La 49e cérémonie des Césars

Le vendredi 23 février a eu lieu la 49e cérémonie des Césars, récompensant de nombreux films pour leur scénario, leurs décors, leur costumes…

Le film ayant reçu le plus de Césars ce soir-là fut Anatomie d’une Chute, un drame écrit et réalisé par Justine Triet. Il en reçut 6 : meilleur film, meilleure réalisation, meilleure actrice (pour Sandra Hüller), meilleur acteur dans un second rôle (pour Swann Arlaud) et meilleur montage (pour Laurent Sénéchal). N’ayant pas encore vu ce film, je ne peux pas trop vous en parler, mais il est salué par la critique et par ma famille.

C’est très impressionnant, car c’est la première fois depuis 2007 que le César du meilleur film est attribué à une femme et surtout, seulement la deuxième fois de toute l’histoire des Césars.

Effectivement, cette soirée est un grand message d’espoir pour les femmes et la lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes. C’est d’ailleurs entre deux récompenses que l’actrice et scénariste Judith Godrèche a pris la parole pour dénoncer l’emprise et les viols qu’elle a subis alors qu’elle n’avait que 14 ans du réalisateur Benoit Jacquot, les conditions de tournage détestables avec Jacques Doillon quand elle n’avait que 15 ans, et le silence du milieu du cinéma qui était au courant de ces agressions et s’est tu. Ce discours m’a beaucoup marquée, j’ai vraiment été touchée par ses paroles. Judith Godrèche appelait toutes les victimes de violences sexuelles à s’exprimer, même si ces dernières craignaient de ne pas être crues.

Le discours de Judith Godrèche

Enfin, deux Césars d’honneur furent remis en cette cérémonie : un au grand réalisateur américain Christopher Nolan, un autre à l’actrice, scénariste et réalisatrice Agnès Jaoui. On découvrit aussi qu’elle savait jouer du ukulélé super bien par sa petite prestation une fois son César remis 🙂 Le discours de Jamel Debbouze pour remettre son César à Agnès Jaoui était très drôle et touchant, voir la complicité entre ces deux amis était très réjouissant.

Quand j’ai appris que Christopher Nolan se trouverait dans la salle pour recevevoir un César, j’avais très envie de m’y téléporter, moi la grande fan de Interstellar et de The Prestige, deux de ses films à succès.

Valentine

Les Guerres de Lucas, au cœur du tournage de Star Wars

Les Guerres de Lucas retrace le parcours de Georges Lucas (le réalisateur de Star Wars), et du long chemin qui l’a mené à la réalisation de son chef-d’œuvre.

C’est très intéressant de voir tout ce que George Lucas a fait pour en arriver au tournage du premier film de la saga (1977) et entrer dans les coulisses de sa réalisation : voir les relations entre les acteurs, suivre des anecdotes, des soucis de tournage… Il y avait par exemple des tensions entre les acteurs des deux droïdes, R2D2 et C3PO. On apprend aussi que Harrison Ford (l’acteur qui joue Han Solo) était menuisier et travaillait sur le chantier de la maison de Georges Lucas. Lucas lui aurait fait passer un casting et l’aurait pris pour le rôle. C’est à Lucas qu’Harrison Ford doit ses magnifiques rôles (dont celui d’Indiana Jones) après celui de Han Solo .

Les Guerres du Lucas a reçu le Prix BD Fnac France Inter 2024. Immense succès en librairie, elle n’a pourtant pas été nommée au festival d’Angoulême. Déception, car elle le méritait au moins d’être sélectionnée.

J’ai beaucoup aimé cette BD, autant l’histoire que les dessins qui sont magnifiques et très réalistes. Ils sont en noir et blanc, sauf quelques éléments de cases, voire des cases entières qui sont en couleurs (cravates, plantes, costumes…). On reconnait très bien les personnages à travers les dessins. Cette BD est un gros pavé, mais vous ne verrez pas passer les pages !
Je vous recommande fortement de la lire, j’ai tellement aimé que j’ai eu beaucoup de mal à décrocher de ma lecture.

A.B

LikeMe, une série incroyable !

LikeMe - Série TV 2019 - AlloCiné

LikeMe est une comédie musicale belge créée par Thomas Van Goethem en 2018. On peut la regarder sur Francetv et on voudrait vous la faire découvrir car on est fans.

L’action se passe dans le lycée PTS Boom, plus précisément à Anvers, en Belgique.

