Guerre en Ukraine : une contre-offensive impossible ?

Cette contre-offensive est plus que particulière. Et elle nous prouve une chose : les médias ont un problème, leur réactivité. Retour en arrière : juin 2023, plusieurs actions offensives ont lieu sur la ligne de front ukrainienne. Tout d’un coup, les médias s’emballent : enfin, enfin cette contre-offensive tant attendue ! Mais alors seulement : s’agit-il vraiment d’une offensive ?

Une offensive qui n’en est pas une

Juin 2023. Après l’échec hivernal de Bakhmout, les Ukrainiens semblent mener à nouveau la danse. Leurs attaques, principalement au sud, sont tonitruantes dans les médias, mais peu dans la réalité. Ce sont en effet seulement quelques brigades qui partent à l’assaut des toutes nouvelles fortifications russes. Ces attaques sont des relatifs échecs dans un premier temps, ainsi, 20% du matériel engagé (dont le matériel occidental mis pour la première fois en œuvre), est détruit.

Mais elles semblent évoluer dans un deuxième temps, avec du grignotage de terrain, notamment autour de Bakhmout, et sur la section Zaporijia-Donetsk (prise de Robotyne). A ce jour, la carte n’a pas trop changé. En revanche en d’autres endroits, c’est l’armée russe qui avance, mais très peu.

Cette « offensive », très suivie dans les médias, se heurte à une ligne de défense russe, la ligne Sourovikine. Construite pendant des mois, elle se compose d’obstacles antichars (fossés, dents de dragon), de tranchées, mais surtout de mines. Les Russes ont miné plus que la norme, selon le général Nicolas Richoux. Et c’est en effet le principal obstacle pour les Ukrainiens, qui publient beaucoup de vidéos de déminage.

Cette « contre-offensive » a beau ne faire l’objet que de quelques combats, ces combats n’en sont pas moins féroces. Les vidéos postées à cet effet le démontrent. Il y a probablement énormément de blessés mais, pour des raisons de moral évidentes, ces chiffres sont gardés top secret.

Malgré tout, au tournant août-septembre, on observe que les Ukrainiens avancent un peu plus rapidement, ayant franchi, en certains points, les champs de mines.

Plus récemment, autour du 18 octobre, les brigades navales ukrainiennes ont établi une tête de pont de l’autre côté du Dniepr, qui semble toujours tenir à l’heure où j’écris.

Ces attaques en cartes

La ligne de front actuelle… En bleu, les avancées ukrainiennes depuis juin. On note notamment des avancées autour de Bakhmout (Est), sur la ligne Zaporijia-Donetsk, ainsi que diverses têtes de pont au delà du Dniepr (Kherson). Image Kenzo
L’avancée, très médiatisée, autour de Robotyne, fin août 2023. Les combats ont été très rudes pour contrôler les deux axes routiers que vous voyez ci dessus. Image Kenzo
Rudes combats dans l’été ukrainien pour contrôler les alentours de Bakhmout, important nœud routier et symbole de cette guerre d’usure. Image Kenzo
Les têtes de pont ukrainiennes le long du bas Dniepr, en aval du réservoir retenu par le barrage de Khakovka, tout à droite sur l’image. Les avancées d’octobre sont celles situées à droite. Image Kenzo

Ces cartes vont nous servir pour démontrer que ces attaques ne sont pas une contre-offensive. Un lien pour comparer ces avancées à celles des contre-offensives d’été 2022 : https://storymaps.arcgis.com/stories/733fe90805894bfc8562d90b106aa895

Si vous voulez suivre les avancées en direct, jour par jour : https://storymaps.arcgis.com/stories/36a7f6a6f5a9448496de641cf64bd375

Ainsi, avons nous affaire à une contre-offensive ?

Intéressons nous aux chiffres. 3, maximum 4 brigades sont engagées dans les combats. C’est à peine entre 10 000 et 15 000 soldats (chiffres pour une brigade ukrainienne, car une brigade française compte 6000 hommes). Or une contre-offensive, une vraie offensive, mobilise, pour une guerre de cette échelle, un nombre beaucoup plus grand que cela. Il faut environ être 3 contre 1 en attaque contre un ennemi retranché. On estime que les Ukrainiens ont laissé une petite dizaine de brigades en réserve. Cela veut dire qu’ils n’ont pas tout engagé, alors que quand on attaque, oui il faut une petite réserve, mais il faut quand même se donner toutes les chances de gagner.

