Dessine moi l’écologie !

Au CDI, en ce moment, il y a une exposition créée par Cartooning for peace, « un réseau international de plus de 200 dessinateurs de presse qui combattent avec humour par le dessin, pour le respect des cultures et des libertés ».

L’exposition est très intéressante et vous pouvez la découvrir jusqu’au 9 février. Après elle partira dans un autre collège.

Cette exposition, comme son nom l’indique, parle de l’écologie mais à travers le regard de dessinateurs. Ils font des caricatures mais pas que, il y a surtout de nombreux dessins de presse.

Je vais vous parler du dessin qui m’a le plus interpellé. Il est dessiné par Bado, un dessinateur canadien. Sur ce dessin est représenté la planète terre, vue comme un trognon de pomme qui est croqué.

J’ai choisi ce dessin car je le trouve très parlant. Il montre bien que la terre est en train d’être complètement détruite par les humains puisqu’il n’en reste plus qu’un trognon.

L’exposition parle également de la pollution, du réchauffement climatique, de la consommation de l’eau… Je vous conseille d’aller la voir avant qu’elle ne continue son voyage. Mme Josserand propose même un petit questionnaire autour de l’exposition pour gagner des livres.

Robinson

                                                                                                                                                                                                                                                                                             

Handball : on est champions !

Dimanche dernier, à Cologne en Allemagne, un grand évènement s’est produit ! Après une demi-finale remportée in extremis contre la Suède, l’équipe de France a gagné le championnat Européen (Euro) de handball contre le Danemark.

C’était un match extrêmement serré au point de devoir aller aux prolongations. Le score final est 33 à 31.

C’est la quatrième fois en 20 ans que l’équipe de France remporte le titre et c’est une revanche bien méritée sur les Danois qui nous avaient battus en finale du Mondial 2023. Six mois avant les JO, c’est un signe plus qu’encourageant pour les Bleus !

Sacha

Gachiakuta, un manga pas (encore) connu

Gachiakuta est un shonen (manga d’action), écrit et dessiné par l’autrice Kei Urana et publié en France depuis juin dernier.

Le début se déroule dans une île céleste. Le héros se nomme Rudo, il fait partie de la « peuplade » (c’est-à-dire les gens pauvres). Rudo est un adolescent qui va souvent dans la décharge des riches car ces gens jettent beaucoup de choses alors qu’elles sont à peine cassées. Rudo va donc les récupérer pour les réparer et les revendre. Un jour, en rentrant chez lui, Rudo voit son père adoptif Regeto presque mort avec un couteau planté dans le diaphragme. La police arrive et pense que c’est lui le meurtrier car il tient le couteau dans la main et a plein de sang sur lui. Elle décide de le condamner à la peine capitale : il sera projeté dans l’abîme (en gros c’est être projeté dans le vide). Rudo se réveille dans un monde rempli de déchets… Pour savoir la suite il va falloir aller la lire !

Je n’ai lu pour l’instant que les 2 premiers tomes, mais j’adore ce manga car le héros est drôle et un peu débile : il change presque tout le temps d’avis. Tous les personnages sont un peu comme lui et s’énervent pour rien. Ce qui est par ailleurs très drôle, c’est que l’auteur parvient à faire coexister l’action principale (en général plutôt sérieuse) avec des choses complétements hors sujet ce qui donne à l’histoire un côté absurde très étonnant et réjouissant.

Je vous conseille vivement d’acheter Gatchiakuta pour être dans les premiers à rire devant ce manga.

Arthur V.

Les coulisses de On se dit Tout : première conférence de rédaction de l’atelier journal en 2024 !

Le mardi 9 janvier, nous avons fait une conférence de rédaction à l’atelier journal. Une conférence de rédaction, c’est une réunion de tous les rédacteurs d’un journal qui vise à exposer à l’ensemble des participants les sujets envisagés pour la prochaine publication, à déterminer sous quel angle seront traités ces sujets, à choisir celui qui fera la « une » en fonction de l’urgence de l’actualité… etc.

Pour nous, ça a été un peu spécial : il s’agissait de faire le point après un 1er trimestre de travail et d’avoir l’occasion de partager entre nous quelques trucs et astuces pour nous améliorer.

