
Catégorie : Culture
Le strip du mardi

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Avatar, le film tant attendu


Avatar, la voie de l’eau, le nouveau film de James Cameron, vient de sortir, 13 ans après le premier Avatar. Il était donc très attendu mais a-t-il rempli ses promesses ?
Sur la planète Pandora sur laquelle vivent les Navis, un arbre renferme une grande quantité de pierres précieuses dont veulent s’emparer les humains. Une guerre se déclenche. Jake Sully, pour protéger sa famille Navi, décide de s’enfuir. Il croise un peuple qui vit sous l’eau…
On a vraiment la sensation, puisque l’histoire se passe en grande partie sous l’eau, d’être nous-mêmes plongés dans les profondeurs sous-marines, parmi des animaux fantastiques, des végétaux magnifiques, dans une grande variété de couleurs. Un grand bravo pour la qualité de la 3D en ce qui concerne les décors ! On comprend à quoi les milliards dépensés pour la réalisation du film ont pu servir, ils sont fabuleux et le spectacle a de quoi faire rêver.
Concernant les Navis (les personnages « aliens »), la 3D fonctionne aussi parfaitement. Par contre, concernant les « humains », je suis moins convaincu, j’ai eu l’impression qu’ils étaient comme « aplatis », que la couleur de leur peau était trop jaune, bref que leur « qualité » était moins bonne.
Malgré ces quelques remarques, je recommande le film, vous passerez 3 h de bonheur !
Mohamed
The Seven Deadly Sins
The Seven Deadly Sins, de Nakaba Suzuki, est un manga d’aventure, de magie… mais c’est surtout une comédie. Il n’est pas très connu alors qu’il a, pour moi, sa place au top 5 des meilleurs mangas.

Ce manga-là a une histoire claire, qui tient bien la route, comparée à d’autres mangas comme Fairy Tail ou Assassination Classroom qui sont beaucoup plus complexes. Ce manga, lui, correspond mieux à mon goût car, non seulement il suit une aventure, mais c’est surtout un manga qui nous délivre un message, à savoir : comme nous allons tous mourir, il ne sert à rien d’avoir peur de la mort mais il faut, tant que nous sommes vivants, profiter de la vie au maximum.
Par ailleurs, ce manga est très bien construit et il possède toutes les qualités qu’un manga doit avoir :
- les dessins : ils sont très, très bien alignés et très bien développés
- les messages : ils sont très bien construits, l’auteur a du se tirer les cheveux pour chercher tout ça.
- la comédie : ce manga m’a beaucoup fait rire, il est très comique. L’auteur a bien su mettre les blagues au bon moment.
- les combats : ils sont très bien parce qu’on ne sait jamais ce qui va se passer. Le héros a toujours une botte secrète qui le fait gagner, il donne toujours son meilleur mais tous les combat sont mystérieux et quand les personnes se combattent, ce n’est pas pour faire semblant.
Je trouve ce manga incroyable. Au départ, je me disais « bof » mais là, chapeau ! Il est aussi très bien pour les gens qui commencent à lire des mangas assez longs mais pas trop non plus. Il est parfait pour les gens qui sont passionnés par la chevalerie, la magie, l’aventure….
Samuel M.
Tirailleurs : le film qui fait (encore) polémique