Donc attention quand on vous parle de cette « contre-offensive » dans les médias, on parle seulement de contre-attaques locales menées par les Ukrainiens. Mais il très probable que les actions offensives menées mai-juin 2023 ne font pas partie de ces attaques, elles sondaient seulement les défenses russes.

Malgré une mini reprise des mouvements milieu octobre, le front est resté très fixe pendant les mois de septembre et de début octobre. Les spécialistes estiment d’ailleurs que les combats ont diminué d’intensité ces derniers temps à cause du manque de munitions, nous y reviendrons.

Pourquoi les médias qualifient ces avancées de « contre-offensive » ? Le poids de la communication

En temps de guerre, les informations du front sont très souvent filtrées : on ne veut pas que des mauvaises nouvelles puissent être publiées dans les journaux, car cela risque de démoraliser la population et donc la troupe. C’est ce qui se passe durant la Grande Guerre : les courriers des soldats français sont minutieusement triés par la poste militaire.

Ainsi, souvenez vous, c’est l’Etat ukrainien qui, en juin 2023, annonce sa « contre-offensive ». Ce n’est plus de l’information, on appelle ça de la communication. Et attention : ce n’est pas forcément vrai (par exemple, ce qui sort de la bouche des dictateurs n’est pas toujours vrai, mais cela reste quand même de la communication).

Si on analyse depuis le début de la guerre de positions (avril 2022), ce que les médias français et/ou l’Etat ukrainien nous racontent, ce ne sont ne sont que des bonnes nouvelles : contre-offensive d’été 2022 (reprise de Kharkiv, Izium, Lyman), reprise de Kherson (sans préciser que c’est la Russie qui en sort gagnante), on minimise l’échec de Bakhmout (en effet, bon ratio pertes/pertes ennemies)… Et tout ça est bien normal, et on assiste à x10 en Russie.

Et il ne faut surtout pas oublier que, si la guerre devait s’arrêter maintenant, c’est Poutine qui gagne, vu qu’il a plus de territoires que le 24 février 2022 (date du début de la guerre).

Une contre-offensive est-elle donc possible ?

« Compte tenu de l’effort de guerre insuffisant que fournissent nos sociétés occidentales, l’Otan, les pays de l’Otan (…), je ne vois pas comment on peut amasser la masse critique d’obus, de munitions, (…) de carburant, pour pouvoir mener une affaire de cette ampleur [la contre-offensive], [car] une offensive, ça se produit dans la durée, ça dure des semaines (…), si elle s’épuise en 72 heures ça n’a aucun intérêt, quand on est pas prêt, il ne faut pas y aller« , évalue le Général Nicolas Richoux.

Cela veut dire que ça ne sert à rien d’attaquer massivement (avec une dizaine de brigades, par exemple), s’il n’y a pas de réserves de munitions, carburant, pièces de rechanges, pour tenir des semaines et des mois dans des combats acharnés.

Prenons l’exemple du système d’armes du char d’assaut. Le système d’armes définit tout ce qui fait marcher, tout ce dont on a besoin pour tel ou tel matériel. Il faut compter, pour sa fabrication, les matériaux (donc leur transport, le personnel pour, les mines de métal…), le personnel pour le construire… Comme dit dans un précédent article, tout cela est très onéreux (entre 5 et 10 millions d’euros), mais le budget n’a pas tout vu : car il faut son entretien ! Huile, pièces de rechange, transport pour ces dernières… Et il faut bien sûr ajouter le carburant (et son transport, les raffineries, etc.), les munitions (mines de métal, personnel, transport, industries…), et le personnel à bord (formation, nourriture…). On peut remonter cette chaîne jusqu’à l’infini…

Ces ressources sont, comme on le répète de plus en plus souvent, en train de s’épuiser, et elles deviennent de plus en plus convoitées.

Les exemples d’offensives avortées pour cause logistique ne manquent pas : lorsqu’Hitler envahit la Russie en 1941 (op. Barbarossa), ses unités blindées parcourent des centaines de kilomètres, mais s’arrêtent brusquement aux portes de Moscou. Pourquoi ? L’industrie allemande ne suivait plus, les moteurs étaient irremplaçables, et donc les blindés cloués au sol.

