Les agriculteurs manifestaient déjà depuis novembre 2024, contre l’accord Mercosur dont le vote a finalement eu lieu hier, vendredi 9 janvier 2026. Le 8 janvier dernier, ils étaient arrivés jusqu’à porte d’Orléans à la sortie de l’autoroute, puis jusqu’à l’Arc de triomphe, pour se faire entendre avec le klaxon de leurs tracteurs.
Les agriculteurs sont énervés car ils ne sont pas d’accord avec cet accord MERCOSUR (Marché Commun du Sud) que souhaitait voter l’Union européenne et qui consiste à permettre un échange commercial entre l’UE et l’Amérique du Sud : l’Amérique du Sud échange sa viande (moins chère mais qui ne respecte pas les normes françaises) contre des voitures européennes. Cela s’appelle, selon les agriculteurs, de « la concurrence déloyale ». Les agriculteurs français manquent déjà d’argent, l’état tue leurs bêtes à cause d’un virus (la dermatose nodulaire), cela fait beaucoup pour eux !
Nous sommes contre l’accord Mercosur parce que nos agriculteurs n’ont déjà pas beaucoup de moyens alors si on leur prend leurs bêtes et leur commerce… ils n’auront plus les moyens d’exister en tant qu’agriculteurs. Et la France ne produira plus la viande qu’elle souhaite.
Dans la nuit du 31 décembre au 1er Janvier, lors des célébrations du Nouvel An, un incendie s’est déclenché dans le bar de la station de ski suisse de Crans-Montana. Lors de cet incendie meurtrier 40 personnes sont mortes dont neuf Français qui sont pour la plupart mineurs et 116 ont été blessées, parmi lesquels se trouvent 14 Français.
L’incendie serait parti du plafond du bar Le Constellation, peu après 1h30 à cause d’étincelles de bougies incandescentes, communément appelées feux de Bengale. La France souhaite interdire ce genre de bougies. Les gens, peut-être certains avaient-ils trop bu, n’ont pas pris immédiatement conscience du danger et ont continué à faire la fête. De plus, la porte d’évacuation était fermée, il était donc impossible pour les secours d’intervenir rapidement et pour les clients de s’enfuir. Le gérant du bar a été auditionné vendredi par un juge pour non respect des normes et placé en détention provisoire. Que faisaient des mineurs dans ce bar ? Pourquoi le personnel n’a pas tout de suite évacué ? Le même jour, toute la Suisse s’est recueillie et a rendu hommage aux victimes.
Nous avons été choquées par cet incendie hors du commun et espérons que cela ne se reproduira plus. Nous avons une pensée pour les victimes.
Le 3 janvier dernier s’est déroulé un événement très particulier : le président vénézuélien Nicolas Maduro a été victime d’un enlèvement, organisé par les Etats-Unis, plus précisément par Trump.
Cet enlèvement a été longuement préparé, depuis l’été 2025. Accusé de « narcoterrorisme », le président vénézuélien est poursuivi en justice par les Etats-Unis depuis mars 2020. En 2025, Trump ordonne au Pentagone d’utiliser la force armée contre les « organisations terroristes illégales » du Vénézuela et arraisonne des bateaux vénézuéliens dans le golfe du Mexique. Cette décision ouvre une porte vers la voie d’une invasion militaire de la part des Etats-Unis.
Trump dit-il, a donc capturé Maduro pour le traduire en justice pour ses actions en rapport avec la drogue et pour stopper le trafic de stupéfiants vers les Etats-Unis. En réalité, la plus grande part de la drogue qui arrive aux Etats-Unis provient de la Chine, via le Mexique. Trump veut plus vraisemblablement prendre le contrôle du Vénézuela pour sa ressource principale : le pétrole, qui peut lui rapporter énormément d’argent.
Face à cette action, beaucoup de pays ont dénoncé la décision de Trump en regard du droit international. En effet, la loi interdit d’entrer dans un autre pays avec des forces militaires sans une demande du pays et une décision de l’ONU. Elle stipule aussi que » la Cour pénale internationale est la seule juridiction compétente pour juger un chef d’Etat en exercice ».
Finalement, cette décision n’arrange rien, et met tout sens dessus-dessous . Si Trump s’autorise à ne pas respecter la loi, alors pourquoi les autres pays devraient-il la respecter ?
