Maria Corina Machado / image SantanaZ, CC0, via Wikimedia Commons
Donald Trump qui convoitait le Nobel de la paix doit se morfondre : le prix a été décerné, vendredi 10 octobre à Oslo, à Maria Corina Machado, pour ses efforts « en faveur d’une transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie ». L’année dernière elle avait déjà reçu le prix des Droits de l’homme Vaclav-Havel décerné par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit du Parlement européen.
Agée de 58 ans, Maria Corina Machado est une ancienne députée du Venezuela, chef de file de l’opposition au régime en place de Nicolas Maduro. Surnommée la « libératrice » par ses partisans mais se sentant menacée, elle vit dans la clandestinité depuis les élections de juillet 2024. Si elle se bat pour des élections libres et équitables et se présente comme une « centriste », son adhésion en 2020 à la Charte de Madrid, avec le parti d’extrême droite espagnol Vox, « contre le narco-communisme, la gauche et le crime organisé », son soutien en 2023 au président argentin Xavier Milei et ses prises de position ultralibérales en matière d’économie la rangerait plutôt (très) à droite.
Jeudi 9 octobre à Paris, Robert Badinter (ancien avocat, ancien ministre de la Justice sous la présidence de François Mitterrand et ancien président du Conseil constitutionnel), est entré au Panthéon, à l’occasion du 44e anniversaire de l’abolition de la peine de mort.
Robert Badinter / photo Denis de Paris, France, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons
L’abolition de la peine de mort était un engagement pris par François Mitterrand lors de sa campagne électorale de 1981, alors que la majorité des Français était contre. C’est donc avec un grand courage que Robert Badinter a porté la loi devant l’Assemblée Nationale et que, par la force de ses arguments, il réussit à convaincre une majorité de parlementaires : « Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées ».
Il a aussi porté, en 1982, une loi dépénalisant l’homosexualité.
La cérémonie d’avant-hier, mêlant des lectures de textes de Badinter et de Victor Hugo, était présidée par Emmanuel Macron. Julien Clerc a chanté : L’Assassin assassiné, une chanson écrite en 1980, juste avant l’abolition de la peine de mort et pour laquelle Robert Badinter l’avait alors remercié : « Votre chanson a fait bien plus que 20 conférences et 30 discours ».
Le cercueil présenté au Panthéon contenait quelques objets symboliques chers à l’ancien garde des Sceaux : sa robe d’avocat et trois livres, dont Choses vues de Victor Hugo. Son corps demeurera au cimetière de Bagneux où il repose depuis sa mort en 2024.
La fête de la Science est un évènement national où les musées, laboratoires de recherche, universités… ouvrent leurs portes au public. Cette année, les samedis 4 et 11 et les dimanches 5 et 12 octobre sont concernés. A Paris, ce week-end, 13 lieux ouvrent leurs portes.
La fête de la Science permet aux curieux de découvrir des endroits qui n’ouvrent habituellement pas leurs portes au public, comme l’institut Curie, mais certains musées organisent des visites guidées et des ateliers pour tous les âges. Le week-end dernier, le musée des Arts et Métiers a même ouvert ses portes 72 heures de suite ! C’est un peu comme les journées du patrimoine pour la science.
Le week-end dernier, je suis allée à l’institut Curie et à l’ENS (Ecole Normale Supérieure). A l’institut Curie, j’ai découvert que les chercheurs pouvaient reproduire des organes (cerveaux, cœur, estomac…) à l’aide de cellules (de peau par exemple) qui, grâce à un traitement, redevenaient des cellules souches (qui peuvent donner des cellules de n’importe quel organe). Il fallait ensuite leur faire suivre un autre traitement pour donner des cellules de l’organe que les chercheurs souhaitaient étudier. Les cellules se reproduisaient jusqu’à former un organe. Grâce à ce concept, les chercheurs peuvent essayer de comprendre certaines maladies et y chercher un remède. Le tout expliqué suffisamment simplement pour que des enfants puissent comprendre cette technique. A l’ENS, plusieurs ateliers conçus pour chaque tranche d’âge expliquaient des principes de maths, SVT, physique, chimie… Malheureusement je n’ai pas pu rester très longtemps.
Si cet évènement vous intéresse, dépêchez vous car c’est le dernier week-end. Vous pouvez retrouver le programme de ce week-end ICI.
Annoncé dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 octobre, un cessez le feu provisoire à Gaza va permettre la venue de personnel humanitaire pour exercer des soins de premiers secours et l’acheminement de ressources alimentaires pour la population gazaouie.