Ce mercredi 4 janvier 2023, sortait un film qui a fait couler beaucoup d’encre : Tirailleurs, de Mathieu Vadepied, dont le premier rôle est interprété par Omar Sy, star française du cinéma. Ce film, dont l’idée avait germé depuis longtemps entre l’acteur et le réalisateur, relève le défi, tout comme son prédécesseur Indigènes, de faire parler, cent ans après, les tirailleurs coloniaux et de montrer, de leur point de vue, les deux conflits mondiaux du XXe siècle.
Un peu d’Histoire
1914. Pour contrer l’Allemagne qui a une plus grande population, la France, qui ne peut pas compter sur sa métropole, joue alors son grand atout : son immense empire colonial, entrepris par la IIIe République et qui maintenant fournit un immense réservoir d’hommes. Alors, partout, on mobilise, on enrôle, de l’Indochine (Cambodge et Vietnam actuel) à l’Algérie, en passant par Madagascar, le Mali, le Sénégal, le Maroc, toutes les colonies françaises. Les nouveaux soldats, le plus souvent dénommés sous le nom de tirailleurs (sénégalais, algériens, indochinois, malgaches…) sont incorporés dans des régiments entiers de soldats de même origine. Cette levée en masse occasionne des révoltes dans les pays colonisés, de violentes insurrections ont lieu dans les régions montagneuses d’Algérie, des révoltes sont réprimées au Mali, par exemple. Comble du comble, faute de troupes, les gouverneurs d’Afrique de l’Ouest, par exemple, sont obligés de mater les révoltes avec… des tirailleurs sénégalais.
Une fois arrivés en métropole, les tirailleurs, habitant pour la plupart les pays chauds, sont affaiblis par le climat. Mais ils sont surpris par l’accueil des métropolitains : ces derniers les accueillent en « héros », ils viennent libérer la « mère Patrie », notion que les enrôlés maitrisent peu… Contrairement au comportement des colons français dans leur pays natal (où ils ne sont qu’indigènes), « sujets français » dans les termes de la loi, ils sont respectés par les poilus qui partagent leur souffrance au quotidien et qui admirent leur bravoure. Les tirailleurs sénégalais s’illustrent notamment à la bataille de Verdun, en prenant le fort Douaumont alors aux mains des Allemands.
Après la guerre, et en récompense de leur bravoure, certains tirailleurs rentrent chez eux avec une pension (sorte de retraite). Malheureusement pour eux, l’accueil de leurs compatriotes est froid, car ils ont travaillé pour l’occupant, l’oppresseur… Bien malgré eux… Ils sont aussi mal aimés, dans certains cas, car ils reçoivent une pension qui leur permet de vivre sans travailler.
Et robelote pour la seconde guerre mondiale.
Mais la reconnaissance de la métropole n’est qu’un masque : alors qu’ils pensaient devenir citoyens français, les tirailleurs retournent au statut d’indigènes… La fierté fait place à la déception, et la France, selon certaines personnes, n’honore pas assez le sacrifice de ses soldats coloniaux…
Venons-en au film
Tirailleurs suit tous ces évènements, lors de la première guerre mondiale (1914-1918). Thierno Diallo (Alassane Diong), jeune sénégalais peul de 17 ans, est enrôlé de force dans les troupes françaises. Son père, Bakary Diallo (Omar Sy) s’enrôle volontairement pour protéger son fils. Suit alors la guerre, la vraie, entre exploits et pertes, où Thierno devient un homme.
Tirailleurs s’inscrit dans une catégorie de film dédiée à la mémoire de l’épisode de l’empire colonial français, très peu enseigné dans les écoles. Dans les manuels d’histoire, un très petit nombre de pages sont dédiées aux guerre de décolonisation, par exemple. Les réalisateurs du film assument vouloir transmettre la mémoire des soldats coloniaux. Dans une interview avec Historia, magazine d’histoire, Omar Sy s’indigne de l’absence de transmission de cette histoire, puis il rajoute: « J’ai très envie d’une réconciliation, d’une libération de la parole. Je me sens comme un enfant, qui aime ses parents divorcés de la même façon, qui a besoin des deux et serait tellement heureux de les voir diner à la même table« . « Assumons cette histoire ensemble« , aurait-il affirmé.
En effet, la France est critiquée pour ne pas assez entretenir la mémoire des soldats coloniaux tombés pour le drapeau tricolore. De nombreux anciens combattants ont vu leur pension gelée quand leurs pays sont devenus indépendants. La politique de Macron avec les anciennes colonies devenues des pays indépendants (ex: Algérie, Sénégal) de réconciliation n’est que tardive, après un gros demi-siècle d’indépendance.
Ce film fait grand bruit. Indigènes, en 2006, présenté aussi au festival de Cannes, avait reçu le deuxième prix. Celui-ci raconte l’histoire des tirailleurs algériens de la deuxième guerre mondiale, de la libération de l’Italie à celle de la France en 1944-45. Il avait aussi beaucoup agité la presse. Tirailleurs, en digne héritier de ce précédent film, partageant avec lui l’ambition de transmettre la mémoire de ces « indigènes », est violemment critiqué par les journaux de droite (Le Figaro, par exemple) qui affirment que la France a toujours honoré la mémoire des combattants, alors que le but même du film est une prise de conscience des Français de toutes origines de cette histoire.
Quelques excités s’enflamment lorsque Omar Sy émet l’hypothèse que le soldat inconnu, autour duquel la France se réunit depuis cent ans sous l’Arc de triomphe, pourrait être un tirailleur colonial. Cette hypothèse est réaliste, car les os ont été ramassés au hasard. Surtout, il affirme haut et fort que le pensionnaire de l’Arc de Triomphe représente tous les morts de la France, y compris les soldats coloniaux.
Attention: ce qui suit est personnel
Personnellement, je trouve indigne que la France n’honore pas de manière équivalente tous ses morts (la première cérémonie aux morts de l’Arc de triomphe -ravivage de la flamme- en hommage aux tirailleurs coloniaux n’a eu lieu que très récemment). Cela a un grand impact dans notre monde actuel, où la France voit ses relations diplomatiques se compliquer avec les états issus de la colonisation (notamment en Algérie, de plus en plus choyée pour son gaz). De nombreux citoyens français ont au moins un membre de leur famille qui a combattu dans les troupes coloniales pendant toute la période du XXe siècle. Cette histoire, très peu enseignée à l’école, devrait être un chapitre entier de nos manuels d’Histoire, car c’est notre « histoire commune » pour reprendre l’expression d’Omar Sy, histoire qui laisse des plaies qui n’ont pas encore cicatrisé aujourd’hui.
J’espère que ce film, popularisé par l’acteur Omar Sy de retour sur grand écran, fera découvrir aux Français de toutes origines, mais de la même nation, de la même histoire, cette histoire coloniale et honorer la mémoire des anciens combattants morts pour Marianne. Vive la République, vive la France !
Et pour en savoir plus sur une interview d’Omar Sy
Kenzo
Seul face à l’abeille : la mini-série à ne pas manquer


