Ifly, échapper à la gravité

Ifly est une soufflerie qui se trouve à la porte de la Villette (vous pouvez vous y rendre en métro). On y va pour « voler ». En fait, on y est porté par un vent très fort qui nous soulève dans les airs. En attendant votre tour vous pouvez observer les autres participants voler car les parois circulaires de la soufflerie sont transparentes.

Comment ça se passe ? En attendant votre créneau, on vous demande de regarder une vidéo qui explique ce qu’il faut faire pour rentrer/sortir dans la soufflerie ainsi que les consignes de sécurité (comme la vidéo est un peu vieille, on y fait encore mention des mesures prises pour le covid !). La vidéo explique aussi les signes qu’il faut connaître pour communiquer, car dans la soufflerie on ne s’entend pas. Il y a aussi des signes pour corriger sa posture : plier ou tendre les jambes, lever la tête, se « détendre » (car il ne faut pas être tendu). Puis on vous donne l’équipement : une combinaison à mettre par-dessus vos vêtements avec des sortes d’accroches de couleur en fonction du poids dans le dos, un casque, des bouchons d’oreilles et des lunettes en plastique. Par contre, il ne faut pas avoir de petits objets dans les poches ou des bijoux (pour ne pas risquer de les perdre). Ensuite, on vous emmène dans une salle où on vous fait un rappel des consignes et on vous présente la personne qui vous fera voler. Et vous allez enfin pouvoir y aller (il ne faut pas avoir eu de problèmes de dos ou s’être cassé une épaule par le passé) !

Il y a plusieurs sorte de « vols »: au premier, on fait toutes les modifications pour les vols suivants (2, 4, 6, 12…), puis vous pouvez faire un vol où vous montez en haut de la soufflerie avec un moniteur en réalité virtuelle et, si vous avez beaucoup d’expérience, vous pouvez faire un vol sans être accompagné par un moniteur.

C’est une expérience très enrichissante à tenter, les sensations sont spéciales. En tout cas, j’ai beaucoup aimé car comme on n’a pas l’habitude de voler : la sensation est toute nouvelle et c’est assez agréable. Par contre, j’ai trouvé qu’il était un peu difficile de respirer, rien de bien grave.

ATTENTION ! Chacun a sa propre façon de voler et il n’est pas nécessaire (si vous y allez) de reproduire la posture des personnes qui passent avant vous. 😊

Victoire

Sous contrôle, une série assez drôle

Il n’y a pas longtemps, j’ai vu, sur ARTE, le début d’une nouvelle série très drôle, Sous contrôle.

Sous contrôle est une série humoristique racontant l’histoire d’une femme, membre d’une association humanitaire, hyper engagée. Un jour, après une interview à la Maison de la radio, elle reçoit un appel du président de la République qui lui propose de devenir ministre des Affaires étrangères, le dernier ministre ayant démissionné. Aussitôt, elle se retrouve dans une voiture, direction le Quai d’Orsay. Au moment où elle devient ministre, cinq otages, deux Français, un Allemand, un Italien et un Slovène, sont capturés au Sahel par une bande de terroristes amateurs. Se déclenche donc une série de négociations avec les terroristes et avec les ministres des autres pays concernés, dans lesquelles elle jouera un rôle important, mais qui n’aboutiront pas forcément.

Cette série est très drôle car la ministre, comme la bande de terroristes, est une débutante dans le domaine. J’ai également bien aimé cette série car je trouve le personnage de l’héroïne super : drôle, qui ne lâche rien, qui est persuadée de tout contrôler, notamment quand elle fait des promesses à la fille d’un otage ou à sa propre fille. Et en plus, Léa Drucker est parfaite dans ce rôle.

C’est une série assez courte (six épisodes de 30min) que l’on peut regarder sur ARTE. Je vous la recommande fortement, c’est drôle (je sais, c’est la troisième fois j’utilise l’adjectif en 6 lignes !), c’est rapide, c’est cool.

A.B

Le film Acide, un scénario possible

Le film Acide, sorti en septembre, est un film dramatique qui parle d’une catastrophe climatique : la pluie est devenue acide. L’histoire est très prenante et on ne s’ennuie jamais.

