Du 13 au 20 mars, au collège Jean Moulin, nous avons une semaine pour faire des activités sur les maths pendant les cours ou à la pause déjeuner. Cette semaine sera animée par les professeurs de mathématiques et elle aura un rapport avec les JO d’où son slogan : L’important c’est de participer.
Pendant huit jours, nous allons faire des ateliers, des jeux, une œuvre collaborative (on va construire des petits moulins en papier qu’on assemblera pour constituer les anneaux des Jeux Olympiques) ainsi que d’autres activités. Une sélection de livres sera exposée au CDI et chaque jour une énigme mathématique nous sera envoyée sur PCN. On pourra donner nos réponses dans une urne qui sera au CDI avec la sélection spéciale de livres.
Comme la semaine des maths débute peu de temps après la journée internationale des droits des femmes (le 8 mars) la sélection de livres mettra en avant des mathématiciennes et des femmes scientifiques souvent trop peu connues ou inconnues ou mal reconnues ! Donc il faut les faire connaître…
On n’est pas obligé de participer (sauf en cours), mais il faut savoir qu’il y aura une récompense pour les bonnes réponses aux énigmes. Seulement, il faudra avoir toutes les bonnes réponses snif snif. Bonne chance à vous !
Toutes les deux, nous avons bien envie de participer, puisque c’est le plus important.
Pour les deux ans de l’attaque de la Russie sur l’Ukraine, nos journaux ou chaines d’info en continu ont remis cette actualité à leur une. Dans un premier article, nous avions traité des nouveaux enjeux géopolitiques pour l’Ukraine qui entre dans sa troisième année de guerre de haute intensité. Il nous faut maintenant parler de la situation sur le front, où l’on commence à accepter l’idée d’une guerre longue…
L’état du front
La ligne de front s’étend sur un millier de kilomètres, à travers grands champs, forêts, marécages… comme depuis plus d’un an, le front n’a pas trop bougé. On peut citer quand même quelques opérations qui se sont produites cet automne et pendant l’hiver dont je ne vous ai pour l’instant pas parlé.
Au cours de l’automne, les Ukrainiens ont mené quelques opérations amphibies (eau+terre) sur les rives du Dniepr. Ce fleuve, berceau de l’Ukraine à valeur symbolique, est très particulier : à l’ère soviétique, on y a construit d’énormes barrages hydroélectriques qui ont créé de vastes réservoirs en amont et en aval, des îles marécageuses où le fleuve se fraie un chemin, une sorte d’estuaire, de delta très étendu. C’est sur ce dernier terrain que les brigades ukrainiennes ont attaqué les Russes en créant des têtes de pont plus ou moins efficaces sur les différentes îles.
En aval du barrage de Kakhovka, le Dniepr se fraie un chemin entre des îles marécageuses, jusqu’à Kherson et la mer Noire.
Les têtes de pont plus ou moins tenues par les Ukrainiens au cours de l’automne. Néanmoins, ils rencontrent des difficultés logistiques dues au fait que le seul pont traversant le Dniepr dans la région (visible sur la carte) était endommagé. Le ravitaillement se faisait par bac.
Stratégiquement, ces opérations n’ont pas grand sens. D’ailleurs, les têtes de pont ont été très dures à tenir au vu de la nature du terrain et de la quasi inexistence de ponts routiers et ferroviaires pour assurer le ravitaillement : ponts qui avaient été détruits par les Ukrainiens pour bloquer les acheminements russes ! Ce que l’armée ukrainienne en retire est de l’expérience pour ses troupes et pour son matériel. En effet, tôt au tard il faudra traverser le Dniepr et il faut acquérir des savoir-faire rares pour cela.