On nous raconte l’histoire d’une adolescente, Caro, qui déménage à Anvers à cause du cancer de sa mère qui doit se faire soigner là bas. Elle se retrouve dans un lycée où elle est moyennement appréciée, sauf par Yémi (joué par Francisco Schuster) et Kiona (jouée par Joey Kwan) qui vont devenir ses meilleurs amis. Après pas mal de péripéties, pleurs, gaffes, moments de joie et de rigolades, elle finit par se faire aimer et apprécier par tout le monde.

Les personnes qui jouent ne sont pas que des acteurs mais aussi des chanteurs (Camille jouée par Camille Dhont, Caro jouée par Pommelien Thijs), des musiciens (Emma jouée par Lotte De Clerck, Maria jouée par Sali Haidara). Il y a même une rappeuse (la prof de sport jouée par Slongs Dievanongs).

Cette série nous touche beaucoup entre la maladie de la maman de Caro, les trahisons de Kiona et les histoires de cœurs entre Caro et Camille autour de Vince. La série nous plaît aussi car le caractère des personnages est vraiment exagéré. Il sont hyper drôles et divertissants comme Nona et Yémi qui, même dans les moments tristes, arrivent à nous faire sourire et rigoler. Cette série belge nous offre des scènes très bien interprétées surtout pour des jeunes.

On vous la recommande surtout si vous aimez les potins. Mais restez attentifs car il y a énormément d’histoires qui s’entremêlent et si vous loupez un épisode vous serez perdus. Toutes ces histoires font sa richesse et ce pour quoi on l’adore !

Camilla et Léonie

En langue originale, le clip officiel de la série

Tally Hall

Le groupe Tally Hall est un groupe de rock assez récent, composé de Zubin Sedghi, Rob Cantor, Ross Federman, Andrew Horowitz et Joe Hawley. Ils sont derrière le fameux album Hawaii Part: 2 dont j’ai parlé ICI.

Le style de leur musique est difficile à définir. Le groupe nous fait voyager entre Welcome to Tally Hall un quasi rap au son des guitares, du piano électrique et des bruits de salle d’arcade et The Whole World and You, une courte chanson naïve avec un orchestre jovial entrainant. J’aime bien le chanteur principal avec son ton bon vivant et un peu enfantin.

Tally hall nous invite au Marvin’s Marvelous Mechanical Museum. Le titre de cet album ainsi que le nom du groupe sont tirés de vrais endroits au Michigan. Ce musée, repris dans le titre de leur album le plus emblématique, est parfait pour représenter le groupe et son excentricité fascinante. En fait, c’est une salle d’arcade remplie de statues de cochons, de mécanismes intrigants, de carrousels vintages et autre animatroniques te regardant jouer.

Pour finir voici une liste de mes musiques favorites du groupe de cet album :

Banana Man -Marvin’s Marvelous Mechanical Museum ; une étrange représentation de la drogue et de la religion sous les bananiers et les oiseaux chanteurs. J’ai exploré les paroles hypnotisantes de la chanson et ce rapprochement entre la drogue et la religion était flagrant. On oublie nos problèmes en entendant le dernier solo de basse mélancolique. Le clip est très amusant et je préfère la version du clip à celle de l’album.

Good Day -Marvin’s Marvelous Mechanical Museum ; la chanson que j’écoute pour aller à l’école. Elle nous dit de vivre chaque jour comme un nouveau en nous montrant l’aventure de la vie par des émissions télé. Elle a de la bienveillance dans les instruments et les paroles me donnent le sourire.

En 2017 le groupe sort un deuxième album Good and Evil :

& -Good & Evil ; la longue réflexion sur l’infinité et la folie humaine. Je pourrais presque pleurer en l’entendant par ses sons dérangeants mais magnifiques, une voix calme et forte, un petit xylophone et des paroles intrigantes sont mélangés en une marche sans but.

Turn The Lights Off -Good & Evil ; un doux cauchemar ou un rêve agressif. Le rythme te frappe, les paroles ont un effet sonore robotique et parle de cet enfant se perdant dans un monde terrifiant et magnifique.

Les musiques sont accessibles sur YouTube et les paroles sont en anglais. Amuse-toi !

Diego*

Cœur collège, une BD spécial ados

Cœur collège est une BD écrite par Beka et Maya. Quatre tomes ont déjà été publiés et un cinquième va bientôt sortir. C’est une BD pour ados assez sentimentale, qui aborde les problématiques que vivent les adolescents : l’amour, les premiers baisers (ou pas) et des sujets sensibles comme le divorce des parents. Ce qui est intéressant dans cette histoire, c’est qu’elle est représentative de la réalité que vivent les adolescents.