Ce film parle d’une jeune fille qui est allée à un stage de cheval mais un orage éclate et ses parents s’inquiètent car la pluie est devenue acide et y être exposée peut être très dangereux pour notre santé. Ils partent alors à sa recherche et ainsi commence tout un périple à travers la France pour échapper à cette pluie. La famille devra rester unie pour combattre cette catastrophe climatique.

On parle de ce type de film comme d’un « thriller », un film ou un récit qui provoque de fortes sensations. C’est aussi un film qu’on appelle un film d’anticipation qui, en quelque sorte, « prédit l’avenir » (comme Wall-E le film d’animation que vous connaissez sûrement).

Guillaume Canet, qui joue le rôle du père est très connu notamment pour avoir joué Astérix dans Astérix (l’empire du milieu), film qu’il a aussi réalisé. Il est particulièrement convaincant ici, dans le rôle d’un père déterminé à protéger sa famille. A l’heure ou l’on se pose des questions sur l’avenir de la planète, ce film m’a vraiment plu car il fait réfléchir au futur, à quoi le climat pourra ressembler. Sans en spoiler le dénouement, ce film donne quand même une vision horrifique de l’avenir, la fin est très triste… Mais après 1h40 de stress et d’anxiété on ne pouvait pas s’attendre à une fin très joyeuse.

Emile

La psychose des punaises de lit

Les punaises de lit qui ont, nous dit-on, envahi nos maisons, ont aussi envahi la presse en ce début d’année ! Il faut reconnaitre qu’elles sont devenues un vrai problème pour notre quotidien : presque 1 foyer sur 10 serait touché.

File:Bed bug, Cimex lectularius.jpg
punaise de lit / Content Providers(s): CDC/ Harvard University, Dr. Gary Alpert; Dr. Harold Harlan; Richard Pollack. Photo Credit: Piotr Naskrecki, Public domain, via Wikimedia Commons

Les « cimex lectularius » se multiplient très vite, elles pondent chacune de 5 à 15 œufs par jour qui éclosent trois à 10 jours plus tard et il est extrêmement difficile de s’en débarrasser. Dans les meilleurs des cas, un nettoyage en profondeur de la maison, le passage dans la machine à laver de tous les tissus à haute température, l’usage d’huiles essentielles comme l’huile de lavande, peuvent en venir à bout mais il faut parfois recourir à des entreprises spécialisées dans la désinsectisation ce qui coûte souvent très cher (attention aux arnaques !).

Parlons maintenant des dégâts psychologiques qu’elles peuvent causer : angoisse, obsession, stress ! Elles peuvent nous rendre dingues et (les médias y ont bien contribué) tout le monde en voit partout ! En réalité, la psychose est assez disproportionnée (d’ailleurs elle est un peu retombée) et, reconnaissons-le puisque nous les avons subies, les punaises nous causent plus de peur que de mal.

José et Nathan

Rugby : des protocoles contre les dangers !

photo Erwan Harzic, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Dans le rugby, qui est un sport de contact, il peut arriver des accidents. La blessure de Dupont, capitaine de l’équipe de France par exemple, a été un des évènements marquants de cette Coupe du monde ! Aussi, diverses règles et protocoles ont été mis en place pour éviter au maximum la casse.

  • L’interdiction des plaquages hauts (au dessus des épaules). En ce moment, les arbitres sont particulièrement vigilants et n’hésitent pas à sortir des cartons jaunes qui peuvent même, parfois, se transformer en rouge.
  • l’interdiction de plaquer un joueur dans les airs pour ne pas risquer des chutes fatales.
  • Le protocole commotion : si un joueur prend un très gros choc et parait étourdi, l’arbitre lui demandera de quitter le terrain et il passera de nombreux tests auprès de médecins. Si les tests sont positifs, il pourra recommencer à jouer au plus vite, si les tests sont négatifs il devra s’abstenir de toute compétition pendant 23 jours.

Le rugby, qui pâtit encore souvent d’une réputation de violence, révise en permanence ses règles pour canaliser cette violence et diminuer les risques.

