Semaine de la presse. Essais journalistiques autour du chat de Tigali (3)

Comment faire face au racisme ? C’est la question que s’est posée Didier Daeninckx, l’auteur du Chat de Tigali, et nous, élèves de Madame Raimbaud, avons imaginé que nous étions des journalistes qui avions découvert la triste histoire du chat Amchiche.

Alors en cette semaine de la Presse, lisez nos articles, découvrez ce qui s’est passé quand Amchiche et sa famille sont arrivés en France et n’oubliez pas que c’est nous, les enfants qui pouvons construire un monde meilleur. Et lisez Le Chat de Tigali

A peine arrivée dans sa nouvelle ville, la famille Huet reçoit une lettre de menace concernant son chat. Mais de qui peut-elle venir ? Vous le saurez en lisant cet article.

L’histoire de la famille Huet débute à Tigali, en Algérie. Elle est composée de quatre membres : François Huet (le père), Sonia (la mère), Vanessa (la fille), Amchiche (le chat).

Ils emménagent en France le 23 août à Saint-Martin, au Nord de Marseille. Après quelques jours, la famille reçoit des lettres de menace concernant le chat. On voulait qu’il se fasse stériliser mais les parents ne veulent pas et préfèrent laisser leur chat en liberté.

Malheureusement les menaces ont été réalisées. Amchiche a été retrouvé avec l’oreille abimée et un œil crevé. Finalement, Amchiche s’est fait empoisonner. La veille de Noël, la famille apprend que c’est le maire qui a eu l’idée d’empoisonner le chat. C’est un acte raciste car ce qui est reproché au chat c’est d’être arabe et de s’être intéressé aux chattes « françaises » du village. 

Par bonheur, les élèves du père (qui est maître d’école) apporte des chatons à la famille le soir de Noël. On apprend que ce sont les enfants de Amchiche. Tout est bien qui finit bien.

Yogiri, Titigali, Toto

Semaine de la presse. Essais journalistiques autour du Chat de Tigali (2)

Comment faire face au racisme ? C’est la question que s’est posée Didier Daeninckx, l’auteur du Chat de Tigali, et nous, élèves de Madame Raimbaud, avons imaginé que nous étions des journalistes qui avions découvert la triste histoire du chat Amchiche.

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Il y a quelques mois, dans le village de Saint-Martin, nous avons découvert que le nouvel instituteur, François Huet, qui venait de s’installer en ville, recevait des lettres anonymes adressées à son chat. Le chat s’est même fait attaquer. Vous en saurez plus en lisant cet article.

Le dimanche 23 août

Après avoir enseigné en Algérie, François Huet, le nouvel instituteur de nos enfants, vient de s’installer avec sa femme, Sonia, sa fille, Vanessa, et son chat, Amchiche. Il s’est avéré qu’Amchiche, le chat « arabe », allait rendre visite aux femelles du village.

Première attaque : Lambert, le dresseur de chiens, a tiré sur Amchiche qui y a perdu un oeil, et a épargné les deux femmes agées qui étaient installées à l’endroit même où Amchiche a été blessé. 

1 mois plus tard 

François Huet a reçu une lettre anonyme dans sa boite aux lettres : « Personne ici ne veut plus voir ta sale bestiole. La prochaine fois sera la bonne !!! ». Malheureusement, il n’a pas su de qui il s’agissait.

Le 11 novembre

Au retour de la cérémonie, François retrouve sa femme, Sonia, boulversée, une nouvelle lettre anonyme : « Dernier avertissement ! Tu crois peut-être que ton chat va continuer longtemps à se donner du bon temps avec nos femelles ? Fais-le couper ou on s’en chargera. Définitivement ! « 

Deux jours plus tard, une des deux vielles dames a apporté le cadavre d’Amchiche enveloppé dans un journal. Son seul oeil ne brillait plus, une mousse teintée de vert au coin de sa bouche. François a amené Amchiche chez le vétérinaire, le diagnostic est sans appel : le chat a avalé une demi-douzaine de boulettes de viande à la mort-aux-rats. 

Le mercredi 23 décembre

La famille de François Huet va faire ses courses pour le réveillon à la superette de St Martin, quand le maître d’école entend une conversation entre Eugène Mouillot, Jean-Marie Piquebois et Lambert : « Les boulettes, il n’y a rien de meilleur… La bête a beau renifler, l’odeur du produit ne passe pas. » 

« Tu as parfaitement raison Eugène… »

« Il n’est pas près de revenir, le jour où les arabes feront la loi chez nous ! » 

Le 29 mars

La famille Huet retrouva dix-huit chats amenés par les élèves et les enfants du village, qui avaient chacun une mère différente, mais tous le même père : Amchiche.