Après les importantes chutes de neiges survenues mardi et mercredi, c’est une tempête venue de l’Ouest qui a traversé la France dans la nuit de jeudi à vendredi, touchant particulièrement la Bretagne et la Normandie.
image via Wikipédia Commons
Des rafales de vent atteignant 213 km/h ont pu être mesurées sur les côtes de la Manche. Le vendredi à la mi-journée 320 000 foyers étaient toujours privés d’électricité. On décompte un blessé grave et 27 blessés légers. La tempête s’est ensuite dirigée vers le Nord et le Pas-de-Calais, ainsi que le sud Aquitaine. Il ne restait vendredi plus que deux départements en vigilance orange : les Landes et les Pyrénées-Orientales.
A Paris des rafales de 105 km/h ont été relevées au Parc Montsouris. Les parcs, jardins et cimetières ont été fermés pour prévenir les accidents liés aux chutes d’arbres.
Ce dimanche, je suis allée voir au théâtre Mogador à Paris la comédie musicale Le Roi Lion qui reprend l’histoire du film de Disney de 1994.
Le roi Mufasa et sa femme Sarabi mettent au monde un lionceau nommé Simba qui est destiné à devenir roi. Le frère de Mufasa, Scar, veut obtenir le pouvoir et régner sur la Terre des Lions. Pour cela, il s’allie aux hyènes, tue le roi et fait disparaitre Simba de manière à devenir roi. Simba, perdu dans la savane, grandit alors avec un phacochère et un suricate. Mais un jour, il décide de reprendre sa place sur le trône. Il se bat alors contre Scar et il reprend le pouvoir !
J’ai trouvé le spectacle très impressionnant ! Les costumes et les décors sont très bien faits, tous les détails y sont. Les costumes sont si réalistes que l’on croirait presque que ce sont de vrais animaux sur la scène et qu’il n’y a pas d’acteurs qui se cachent derrière. La mise en scène est également superbe ! Le spectacle nous transporte dans un autre univers, on a l’impression d’être dans la savane avec tous les animaux autour de nous ! J’ai vraiment trouvé ce spectacle féérique et hors du temps.
Nous traverserons de orages, un roman signé Anne Laure Bondoux publié en 2023, est l’histoire d’une famille, racontée sur plusieurs générations et sur un siècle, qui commence peu de temps avant la première guerre mondiale et qui se finit en 2020. Chaque partie est racontée du point de vue d’un ou plusieurs personnages, qui peuvent être des membres de cette famille ou des épouses, des mères, des amis. On traverse avec eux les deux guerres mondiales et la guerre d’Algérie, décrites par ceux qui y sont et par ceux qui vivent impactés par ces conflits. C’est un roman qui parle aussi des petites guerres, des révoltes du quotidien, de ces « orages » tel que la lutte d’un couple homosexuel dans une France ancienne par sa mentalité, et qui condamne l’amour de ces personnes ou encore le vide qu’un père laisse quand il abandonne son enfant ou le deuil de nos parents, de nos grands parents ou de nos enfants …
C’est un livre merveilleux, qu’on ne peut plus lâcher une fois qu’on l’a commencé. C’est un livre de famille, un livre qui marche et que j’adore parce que c’est dans ce genre de récits, qu’on retrouve finalement toutes les histoires de famille, tous ces secrets, ces non-dits. Ce que le livre veut transmettre, c’est qu’à force de silences on se consume de l’intérieur, message que l’on retrouve d’ailleurs dans le prologue. Nous traverserons de orages est disponible au CDI en format broché (grand format) et il existe aussi en poche dans une nouvelle édition très jolie ! Bonne lecture !
Le vendredi 5 décembre dernier, les ateliers théâtre 6e et 5e sont allés au théâtre Dunois voir le spectacle Noircisse, une pièce écrite par Claudine Galea et mise en scène par Sophie Lahayville.
La pièce raconte l’histoire de deux jeunes filles de 10 ans, Hiver et June, qui passent leurs vacances ensemble au bord de la mer. Hiver est une fille qui est fermée et qui « noircit » sur un carnet tout ce qu’elle n’aime pas (le centre commercial, le boss de sa mère…). June, au contraire, est joyeuse et plus ouverte. Malgré leurs caractères très différents, elles s’adorent. Mais cet été, « Le Petit », un garçon du village, et Mayo, un migrant syrien, perturbent leur routine…
Cette pièce nous a beaucoup plu car nous avons aimé le fait que les enfants soient joués par des adultes, on croyait en leurs personnages. Nous avons aussi beaucoup apprécié la mise en parallèle des problèmes d’Hiver (la construction de nouvelles habitations pour les touristes) et ceux de Mayo (la guerre en Syrie, la difficulté qu’il a éprouvé pour franchir la Méditerranée…) car cette comparaison nous montre que la vie d’Hiver n’est pas si horrible que ce que l’on pense au début de la pièce. Cela nous a beaucoup émues et nous pensons que ce spectacle est le meilleur que nous ayons vu.