Cela fait déjà quelque temps que cette série est sortie sur Netflix (le 24 juin 2022 pour être précis) mais je vais quand même vous en parler car je l’ai adorée. Pour l’info 91% des téléspectateurs ont aimé cette série comique à ne pas manquer. Le nom original est Man vs bee.
De quoi parle cette série ?
Un pauvre homme a été embauché comme gardien de maison par une femme d’affaires. Il doit veiller sur la maison pendant toutes les vacances. Malheureusement pour lui, une petite abeille malicieuse va tout faire pour lui mettre des bâtons dans les roues.
Les personnages principaux sont : Rowan Atkinson qui joue le rôle du gardien de maison, Jing Lusi qui joue le rôle de la femme d’affaires, India Fowler qui jouera le rôle de la fille de Rowan Atkinson et Julian Rhind-Tutt qui est le mari de Jing Lusi.
Pourquoi je recommande cette série ?
Bon, là je crois que vous avez compris, il faut regarder cette mini-série car elle est à mourir de rire. Par exemple le couple de millionnaires a une vieille voiture de collection que le gardien de maison utilise juste pour emmener leur chien chez un vétérinaire. Ce qui est drôle c’est que cette magnifique automobile finit en pièces détachées ! Ou alors, à la fin de la série, le gardien de maison (qui s’appelle Trevor Bingley) brule la maison ultra moderne de ses employeurs avec un lance feu car il est fou de rage contre l’abeille. Cette série a un dernier point positif : les épisodes ne sont pas trop longs (environ un quart d’heure) et ils sont très agréables à regarder.
Luca
Opération overlord, une BD qui fait revivre le Jour-J

Opération overlord est une série de bandes dessinées créées par Bruno Falba, David Fabri ainsi que Dalla Vechia. Elle est composée de 6 tomes, qui nous font tous revivre les moments forts et faits d’armes du débarquement tel qu’Omaha Beach, ou alors les différents parachutages qui ont eu lieu sur le territoire normand. Les trois premiers tomes sont présents au CDI depuis peu.
Le premier tome, par exemple, nous parle des parachutistes américains qui ont sauté de leurs avions durant la nuit du 5 au 6 juin 1944. On suit chacun des personnages dans ses problèmes personnels. Par exemple, le racisme, la ségrégation, les inégalités sociales sont toutes présentes dans les Etats-Unis des années 40. On vit comme ces soldats la peur et le dégoût du combat éprouvé par chacun des personnages au long de son aventure. Malgré tout, les camarades sont soudés et vont lutter pour rester tous vivants…
J’ai bien aimé les 4 premiers tomes de la série car on en apprend beaucoup sur les soldats qui ont libéré la Normandie. Même si les images peuvent être violentes, les auteurs montrent bien cette réalité horrible de la guerre. L’épouvante, éprouvée par les hommes, est bien mise en valeur.
Kenzo


