personnage si arrogant se fait finalement piéger par la ruse et l’intelligence d’Hélène, qui obtient ce qu’elle désire (mais on ne vous dira pas comment pour vous que gardiez le suspense), ce que nous avons aimé. C’était la dernière sortie de l’atelier théâtre de l’année scolaire et nous n’avons pas été déçus par ce dernier spectacle.

Courez-y car c’est la dernière représentation demain !

Sonia et Camilia

Réservations ICI

Le fascisme américain

    Les Etats-Unis sont-ils en train de devenir un état fasciste ? Cette question, revenue en force avec l’investiture de Donald Trump, n’est pas si simple à traiter. Le terme peut-il convenir ? Pour y répondre, il faut envisager plusieurs angles et évènements.

    Make America Great again (MAGA)

    A l’origine du slogan, Ronald Reagan, qui avait déclaré en 1980, « Let’s Make America Great Again ». En 2015, Donald Trump descendait de l’escalier mécanique doré de la tour Trump, à New York. Il se déclarait candidat et reprenait la formule à son compte : « Malheureusement, le rêve américain est mort… Je vais rendre à l’Amérique sa grandeur. » Dans les deux cas, on se réfère au fantasme d’un âge d’or américain, menacé par un ennemi de l’intérieur, aujourd’hui le wokisme ou les LGBT pour Trump. Pour l’historien américain Eric Rauchway, c’est un peu comme si Trump avait déclaré : “America über alles”, soit une adaptation du tristement célèbre mot d’ordre de l’Allemagne hitlérienne.

    Une conception ethnique du peuple

    Une des premières mesures de Trump pour « protéger » les américains « de souche », a été de vouloir supprimer le droit du sol. Ces propos sur les étrangers qui habitent aux USA, notamment sur les Latino-Américains, qu’ils ne s’était pas gêné de critiquer même avant sa prise de pouvoir, laissent deviner sa conception de la supériorité raciale des Américains blancs. D’après lui, les Haïtiens mangeaient les animaux de compagnie des habitants (on en a même fait une chanson), les étrangers sans papiers « empoisonnent le sang du pays » et sont assimilés à des violeurs et des assassins. C’est donc logiquement qu’il souhaite les expulser et qu’il n’a rien contre les rafles.

    Contestation de « l’Etat de droit »

    Pour comprendre ce point, il faut d’abord savoir ce qu’est l’Etat de droit. L’Etat de droit est une idée juridique et politique assez simple, qui pose que le droit est supérieur au pouvoir politique et donc, que ceux qui l’exercent sont soumis à des lois. Même le président hein !!!!!!! Or, notre cher président américain, Donald Trump, conteste toutes les décisions de justice qui sont contraires aux lois qu’il cherche à faire passer. Il va même jusqu’à exiger la destitution de certains juges !!!!!!!!

    Maintenant le premier point décrit, passons au deuxième. Un décret est une loi que le gouvernement applique directement, sans que l’assemblée nationale la vote. La loi est juste signée par le premier ministre ou par le président de la république. C’est donc à l’aide de nombreux décrets, que le président américain gouverne et met en place de nombreuses lois. Par exemple, lors de son premier jour en tant que 47e président des Etats Unis, Trump a fait passer un décret pour gracier et annuler les peines de tout les assaillants du Capitole (qui sont de son parti politique), qui l’avaient envahi après la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles en décembre 2020. C’est donc à l’aide de nombreux décrets que le président américain gouverne un pays où le Congrès ne sert plus à grand chose. Or, la Constitution américaine met une limite à ces droits, et si la Constitution n’est pas d’accord avec le décret, le décret est refusé et le président doit respecter cette loi. Mais tout cela ne plait pas à Donald, qui conteste le fait que les lois soient les mêmes pour tous, et il conteste donc le fonctionnement de l’état de droit… bizarre tout ça.

    Saluts nazis et soutien aux extrêmes droites

    Trump est entouré de collaborateurs pour le moins « limites ». Après son investiture, le 21 janvier 2025, Elon Musk qui a largement financé sa campagne, fait un discours devant les militants républicains. A la fin de son allocution, il fait par deux fois un geste qui peut être interprété comme un salut nazi même si certains voudraient l’ assimiler à un « salut romain » bien antérieur salut nazi. Si vous y voyez un salut nazi, c’est que vous êtes de gauche ! C’est en somme la défense d’Elon Musk face aux nombreuses critiques. La communauté néonazie du monde entier est cependant unanime et les militants d’extrême droite américains s’en sont même félicités. Andrew Torba, le fondateur de Gab, une plateforme regroupant antisémistes et suprémacistes blancs, s’est réjoui que « des choses incroyables arrivent déjà »« Nous sommes de retour ! », a jubilé l’administrateur d’une chaîne Telegram néonazie. Elon Musk qui multiplie depuis des années les références antisémites a aussi récemment apporté son soutien à l’extrême droite allemande, rejoint en cela par J.D Vance, le Vice-président américain et Marco Rubio, le chef de la diplomatie étatusunienne.