Sacha

Chelsin Kolbe, un formidable joueur

Chelsin Kolbe est un joueur de rugby sud africain qui évolue au poste d’arrière ou d’ailier. Il se trouve que c’est mon joueur préféré, même si je sais que, disant cela, je risque de m’attirer quelques commentaires désobligeants !

Chelsin Kolbe en 2022 sous le maillot des Bocks / Par Stefano Delfrate — Autumn Nations Series ’22- Italia vs Sudafrica-286.jpg, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=130017746

Chelsin Kolbe est né le 28 octobre 1993 à Kraaifontein, au nord est de la ville du Cap (il fêtera donc ses 31 ans lors de la demi-finale de la Coupe du monde Nouvelle Zélande / Argentine). Il fait ses débuts dans le rugby à 7 en 2012 et commence dans le rugby à 15 en 2017 à Toulouse au Stade toulousain. Il y reste jusqu’en 2021 avant de partir au RC Toulon. Ce n’est pas un joueur très grand (1m75) ni très lourd (74kg) mais il a d’excellents appuis. Au début de sa carrière, il a remis son poste en question, poste créant beaucoup de contacts avec un physique peu avantageux, mais il a pu s’adapter et est devenu aujourd’hui l’un des meilleurs a son poste. Il remporte avec les Bocks une Coupe du monde en 2019 et de nombreux titres en club mais aussi en sélection.

Chelsin Kolbe est un joueur qui est très rapide, assez agile et doté d’une lecture du jeu assez exceptionnelle. Par exemple, lors du quart de finale France-Afrique du Sud, il a été tout de suite très réactif lors de la récupération de balle par les Sud-Africains. Partant sur son côté, il est servi par un magnifique coup de pied rasant, et avec un rebond favorable, il réussit à amener le 3e essai sud africain. Lors de ce même match, il fait partie des joueurs qui ont le plus contribué à la victoire avec les gratteurs et le pied magique de son ouvreur, Manie Libbok.

Toujours au cours de ce même match, il se trouve au centre d’une polémique. En effet, alors que les 2 équipes se trouvent à égalité, Thomas Ramos, le butteur français, tente une pénalité, mais une chose très rare se produit : il est contré par ce même Chelsin Kolbe. En revoyant les images sous un autre angle, on peut voir qu’il part, un peu avant le début de la course d’élan de Ramos. Les Bleus, trouvant toujours une excuse, vous diront que l’arbitrage était trafiqué, et que la France aurait gagnée avec de nombreuses pénalités non sifflées et une transformation à refaire. Les Français sont un peu frustrés, mais perdre d’un point contre la championne du monde en titre, avec un arbitrage litigieux, montre une grande avancée de cette équipe, encore au fond du trou en 2019.

Tintin

Hommage à Dominique Bernard au collège Jean Moulin

Lundi 16 octobre

10h10 : nous sommes rentrés dans le collège en montrant nos carnets de liaison, comme tous les matins mais, pour la première fois, on nous a demandé de montrer rapidement l’intérieur de nos sacs.

14h : Dans notre classe, notre professeure principale nous a expliqué que nous allions faire une minute de silence en hommage à Dominique Bernard, un professeur de français passionné de littérature qui a été assassiné par un jeune terroriste, vendredi dernier, le 13 octobre, devant son établissement à Arras.

Apolline : Moi qui était dans la classe avec les autres élèves nous avons entendu un texte lu par deux élèves de 3e. C’était la lettre qu’Albert Camus, quelque temps après avoir reçu le prix Nobel de littérature, avait écrite à son instituteur. Nous avons fait la minute de silence juste après cette lecture.