Autre opération très médiatisée : le bras de fer autour d’Avdiivka. Les Russes attaquent cette ville près de Donetsk au cours de l’automne pour engager une bataille d’attrition, d’usure. Une situation similaire à celle de Bakhmout au cours de l’hiver de l’année dernière. Comme à Bakhmout, le ratio des pertes ukrainiennes et russes est largement favorable à l’Ukraine. Mais cela ne dérange pas Poutine. Et les Ukrainiens semblent accepter le bras de fer… jusqu’à ce que le haut commandement de Kiev décide le 17 février d’évacuer la ville. Médiatiquement, l’opération est présentée comme une retraite parfaitement orchestrée, mais dans la réalité l’évènement est quai-chaotique. Les troupes ukrainiennes, submergées par les forces russes, se replient derrière des lignes plus sûres.
Sous la puissante pince russe, les Ukrainiens sont forcés d’évacuer Avdiivka, dans l’est de l’Ukraine à côté de Donetsk…
… Permettant aux Russes de combler le saillant d’Avdiivka, les Ukrainiens se repliant vers des lignes plus sûres.
Changement de commandement
Début septembre, Kiev annonçait changer le ministre de la Défense, suite à un scandale de corruption. Le ministre sortant, Oleksiï Reznikov, avait en effet été mis en cause dans différents contrats avec des entreprises fournissant l’armée ukrainienne. Le nouveau ministre de la Défense, Rustem Umerov, est un tatar de Crimée (peuple de langue turque et de religion musulmane vivant en Crimée) et un symbole fort pour Zelensky : unir les différentes cultures de son pays et les différents partis d’Ukraine (en effet, Umerov fait partie de l’opposition).
Puis, début février, c’est au tour du chef d’état-major de l’armée ukrainienne, le populaire Valeri Zaloujni de laisser sa place à Oleksandr Syrsky. Une décision qui ne fait pas l’unanimité, d’autant plus que Syrsky est réputé pour ses défenses très chères en vie humaine.
En tout cas, ces changements de commandement peuvent êtres le signe d’un changement de conduite de la guerre : « Les défis de 2022 sont différents de ceux de 2024. Par conséquent, tout le monde doit changer et s’adapter aux nouvelles réalités. Pour gagner ensemble » affirme Zaloujni dans un message.
Nous expliquerons les échecs des méthodes ukrainienne dans un prochain article.
L’essouflement industriel et l’érosion de la logistique ukrainienne
En plus des différents défis tactiques que l’on va traiter plus tard, l’essence même de la guerre n’est pas en très bon état : on parle ici de la logistique. Comme dit dans ce précédent article, les livraisons de matériels occidentaux sont rendues de plus en plus difficiles, notamment à cause de l’évolution de l’opinion publique. Il y a d’autres facteurs qui expliquent ce ralentissement, notamment industriel : nos industries d’armement sont à bout de souffle.
L’Union Européenne avait promis à l’Ukraine 1 million d’obus, seuls 220 00 ont été livrés. La France produit 40 000 obus par an, mais ce chiffre devrait passer à 80 000 : l’Ukraine en consomme 20 000 par jour. Jamais, même si les politiques européens nous le promettent, même si Emmanuel Macron met notre industrie en mode « économie de guerre » nous ne parviendrons à ce chiffre. Ce ne sont que des paroles.
Ainsi le conflit en Ukraine nous apprend bien que, c’est bien beau d’avoir de supers Rafales qu’on vend à l’étranger, c’est bien beau de faire des « Opex » spectaculaires, c’est bien beau de dire qu’envoyer des soldats en Ukraine est une éventualité, mais à un moment il faut revenir à l’essence de la guerre : la production d’armement et la chaîne logistique qui s’en suit. Si on veut prétendre être une grande puissance militaire, il faut déjà regarder nos moyens de production.
Conséquence pour l’Ukraine : elle doit limiter ses opérations et optimiser ses efforts en fonction de la quantité disponible. Une contrainte qui se rajoute au blocage tactique que l’on va évoquer dans un prochain article.
Du côté russe, le tableau n’est pas magnifique non plus : même si l’économie tourne pour la guerre, la Russie s’appuie, comme au début du conflit, largement sur ses stocks soviétiques : les mines posées en Ukraine datent de la Seconde Guerre Mondiale ! En tout cas malheureusement pour Poutine, nous ne sommes plus à l’époque de Staline : l’industrie moderne ne pourra pas fournir ce que la Russie consomme en Ukraine avec les stocks.