Nous avons eu une petite présentation du spectacle en amont avec deux représentantes du théâtre Dunois qui nous a permis de mieux comprendre la pièce et ses enjeux. A la fin de la représentation nous avons eu la chance de pouvoir échanger avec les acteurs et la metteuse en scène pour leur poser des questions. Ils nous ont expliqué que pour réussir à jouer des enfants ils avaient puisé dans leurs souvenirs et leurs anciennes habitudes.
Amazon décide de livrer des colis dans certaines villes des Etats-Unis (Philadelphie et Seattle) en moins de 30 minutes et ça pose problème… Cela concerne seulement les produits de première nécessité et alimentaires (comme des serviettes hygiéniques, les œufs, des croquettes pour chiens… etc.). Pour ça les clients doivent payer 13,99 dollars en plus du prix de l’article et les personnes ayant l’abonnement « prime » devront payer 3,99 dollars (et 1,99 dollars pour les articles de moins de 15 dollars).
Avec ça les gens vont en profiter en achetant de plus en plus et cela augmente également la pollution, donc le CO2. Je trouve que c’est une bonne et une mauvaise chose… Une bonne car cela peut-être plus pratique pour les gens qui veulent des articles en urgence et c’est une mauvaise chose à cause de la pollution que les camions de livraison produisent. Je trouve qu’on peut s’en passer ! On peut attendre 1 semaine ou quelques jours pour recevoir notre commande. Certaines enseignes comme Uber eat ou Deliveroo font la même chose pour les livraisons de courses mais en 1h (par contre ils le font en vélo et c’est moins polluant !).
Le samedi 13 décembre 2025 s’est tenu le concours de l’Eurovision Junior à Tbilissi, en Géorgie, à la suite de la victoire d’Andria Putkaradze lors de l’édition 2024. C’est la France qui a remporté cette édition, pour la quatrième fois, représentée par Lou Deleuze sur le titre Ce Monde, écrit par la chanteuse Linh. Les concurrents avaient entre 10 et 16 ans.
Ce n’était pas la première fois que Lou passait à la télévision. En effet, elle a participé à La France à un incroyable talent il y a un an, en 2024. Elle était donc déjà connue du public, et plus à l’aise sur scène, ce qui a sûrement joué sur son interprétation. Ce Monde parle d’un monde « parfait » ou il n’y aurait pas de guerre, où tout le monde s’aimerait… Lors de cette édition, Lou avait de grands concurrents, dont Albert, le représentant de l’Arménie, aussi connu pour sa participation à l’émission The Voice Kids 2025, où il a atteint les demies finales. Comme chaque année, c’est Stéphane Bern et Zoé Clauzure (la gagnante de l’édition 2023) qui ont commenté cette finale. Lou a largement dépassé les pays 2e (Ukraine) et 3e (Géorgie) avec plus de 100 points d’écart. Contrairement à la règle, ce n’est pas la France mais l’Arménie qui organisera la prochaine compétition.
J’ai adoré cette édition, car j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de couleurs et un haut niveau. La prestation de l’Ukraine a été ma préférée, car j’ai bien aimé la mise en scène et la chorégraphie. La prestation de la France m’a aussi beaucoup touchée, et elle méritait sa première place.
Aujourd’hui, près de 9 filles sur 10 dans le monde ont accès à l’école primaire. Une situation qui n’a pas toujours été aussi positive ! Il y a trente ans, 100 millions d’entre elles ne pouvaient ni lire ni écrire une phrase simple. Ce chiffre a été réduit de moitié. Une jeune femme à permis de faire avancer le combat pour l’éducation de toutes, cette femme, c’est Malala Yousafzai.