D’après l’accord proposé par Donald Trump et signé par le premier ministre Israëlien, Benyamin Netanyahou, et les représentants du Hamas, les 48 otages (morts ou vivants) qui ont été enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023 seront tous libérés au plus tard 72h après le début du cessez le feu. En échange 2000 prisonniers palestiniens vont être libérés par Israël.
Ce cessez le feu ne signifie pas que c’est enfin la paix. C’est, pour un moment, l’arrêt des bombes et des tirs qui ont fait jusqu’à présent plus de 67 000 morts à Gaza. L’armée israélienne devra se retirer de certaines zones mais restera déployée sur certaines parties de la frontière. Beaucoup d’autres choses comme le désarment du Hamas, l’administration de la bande de Gaza, la reconstruction… restent à régler.
Du côté israëlien, le cessez le feu a été acueilli avec un grand soulagement par les familles d’otages et leurs soutiens. Du côté palestinien, on éprouve de la joie mêlée à la tristesse des deuils. Déjà, même s’ils ne vont y retrouver que des ruines, des milliers de réfugiés sont en marche vers le nord de la bande de Gaza.
Jeudi 5 juin a eu lieu le spectacle de fin d’année de l’atelier théâtre animé par Mme Josserand et de la chorale dirigée par M. Navarro.
Les parents y étaient invités. Ce fut un moment de partage entre eux et les élèves et il y avait une bonne ambiance. Le spectacle a commencé avec une scène de théâtre puis ce fut au tour des choristes de chanter. Ces deux ateliers se sont alternés pour présenter le travail qu’ils avaient préparé tout au long de l’année scolaire. Les scènes de théâtres étaient extraites de livres d’auteurs contemporains comme Philippe Delerm, Joël Pommerat ou bien Ahmed Madani et Pierre Notte et Jean Francois Sivadier. Le répertoire de la chorale avait pour thème la pluie et fit partager des chansons connues comme Set fire to the rain de la célèbre chanteuse et compositrice Adèle. La cantine était le lieu de la salle de spectacle. Elle était remplie de spectateurs qui venaient le voir.
En tant que spectatrice du théâtre, j’ai trouvé que les acteurs jouaient extrêmement bien et connaissaient parfaitement leur texte, ce fut donc un plaisir de les voir jouer. J’ai également trouvé une scène très parlante, qui mettait en valeur le sexisme envers les femmes dans le monde du théâtre. Elle était extraite, d’après le programme de Entrée des artistes d’Ahmed Madani. Et le texte était joué uniquement par un choeur de femmes. Bien sûr, j’ai adoré la chorégraphie sur la chanson de Dalida Mourir sur scène, les acteurs/danseurs étaient ensemble ce qui était super.
J’étais chanteuse de la chorale et je vais maintenant vous parler de nos impressions en tant que choristes quand nous sommes sur scène: Nous sommes stressés, de voir autant de monde nous fixer, évidemment, nous n’avions répété que devant le professeur de musique, M. Navarro. Puis, enfin, la chanson commence, plus de stress, juste la musique, le trac s’en va comme par magie. A la fin de la chanson, nous oubliions souvent de rester trois secondes durant le salut, comme nous l’avait demandé M. Navarro, mais cela n’était pas grave.
Enfin, pour conclure cet article, j’ai interviewé une spectatrice pour avoir un petit avis sur ce spectacle:
Avez-vous aimé une scène ou une chanson en particulier?
J’ai tout apprécié! La mise en scène du théâtre fut super, et les choristes furent ensemble. Ce fut un très bon moment qui me laissera de très bons souvenirs !!!
Comment pourriez vous décrire ce spectacle en quelques phrases ?
La première scène de théâtre a commencé, les acteurs exprimaient ce qu’ils allaient faire durant cette pièce, et qu’à la fin, ils allaient mourir. La chorale a ensuite chanté la chanson de Claude Nougaro La pluie fait des claquettes… Puis les deux ateliers se sont alternés. Pour le théâtre, il y eut deux groupes différents, celui des sixièmes et cinquièmes et, dans un second temps, celui des quatrièmes et des troisièmes. Les scènes étaient dynamiques donc on ne s’ennuyait pas. Je reviendrais à coup sur voir ce spectacle l’année prochaine!!!
image Llorenzi, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Pendant les dernières vacances, je suis allée un jour au Futuroscope, près de Poitiers (à seulement 1h30/2h00 de Paris), et un jour à l’Aquascope (le parc aquatique qui va avec) et c’était juste incroyable !