Nous avons donc démarré par un récapitulatif de tous les articles écrits depuis le début de l’année. 72 articles ont été publiés qui ont récoltés 2600 vues, soit plus d’un article par jour (pas mal non ?). Nous avons 6 rubriques dans notre journal dont voici les statistiques :

  • 26 articles pour la rubrique CULTURE
  • 19 articles d’ACTUALITE
  • 17 articles de SPORT
  • 4 articles sur le COLLEGE
  • 3 articles pour la rubrique SOCIETE
  • 3 articles sur la SCIENCE

Nous avons aussi discuté de comment vérifier une information sur Internet. On partage avec vous, cela peut être utile à tout le monde : pour récapituler tout ce que nous avons évoqué, vous pouvez vous reporter à l’affiche ci-dessous, par ailleurs affichée au CDI.

Enfin, nous avons fait un tour de table pour que chacun puisse faire part des différentes difficultés rencontrées : trouver un sujet intéressant, taper suffisamment vite sur le clavier d’ordinateur, formuler ses idées correctement, écrire un article rapidement car c’est de l’actualité chaude (qui traite d’un évènement qui s’est déroulé dernièrement, au contraire de l’actualité froide, qui traite de sujets « lisibles » à tout moment), traiter les sujets de guerre car c’est difficile à comprendre… Eh oui, tout n’est pas toujours « facile » pour nous à la rédaction, même si, nous l’espérons, en nous lisant vous ne vous en rendez pas compte !

            Nathan et Valentine

            Une super BD féministe : Mythes et Meufs

            Je vais vous présenter une BD de mythologie et de contes… qui parle de FEMMES et qui montre que, elles aussi, ont marqué l’histoire.

            Mythes et Meufs parle de personnages mythologiques féminins très connus comme les Amazones, Méduse, Cybèle, Pénélope, Daphné. Mais on y trouve aussi des héroïnes de contes : Le Petit Chaperon Rouge, La Petite sirène, Karabas, Blanche-Neige et la méchante reine. On découvre encore des personnages historiques : Jeanne d’Arc, Marie Curie (dans le tome 2) mais aussi des héroïnes de cinéma ou de dessins animés : Sadness, Pocahontas… La bande dessinée documentaire ne se contente donc pas seulement de mythologie pure et dure.

            Jusqu’ici, ces histoires, ces mythes, ces contes étaient racontés par les hommes. On avait donc un regard très masculin et souvent patriarcal des choses. C’est pourquoi les héroïnes de ces mythes étaient décrites jusque là comme de petits personnages caricaturaux, souvent faibles, qui se jetaient aux pieds des hommes, les suivaient partout… Cette fois-ci, c’est par le regard et l’écriture d’une femme, Blanche Sabbah qu’on nous raconte ces histoires. Et c’est ce qui rend la bande dessinée originale mais surtout géniale à mon goût. Il faut préciser aussi que c’est une bande dessinée documentaire, c’est-à-dire qu’après chaque petite bd, on a une ou deux pages documentaires qui réexpliquent le mythe façon féministe.

            Moi j’ai trouvé ce livre super cool car j’aime cette lecture féministe. Je trouve en effet que le monde a besoin des femmes et pas que pour faire la cuisine, le ménage ou pour porter les bébés mais aussi pour le faire tourner. Je trouve que l’histoire avec un grand H a très souvent oublié les femmes et j’aime le fait que la littérature s’intéresse à des grandes femmes qui ont marqué l’Histoire. D’ailleurs Blanche Sabbah vient de sortir une nouvelle BD sur ce sujet : Histoire de France au féminin.

            Je vous conseille aussi le numéro deux de Mythes et Meufs sorti en septembre 2023 et disponible au CDI.

            Juliette

            Le feuilleton Amélie Oudéa-Castera

            Le 11 janvier, Amélie Oudéa-Castera a été nommée ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse, des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, suite à la nomination de Gabriel Attal au poste de Premier ministre. Depuis, les polémiques s’enchaînent à son sujet…

            Dès le lendemain de sa nomination, elle justifie au micro de Médiapart, l’inscription de ses fils à Stanislas (établissement privé très chic) par, dixit, « les paquets d’heures qui n’étaient pas remplacées » dans son école (publique) de quartier. Les syndicats d’enseignants et de parents s’insurgent de ces propos. La secrétaire générale du Snes-FSU (syndicat le plus représentatif des enseignants du 2nd dégré), Sophie Vénétitay dit : « Ce sont des propos provocateurs et scandaleux qui montrent certainement les limites d’une ministre qui, dès sa première sortie, réussit l’exploit de marquer un but contre son camp ».