En conclusion, la lassitude des soldats et de la population derrière risque de se faire ressentir plus fortement dans les prochains mois, les défis tactiques qui s’imposent aux Ukrainiens rajoutent encore à la charge. La victoire pour l’Ukraine viendra des Occidentaux : l’Ukraine n’est pas capable seule de se fournir en matériels et munitions. Attention : le tableau n’est pas non plus tout blanc pour les Russes, eux aussi épuisés.
Shangri la Frontier est un manga récent sorti en 2022 et écrit par Katarina et Ryosuke Fuji. J’adore ce manga parce que j’aime bien les jeux vidéos et c’est justement le sujet de cette série.
C’est l’Histoire de Rakuro hituzome (son pseudo est Sunraku dans tous les jeux vidéos auxquels il joue). Il adore jouer à des jeux videos un peu particulier qui sont appelés des « bouses » parce qu’ils sont remplis de bugs, c’est-à-dire de défauts qui font « planter » le jeu. Par exemple, il lui est impossible de toucher ses ennemis, parfois il passe à travers les murs sans aucune raison, et le scénario est parfois très mauvais. Mais c’est aussi pour ça que Rakuro Hituzome adore ces jeux là. Cependant, un jour, il essaye un jeu qui est un » GOAT » (initiales de « Greatest of All Times »). Un GOAT est l’exact opposé d’une bouse, c’est un type de jeu très apprécié mais surtout très réussi : il faut des centaines de « bouses » pour arriver à développer un « GOAT ». Et ce GOAT est : « Shangri la Frontier », un jeu de réalité virtuelle très populaire. Sunraku va en devenir complètement accro.
J’adore ce manga car l’histoire réussit à faire cohabiter deux univers : celui de la réalité et celui des jeux vidéos. L’univers imaginé pour les jeux vidéos propose des décors incroyables et la carte du jeu est immense. Le scénario est très complet et ménage beaucoup de suspense qui nous donne envie de dévorer les suites. Pour le moment, 12 tomes sont parus (seulement trois au CDI : il faut acheter la suite absolument) mais le manga n’est pas fini, il y a encore une ou des suites à venir.
A lire au plus vite au CDI ou dans une une librairie !
Grand bond technologique : l’entreprise Redbull vient de dévoiler un tout nouveau drone qui peut passer de 0 à 300 à l’heure en quatre secondes pour des prises de vues qui vous plongeront bien mieux dans la course que les voitures caméras qui peinaient à suivre les formules 1 dans les virages ou pendant les accélérations. Ce drone changera sûrement, pour le spectateur, l’art de la course.
Il a déjà poursuivi les plus grandes stars du pilotage F1 dont Max Verstappen, Liam Lawson et David Coulthard sur le mythique circuit de Silverstone. Il a fallu environ un an et demi à Redbull et l’entreprise Dutch Drone Goods pour créer cet engin qui peut accélérer deux fois plus vite que le nouveau bolide RB20. Mais pour l’instant il n’a pas encore le droit de filmer une course officielle.
Durant un mois, je suis parti en Allemagne dans le cadre du programme d’échange Brigitte Sauzay. C’est grâce à Madame Tastet, ma professeure d’allemand que j’ai pu participer à cet échange avec trois autres élèves germanistes. L’échange consiste à faire partir un élève français dans une famille d’accueil en Allemagne et en échange, l’élève allemand est accueilli à son tour dans la famille française. Mon correspondant s’appelle Tobias et il est super sympa. Normalement il devrait venir chez moi au mois de mai.
Je suis parti le 20 janvier à Öhringen dans le Bade-Wurtemberg et je suis rentré le 15 février, un tout petit peu plus tôt que ce qui était prévu.
La vie en Allemagne était assez différente de celle de chez nous. Pourquoi ?