Note des journalistes 

Cette aventure montre des propos racistes du maire et de ses complices, honteux !

Siloë, Yasmine, Jade, Salomé ​

Semaine de la presse. Essais journalistiques autour du Chat de Tigali (1)

Comment faire face au racisme ? C’est la question que s’est posée Didier Daeninckx, l’auteur du Chat de Tigali, et nous, élèves de Madame Raimbaud, avons imaginé que nous étions des journalistes qui avions découvert la triste histoire du chat Amchiche.

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Amchiche, un chat venu de Tigali, a été empoisonné avec de la mort-aux-rats dissimulée dans des boulettes de viande. Son corps à été retrouvé dans les rues de Saint-Martin, près des poubelles communales. Qui est l’auteur de ce crime ? Pourquoi en voulait-on à ce chat ?

Dessin réalisé par Mohamed

Un corbeau et des lettres anonymes

Un instituteur et sa famille, revenus d’Algérie, se sont installés à Saint-Martin. Ils ont emmené avec eux leur chat, Amchiche, né à Tigali. Il est différent des chats de Saint-Martin, plus grand, plus élancé et avec un pelage coloré. Comme il le faisait à Tigali, Amchiche avait pris l’habitude de trainer dans les rues et en profitait pour séduire les femelles. Un vrai coureur de jupon !

Le jour de l’ouverture de la chasse, Amchiche a été blessé par un tir de fusil. Il avait une oreille déchiquetée et un oeil en moins. Ce n’était pas un accident… Quelques semaines plus tard, les propriétaires du chat ont reçu deux lettres anonymes contenant des menaces : « […] La prochaine fois sera la bonne. » « Dernier avertissement […] Fais-le couper ou on s’en chargera. Définitivement. » Malheureusement ce n’était pas une plaisanterie.

Un acte raciste

C’est parce qu’il n’était pas comme les autres, parce qu’il était « arabe », qu’Amchiche a été assassiné.

Des habitants de Saint-Martin ne supportaient pas qu’il s’accouple avec « leurs » femelles et ont voulu s’en débarrasser. C’est le maire lui-même qui a fini par l’empoisonner. 

Mais Amchiche avait eu le temps de faire des petits

Le jour de Noël, des enfants du village sont venus offrir cinq chatons à la fille de l’instituteur. Il suffisait de les regarder pour comprendre qu’Amchiche était leur père. Il y en avait dix-huit autres répartis dans le village. Heureusement que les enfants ne sont pas racistes comme leurs parents.

Sacha; Mohamed; SC7

Les métamorphoses du chocolat…

Cet article s’adresse à tous les amateurs de chocolat, fort ou léger, noir, blanc, praliné ou caramel, cet article vous donnera sûrement faim…

Fèves de cacao / image radziomors, CC0, via Wikimedia Commons

Avant de commencer, connaissez vous les origines du chocolat ? Il aurait pu pousser sur l’arbre du chocolat, mais non ! Il pousse sur le cacaoyer, un arbre originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, sur lequel poussent de grosses cabosses jaunes, desquelles on extrait des fèves : les fameuses fèves de cacao.

Si le cacao était utilisé autrefois comme une boisson rituelle dans la culture Maya, il a pris bien d’autres formes de nos jours, y compris les plus spectaculaires, comme par exemple les robes en chocolat, présentées au public à chaque salon du chocolat. Ces robes sont le fruit de collaborations entre de grandes marques de couture et des chocolatiers.

Autre invention (décidemment) : au salon du chocolat en 2021, c’est un immense King Kong qui est apparu en version chocolatée. La bête faisait 4 mètres de haut, de quoi effrayer les plus gourmands ! Il a été dépassé par l’œuf en chocolat, haut de 9 mètres avec 4000 kilos de chocolat, fabriqué du 10 au 16 avril 2022 en Argentine à San Carlos de Bariloche. L’œuf a été ensuite découpé à la scie et distribué aux habitants.

Avez-vous déjà rêvé de posséder une douche en chocolat ? L’artiste et poète anglais Ian Monk a construit, en 2014, une douche entièrement en chocolat de la baignoire à 8 millions de calories au bidet à 210000 calories ! Quel génie !

Pour terminer sur une note chocolatée, en attendant le salon du chocolat en Octobre 2024, vous pourrez vous régaler avec les œufs de Pâques qui promettent d’être plus fantastiques, encore, cette année !