            Comme si cela ne suffisait pas, le témoignage de l’institutrice de maternelle où le fils ainé de la ministre a été scolarisée (seulement six mois) recueilli par le journal Libération, vient contredire ses propos : « Je me sens personnellement attaquée. Je n’ai pas été absente et, quand bien même cela aurait été le cas, on était toujours remplacé. Il n’y a jamais eu de problème de remplacement à Littré qui est une petite école très cotée ». Amélie Oudéa-Castera est donc suspectée de mensonge délibéré.

            On apprenait ensuite que ce fameux Stanislas avait fait l’objet d’un rapport d’inspection de l’Education nationale, à propos de déclarations homophobes et sexistes qui s’y serait tenus, puis qu’il aurait mis en place un éventuel système de « détournement » de Parcousup (dont aurait pu bénéficié le fils de la ministre)…

            Lundi 22 janvier, c’est la publication d’un rapport parlementaire sur les fédérations sportives qui remet Amélie Oudéa-Castera à la une de l’actualité. Ce rapport interroge le salaire qui lui a été versé alors qu’elle était à la tête de la Fédération Française de Tennis (FFT), soit 400 000 euros par an (et 100 000 euros de prime), pointant des rémunérations «très élevées, voire anormales»

            Tout cela fait beaucoup en 15 jours…

            Bao Nam

            La généralisation des uniformes à l’école !!!

            Lors de sa conférence de presse de mardi dernier, Emmanuel Macron a annoncé la généralisation éventuelle des uniformes (rebaptisés « tenue unique ») à l’école en France. Ce changement devrait arriver, après l’expérimentation menée actuellement dans un certain nombre d’établissements, à partir de la rentrée 2026.

            L’uniforme se portera dès la maternelle, jusqu’à la fin du lycée. Comme nous le revèle le journal Le Figaro du 19 janvier, il sera composé d’un polo blanc ou gris, d’un pull bleu marine et d’un pantalon gris, et d’une blouse pour les élèves de maternelle.

            Nous, à la rédaction, nous n’avons pas tous le même avis sur le sujet :

            Alexandre : « Je trouve cet uniforme assez moche, même si je m’attendais à pire. La mesure ne me semble pas très utile : elle ne fait que « représenter » l’égalité, mais de toute façon, ce n’est pas en nous habillant tous pareil que les inégalités sociales (perceptibles bien au delà des vêtements de chacun) disparaitront. Par ailleurs, l’uniforme nous enlève le droit d’exprimer nos personnalités avec nos habits. Pour moi, le collège en uniforme serait un peu « fade », comme un plat sans sel ».

            Sacha : « Je trouve que nous ne serons plus libres de porter les habits de notre choix, c’est n’importe quoi, je veux choisir de porter ce que je veux et pas devoir porter un polo moche ! Si j’ai un ami qui a un pull rouge, je peux le retrouver facilement dans la cour, alors que si tout le monde est habillé pareil plus possible de se différencier… »

            Ruben : « Je trouve que cette « tenue unique » ne semble pas très pratique pour courir ni très confortable ! »

            Kenzo : « Je suis pour l’uniforme. Cela, en soi, n’annulera pas les inégalités sociales, mais c’est un symbole : l’uniforme montre, il signifie, que l’on appartient tous, nous les élèves, à la République, que l’école, c’est la République. Cela traduit « l’esprit » républicain selon lequel nous sommes tous égaux et devons être considérés comme tels. »

            A.B et Sacha

            Koko n’aime pas le capitalisme

            Moi qui aime beaucoup les bandes dessinées en tous genres, j’ai lu une BD intitulée Koko n’aime pas le capitalisme et autres histoires. Il s’agit d’une BD sans histoire, où on trouve des dessins, des strips ou des histoires d’une page maximum.

            Comme son titre peut le laisser imaginer, cette BD est plutôt de gauche.
            Elle m’a fait beaucoup rire car l’auteur trouve de très nombreuses manières de se moquer de beaucoup choses, comme des hommes et des femmes politiques, mais aussi des chaines de télévision ou des réseaux sociaux.