De un, les élèves allemands terminent les cours beaucoup plus tôt qu’en France (dans le collège où j’étais, on finissait à 13 heures). Ils ont les même matières scolaires que nous et les cours ne m’ont pas paru très différents des notres quant à la manière d’enseigner par exemple. Si, une différence notable : les profs sont obligés d’enseigner deux matières.
De deux, la cuisine allemande n’est pas celle que je préfère en terme de goût. Ce qui m’a le plus marqué c’est qu’on mangeait des céréales un soir sur deux (j’avais le droit d’en manger deux quand même 😉 ). Mais je vous rassure un soir sur deux on mangeait quelque chose de chaud, comme des bretzels ou des pommes de terre. Au final, j’étais très heureux de retrouver la cuisine familiale.
Durant ce mois je me suis beaucoup amusé. Mon correspondant faisait de la musique et moi aussi donc nous avons formé un duo saxophone (mon correspondant) et piano (moi) ce qui m’a beaucoup diverti. Sans vous mentir, on se couchait super tard pour le réviser et, à la fin, c’était pas mal du tout. Par contre, mon correspondant pratique comme activité extra-scolaire la danse de salon (la valse). Il m’a emmené une fois avec lui pour voir mais je n’ai pas été emballé !
Je recommande fortement de faire ce programme d’échange (pour ça il faut faire allemand) car c’est une expérience unique que l’on peut rarement vivre.
En voyant Londres pour la première fois, je me suis dit : « Cette ville me rappelle quelque chose… » Même en n’y étant jamais allé auparavent, je m’étais construit un imaginaire grâce aux nombreux films ou reportages à la télé et il a été confirmé par ma découverte réelle de la ville !
Le premier jour, nous sommes allés visiter the Tower of London, une forteresse historique construite par Guillaume le Conquérant au IIe siècle. Cette forteresse a servi à la fois de prison et de résidence royale. Il abrite aussi les joyaux magnifiques des reines. Nous avons suivi une partie d’une visite guidée par une dame en costume très drôle qui faisait du théâtre. Je ne comprenais rien à ce qu’elle disait car elle avait un très fort accent… anglais !
Nous sommes aussi allés au British Museum, un énorme musée sur l’histoire humaine avec des millions d’œuvres d’art venant de tous les continents. Il y a notamment une très grande partie de la frise du Parthénon très bien conservée ou bien la pierre de Rosette, une pierre très célèbre qui a servi à Champollion à percer le mystère des hiéroglyphes.
Le troisième jour, nous sommes allés à Hyde Parc, un des plus grands parcs de Londres. En y entrant, j’ai été surpris par sa grandeur (c’est autre chose que Montsouris !) car il faut savoir qu’à Londres, tout est beaucoup plus grand : par exemple, pour aller d’un bout à l’autre de la ville on met 3 heures au lieu d’1 heure à Paris et les stations de métro font trois fois la taille de celles que nous avons en France… donc on doit marcher beaucoup.
Lors d’une de nos longues journées de marche, nous avons eu la chance d’avoir beau temps et de voir the Shard, le plus haut gratte-ciel de Londres construit par Renzo Piano ou bien London Bridge, le pont mythique de Londres qui traverse la Tamise.
The ShardLondon Bridge
Mes parents et moi avons mangé un fish and chips délicieux dans un pub, un bar typique tout en bois anglais ou l’on vient pour boire de l’alcool (en effet, les Anglais boivent beaucoup !).
En résumé, je vous conseille d’aller à Londres que ce soit pour sa nourriture ou pour ses monuments magnifiques.
Ce samedi 2 mars ont eu lieu les Strade Bianche, une course cycliste se déroulant en Italie.
Parfois appelée « la classique du nord la plus au sud », cette course n’est cependant pas considérée comme une « classique ». Pour ceux qui ne seraient pas au courant, les « classiques » sont les courses d’un jour, de ville à ville, et longues d’au moins 200 km. Ce sont des épreuves majeures du calendrier cycliste. Les classiques rassemblent un total de 5 courses (sur lesquelles je vous ferais sans doute un article) : Milan/San Remo, le Tour des Flandres, Paris/Roubaix, Liège/Bastogne/Liège et le Tour de Lombardie. En 2024, les Strade Bianche ont été remportées par un coureur assez connu dans le monde du cyclisme, Tadej Pogacar.