19 novembre 1957
Cher Monsieur Germain,
J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler un peu de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève.
Je vous embrasse, de toutes mes forces.
Albert Camus

Savannah : Moi qui suis déléguée, je suis descendue dans la cour vers 13h55 car tous les délégués étaient rassemblés à cet endroit pour la minute de silence. Nous avons écouté un discours du principal mais aussi du directeur académique de l’Education nationale et nous avons entendu aussi la lecture des élèves de la lettre de Camus. Ensuite nous (les deux délégués de ma classe de 6ème) avons porté une gerbe de fleurs jusque dans l’entrée du collège. Moi, j’étais honorée de le faire. Nous l’avons déposée devant le grand portrait de Jean Moulin du collège mais aussi des photos qui avaient été affichées pour l’hommage : celles de Dominique Bernard, mais aussi de Samuel Paty, lui-même assassiné par un terroriste il y a trois ans et d’Agnès Lassalle, poignardée par un de ses élèves au mois de février dernier

Savannah et Apolline

Coupe du monde de rugby, le rêve brisé

Lors de ce match, l’arbitre Ben O’Keeffe a pris beaucoup de décisions litigieuses : il n’a pas sanctionné l’en-avant volontaire du sud-africain Etzebeth à 5 mètres de la ligne d’en-but sur une passe destinée au français Cyril Baille qui allait marquer l’essai juste après, ni sanctionné Cheslin Kolbe quand celui-ci a contré la transformation de Thomas Ramos alors qu’un joueur n’a le droit de partir que lorsque le botteur a commencé sa course d’élan. Il aurait sans doute aussi pu être plus vigilant sur toutes les fautes dans les rucks où le plaqueur ne se sortait pas de la zone du ruck et ralentissait la libération du ballon. Je passe sur quelques autres contestations possibles des décisions de M. O’Keeffe.

Les Sud-Africains n’ont cependant pas démérité et ont réussi à vaincre l’équipe de France au bout de l’effort 28 à 29. Ils affronteront donc samedi l’Angleterre en demi-finale, tandis que la veille les Argentins se retrouveront face aux Blacks.

Arthur V.

Conflit Arménie-Azerbaïdjan : comment en est on arrivé là ?

Haut Karabagh, le 19 septembre. Dans cette région du massif montagneux du Caucase, des soldats aux couleurs azéries (d’Azerbaïdjan) se lancent à l’assaut des monts qui ne sont plus sous leur contrôle, mais qui font pourtant officiellement partie de leur pays. Leur objectif : reprendre cette région aux mains des Arméniens, qui habitent le pays voisin. Leurs efforts seront récompensés : le cessez-le-feu est signé après 24h de combats. S’ensuit alors un exode de la population du Karabagh. Comment en est-on arrivé là ?

Le Caucase sud, ses belles montagnes… et ses conflits. En orange, ce fameux « Haut-Karabagh ».

Aux origines

Un petit retour en arrière s’impose : les Arméniens formaient un très grand peuple, qui allait des rives de la Méditerranée (actuelle Turquie, Liban et Syrie), jusqu’aux monts du Caucase. Sa présence est mentionnée dès l’époque grecque (région tampon entre la Grèce et la Perse), puis romaine, la Ville ayant eu des conflits avec ce pays. C’est aussi, alors que le christianisme naissait, le premier Etat à adopter le christianisme comme religion d’Etat, avant les Romains, en 301. Ainsi les Arméniens sont restés chrétiens, jusqu’à aujourd’hui, traversant successivement domination romaine, arabe, puis turque et russe.

En effet, l’Arménie fut partagée en deux entre la Russie et l’Empire ottoman (ancienne Turquie), au cours du XIXe siècle. Les Arméniens qui vivaient en Turquie subirent un génocide en 1915. Il ne restait quasiment plus d’Arméniens en Turquie, l’essentiel d’entre eux vivait donc dans l’Empire russe, en actuelle Arménie.

Lors de la composition de l’URSS (Union des République Socialiste Soviétiques), dans les années 20, c’est Staline, alors haut fonctionnaire, qui eut à créer deux république socialistes au Caucase, en se fondant si possible sur les cultures et religions locales. Il traça les frontières actuelles (voir carte), mais eut la bêtise d’attacher le Haut Karabagh (peuplé d’Arméniens chrétiens), à l’Azerbaïdjan musulman.

Tant que ces deux républiques furent sous tutelle soviétique, il n’y eut pas de problème. Mais au moment de l’effondrement soviétique, en 1991, ces deux pays ont tout de suite eu du mal à s’entendre : de violents conflits se déclenchent en 1993 puis 1994, suite à l’auto-proclamation de la république du Haut Karabagh, mais cette région reste sous contrôle de l’Arménie.