    Tintin

    Du cœur à la main, une exposition signée Dolce&Gabbana

    Dolce&Gabbana au Grand Palais, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? J’y suis allée pour vous écrire un nouvel article sur cette expo parisienne ! Malheureusement, mauvais timming : elle s’est finie le 31 mars ! Mais je vais quand même vous donner mon avis et vous expliquer le rendu de cette exposition qui aura obtenu les louanges et l’opportunité d’avoir un article à son nom dans des journaux comme le Monde, le Parisien ou encore le magazine Beaux-Arts. La marque de haute couture italienne a donc exposé ses créations spectaculaires à Paris et honnêtement : c’était magique !

    Il faut savoir que c’était une expo de haute couture dans laquelle on ne retrouvait que des robes, costumes, sacs, chaussures et autres vêtements. Mais avec des motifs très particuliers et de matières particulières aussi. On pouvait retrouver des pierres précieuses, des feuilles d’or et des tissus avec d’incroyables broderies. Toutes les pièces Dolce&Gabbana sont réalisées à la main et pensées avec le cœur, d’où le titre de l’exposition. Il y aussi des bijoux. Quelque chose qui m’a frappé, c’est qu’il y avait beaucoup de motifs religieux, notamment des scènes de la Bible. Ce n’est pas très choquant, faites quelques recherches et vous apprendrez que 85% des italiens sont catholiques, et que l’Italie abrite le Vatican, pays du Pape avec 100% de catholiques.

    A chaque fois qu’on rentrait dans une nouvelle salle, c’était un nouvel électrochoc ! Chacune était différente et très surprenante. Une salle toute en faïence colorée : il y en avait sur les murs, sur le sol et sur le plafond et, au milieu de la salle, une calèche en bois avec des mannequins, tous habillés avec de grandes robes et des coiffes toutes en plumes ou en velours pour les femmes et de jolis costumes colorés pour les hommes. Seul le cocher, placé à côté de la calèche, était habillé très simplement, en noir et marron, démarquant ainsi les différent classes sociales. Ensuite, ma salle préférée et de loin : une salle toute blanche, très éclairée d’une lumière très douce et à la fois éclatante (puisqu’elle arrivait après une salle plutôt sombre dont je ne me souvient pas très bien, j’avoue…). Cette salle était très longue et sur sa gauche, il y avait une estrade avec 8 mannequins, entourée de murs blancs et recouverts de moulures. Tout en blanc, le mannequin du centre avait des airs de mariée, les deux du fond, des airs d’anges et les autres, magnifiques eux aussi, avec des corsets en plâtre possédants des moulures similaires à celles de murs. Un des anges avait un voile tombant devant sa tête, ce qui était un peu terrifiant, ça avait des airs de fantômes ! Il était tout de blanc vêtu et seul le voile était noir, renforçant ainsi cette sensation d’oppression et d’être tout petit face à ces grands mannequins fantomatiques. Quand on entre dans la salle, on se tourne instinctivement vers cette estrade, éclairée et attirante. On est en admiration et on oublie de regarder ce mannequin, qui fait face à la scène, dans l’ombre, recopiant traits pour traits le mannequin blanc voilé de noir au détail près que celui là a une robe noire et un voile blanc, ce qui est assez paradoxal, comme une version imparfaite, comme une petite fille qui essaye de recopier son idole, restant toujours une imitation de la réalité. On peut voir et interpréter toutes sortes de choses : peut-être cela montre-t-il qu’on se tourne toujours vers la lumière, au prix de délaisser parfois un peu trop ce qui se trouve dans l’ombre, peut-être cela montre que l’on préfère regarder ce qui nous parait beau et important, le blanc symbole de pureté, attirant notre œil et notre admiration. Au final, vous voyez ce que vous avez envie de voir, sans doute est-ce la morale de l’histoire ! Dans d’autres salles, vous pouviez voir des sacs, des bijoux extrêmement précis comme des boucles d’oreilles avec des pages de la Bible miniatures, des pièces toutes dorées ou encore des tableaux brodés sur les robes. A la fin, la dernière salle était une reproduction d’un atelier Dolce&Gabbana avec des fils, des plumes, des mannequins en bois avec des débuts de vêtements…

    Pour conclure, c’était une merveilleuse exposition, et elle m’a mis des étoiles plein les yeux ! Je suis désolée de vous écrire cet article après la fin de l’exposition mais pour me faire pardonner et pour assouvir votre envie et votre curiosité vis à vis de la haute couture, je vous propose :

    – Louvre couture, jusqu’au 24 août au Louvre (vous l’aviez deviné)

    – L’Etoffe des Lumieres, sur la mode du XVIIIe, jusqu’au 26 octobre au musée Jean-Jacques Rousseau

    – Worth, la naissance de la Haute couture, jusqu’au 7 septembre au Petit Palais… ou alors, vous pouvez toujours aller à Rome au Palazzo Esposizioni Roma du 14 mai au 13 août 2025, pour la voir malgré tout .

    Yasmine