image : DFID – Ministère britannique du Développement international, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons
Malala est une militante pakistanaise des droits des femmes, née le 12 juillet 1997 à Mingora, dans la vallée du Swat. Lorsque Malala a 11 ans les Talibans arrivent au pouvoir au Pakistan. Les Talibans interdisent absolument tout aux femmes. Aller dans les parcs, sortir avec une personne de sexe masculin qui n’est pas de leur famille, chanter ou lire des vers à voix haute, mais par dessus tout, aller à l’école. Malala ne se laisse pas faire et son père, Ziauddin Yousafzai, la soutient. La BBC (la radio anglaise) qui est au courant de ce qui se passe en Afghanistan demande à des personnes qui vivent là bas, de témoigner de leur quotidien. Ziauddin Yousafzai propose directement à sa fille qui n’a que 11 ans d’écrire des articles et de témoigner. Malala se lance donc dans le journalisme en parlant de sa vie dans sa chère ville de Mingora. Pour éviter d’avoir des ennuis, elle écrit sous un faux nom, celui de Gul Makai, car les Talibans sont connus pour leur violence à l’égard de leurs adversaires et elle craint des représailles.
Courageusement, Malala fait connaitre au monde entier les conditions de vie réelles d’une écolière pakistanaise. Car depuis que les Talibans ont pris le pouvoir, ils ont détruit beaucoup d’écoles et en ont interdit l’accès aux filles. C’est donc la peur au ventre que Malala se rend en classe chaque jour car elle brave cette interdiction. Ses parents, comme elle, sont convaincus que seule l’éducation peut faire reculer l’ignorance et le fanatisme. Quand la guerre se rapproche encore, Malala et ses parents sont obligés de fuir. Ils se réfugient en lieu sûr à la campagne. Malala décide de s’engager publiquement en faveur de l’éducation et en particulier de celle des jeunes filles. Elle en fait une cause mondiale ! On découvre alors que c’est elle qui écrivait à la BBC. Elle devient connue même en dehors du Pakistan : d’importantes personnalités politiques lui rendent hommage pour son combat pour l’éducation des femmes. Cela déplait beaucoup aux chefs des Talibans qui annoncent vouloir la tuer.
Un jour que Malala rentre chez elle en bus après avoir passé des examens, un homme armé et masqué arrête le véhicule. Il monte à bord et hurle : « Qui est Malala ? Dépéchez-vous de répondre sinon je tue tout le monde ! » On la reconnait. Sans plus attendre, l’homme tire sur Malala en utilisant une arme de guerre. Gravement blessée, Malala est immédiatement emportée à l’hopital par hélicoptère puis est dirigée vers l’Angleterre pour y être opérée.
Lentement remise de ses blessures, Malala rentre au Pakistan, plus déterminée que jamais. Lors d’une intervention devant des célébrités, elle affirme : » Les terroristes pensent qu’après cette attaque, je vais changer mes buts et mes ambitions. Mais rien n’a changé dans ma vie mise à part cette nouvelle devise : la faiblesse, la peur et le désespoir sont morts. La force, la puissance et le courage sont nés ! »
Des célébrités reconnaissent l’importance de son combat, un combat pacifique. Des chefs d’Etat dont le président des Etats-Unis, Barack Obama, des chanteuses et des actrices comme Madonna ou Angelina Jolie parlent d’elle et la cite en exemple. Elle profite de cette célébrité pour faire passer son message. Elle est invitée à venir parler de sa cause aux Nations Unies, à New York, devant des milliers de personnes ! Même s’ils continuent à la menacer, les Talibans ne lui font pas peur. Cela ne doit pas l’empêcher de continuer. Dans son pays, certaines personnes mal intentionnées disent d’elle qu’elle est devenue une espionne financée par les pays hostiles au Pakistan. Inlassablement, elle parcourt différentes régions du monde pour défendre l’accès à l’éducation pour tous, celle des enfants en général.
En 2014, elle est choisie pour recevoir le très prestigieux prix Nobel de la paix, avec un autre lauréat indien. Elle est la plus jeune à recevoir ce prix qui récompense son message d’espoir, son courage et sa force. Déterminée, elle va plus que jamais continuer à défendre cette idée toute simple sur l’ éducation, garante d’avenir pour ceux qui en profitent : riches ou pauvres, filles ou garçons. Toujours haïe par les extrémistes pakistanais qui refusent la présence des filles à l’école, elle est soutenue mondialement et reste déterminée à répandre son message coute que coute.
Pour en savoir autant sur Malala, j’ai pu lire son histoire dans Il était une fois 15 femmes fabuleuses, racontée par les époux Von Grüt, illustrée par Bodil Jane, Sabina Radeva et Iglika Kodjakova, publiée aux éditions Larousse et aussi Moi, Malala qui est raconté par Malala Yousazai ! Je vous conseille leur lecture car son histoire est passionnante !