Une ligne de cessez le feu voit alors le jour : les forces armées arméniennes contrôlent non seulement le Karabagh, mais aussi les régions alentours. L’Azerbaïdjan se fait amputer d’une grande partie de son territoire. Pendant 26 ans, la région connait une paix relative, troublée seulement par quelques escarmouches.

C’est la victoire des forces arméniennes : l’Azerbaïdjan se voit amputé d’une grosse partie de son territoire, dont le Haut-Karabagh, en orange.

L’escalade et la fin du Haut Karabagh

C’est dans ce contexte qu’interviennent les évènements qui se sont produits dans le Caucase depuis 2020. Le ton monte progressivement entre les deux pays et, fin septembre 2020, l’Azerbaïdjan lance les hostilités avec son nouvel allié turc qui lui fournit armes, mercenaires, et drones.

6 semaines suffisent pour qu’un cessez-le-feu soit signé après 6 500 morts et d’âpres combats. Les forces azéries ont récupéré 1 tiers du Haut Karabagh, et en prime (quoique cela devait être l’objectif) tous les territoires officiellement azéris, mais contrôlés par l’armée arménienne. Le reste du Haut Karabagh est désormais occupé par des forces de maintien de la paix russes, qui « encerclent » ce qui reste de la région. Ainsi devient-elle une véritable enclave, reliée à l’Arménie par le corridor* de Latchine, étroite route passant en plein territoire azéri.

Le corridor de Latchine, route serpentant dans les montagnes du Caucase en plein territoire azéri, qui relie l’Arménie (en bas de l’image), au Haut-Karabagh (en orange en haut)

Même si la situation ne s’était pas complètement calmé, le ton monte encore une fois lorsqu’en décembre 2022 l’Azerbaïdjan bloque le corridor de Latchine. La situation devient alors déplorable au Haut-Karabagh, où les Arméniens manquent de nourriture et de médicaments qui viennent souvent d’Arménie. Toutes les tentatives de négociations de la communauté internationale échouent et la situation s’envenime.

C’est le début de la fin pour cette république aux monts perdus. L’Azerbaïdjan relance le conflit le 19 septembre 2023 en attaquant les forces armées présente d’auto-défense (qui ne sont pas les forces régulières de l’Arménie), qui plient au bout d’1 jour de combat.

Cette fois-ci c’est vraiment la fin pour le Haut-Karabagh, dont les autorités pro-arméniennes annoncent la dissolution « de toutes les institutions gouvernementales et organisations […] au 1er janvier 2024 » et ils déclarent que « la République du Haut-Karabakh (Artsakh) cesse son existence« .

De son côté, l’Arménie, impuissante, ne semble pas réagir face à cette « humiliation ». Plusieurs manifestations ont lieu à Erevan (la capitale) pour protester contre le premier ministre, Nikol Pachinian.

Situation à la veille de septembre 2023 : le corridor de Lat

Les soutien étrangers : quand l’Eurasie s’en mêle

Prenons maintenant cette carte : elle montre non seulement les Etats du Caucase, mais aussi la religion principale des pays en question. En hachures vertes, ce sont les pays à majorité musulmane. En jaune, ce sont les pays chrétiens, les sous-religion (chiites, orthodoxes), ne sont pas comptées.

Comme dit plus haut, les deux belligérants ont une différence culturelle et religieuse. Et je pense que cela joue beaucoup dans l’escalade du conflit, et des partis pris des Etats derrière ces deux pays en guerre.

Et, en général, les Etas vont prendre parti pour un pays de même culture ; c’est ainsi que la Turquie soutient l’Azerbaidjan car ces deux pays sont musulmans mais surtout turcophones. Aux partisans de l’Azerbiadjan s’ajoute également Israel, non musulman mais qui a de la rage à revendre contre l’Iran.

