Les 80 ans d’un journal historique !

Lors de mon stage de troisième, j’ai vécu une journée historique au sein du quotidien Le Monde. En effet c’est lors de ma semaine de stage, le mercredi 18 décembre 2024, que le fameux quotidien du soir a fêté les 80 ans de sa première une.

En 1944, Hubert Beuve-Méry fut missionné par le général De Gaulle, pour créer un quotidien qui serait capable de porter à l’international la voie de la France. Il relève alors le défi et publie sa première édition le 18 décembre 1944, soit il y a 80 ans. Cette une fut datée du 19 décembre. Ce quotidien est aujourd’hui le plus grand média d’information français en termes d’abonnés, en comptant plus de 645 000, qui sont majoritairement des abonnés numériques.

Les journaux Le Monde sont toujours datés du lendemain, car ils ne sont envoyés à l’imprimeur que dans la fin de matinée, ce qui retarde donc la livraison en province, qui ne reçoit généralement le journal que le lendemain. Pour que les lecteurs n’aient pas l’impression de lire les informations d’hier (ce qui est en réalité vrai) la date du journal est donc décalée au lendemain.

Pour cette occasion spéciale, Le Monde avait réalisé une campagne spéciale pour promouvoir ses 80 ans. En effet, le journal avait organisé un partenariat depuis plus de 1 an avec la SNCF, pour faire une exposition dans plus de 15 gares. C’est grâce à ces expositions, que vous avez pu retrouver, sous l’intitulé « Je ne serais pas là si… » des témoignages touchants de personnalités auxquelles le journal avait demandé de revenir sur un moment décisif de leur vie. Le journal a publié, en parallèle, ces articles sur son site. De plus, il en a profité pour refaire temporairement son logo, pour marquer le coup. Ce dernier n’avait été refait que 4 fois au cours de l’existence du journal.

C’était incroyable d’être présent ici lors d’un moment aussi important pour un journal national. Cela n’a fait que bonifier mon stage et je remercie encore tous ceux qui m’ont accueilli.

Tintin

Démission de Justin Trudeau, après presque 10 ans au pouvoir

Justin Trudeau / image CC BY 3.0, via Wikimedia Commons

Justin Trudeau, le 1e ministre Canadien a fait, lundi 6 janvier l’annonce de sa démission.

Mais pour quelles raisons a t-il décidé de démissionner?

Lors de ces derniers mois, le parti de Justin Trudeau au pouvoir, le parti Libéral, a traversé une crise. En effet, depuis l’été dernier, 9 ministres ont quitté le pouvoir. Le coup fatal a été donné par la démission surprise de la Première ministre adjointe, Chrystia Freeland, mi-décembre, ainsi que la ministre des Finances. Cette dernière était en désaccord avec Justin Trudeau sur la façon de gérer l’annonce du président élu, Donald Trump, qui a déclaré vouloir augmenter les taxes de douane de 25% pour tous les produits canadiens.

Le premier ministre a vu sa popularité baisser en flèche ces derniers mois. Il est tenu pour responsable de la forte inflation qui frappe le pays ces derniers temps, ainsi que la crise des logements et des services. Son parti a survécu de justesse à de nombreuses motions de censure au parlement et il ne pouvait pas continuer à rester au pouvoir, alors que les sondages penchaient largement en faveur de son rival conservateur (l’équivalent de Les Républicains), Pierre Poilievre, et avait de plus de 20 points de retard dans les sondages.

A quoi faut-il s’attendre pour la suite?

Pour la suite, on peut s’attendre à avoir un Premier ministre conservateur. Pierre Poilievre, qui est sans aucun doute le mieux placé pour succéder à Trudeau.

Quelques heures après l’annonce de sa démission, Donald Trump a déclaré qu’il était dans l’intérêt du Canada de fusionner avec les Etats Unis et ainsi devenir leur « 51e Etat ». Cela fait quelque temps qu’il répand son idée à travers les réseaux sociaux, ce qui agace fortement les Canadiens.

Justin Trudeau a essayé de survivre le plus longtemps possible, réussissant à grappiller quelques mois, mais son destin l’a rattrapé et le mécontentement du peuple canadien l’a contraint à démissionner.