Nous allons suivre l’histoire d’une jeune fille qui s’appelle Linon et qui est amoureuse de Noa, son meilleur ami de primaire, sauf que lui ne fait pas attention à elle. Linon va faire une enquête sur l’amour avec sa meilleure amie Garance pour comprendre ce qu’est l’amour, elles noterons au fur et à mesure leurs découvertes. Nous allons suivre l’évolution de l’amourette entre Noa et Linon : à la fin du premier tome elle va voir ce dernier et c’est « le big love » ! Les deux copines ont toutes deux un secret qu’elles se cachent, on vous en dit pas plus !

Tatiana :  » Moi, la BD me parle, car je vis à peu près les mêmes situations que Linon. De plus les dessins sont très beaux et colorés ».

Juliette :  » Moi j’aime bien la BD car j’aime bien l’histoire et les aventure des personnages (de toute façon je ne suis pas difficile en terme de lecture). »

C’est une lecture que nous vous recommandons si vous aimez les histoires d’amour et d’amitié !

Tatiana et Juliette

Gachiakuta, un manga pas (encore) connu

Gachiakuta est un shonen (manga d’action), écrit et dessiné par l’autrice Kei Urana et publié en France depuis juin dernier.

Le début se déroule dans une île céleste. Le héros se nomme Rudo, il fait partie de la « peuplade » (c’est-à-dire les gens pauvres). Rudo est un adolescent qui va souvent dans la décharge des riches car ces gens jettent beaucoup de choses alors qu’elles sont à peine cassées. Rudo va donc les récupérer pour les réparer et les revendre. Un jour, en rentrant chez lui, Rudo voit son père adoptif Regeto presque mort avec un couteau planté dans le diaphragme. La police arrive et pense que c’est lui le meurtrier car il tient le couteau dans la main et a plein de sang sur lui. Elle décide de le condamner à la peine capitale : il sera projeté dans l’abîme (en gros c’est être projeté dans le vide). Rudo se réveille dans un monde rempli de déchets… Pour savoir la suite il va falloir aller la lire !

Je n’ai lu pour l’instant que les 2 premiers tomes, mais j’adore ce manga car le héros est drôle et un peu débile : il change presque tout le temps d’avis. Tous les personnages sont un peu comme lui et s’énervent pour rien. Ce qui est par ailleurs très drôle, c’est que l’auteur parvient à faire coexister l’action principale (en général plutôt sérieuse) avec des choses complétements hors sujet ce qui donne à l’histoire un côté absurde très étonnant et réjouissant.

Je vous conseille vivement d’acheter Gatchiakuta pour être dans les premiers à rire devant ce manga.

Arthur V.

Une super BD féministe : Mythes et Meufs

Je vais vous présenter une BD de mythologie et de contes… qui parle de FEMMES et qui montre que, elles aussi, ont marqué l’histoire.

Mythes et Meufs parle de personnages mythologiques féminins très connus comme les Amazones, Méduse, Cybèle, Pénélope, Daphné. Mais on y trouve aussi des héroïnes de contes : Le Petit Chaperon Rouge, La Petite sirène, Karabas, Blanche-Neige et la méchante reine. On découvre encore des personnages historiques : Jeanne d’Arc, Marie Curie (dans le tome 2) mais aussi des héroïnes de cinéma ou de dessins animés : Sadness, Pocahontas… La bande dessinée documentaire ne se contente donc pas seulement de mythologie pure et dure.

Jusqu’ici, ces histoires, ces mythes, ces contes étaient racontés par les hommes. On avait donc un regard très masculin et souvent patriarcal des choses. C’est pourquoi les héroïnes de ces mythes étaient décrites jusque là comme de petits personnages caricaturaux, souvent faibles, qui se jetaient aux pieds des hommes, les suivaient partout… Cette fois-ci, c’est par le regard et l’écriture d’une femme, Blanche Sabbah qu’on nous raconte ces histoires. Et c’est ce qui rend la bande dessinée originale mais surtout géniale à mon goût. Il faut préciser aussi que c’est une bande dessinée documentaire, c’est-à-dire qu’après chaque petite bd, on a une ou deux pages documentaires qui réexpliquent le mythe façon féministe.

Moi j’ai trouvé ce livre super cool car j’aime cette lecture féministe. Je trouve en effet que le monde a besoin des femmes et pas que pour faire la cuisine, le ménage ou pour porter les bébés mais aussi pour le faire tourner. Je trouve que l’histoire avec un grand H a très souvent oublié les femmes et j’aime le fait que la littérature s’intéresse à des grandes femmes qui ont marqué l’Histoire. D’ailleurs Blanche Sabbah vient de sortir une nouvelle BD sur ce sujet : Histoire de France au féminin.

Je vous conseille aussi le numéro deux de Mythes et Meufs sorti en septembre 2023 et disponible au CDI.