Victoire

Sources pour rédiger cet article : J’aime lire max n°286 d’octobre 2022

Le livre Momo est un super livre !😍

Momo est une bande dessinée écrite par Jonathan Garnier et illustrée par Rony Hotin. Elle est publiée aux éditions Casterman en deux tomes. Je l’ai découverte grâce à un « prêt surprise » qui était organisé à Noël au CDI et j’ai beaucoup aimé. (Le principe du prêt surprise : tu choisis un livre emballé dans un papier cadeau sous le sapin mais tu ne sais pas ce que tu empruntes, il y a juste des mots clés sur le livre).

Momo est une petite fille qui est élevée par sa grand mère. Elles habitent dans une maison au bord de la mer. Le papa de Momo est marin est il confie souvent Momo à sa grand mère, ce qui n’est pas évident pour une si petite fille. On suit Momo dans ses aventures quotidiennes. La vie n’est pas si facile pour elle : elle doit affronter le poissonnier qui la terrifie, jouer avec les copains dont elle ne connaît pas les jeux…

J’ai beaucoup aimé suivre les aventures de Momo… Cette petite fille est très touchante et vraiment courageuse : elle affronte beaucoup de situations difficiles, que je ne peux pas toutes vous révéler… lisez le livre !

Yannick

Asia food, un excellent restaurant

C’est dimanche ! Et si on allait manger au resto ?

Asia food est un restaurant chinois et japonais qui se trouve avenue du Maine, au 142 plus précisément. J’y suis allé plusieurs fois et je l’ai adoré. On y propose un buffet à volonté. Tu commandes sur une feuille et sushis, brochettes et autres, sont servis par deux. On y trouve aussi des plats spécifiquement chinois comme la soupe de raviolis et le canard laqué.

Les prix sont assez raisonnables et les plats sont assez copieux, mais attention, pas de gâchis car tu payes un supplément si tu gaspilles de la nourriture ! Les desserts sont quasiment tous gratuits et à volonté (perles de cocos, brownies au chocolat, beignets, glaces…). Par contre, les boissons sont payantes. Les serveuses sont sympathiques et le cuisinier discret. La décoration est assez jolie et va bien avec le fond sonore (musique d’ambiance douce relaxante). Je vous recommande fortement ce resto de quartier !

Nathan

Beauty and the beast, the musical, une pièce in english

Dans le cadre du cours d’anglais, nous (la 5eC), sommes allés voir la pièce de théâtre Beauty and the beast, the musical. C’était juste avant les vacances de février au théâtre du Café de la gare. Le spectacle était joué en anglais par seulement 2 acteurs.

Pour ma part, j’ai bien aimé le spectacle sauf le passage sur Les trois petits cochons, à mon gout moins drôle que le reste de la pièce car le conte y était moins « réinventé » que celui de La Belle et la bête. Et je n’ai pas été dérangé par le fait que les dialogues soient en anglais car le jeu aidait à la compréhension.

Arthur V.

Mort d’Akira Toryama

Akira Toryama est mort le samedi 8 mars 2024, à l’âge de 68 ans.

image Kami Sama Explorer MuseumKami Sama Explorer Museum via Flickr

Akira Toryama était le créateur de Dragon Ball, un manga hyper connu, qui s’est vendu à plus de 260 millions d’exemplaires dans le monde. C’est une grande perte et je suis extrêmement triste car il était en train d’écrire un autre manga que j’attendais avec impatience.

Dragon Ball raconte l’histoire de Son Goku, un petit enfant très fort qui décide de partir à la recherche des Dragons balls, des boules magiques qui sont au nombre de 7. Lorsqu’elles sont réunies, elles ont le pouvoir d’invoquer Shenron, un immense dragon qui exauce le vœu de votre choix et qui fait même revivre les morts. Son Goku va faire la rencontre de plein de personnages qui vont devenir ses amis. Ils vont se battre contre des méchants qui veulent détruire la planète Terre… A la fin de la série des 42 tomes de la saga, Son Goku est devenu adulte et lui et ses amis se battent contre Boo un ennemi super fort. Ils vont réussir à le battre mais des personnages gentils vont mourir.

Akira toriyama était un auteur de génie. Un hommage particulier lui sera rendu le week-end des 16 et 17 mars, lors du Salon Paris Manga au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte.

Robinson

Ne vous faites pas attraper par les bouffées de la puff, bouffez plutôt des haricots !

Puff, puff, puff… C’est quoi ?

C’est un type de cigarette électronique : il en existe deux sortes celles qui sont jetables à usage unique et celles qu’on peut recharger. C’est un phénomène relativement récent puisque la puff n’existait pas avant 2021. Mais en ce moment, on en voit de plus en plus et surtout dans les mains des jeunes !