Pour le Futuroscope, j’aimerais vous donner mon avis sur les attractions :
Déjà, il vaut mieux arriver tôt le matin pour faire « Objectif mars » et « l’Extraordinaire voyage », car, le reste de la journée, il y a souvent entre 40 minutes ou 1 heure de queue, voire plus. Ensuite, pour « Danse avec les robots » et « Chasseurs de tornades », je vous conseille de les faire plutôt le soir car c’est aussi le soir qu’il y a le moins d’affluence. Pour cette dernière attraction, elle consiste à être assis sur un sol circulaire qui tourne et, sur les murs, des écrans montrent une scientifique et un chasseurs de tornade au cœur d’une tornade qui essayent de la capturer. Pour information, « Chasseurs de tornades » a été élue meilleure attraction du monde en 2022, c’est du moins ce que dit la brochure. Je vous conseille aussi fortement de faire un tour à « Futuropolis », la zone du parc consacrée aux enfants, car il y a une attraction où on est dans une capsule que l’on peut faire tourner grâce à deux boutons.
Pour ce qui est de l’Aquascope
Il parait que c’était le meilleur parc aquatique du monde en 2024 et, même si je n’en ai pas fait beaucoup, je trouve que ce n’est pas totalement faux.
Il comporte 8 supers toboggans (sur des tapis, dans des bouées ou encore seul), une piscine à vagues, un espace immersion GENIAL, un espace enfant dans lequel j’ai passé beaucoup de temps où l’on retrouve un grand Kraki, une sorte de mascotte Kraken, un tunnel en hauteur où on marche sur un filet et, à l’extérieur, il y a même une piscine en serpentin avec du courant.
J’aimerais beaucoup vous parler de l’espace immersion car je crois que c’est ce que j’ai préféré : à l’intérieur, on a l’impression d’être dans une grotte, c’est vraiment un autre monde ! Il y a un cinéma aquatique (le premier d’Europe), une piscine géante avec une très bonne ambiance et enfin, un chemin où on est sur une bouée et où l’on fait le tour du parc.
Pour finir, il faut absolument aller manger au Space Loop, un restaurant où les plats sont apportés sur des tobbogans.
Bref, j’ai vraiment adoré cette aventure et je vous la conseille fortement car il y en a pour tous les goûts !
Mardi dernier, nous sommes allés, avec ma classe, accompagnés de madame Josserand, faire une sortie à la bibliothèque George Brassens dans le 14e arrondissement, près de la mairie, comme tous les 6e de notre établissement.
On a d’abord été accueilli par David qui nous a expliqué comment s’inscrire à Georges Brassens et créer une carte si on n’en a pas. Il nous a raconté ensuite comment fonctionnait la bibliothèque, avec un petit rappel sur les différents types de livres. Et, après cette rapide présentation, on a eu un temps de lecture libre pour découvrir l’espace jeunesse.
Cette bibliothèque est super sympa car il y a beaucoup de choix pour les adultes comme pour les enfants. Mes amies et moi, par exemple, nous n’avons pas les mêmes goûts, pourtant on a toutes emprunté des livres ! En plus de nous aider, conseiller, les bibliothécaires sont tous très gentils et toujours disponibles. Je vous conseille d’y aller car le lieu est très accueillant et lumineux, avec une terrasse (malheureusement en travaux pour le moment), il y a aussi beaucoup de salles, un espace informatique, de travail, des fauteuils de lecture confortables… Bref, n’hésitez plus, allez vite la découvrir !
Comme vous le savez sûrement, l’ensemble des troisièmes, quatrièmes et quelques cinquièmes de On se dit tout ont participé à la Battle, un évènement annuel au journal. Comme j’en ai fait partie, je vais vous expliquer un peu le déroulement. Pour que ce soit plus simple, on va le faire sous forme de liste :
– Tout d’abord, on a dû piocher au hasard une consigne. Moi j’ai eu : « 100% Local, racontez un évènement récent qui c’est passé près de chez vous ! ».
– Ensuite, on a réfléchi et fait des recherches pour trouver l’inspiration. Une fois qu’on a trouvé le sujet « parfait », on se renseigne et on commence à écrire. 2 heures, c’était le temps imparti et pas une minute de plus ! Donc, on se dépêche de mettre ses idées noir sur blanc.
– C’est un concours donc, forcément, pas de concours sans adversaires ! Et les nôtres : les rédacteurs de Veni, vidi, Valmy, le journal du collège Valmy. Ils ont fait exactement la même chose que nous et ont donc chacun écrit des articles avec les mêmes consignes que les nôtres.