Juliette

Koko n’aime pas le capitalisme

Moi qui aime beaucoup les bandes dessinées en tous genres, j’ai lu une BD intitulée Koko n’aime pas le capitalisme et autres histoires. Il s’agit d’une BD sans histoire, où on trouve des dessins, des strips ou des histoires d’une page maximum.

Comme son titre peut le laisser imaginer, cette BD est plutôt de gauche.
Elle m’a fait beaucoup rire car l’auteur trouve de très nombreuses manières de se moquer de beaucoup choses, comme des hommes et des femmes politiques, mais aussi des chaines de télévision ou des réseaux sociaux.

Les dessins sont magnifiques. Ils sont dessinés au crayon de couleur, ce qui donne un effet aquarelle très joli. Cette BD est, à l’origine, un blog sur Instagram où l’auteur, « tientiens » (son pseudonyme) a publié ses planches pendant trois ans.

Durant le festival de bande dessinée Quai des bulles, plusieurs de ces planches étaient exposées, dont une dont le titre était « ACAB BCBG » sur laquelle on peut voir un groupe d’enfants biens habillés chantant en cœur : « Tout le monde déteste la police ». La police municipale de Saint-Malo a demandé à ce que les planches soient retirées alors que cette planche est faite pour être perçue au second degré et qu’elle est purement ironique. L’humour d’extrême gauche s’est heurté à la droite locale !

Je vous recommande cette BD, et espère qu’elle vous plaira. Je n’avais pas ris autant devant une bande dessinée depuis longtemps.

A.B

Un escape game génial dans Paris

Pour les novices, un escape game est un jeu dont le but est de sortir d’une salle dans laquelle vous êtes enfermé en résolvant des énigmes. On y joue en groupe.

Au mois de décembre, je suis allé avec mes parents et deux amis faire un escape game dans le 13e arrondissement. L’escape game se nomme Taktic et y sont proposées 5 salles avec des thèmes différents. Nous avons expérimenté celui intitulé : « La porte du monde oublié« .

Notre mission consistait à trouver la clé de l’Atlantide, cette cité mystérieuse oubliée, car on suspectait notre grand-père de s’y être enfermé. Dans cet escape game, nous avons parcouru 6 salles et résolu à peu près une dizaine d’énigmes. Les décors de ces salles étaient très variés et réussis : on passait d’un bureau à une mine, d’une mine à un sanctuaire grec, puis nous sommes allés vers une bibliothèque et enfin dans une salle entièrement recouverte de miroirs du sol au plafond. Nous avons presque réussi.

Mes impressions

Personnellement j’ai beaucoup aimé car j’ai pu partager ce moment avec mes amis Tintin et Mimile (qui font partie de la rédaction). J’apprécie beaucoup ce type de jeu car il y faut réfléchir et être en accord avec son équipe. Enfin, il faut aussi être observateur et vif ce qui me correspond assez bien. Ce fut l’escape game que j’ai le plus aimé car c’était le plus réussi en terme de décors. Les énigmes aussi étaient compliquées comme par exemple quand nous avons dû transférer de la lumière d’une salle à une autre.

Pour ceux qui veulent faire des escape game quelques petits conseils

Ecoutez bien les consignes et répartissez vous les tâches. Mais surtout amusez vous !!!!!!!!!

Luca

L’exposition de photos des unes de Libération

Avant les vacances, je suis allé voir une exposition de photos, dans la cour des Archives nationales, organisée à l’occasion des 50 ans du journal Libération qui expose les plus belles unes du périodique.

Parmi les photos, on retrouve des évènements historiques comme la chute du mur de Berlin, sur laquelle on voit des gens se hisser sur le mur, mais aussi des évènements politiques comme la réélection de Mitterrand, dont le titre de la une, « Chapeau l’artiste » m’a fait rire. L’autre titre qui m’a marqué est celui de l’article pour la mort de l’humoriste Coluche qui reprend un de ses célèbres sketchs : « C’est un mec… y meurt« .

J’ai beaucoup aimé cette exposition car les photos des unes de Libération sont très belles et variées, on y trouve du noir et blanc, mais aussi de la couleur. J’ai également aimé cette exposition car elle résume 50 ans d’histoire en quelques images. Il n’y a pas que des unes dans cette exposition. Il y a des photos de presse et des textes qui donnent des précisions sur les photos. Je vous conseille fortement cette exposition. Elle est très rapide à visiter, 45min si vous voulez tout lire, et 20min si vous regardez uniquement les images.

Cette exposition est gratuite et dure jusqu’au 18 février. 

Alexandre

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