Plus récemment en Ukraine, la contre-offensive d’automne 2022 qui a eu lieu au Nord, souvenez vous, a repoussé les Russes du Nord de l’Ukraine, reprenant Kharkhiv, Izium, Lyman… Jusqu’à s’arrêter, pour des raisons logistique probablement : la production arrière ne pouvait plus suivre le rythme des combats.

Ainsi on est bien dans un problème industriel : l’industrie occidentale n’arrive plus à fournir assez de munitions à l’Ukraine. En France (pays désindustrialisé), on produit 40 000 obus par an, mais ce chiffre va être doublé pour passer à une production de 80 000/an. A Bakhmout (ville martyre), les Russes tiraient 20 000 obus par jour. Ainsi nous les Français, nous serions en mesure de ne fournir que 4 jours de munitions aux belligérants, en épuisant notre stock annuel !

Il faut pour l’Ukraine, accumuler les stocks de munitions, de carburant, et de matériel pour mener une offensive, sauf que ces stocks sont inexistants. Un exemple historique : le 6 juin 44 ne s’est pas fait en 2 mois à partir du moment où il a fallu reconquérir l’Europe, il a fallu 3 ans de préparation logistique (1941-1944) !

Pour conclure, l’Ukraine, pour gagner, doit être drastiquement plus aidée par les pays de l’Otan qu’à l’heure où j’écris ces lignes, sinon la guerre durera des années encore. Mais la timide aide des pays occidentaux s’explique aussi par le fait que les dirigeant Otaniens jouent un jeu dangereux, en envoyant suffisamment d’armement pour que l’Ukraine se défende, mais pas assez pour qu’elle attaque, pour ne pas créer une crise mondiale, et c’est bien normal.

Kenzo

Source : interview du Général Richoux : https://www.youtube.com/watch?v=Na95Bmlcb-w. La vidéo est un peu vieille (cet été) mais la science ça ne se périme pas !

Le Chat souffle ses 40 bougies !

Il y a peu de temps de cela, Le Chat, célèbre bande dessinée de Philippe Geluck, a fêté ses 40 ans ! Si tu es un adulte, tu connais forcément cette BD comique. Mais, si tu es un adolescent/enfant, c’est un peu moins sûr… croyez-en mon expérience, quand j’en parle à mes amis !

C’est en 1983 que les premières planches sortent dans le journal belge Le Soir. La BD est éditée deux ans plus tard en album. Elle se présente en plusieurs planches mettant en scène un chat au gros nez faisant des blagues, jeux de mots et constats absurdes. L’humour du Chat est intemporel. Mais le Chat est en fait bien plus qu’un chat idiot : il alerte sur les causes écologiques, les actualités du monde…

En 2021, les Champs-Elysées ont accueilli une exposition de sculptures du Chat, qui sont actuellement à Bruxelles, en Belgique. Ces statues ont été créées en miniatures par Philippe Geluck lui-même, puis confectionnées dans la fonderie Van Geert à Alost.

Pour l’anniversaire de sa mascotte, l’auteur, Philippe Geluck a sorti un nouvel album du Chat : Le Chat et les 40 bougies.

Sans vouloir faire de la pub, le Chat est une bande dessinée que je recommande vivement !

Valentine

Parenthèse pour une anecdote (tu vas devoir t’y habituer😁) : selon un article paru en 1986 dans le journal « Sud Ouest », le Chat s’appellerait Sachat !

Ifly, échapper à la gravité

Ifly est une soufflerie qui se trouve à la porte de la Villette (vous pouvez vous y rendre en métro). On y va pour « voler ». En fait, on y est porté par un vent très fort qui nous soulève dans les airs. En attendant votre tour vous pouvez observer les autres participants voler car les parois circulaires de la soufflerie sont transparentes.

Comment ça se passe ? En attendant votre créneau, on vous demande de regarder une vidéo qui explique ce qu’il faut faire pour rentrer/sortir dans la soufflerie ainsi que les consignes de sécurité (comme la vidéo est un peu vieille, on y fait encore mention des mesures prises pour le covid !). La vidéo explique aussi les signes qu’il faut connaître pour communiquer, car dans la soufflerie on ne s’entend pas. Il y a aussi des signes pour corriger sa posture : plier ou tendre les jambes, lever la tête, se « détendre » (car il ne faut pas être tendu). Puis on vous donne l’équipement : une combinaison à mettre par-dessus vos vêtements avec des sortes d’accroches de couleur en fonction du poids dans le dos, un casque, des bouchons d’oreilles et des lunettes en plastique. Par contre, il ne faut pas avoir de petits objets dans les poches ou des bijoux (pour ne pas risquer de les perdre). Ensuite, on vous emmène dans une salle où on vous fait un rappel des consignes et on vous présente la personne qui vous fera voler. Et vous allez enfin pouvoir y aller (il ne faut pas avoir eu de problèmes de dos ou s’être cassé une épaule par le passé) !