Mimile

La crise politique en Allemagne

Olaf Scholz / image © Union européenne, 2024, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

Chez nos voisins d’outre-Rhin, la situation politique est aussi désastreuse qu’en France. Des élections législatives anticipées auront lieu le 23 février, 7 mois avant la date initialement prévue. Ces élections font suite à la question de confiance posée, le 11 décembre, par le chancelier Olaf Scholz aux députés allemands qui lui ont donné une réponse négative le 16 décembre.

Dans une situation pareille, le président est obligé de dissoudre le parlement et d’organiser de prochaines élections pour élire un nouveau chancelier qui, lui, reconstituera le parlement. Le président Franck-Walter Steinmer a donc dissous le Bundestag (le parlement allemand) le 27 décembre dernier et a prévu les élections à venir.

L’ancien chancelier n’est pas donné vainqueur selon les sondages avec seulement 15 à 17% des intentions de vote. Ceux-ci donnent plutôt la coalition conservatrice CDU/CSU gagnante des législatives avec 30 à 33% des intentions de vote. Ce qui est à redouter lors de ces élections est la montée de l’extrême droite qui obtient quand même, toujours selon les sondages, 19,5% des intentions de vote.

Arthur V.

Charlie Hebdo toujours debout 10 ans après

Petit rappel, la liberté d’expression « permet à tout citoyen d’exprimer ses opinions sans risquer d’être inquiété par une autorité publique ».

Il y a 10 ans, le 7 janvier 2015, les frères Saïd et Chérif Kouachi, pénétraient dans les locaux de Charlie Hebdo, rue Nicolas Appert dans le 11e arrondissement, et y assassinaient 12 personnes dont 8 membres de sa rédaction, les dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, la chroniqueuse Elsa Cayat, l’économiste Bernard Maris et le correcteur Mustapha Ourrad.

Les frères Kouachi prétendaient ainsi venger l’honneur du prophète Mahomet dont le journal satirique avait publié des caricatures.

10 ans après, Charlie Hebdo est toujours debout et continue à publier des dessins de presse dont certains peuvent toujours éventuellement choquer certaines personnes. Mais la liberté d’expression a-t-elle des limites ? Les caricatures sont dessinées pour démontrer et/ou dénoncer des choses avec humour, et parfois une exagération qui peut en choquer certains. Mais personne n’est obligé de les regarder. La liberté d’expression est faite pour que chacun puisse s’exprimer comme il le veut et elle est toujours à défendre.

Camilia, Olivia

La patinoire du Grand Palais : une expérience à ne pas rater !

Pendant les vacances de Noël, nous avons eu la chance de tester la patinoire du Grand Palais.

Pour commencer, pour y accéder, il faut réserver les billets en ligne bien à l’avance… Ensuite, on fait quand même bien une heure de queue dans le froid glaçant de l’hiver… Mais après, on finit par entrer dans une belle aventure.

Une fois qu’on a réussi à pénétrer dans le Grand Palais, on doit s’équiper de patins à glace. On fait alors encore un peu de queue, quelques minutes seulement cette fois-ci, pour essayer et choisir des patins à notre taille.

Une fois équipé, il y a deux entrées car la patinoire est séparée en deux, un petit espace pour les débutants et le reste pour les plus expérimentés. Et enfin, munis de gants et de patins, on peut se lancer.

Nous trois, on a essayé les deux patinoires. Dans la patinoire des débutants sont fournis des petits chariots pour apprendre et trouver son équilibre.

Mais le mieux, c’est quand même la grande patinoire. Elle est immense, elle fait plus de 3000 mètres carrés. Au milieu de celle-ci, il y a une boule facette qui fait de jolis reflets. La verrière du Grand Palais apporte de la lumière et crée un décor magnifique ! C’est vraiment magique. Et le soir, un DJ anime la patinoire et elle se transforme en une sorte de discothèque. Il y a aussi un grand appareil photo qui, lorsqu’on passe devant, nous projette en très gros sur un grand écran.