            Les dessins sont magnifiques. Ils sont dessinés au crayon de couleur, ce qui donne un effet aquarelle très joli. Cette BD est, à l’origine, un blog sur Instagram où l’auteur, « tientiens » (son pseudonyme) a publié ses planches pendant trois ans.

            Durant le festival de bande dessinée Quai des bulles, plusieurs de ces planches étaient exposées, dont une dont le titre était « ACAB BCBG » sur laquelle on peut voir un groupe d’enfants biens habillés chantant en cœur : « Tout le monde déteste la police ». La police municipale de Saint-Malo a demandé à ce que les planches soient retirées alors que cette planche est faite pour être perçue au second degré et qu’elle est purement ironique. L’humour d’extrême gauche s’est heurté à la droite locale !

            Je vous recommande cette BD, et espère qu’elle vous plaira. Je n’avais pas ris autant devant une bande dessinée depuis longtemps.

            A.B

            Léon Marchand, nageur prometteur

            Photo Tanis Coralee Leonhardi, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

            Léon Marchand a, en quatre ans, décroché vingt-et-une médailles d’or, gagné le titre de meilleur nageur du monde et battu le record mondial de Michael Phelps ! Il est le nageur préféré des français !! C’est le nageur le plus connu en ce moment !!    

            Voici donc son histoire :

            Léon Marchand est un grand nageur français né le 17 mai 2002 à Toulouse et qui a maintenant 21 ans. Il est le fils des nageur(euse)s Xavier Marchand, finaliste olympique en 1996 et 2000 et Céline Bonnet, championne olympique en 1992. La famille se complète avec son oncle Christophe Marchand et son frère Oscar. Léon Marchand est le nageur français le plus titré ! Ce nageur est spécialisé dans les épreuves de 4 nages, de brasse et de papillon. Il obtient son premier titre national (médaille d’or) en 2019, c’est le 200m papillon. Après ça, il obtiendra beaucoup de titres.

            Depuis l’été 2021 aux Etats-Unis, Léon Marchand s’entraine à l’ université d’Arizona State où il étudie l’informatique et partage une colocation avec cinq autres nageurs américains, quand il ne pulvérise pas des records en NCAA (championnat d’Amérique). Il est coaché par le célèbre entraineur de Michael Phelps !

            Voici son palmarès actuel

            – 11 fois champion de France (4 fois 200m papillon, 3 fois 200m 4 nages, 2 fois 400m 4 nages, 1 fois 200m brasse et 1 fois 200m nage libre)

            -5 fois champions de la NCAA (2 fois 200 yd brasse, 2 fois 200 yd 4 nages et 1 fois 400 yd 4 nages)

            -5 fois champions du monde (1 fois 200m papillon, 2 fois 200m 4 nages et 2 fois 400m 4 nages)

            Voici ses plus grands records :

            -de France : 400m 4 nages « 4min 2s 50 » / 200m 4 nages « 1min 54s 82 » / 200m papillon « 1min 52s 43 » / 200m brasse « 2min 6s 59 »

            -d’Europe : 400m 4 nages « 4min 2s 50 » / 200m 4 nages « 1min 54s 82 »

            -du monde (en petit bassin) : 200 yd 4 nages « 1min 36s 34 » / 400 yd 4 nages « 3min 28s 82 » / 200 yd brasse « 1min 46s 91 » /

            -du monde (en grand bassin) : 400m 4 nages « 4min 2s 50 ». IL BAT LE RECORD DU MONDE DU 400M 4 NAGES DE MICHAEL PHELPS QUI ÉTAIT DE « 4MIN 3S 84 »!!!!

            Il décroche le titre du meilleur nageur du monde 2023. 

            Ce grand nageur n’a pourtant été que 6e aux derniers jeux Olympiques. Cependant, il vise les JO 2024 pour avoir une médaille d’or. Léon Marchand y retrouvera des adversaires qui peuvent lui poser problème comme Florent Manoudou ou Haiyang Qin.