– Chacun des articles était mis en concurrence avec son double de chez Valmy sur un site à partir duquel on pouvait voter pour l’article qui respectait le mieux la consigne et celui qui était le mieux écrit et un jury de journalistes professionnels votait lui aussi. La guerre On se dit tout / Veni, Vidi, Valmy est alors déclarée !
– On a eu les résultats et mon article sur la votation parisienne concernant la végétalisation de 200 rues à Paris a gagné avec le prix spécial du jury ! J’étais trop contente !
– A partir de là, on est allés au collège Valmy pour se préparer et répéter le texte qu’on allait enregistrer. Oui, oui, vous avez bien lu, on est allés enregistrer les articles gagnants ! C’est la prochaine étape :
– On est allés au studio d’enregistrement de Radio Clype (au lycée professionnel Galilée dans le 13e arrondissement) pour enregistrer avec le collège Valmy notre émission de radio. Il y avait une table avec 5 micros et on passait chacun notre tour selon le moment où on devait parler. Un des micros était constamment utilisé par Sofiane, qui a élaboré le conducteur (c’est l’ensemble du texte) et qui a présenté cette émission. C’était la première fois que je faisais de la radio et franchement c’est vraiment une chouette expérience ! Avec le micro le casque, les vraies conditions d’un studio, c’est super sympa et je suis contente d’avoir pu le faire !
– Enfin, après une longue attente durant laquelle le montage a été fait, l’enregistrement est ENFIN mis en ligne !!! J’étais super impatiente !
Voilà, vous savez tout ! Vous pouvez aller écouter l’émission ICI.
La victoire du PSG a chamboulé tout les Parisiens. Nous avons tous suivis ce match exceptionnel du début à la fin.
L’ambiance était très festive pour nous 2 :
Yesmina : L’ambiance dans le restaurant de mes parents, où j’ai regardé le match, était très chaleureuse… même s’il n’y avait presque personne😂, car tout le monde était dans les bars ! J’étais stressée à certains moments du match, quand l’Inter Milan était à deux doigts de marquer ou quand le PSG avait une possibilité de marquer. Quand le match s’est terminé, j’ai ressenti beaucoup de joie.
Olivia : J’ai regardé le match à un mariage, avec plusieurs enfants et quelques adultes, l’ambiance était spéciale, car la fête était redoublée. On pouvait sentir le stress et le suspense dans l’air… Chaque fois qu’il y avait une tentative pour marquer, nous étions suspendus à l’action… A chaque but, tout le monde criait et était très joyeux. Quand le PSG a fini par gagner, nous étions un peu surpris que l’équipe l’emporte avec autant de marge, sachant que l’Inter Milan a, d’après moi, un meilleur niveau que le PSG. C’était aussi émouvant de voir les supporters italiens et marseillais pleurer à cette défaite. Je compatissais un peu pour eux même si j’étais quand même très contente pour le PSG.
Après la fin du match, Paris était en liesse. Des gens sont sortis dans les rues pour faire la fête. Des feux d’artifices ont étés lancés par des supporters du PSG depuis leur domicile, leur balcon, dans les rues… Cependant, sur les Champs Elysées et sur le périphérique certains ont fait des dégâts étant beaucoup alcoolisés. Des magasins ont étés saccagés, mais aussi des voitures et des bâtiments. Près de 400 personnes se sont fait arrêter, et deux jeunes gens sont morts.
Hier, énorme surprise à Roland-Garros : Loïs Boisson, dernière joueuse française encore en lice (hommes et femmes compris) et 361e mondiale, a réussi à vaincre la joueuse américaine Jessica Pegula, n°3 mondiale sur le court Philippe Chatrier.
Cette joueuse de 22 ans, jusqu’à lors inconnue du public, s’est qualifiée hier pour les quarts de finale et défiera la Russe Mirra Andreeva (n°6 mondiale) pour une place en demi-finale. C’est la première française à arriver en quarts de finale sur la terre battue parisienne depuis 2017. Elle remporte ce match en 2h40 de jeu. Au début de la partie, le court était quasiment vide mais il a commencé à se remplir à partir du second set où le score s’est inversé en faveur de Loïs pour se finir en triomphe pour la Dijonnaise.
Quoi qu’il arrive dans la suite du tournoi, Loïs Boisson est assurée d’entrer dans le top 120. Nous lui souhaitons bonne chance pour les quarts de finale et nous espérons qu’elle remportera la coupe le 7 juin, pourquoi pas ?