Attention tout de même, cette expérience incroyable n’est pas sans risque. On a pu voir une dame partir aux urgences parce qu’elle s’était cassée la cheville et bien d’autres personnes tombées sur les fesses…

Même s’il y a des inconvénients cette patinoire est super géniale, on vous la recommande ! Dépêchez vous cependant parce qu’elle ferme demain le 8 janvier 2025 ! Ou alors vous pourrez tenter l’aventure l’année prochaine.

Jeanne, Billie, Amira

Jean-Marie Le Pen est mort

Image OLYMPUS DIGITAL Cstaffpresi_esj, CC BY-SA 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0, via Wikimedia Commons

Nous apprenons, ce mardi 7 janvier, la mort de Jean-Marie Le Pen à l’âge de 96 ans. Cet homme politique français (père de Marine Le Pen), qui a commencé sa carrière en 1956 en se faisant élire député, a fondé, en 1972, le parti d’extrême droite Front National, aujourd’hui Rassemblement National. Lors de la présidentielle de 1974, il n’obtient cependant que 0,75% des voix.

Jean-Marie Le Pen a défendu l’Algérie française où il a été militaire et accusé d’avoir fait usage de la torture. Il est connu pour ses multiples sorties révisionnistes qualifiant, entre autres, les chambres à gaz de « détail de l’histoire », ses sorties racistes et antisémites (avec son discours sur « l’inégalité des races »), qui lui ont valu plusieurs condamnations judiciaires.

C’est sur un programme proposant la « préférence nationale » et l’expulsion immédiate de tous les immigrés en situation irrégulière qu’il parvient, en 2002, à se hisser au deuxième tour de la présidentielle avec 16,86% des voix.

Malgré ce « succès », Jean-Marie le Pen sera poussé vers la sortie par sa fille, Marine, dont la stratégie sera de « dédiaboliser » le Front National. Il en sera d’ailleurs exclu en 2018.

Raphaël

Boomerang fu, pour trancher avec ses amis

Boomerang fu est un jeu vidéo en solo ou en multijoueur dont le but est de trancher tes adversaires et d’être le dernier debout. Les personnages sont des aliments : pain, burger, pastèque, banane…

Des pouvoirs peuvent être obtenus pour éliminer plus facilement ses ennemis :

  • télépathie : nous permet de contrôler à distance notre boomerang.
  • confusion : inverse les commandes du joueur ayant le pouvoir ce qui bouleverse ses réflexes.
  • boomerang explosif : fait exploser notre boomerang une fois lancé.
  • boomerang de glace/feu: crée des flammes ou une trainée de glace sur le chemin du boomerang une fois lancé.
  • double boomerang : le joueur obtient un boomerang supplémentaire.
  • imitation : le joueur, quand il est inactif se transforme en un élément du décor.
  • sosie : crée un double du joueur.

Tous ces pouvoirs créent des situations qui peuvent être très marrantes.

Un match est composé de manches plus ou moins nombreuses en fonction de l’option choisie. Des chapeaux, personnages et accessoires peuvent être débloqués grâce à l’XP gagné à chaque fin de match.

Ce jeu est super pour jouer avec ses proches, ses amis mais on peut aussi y jouer seul. Il n’y a pas besoin d’internet pour le faire fonctionner, il est donc transportable pour les voyages.

Un mode cache cache est disponible. Le but est très simple : se camoufler grâce à un pouvoir que le jeu nous donne. Le but du chercheur lui, est de trancher les joueurs camouflés.

Moi, j’ai adoré ce jeu car il est simple mais super pour jouer avec ma sœur et mon père.

Nathan

La grande muraille de Chine… en Lego

J’ai toujours aimé faire des Lego, mes parents m’en ont achetés beaucoup. J’ai construit plein de Lego comme des voitures, des tanks, l’école de Harry Potter et même récemment la Grande muraille de Chine qui reste mon préféré.

La muraille est constituée en trois grandes parties et chaque partie se construit en 36 étapes différentes ! Avec ma sœur, nous avons rencontré plusieurs difficultés. Nous avions fait, par exemple, beaucoup de fautes qui nous bloquaient dans l’avancement de la construction.