            Léo

            L’IA fait son entrée en guerre

            Le conflit entre Israël et le Hamas ainsi que la guerre en Ukraine explorent des domaines de la guerre jusque là jamais expérimentés : dans un précédent article était démontrée la dimension spatiale des tensions au Proche-Orient. Une technologie qui a fait son entrée l’année dernière, l’IA générative, a fait aussi son entrée dans la guerre avec ces 2 conflits, ouvrant ainsi à la recherche militaire un nouveau domaine aux infinis avenirs. Non sans poser de multiples questions éthiques.

            Dans la bande de Gaza, les victimes (morts et blessés) se comptent par dizaines de milliers. Du jamais vu en un laps de temps si court. L’explication se trouve dans les nouvelles technologies : l’armée israélienne assume ouvertement son recours à l’IA pour générer plus d’hypothèses de cible.

            En effet, la technologie est utilisée pour traiter des données issues du renseignement (placement des troupes ou des chefs…) et des données de possibilités logistiques, ainsi que d’autres facteurs pour, au final, proposer des cibles potentielles de bombardement. Plus précisément 2 programmes de calculs sont utilisés : Gospel (aussi appelé Habsora) génère les cibles comme décrit précédemment et Fire Factory, qui organise ensuite les bombardement et coordonne les avions, drones et autres pièces d’artilleries.

            Ces propositions de cibles et de mise en œuvre de bombardement sont ensuite transmises au commandement qui peut alors prendre des décisions. L’IA utilisée par Israël produit maintenant plus de 100 cibles par jour, dont la moitié seront bombardées. « Pour mettre cela en perspective, dans le passé, nous produisions 50 cibles à Gaza par an« , affirmait en 2021 Aviv Kochavi, ancien chef d’état-major de l’armée israélienne. C’est considérable.

            Certains officiers israéliens témoignent que les critères de pertes civiles sont minimes voire inexistants. Les officiers supérieurs prennent en compte plus les « dégâts » causés au Hamas que l’ampleur des pertes civiles. Toujours selon ces militaires israéliens, ces bombardements ne sont là que pour nuire à la population palestinienne, d’où leur appellation « usine à assassinat de masse » pour désigner le système de prise de décision de bombardement.

            Parallèlement, en Ukraine, on est dans la même application. Mais, on l’a vu, l’Ukraine est un conflit de haute intensité, donc l’IA est utilisée beaucoup plus largement au niveau tactique. La technologie est surtout utilisée pour le ciblage par l’artillerie avec les mêmes techniques qu’au Proche-Orient, mais aussi pour optimiser les reconnaissance aériennes de drones. 

            L’énorme différence avec Israël réside dans les acteurs des algorithme de calcul : tandis que Tsahal a sa propre section dédiée à l’IA, l’Ukraine fait appel à des acteurs privés (principalement la firme américaine Palantir qui revendique 90% du ciblage ukrainien) pour son usage de l’IA. En effet, les données dont sont friandes les IA pour leur entraînement et leur perfectionnement, sont légion en Ukraine, ce qui attire les entreprises privées et les start-ups. Et cela change tout : ainsi la défense d’un Etat reposerait en partie sur le bon vouloir d’un acteur privé étranger ? En tout cas l’entreprise du Colorado affirme qu’elle « ne recueille pas, ne stocke pas et ne vend pas de données« . Et l’Ukraine lance un plan pour être en 2030 une nation leader de l’IA.

            Au delà de l’aide au ciblage, l’IA, pourrait aussi servir dans la détection de sous-marins : jusqu’à présent ils parviennent à se glisser dans l’océan en émettant des bruits qui ne sont pas perceptibles par les armées les plus avancées au monde. Mais l’arrivée de l’IA rebat les cartes : cette technologie pourrait bien analyser une multitude de bruits en temps record pour détecter ainsi les sous-marins. On a ainsi une véritable course dans le domaine : les Etats-Unis et la Chine sont déjà lancés, sans citer une multitudes d’autres nations, mais la France reste à la traîne. On pourrait aussi imaginer l’IA pour une aide à la prise de décision au niveau stratégique : l’ONU teste déjà un algorithme pour résoudre des conflits et des crises en entrant moult facteurs.

            Quoiqu’il en soit, les militaires pensent qu’il faudrait établir des règles d’emploi pour l’usage militaire de l’IA : encadrer son développement et ne pas produire une situation similaire à Mission Impossible : Dead Reckoning !

            Kenzo