L’histoire
Les Strade Bianche, « Routes blanches » en italien, sont une course cycliste italienne créée en 2007, d’abord sous le nom de « Monte Paschi Eroica ». La compétition est disputée le premier ou le deuxième samedi de mars, près de Sienne en Toscane. Environ 50 des 200 kilomètres de la course se déroulent sur des routes de graviers (appelés « secteurs » dans le jargon). En 2010, elle change de nom et devient la Monte Paschi Strade Bianche avant de devenir les Strade Bianche en 2012. Malgré son histoire récente, la course est rapidement devenue une épreuve reconnue et choisie par de nombreux coureurs pour faire leur retour. Elle est organisée par RCS Sport (lié au journal La Gazzetta dello Sport) et se tient environ un mois avant les classiques pavées du mois d’avril. Depuis 2015, une épreuve féminine, les Strade Bianche Donne, a lieu le même jour que la course des hommes. La course dure environ 100 kilomètres, avec 17 kilomètres de graviers, répartis sur cinq secteurs.
Le vainqueur
Tadej durant le Tour de France / Filip Bossuyt de Courtrai, Belgique, CC PAR 2.0, via Wikimedia Commons
Cette année, et pour la deuxième fois, le vainqueur de cette course a été Tadej Pogacar, après un raid solitaire de plus de 80 kilomètres. Tadej est né le 21 septembre 1998 à Klanec, commune de Komenda, en Slovénie. C’est un coureur cycliste slovène, professionnel depuis 2019. Très rapidement, il commence à se faire un nom en 2019 en remportant, à vingt ans, en se classant troisième du Tour d’Espagne (Vuelta) dont il remporte trois étapes. En 2020, il devient le premier Slovène vainqueur du Tour de France et le plus jeune vainqueur depuis l’édition 1904, en prenant le maillot jaune à son compatriote Primoz Roglic lors du contre-la-montre de l’avant-dernière étape à la Planche des Belles Filles. En 2021, il remporte à nouveau le Tour de France, le deuxième en deux participations, ainsi que plusieurs courses.
Malgré son très jeune âge, Tadej Pogacar a déjà presque tout remporté ! Pour ceux qui souhaiteraient voir tous son palmarès, cliquez ICI pour y accéder.
Je ferai un prochain article sur Paris-Nice mais en attendant, je vous dis au revoir et à bientôt.
Le nouvel an chinois se fêtait le 10 février dernier.
photo Georges Séguin ( Okki ), CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Dans le calendrier chinois, qui remonterait à 2637 avant Jésus-Christ (!), l’année 2024 est l’équivalent de l’année 4721 ou 4722. Dans ce calendrier, un animal du zodiaque est associé à chaque année. Nous associons 2024 au dragon. Le dragon est l’animal le plus puissant parmi les douze animaux du zodiaque, les personnes portant ce signe sont connues comme étant fortes et intelligentes. Le calendrier chinois est également utilisé dans d’autres pays asiatiques tels qu’en Mongolie ou au Vietnam.
Comme chaque année, un défilé s’est déroulé à Belleville avec de la musique, des instrumentistes et les traditionnelles danses de dragons.
Il y avait également des stands de street-food et des stands souvenir où l’on pouvait trouver des brochettes d’agneau, de poulpe et saucisson, ainsi que des brochettes de fruits que l’on trempe dans du sucre fondu (on attend que le sucre durcisse pour la manger), des Bubble Tea, des bijoux comme des bracelets et des colliers en perle, des dragons et des lanternes à fabriquer…
Pour le début de l’année, nous avons l’habitude de nous mettre en rouge, pour nous apporter de la chance. C’est un moment de partage en famille et entre amis que j’ apprécie. Assister au nouvel an chinois est une belle expérience que je vous recommande !