Mais, à force de persévérance, nous avons réussi à surmonter tous les problèmes. Nous en sommes actuellement à la 3ème partie du Lego mais nous ne l’avons pas encore terminée. Nous travaillons dessus depuis plus d’un mois et nous avons passé un temps fou sur certains endroits mais nous nous sommes quand même beaucoup amusés à le réaliser.

Le résultat est époustouflant car le Lego ressemble vraiment à la grande muraille de Chine. Comme c’est un gros Lego, il coûte assez cher.

Yannick

Apocalypse, le nouvel album de Gazo

image Selbymay, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le nouvel album de Gazo est sorti le 29 novembre avec 15 morceaux inédits. Pour moi, cet album est l’un des meilleurs qu’il ait fait jusqu’ici. Si vous ne le savez pas encore, Gazo a été récompensé meilleur artiste masculin en février dernier aux Victoires de la musique. Dans Apocalypse, ma chanson préférée est Nanani nanana. Cette chanson est devenue une trend (c’est-à-dire une tendance sur les réseaux sociaux, ce qui veut dire qu’elle marche très bien), elle cumule déjà plus de 19 millions d’écoutes sur Spotify, ce qui en fait l’un des titres les plus écoutés de décembre. Gazo a fait plein de feats avec des artistes comme Yamé, Jul et même Orelsan.

Sur les autres albums, j’appréciais seulement deux ou trois chansons, sur cet album, à l’inverse, j’aime presque tout. Je vous conseille de l’écouter au plus vite et surtout les titres suivants qui, outre Nanani nanana dont j’ai déjà parlé, sont mes favoris : Probation, Pure codei, Wemby et Toki. Dans une grande partie de ces clips, on peut admirer un univers futuriste en feu qui me séduit, que je vous invite à regarder.

Robinson

Bachar al-Assad, le « Boucher de Damas »

Dimanche 8 Décembre, en Syrie, un groupe de rebelles nommé HTS a fait tomber le dictateur syrien Bachar al-Assad après 24 ans de pouvoir sans partage. Retour sur sa vie et son règne.

Bachar al Assad est le fils de Hafez al Assad, lui-même dictateur. Le régime de ce dernier a été marqué par la répression de toute opposition politique. Bachar n’était pas destiné à prendre la relève de son père mais, après la mort de son frère, Bassel, en 1994, il accède au pouvoir à la mort de son père, le 17 juillet 2000. Malgré l’espoir de la population que le régime de Bachar soit plus progressiste, il s’est révélé au moins aussi violent et répressif que celui de son paternel.

Lors des révoltes du printemps arabe en 2011, dès les premières manifestations (pacifiques) contre le régime, Bachar al Assad va ordonner une répression systématique des manifestants, n’hésitant pas à tirer à balles réelles sur la foule. C’est ce qui va marquer le début de la guerre civile. Le 21 août 2013 à Ghoutta, Bachar va utiliser des armes chimiques contre sa propre population en ordonnant des bombardements au gaz sarin qui font plus de 1 200 morts, dont une majorité d’enfants, et plus de 10 000 intoxiqués. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ce sont 162 000 personnes qui auraient été tuées en 10 ans de guerre. Durant cette même guerre, 13 millions de personnes fuient la Syrie pour se réfugier principalement en Turquie mais aussi en Europe, notamment en Allemagne.

Le contrôle de Bachar sur la Syrie ne s’exerce cependant plus que sur les 2/3 du territoire, il bénéficie du soutien militaire de la Russie et de l’Iran mais sa propre armée est totalement corrompue et, pour une large part, ses revenus proviennent d’un gigantesque trafic de captagon, une drogue de synthèse. Vis à vis de sa population, c’est plus que jamais le règne de la terreur qui lui a valu son surnom de « Boucher de Damas ».

Bachar a fui en Russie. Les prisons du pouvoir ont été ouvertes. Depuis 2011, plus de 15 000 personnes y seraient mortes sous la torture et 100 000 y auraient disparu sans que leurs proches n’aient pu obtenir des nouvelles.

Est-ce que Bachar al Assad sera, un jour, rattrapé par la Cour pénale internationale ou vivra-t-il paisiblement jusqu’à la fin de ses jours en Russie ? Eh bien, nous souhaitons qu’il doive, un jour, répondre de ses crimes devant la justice.

Raphaël