On la reconnaît facilement par rapport à la cigarette électronique car elle est très colorée et qu’elle fait de la lumière au moment de l’inspiration de la bouffée. Elle se caractérise par le fait qu’elle est aromatisée à des goûts de fruits ou de produits sucrés : pastèque, fruit du dragon, cola pétillant, cookie, bubble gum par exemple.

Elle est officiellement interdite pour les mineurs (comme les cigarettes) parce qu’elle comporte des risques pour la santé. D’ailleurs dans notre collège, depuis quelques jours, on a remarqué des affiches nous en prévenant ! Voilà en résumé ce qu’on peut y lire :

1-Elle rend accro les jeunes non fumeurs car chaque puff comporte 2% de nicotine, 600 bouffées, ce qui est égal à 40 cigarettes.

2-Elle est nocive pour l’environnement car elle est composée de plastique et des métaux très difficiles à recycler.

3- Les produits pour reproduire les goûts (artificiels) sont à base de substances chimiques elles aussi mauvaises pour la santé !

Heureusement, la puff va être interdite en septembre 2024 ! Ouf ! Encore quelques mois à tenir alors ne tombez pas dans le panneau de la puff…

Sacha et Lou Axel

Rencontre avec Samuel Pintel

Jeudi 29 février, le club Histoire du collège Jean Moulin a rencontré Samuel Pintel qui, lors de la Seconde Guerre mondiale, a vécu à la maison d’Izieu, une maison-refuge pour les enfants juifs. Nous avons pu entendre son témoignage et puis lui poser des questions.

Samuel Pintel nous a raconté son périple depuis Paris à travers la France occupée, sa séparation d’avec sa mère arrêtée par les Allemands à Annecy… pour nous parler de son expérience à la maison d’Izieu.

S. Pintel lors de notre rencontre au CDI

Pour lui, c’est une expérience mitigée : en effet il garde plusieurs mauvais souvenirs. Par exemple, à Noël 1943 (il a à l’époque 6 ans), une fête est organisée à la maison d’Izieu. On y a même invité le sous-préfet de Belley (protecteur de la maison) qui vient, chargé de cadeaux pour les enfants. Pendant que le réveillon se fête dans la joie, le petit Samuel est dans sa chambre. Deux raisons possibles, car M. Pintel ne se souvient pas très bien : soit il était malade, soit il était puni pour une bêtise. Bref, il ne reçoit aucun cadeau 😭. Il garde quand même de bons souvenirs du contact établi avec les autres enfants.

Finalement, en février 1944, le petit Samuel est retrouvé par ses voisins parisiens qui le gardent jusqu’à la fin de la guerre. Il échappe ainsi à la raffle des enfants d’Izieu, deux mois plus tard, sur ordre du nazi Klaus Barbie. Aucun de ces enfants ne reviendra des camps d’extermination.

Après la guerre, retrouver la maison des enfants juifs est devenu une obsession pour S. Pintel. Il ne connaissait même pas son nom ! Mais en 1989, après le procès de Barbie, il redécouvre la maison d’Izieu. Il arrive à prendre contact avec Sabine Zlatin, une des créatrices de cette maison. Cette dernière lui propose de participer au projet de réhabilitation de la maison pour en faire un musée…

Kenzo

Pour en savoir plus : https://www.memorializieu.eu/ et https://www.education.gouv.fr/le-concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation-4295

Pour rappel, la maison d’Izieu est un centre de refuge pour les enfants juifs lors de la Seconde Guerre mondiale. Situé dans l’Ain au bord du Rhône, ce centre s’efforce de rendre une vie normale aux enfants ; en les faisant vivre comme d’autres enfants : école, jeux… C’est donc une forme de résistance aux nazis, qui considéraient que les juifs étaient des sous-hommes et qu’ils ne pouvaient pas vivre comme les autres. Il est dirigé par le couple Miron et Sabine Zlatin et par une équipe d’autres adultes qui s’occupent des enfants : professeur, animateur… Le 6 avril 1944, les Allemands effectuent une rafle et la totalité de la maison d’Izieu est déportée, sauf Sabine Zlatin et d’autres adultes.

Pour rappel, le club Histoire du collège Jean Moulin participe comme chaque année au CNRD (Concours National de la Résistance et de la Déportation). Il faut présenter au jury de ce concours une œuvre en rapport avec le sujet annuel du concours. Cette année il s’intitule « Résister à la Déportation en France et en Europe », via l’exemple de la maison d’Izieu.