Le 16 février dernier, l’administration pénitentiaire russe annonçait la mortd’Alexeï Navalny, principal opposant à Vladimir Poutine, dans le camp où il purgeait une peine de 19 années de prison.
photo United States Mission Geneva via Flickr
Alexei Navalny était un militant russe anticorruption et le principal opposant au gouvernement russe actuel. En août 2020, il tombe gravement malade suite à un empoisonnement au novitchok. Il tient le gouvernement russe pour responsable, mais le Kremlin dément son implication. Soigné en Allemagne, il revient en Russie en 2021 malgré les risques encourus. Il y est sommairement jugé, condamné à 19 années pour « extrémisme » et emprisonné.
Le 16 février dernier, sa mort est annoncée par l’administration pénitentiaire. Selon un communiqué du service fédéral de l’exécution des peines (FSIN) : « Le 16 février 2024, dans le centre pénitentiaire numéro 3,le prisonnier A. Navalny s’est senti mal après une promenade et a presque immédiatement perdu connaissance. Le personnel médical de l’établissement est arrivé immédiatement et une équipe de secours d’urgence a été appelée. Toutes les mesures de réanimation nécessaires ont été prises, sans résultats. Les urgentistes ont constaté le décès du condamné, […]».
La responsabilité directe de Vladimir Poutine dans cette mort est immédiatement pointée par toutes les capitales occidentales. Quant la famille d’Alexei Navalny, elle n’a accès à son corps que huit jours plus tard. Elle aussi, ainsi que les opposants à Vladimir Poutine, soupçonne une mort provoquée, et le fait que l’administration pénitentiaire ait cherché à camoufler des traces éventuelles d’assassinat (raison, pour laquelle, la dépouille n’aurait pas été remise tout de suite), ce qui ne fait pas réagir le dirigeant russe.
Dès l’annonce du décès, dans le monde de nombreuses personnes déposent des fleurs et allument des bougies à la mémoire d’Alexeï Navalny, à Berlin, Paris, Strasbourg… etc. En Russie même, et malgré les avertissements du gouvernement concernant l’interdiction de participer aux manifestations « non autorisées », des centaines de personnes se réunissent dans différentes villes afin de rendre hommage à l’opposant. Au lendemain de son décès, le 17 février, plus de 359 personnes sont arrêtées dans des conditions parfois violentes (« personnes plaquées, la tête dans la neige » selon Europe 1) et pourtant cela ne décourage pas des milliers de gens d’assister à ses funérailles à Moscou, le 1er mars.
Aujourd’hui, les gouvernements de plus de 40 pays occidentaux demandent une enquête internationale indépendante sur la mort de ce dernier, et certains pays tels que le Canada ou les Etats-Unis ont annoncé des nouvelles sanctions contre la Russie.
En Russie, à quelques semaines de l’élection présidentielle russe (du 15 au 17 mars), l’émotion est toujours vive parmi les opposants à Poutine et la tombe de Navalny est encore et chaque jour recouverte de fleurs.
Hier, le 4 mars, les députés et les sénateurs se sont réunis à Versailles pour voter l’inscription dans la Constitution de la « liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
Ce fut un vote transpartisan (tous partis confondus) : 780 voix ont été pour et 72 contre, pour 50 abstentions. Ce jour est désormais historique.
L’avortement était déjà autorisé en France, depuis la loi de Simone Veil en 1975, mais l’inscription dans la Constitution fait qu’aucun retour en arrière n’est possible, plus personne ne pourra contester ce droit.
C’est une grande victoire pour les députées, d’abord de gauche, puis de la majorité présidentielle, qui ont porté ce texte avec ardeur suite à l’interdiction de l’IVG dans certains Etats des USA.
C’est une grande victoire pour les militantes féministes et les générations de femmes qui se sont battues pour pouvoir disposer librement de leurs corps. De nombreuses femmes sont mortes autrefois pour avoir dû avorter clandestinement dans des conditions misérables. En tout cas, la France peut être fière : c’est le premier pays du monde inscrivant l’IVG dans sa Constitution !