Il y a plusieurs sorte de « vols »: au premier, on fait toutes les modifications pour les vols suivants (2, 4, 6, 12…), puis vous pouvez faire un vol où vous montez en haut de la soufflerie avec un moniteur en réalité virtuelle et, si vous avez beaucoup d’expérience, vous pouvez faire un vol sans être accompagné par un moniteur.

C’est une expérience très enrichissante à tenter, les sensations sont spéciales. En tout cas, j’ai beaucoup aimé car comme on n’a pas l’habitude de voler : la sensation est toute nouvelle et c’est assez agréable. Par contre, j’ai trouvé qu’il était un peu difficile de respirer, rien de bien grave.

ATTENTION ! Chacun a sa propre façon de voler et il n’est pas nécessaire (si vous y allez) de reproduire la posture des personnes qui passent avant vous. 😊

Victoire

Sous contrôle, une série assez drôle

Il n’y a pas longtemps, j’ai vu, sur ARTE, le début d’une nouvelle série très drôle, Sous contrôle.

Sous contrôle est une série humoristique racontant l’histoire d’une femme, membre d’une association humanitaire, hyper engagée. Un jour, après une interview à la Maison de la radio, elle reçoit un appel du président de la République qui lui propose de devenir ministre des Affaires étrangères, le dernier ministre ayant démissionné. Aussitôt, elle se retrouve dans une voiture, direction le Quai d’Orsay. Au moment où elle devient ministre, cinq otages, deux Français, un Allemand, un Italien et un Slovène, sont capturés au Sahel par une bande de terroristes amateurs. Se déclenche donc une série de négociations avec les terroristes et avec les ministres des autres pays concernés, dans lesquelles elle jouera un rôle important, mais qui n’aboutiront pas forcément.

Cette série est très drôle car la ministre, comme la bande de terroristes, est une débutante dans le domaine. J’ai également bien aimé cette série car je trouve le personnage de l’héroïne super : drôle, qui ne lâche rien, qui est persuadée de tout contrôler, notamment quand elle fait des promesses à la fille d’un otage ou à sa propre fille. Et en plus, Léa Drucker est parfaite dans ce rôle.

C’est une série assez courte (six épisodes de 30min) que l’on peut regarder sur ARTE. Je vous la recommande fortement, c’est drôle (je sais, c’est la troisième fois j’utilise l’adjectif en 6 lignes !), c’est rapide, c’est cool.

A.B

Le film Acide, un scénario possible

Le film Acide, sorti en septembre, est un film dramatique qui parle d’une catastrophe climatique : la pluie est devenue acide. L’histoire est très prenante et on ne s’ennuie jamais.

Ce film parle d’une jeune fille qui est allée à un stage de cheval mais un orage éclate et ses parents s’inquiètent car la pluie est devenue acide et y être exposée peut être très dangereux pour notre santé. Ils partent alors à sa recherche et ainsi commence tout un périple à travers la France pour échapper à cette pluie. La famille devra rester unie pour combattre cette catastrophe climatique.

On parle de ce type de film comme d’un « thriller », un film ou un récit qui provoque de fortes sensations. C’est aussi un film qu’on appelle un film d’anticipation qui, en quelque sorte, « prédit l’avenir » (comme Wall-E le film d’animation que vous connaissez sûrement).

Guillaume Canet, qui joue le rôle du père est très connu notamment pour avoir joué Astérix dans Astérix (l’empire du milieu), film qu’il a aussi réalisé. Il est particulièrement convaincant ici, dans le rôle d’un père déterminé à protéger sa famille. A l’heure ou l’on se pose des questions sur l’avenir de la planète, ce film m’a vraiment plu car il fait réfléchir au futur, à quoi le climat pourra ressembler. Sans en spoiler le dénouement, ce film donne quand même une vision horrifique de l’avenir, la fin est très triste… Mais après 1h40 de stress et d’anxiété on ne pouvait pas s’attendre à une fin très joyeuse.