Parlons-en de l’Iran, qui musulman, est censé soutenir les Azéris. Et bien non ! C’est un soutien pour l’Arménie ! La raison est simple : sa partie frontalière avec l’Azerbaidjan est peuplée d’une minorité azérie, et les Iraniens ont peur qu’ils fassent sécession. Deuxième raison : les intérêts turco-azéris divergent avec ceux de l’Iran, et les deux pays turcs pourraient entraver le commerce irano-européen.

Attaquons nous à la Russie maintenant : chrétienne, elle soutient timidement l’Arménie. En fait son soutien se concrétise sous la forme d’une médiation : c’est la grande puissance qui se veut médiatrice dans un conflit relativement proche de chez elle, comme les Etats-Unis le font. Très occupée en Ukraine, elle veut avant tout redorer son blason en jouant les partisans de la paix. D’ailleurs, c’est elle qui assurait le maintien des frontières de 2020 en postant des garnisons tout autour du Karabagh. Pour elle, le Caucase reste son terrain de jeu.

L’Europe, quant à elle, et en particulier la France, a une position très claire : soutien « moral » aux Arméniens, appel à la paix et au dialogue. Cela s’explique par une diaspora très forte d’Arméniens en Europe de l’Ouest, qui ont fui le génocide en 1915-1916.

Les conséquences humanitaires

Presque sans ravitaillement depuis des mois, la population arménienne du Haut Karabagh a du fuir sa patrie par le corridor de Latchine devant l’avancée éclair des troupes azéries. Laissant désertes les villes, les plus chanceux ayant de la famille en Arménie y trouvent un foyer, tandis que d’autres trouvent l’asile dans des camps de réfugiés.

Quelle région laissent-t-ils derrière eux ? Une province de l’Azerbaïdjan à partir du 1er janvier 2024, qui a son tour sera source de conflits et génèrera encore des morts…

Kenzo

La fusion avortée entre les deux meilleures équipes du cyclisme mondial

Après la fin de la Vuelta (tour d’Espagne), le dernier grand tour de la saison, le cyclisme s’apprête à nous dire au revoir pour 2023 et à revenir en 2024. Cette trêve signifie aussi le début de la période des transferts et de potentielles fusions entres deux équipes comme, lors de cette trêve, où les 2 meilleurs équipes du cyclisme mondial , Jumbo Visma et Soudal Quick Step ont failli fusionner…

La Jumbo Visma

La Jumbo Visma , équipe néerlandaise sous le contrôle de Merijn Zeeman, Frans Maassen et de Arthur van Dongen, est considérée comme la meilleure équipe du monde. Elle compte dans ses rangs, les deux derniers vainqueurs d’un grand tour, Jonas Vingegard et Sepp Kuss. On y trouvait aussi, il n’y a encore pas très longtemps, Primoz Roglic, vainqueur du tour d’Italie et ancien triple vainqueur du tour d’Espagne, aujourd’hui parti chez la Bora Hansgroe. Cette équipe comptait encore il y a peu, un ancien cycliste professionnel, Nathan Van Hooydonck, victime, fin d’aout, d’un accident au volant de sa voiture causé par un arrêt cardiaque.

La Soudal Quick Step

La Soudal Quick Step est une équipe belge comptant dans ses rangs le champion du monde UCI du contre la montre, Remco Evenepoel, ainsi que le meilleur cycliste français, ancien double champion du monde : Julian Alaphilippe. Elle est dirigée par Patrick Lefevere, et pointe au 3e rang mondial au classement UCI.

La fusion

Lors de cette trêve, on s’attendait à de nombreuses fusions entre différentes équipes, mais en aucun cas entre les deux meilleures équipes du peloton mondial. Cette rumeur, annoncée par un media néerlandais, a suscité de nombreux avis, très partagés. Toutes les personnes, y compris moi, pensaient que cette fusion aurait lieu. Mais, en dépit des avantages sportifs et financiers que cette fusion créerait, elle ferait cependant perdre de nombreux emplois aux staff et aux coureurs des deux équipes. En effet, dans le cyclisme pro, on n’accepte que 30 coureurs sous contrat dans une même équipe alors que si elles fusionnaient, on compterait plus de 50 coureurs. L’annonce datant du 9 octobre disant que la fusion n’aurait pas lieu, rassure les pros, mais déçoit les fans.

Tintin