Emile

La psychose des punaises de lit

Les punaises de lit qui ont, nous dit-on, envahi nos maisons, ont aussi envahi la presse en ce début d’année ! Il faut reconnaitre qu’elles sont devenues un vrai problème pour notre quotidien : presque 1 foyer sur 10 serait touché.

File:Bed bug, Cimex lectularius.jpg
punaise de lit / Content Providers(s): CDC/ Harvard University, Dr. Gary Alpert; Dr. Harold Harlan; Richard Pollack. Photo Credit: Piotr Naskrecki, Public domain, via Wikimedia Commons

Les « cimex lectularius » se multiplient très vite, elles pondent chacune de 5 à 15 œufs par jour qui éclosent trois à 10 jours plus tard et il est extrêmement difficile de s’en débarrasser. Dans les meilleurs des cas, un nettoyage en profondeur de la maison, le passage dans la machine à laver de tous les tissus à haute température, l’usage d’huiles essentielles comme l’huile de lavande, peuvent en venir à bout mais il faut parfois recourir à des entreprises spécialisées dans la désinsectisation ce qui coûte souvent très cher (attention aux arnaques !).

Parlons maintenant des dégâts psychologiques qu’elles peuvent causer : angoisse, obsession, stress ! Elles peuvent nous rendre dingues et (les médias y ont bien contribué) tout le monde en voit partout ! En réalité, la psychose est assez disproportionnée (d’ailleurs elle est un peu retombée) et, reconnaissons-le puisque nous les avons subies, les punaises nous causent plus de peur que de mal.

José et Nathan

Rugby : des protocoles contre les dangers !

photo Erwan Harzic, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Dans le rugby, qui est un sport de contact, il peut arriver des accidents. La blessure de Dupont, capitaine de l’équipe de France par exemple, a été un des évènements marquants de cette Coupe du monde ! Aussi, diverses règles et protocoles ont été mis en place pour éviter au maximum la casse.

  • L’interdiction des plaquages hauts (au dessus des épaules). En ce moment, les arbitres sont particulièrement vigilants et n’hésitent pas à sortir des cartons jaunes qui peuvent même, parfois, se transformer en rouge.
  • l’interdiction de plaquer un joueur dans les airs pour ne pas risquer des chutes fatales.
  • Le protocole commotion : si un joueur prend un très gros choc et parait étourdi, l’arbitre lui demandera de quitter le terrain et il passera de nombreux tests auprès de médecins. Si les tests sont positifs, il pourra recommencer à jouer au plus vite, si les tests sont négatifs il devra s’abstenir de toute compétition pendant 23 jours.

Le rugby, qui pâtit encore souvent d’une réputation de violence, révise en permanence ses règles pour canaliser cette violence et diminuer les risques.

Sacha

Chelsin Kolbe, un formidable joueur

Chelsin Kolbe est un joueur de rugby sud africain qui évolue au poste d’arrière ou d’ailier. Il se trouve que c’est mon joueur préféré, même si je sais que, disant cela, je risque de m’attirer quelques commentaires désobligeants !

Chelsin Kolbe en 2022 sous le maillot des Bocks / Par Stefano Delfrate — Autumn Nations Series ’22- Italia vs Sudafrica-286.jpg, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=130017746

Chelsin Kolbe est né le 28 octobre 1993 à Kraaifontein, au nord est de la ville du Cap (il fêtera donc ses 31 ans lors de la demi-finale de la Coupe du monde Nouvelle Zélande / Argentine). Il fait ses débuts dans le rugby à 7 en 2012 et commence dans le rugby à 15 en 2017 à Toulouse au Stade toulousain. Il y reste jusqu’en 2021 avant de partir au RC Toulon. Ce n’est pas un joueur très grand (1m75) ni très lourd (74kg) mais il a d’excellents appuis. Au début de sa carrière, il a remis son poste en question, poste créant beaucoup de contacts avec un physique peu avantageux, mais il a pu s’adapter et est devenu aujourd’hui l’un des meilleurs a son poste. Il remporte avec les Bocks une Coupe du monde en 2019 et de nombreux titres en club mais aussi en sélection.

Chelsin Kolbe est un joueur qui est très rapide, assez agile et doté d’une lecture du jeu assez exceptionnelle. Par exemple, lors du quart de finale France-Afrique du Sud, il a été tout de suite très réactif lors de la récupération de balle par les Sud-Africains. Partant sur son côté, il est servi par un magnifique coup de pied rasant, et avec un rebond favorable, il réussit à amener le 3e essai sud africain. Lors de ce même match, il fait partie des joueurs qui ont le plus contribué à la victoire avec les gratteurs et le pied magique de son ouvreur, Manie Libbok.

Toujours au cours de ce même match, il se trouve au centre d’une polémique. En effet, alors que les 2 équipes se trouvent à égalité, Thomas Ramos, le butteur français, tente une pénalité, mais une chose très rare se produit : il est contré par ce même Chelsin Kolbe. En revoyant les images sous un autre angle, on peut voir qu’il part, un peu avant le début de la course d’élan de Ramos. Les Bleus, trouvant toujours une excuse, vous diront que l’arbitrage était trafiqué, et que la France aurait gagnée avec de nombreuses pénalités non sifflées et une transformation à refaire. Les Français sont un peu frustrés, mais perdre d’un point contre la championne du monde en titre, avec un arbitrage litigieux, montre une grande avancée de cette équipe, encore au fond du trou en 2019.

Tintin

Hommage à Dominique Bernard au collège Jean Moulin

Lundi 16 octobre

10h10 : nous sommes rentrés dans le collège en montrant nos carnets de liaison, comme tous les matins mais, pour la première fois, on nous a demandé de montrer rapidement l’intérieur de nos sacs.

14h : Dans notre classe, notre professeure principale nous a expliqué que nous allions faire une minute de silence en hommage à Dominique Bernard, un professeur de français passionné de littérature qui a été assassiné par un jeune terroriste, vendredi dernier, le 13 octobre, devant son établissement à Arras.

Apolline : Moi qui était dans la classe avec les autres élèves nous avons entendu un texte lu par deux élèves de 3e. C’était la lettre qu’Albert Camus, quelque temps après avoir reçu le prix Nobel de littérature, avait écrite à son instituteur. Nous avons fait la minute de silence juste après cette lecture.

19 novembre 1957
Cher Monsieur Germain,
J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler un peu de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève.
Je vous embrasse, de toutes mes forces.
Albert Camus

Savannah : Moi qui suis déléguée, je suis descendue dans la cour vers 13h55 car tous les délégués étaient rassemblés à cet endroit pour la minute de silence. Nous avons écouté un discours du principal mais aussi du directeur académique de l’Education nationale et nous avons entendu aussi la lecture des élèves de la lettre de Camus. Ensuite nous (les deux délégués de ma classe de 6ème) avons porté une gerbe de fleurs jusque dans l’entrée du collège. Moi, j’étais honorée de le faire. Nous l’avons déposée devant le grand portrait de Jean Moulin du collège mais aussi des photos qui avaient été affichées pour l’hommage : celles de Dominique Bernard, mais aussi de Samuel Paty, lui-même assassiné par un terroriste il y a trois ans et d’Agnès Lassalle, poignardée par un de ses élèves au mois de février dernier

Savannah et Apolline

Coupe du monde de rugby, le rêve brisé

Lors de ce match, l’arbitre Ben O’Keeffe a pris beaucoup de décisions litigieuses : il n’a pas sanctionné l’en-avant volontaire du sud-africain Etzebeth à 5 mètres de la ligne d’en-but sur une passe destinée au français Cyril Baille qui allait marquer l’essai juste après, ni sanctionné Cheslin Kolbe quand celui-ci a contré la transformation de Thomas Ramos alors qu’un joueur n’a le droit de partir que lorsque le botteur a commencé sa course d’élan. Il aurait sans doute aussi pu être plus vigilant sur toutes les fautes dans les rucks où le plaqueur ne se sortait pas de la zone du ruck et ralentissait la libération du ballon. Je passe sur quelques autres contestations possibles des décisions de M. O’Keeffe.

Les Sud-Africains n’ont cependant pas démérité et ont réussi à vaincre l’équipe de France au bout de l’effort 28 à 29. Ils affronteront donc samedi l’Angleterre en demi-finale, tandis que la veille les Argentins se retrouveront face aux Blacks.

Arthur V.