En ce moment, au cinéma, on peut voir le nouveau film d’ Eric Toledano et Olivier Nakache, des réalisateurs dont j’ai aimé absolument tous les films (Le Sens de la fête, Hors normes, Nos Jours heureux, etc).
Une année difficile est une comédie racontant l’histoire de deux personnages surendettés, Albert (interprété par Pio Marmaï) et Bruno (interprété par Jonathan Cohen) qui, à l’issue d’un entretien de conseils pour économiser de l’argent, croisent la route d’activistes écologistes non-violents qui les invitent à boire des bières gratuites. Au départ, Albert et Bruno veulent juste boire et manger sans avoir à débourser un sou. Mais lorsqu’Albert croise la route de Cactus/Noémie Merlant (dans cette association, ils ont tous des surnoms), il en tombe amoureux. Albert et Bruno s’engagent alors avec les activistes, Albert pour continuer à être avec Catus et Bruno pour essayer de gagner un peu d’argent et de manger gratuitement.
Avant d’aller voir le film, j’avais vu la bande annonce et je ne m’attendais pas du tout à une oeuvre de cet accabit : on ne sait jamais à l’avance ce qui va se passer, on découvre l’histoire sans pouvoir jamais prédire la suite. Le scénario est génial, entre l’amitié d’Albert et Bruno, l’amour d’Albert pour Cactus, les actions toutes plus farfelues les unes que les autres des activistes écolos et la contrainte des dettes à rembourser des deux héros et les acteurs sont extrêmement drôles (en particulier Jonathan Cohen). J’ai adoré.
Si vous êtes amateurs ou que vous voulez tester le basket, je vous conseille un club auquel j’appartiens. Ce club se situe dans le 14e arrondissement dans plusieurs stades, dont un à Montparnasse. Les entrainements sont divers, selon votre niveau.
Au départ, tout le monde s’inscrit en « loisir ». A un certain moment, si vous vous débrouillez bien, vous pouvez être repéré par les entraîneurs qui vous proposerons, si vous le souhaitez, de participer aux entraînements de compétitions.
Les entraînements, en compétition, sont très physiques et peuvent être très fatigants, mais c’est une façon de s’améliorer, de se faire des muscles et de devenir plus endurant. En regard de ça (qui peut paraître un peu décourageant), le bon côté des choses c’est l’ambiance du Paris XIV où tout le monde se respecte, où on se marre bien et où on est solidaires (par exemple, on check tous les entraîneurs et ses coéquipiers).
Les matchs contre d’autres équipes parisiennes sont toujours des moments de joie… ou de déception mais ils sont toujours partagés, et le club reste d’un bon niveau. Les « U13-1 » sont d’ailleurs Champions de Paris et les seniors sont en Nationale 3.
J’espère vous avoir convaincus avec mes arguments : on vous attend à Paris XIV !
Comme dit dans cet article, la soit disant contre-offensive ukrainienne n’avance pas. C’était le deuxième été de la guerre, et le précédent a été plus fructueux en termes d’avancées et de victoires. Pour les Ukrainiens, cette ligne de front est horriblement statique. Nous dirigeons nous vers un conflit gelé ?
Les perspectives offensives : une impasse
Quand est ce que les Ukrainiens pourraient lancer une grande offensive ?
Pour le général Richoux, consultant défense sur LCI, une contre-offensive pour cet automne, ce n’est plus possible. Pour les raisons logistiques développée dans le précédent article d’une part, et surtout pour une question de temps d’autre part. Et c’est le climat ukrainien qui va dicter le rythme des opérations.
Les pluies ukrainiennes de l’automne transforment déjà le champ de bataille en un bourbier infernal pour les deux camps, immobilisant les deux forces blindées-mécanisée. Les chances de réussite sont donc faibles, d’autant plus que l’ennemi (dans les deux camps) voit tout ce qu’on fait, ce qui réduit encore la surprise. Ainsi on pourrait se dire qu’il faudrait attendre le retour des beaux jours, au printemps 2024, pour relancer la guerre de mouvement. Heureusement un autre facteur météorologique peut ramener la guerre de mouvement.
En effet, l’hiver ukrainien est très très rude, en l’absence de Gulf Stream. Les températures sont en dessous de zéro sur la plupart de la ligne de front. Et quand le sol est gelé, plus de boue, le déplacement devient donc un peu moins laborieux. Donc une offensive d’hiver est certes beaucoup plus laborieuse qu’une offensive d’été, mais elle reste possible et peut aboutir à quelque chose. De plus, le ciel n’étant pas souvent clair (brouillard, précipitations), l’usage d’aéronefs (drones, avions de reconnaissance) devient extrêmement difficile et en cas de brouillard, inutile.
C »est le pari fou qu’Hitler a voulu tenir en décembre 1944 jusqu’au mois de février 45 en attaquant dans la forêt belge des Ardennes. La météo exécrable de cet hiver profite aux Allemands, car les Alliés (ayant la supériorité aérienne) ne peuvent plus sortir leurs avions et le rapport de force s’égalise. Heureusement pour les Alliés, la supériorité aérienne anglo-saxonne a pu faire la différence et ce fut bien la bataille fatale sur le front ouest pour l’Allemagne… Plus récemment, c’est en hiver que la Russie a pris « l’initiative » d’attaquer à Bakhmout, avec le succès relatif qu’on connait…
Malgré tout, vers la fin de l’hiver, le dégel en surface provoque un phénomène bien connu chez les Ukrainiens : la glace fondue n’a nulle part ou s’évacuer, car le sol en profondeur est encore gelé, ce qui génère un bourbier en surface qui, là encore, entrave la progression des troupes. C’est ce qui est arrivé aux Russes au tout début de cette guerre, lorsqu’ils ont attaqué en février mars 2022.
Enfin l’autre hypothèse, la plus probable, c’est dans les années qui suivront, le temps de la préparation logistique.
Sur quels secteurs et pour quels objectifs l’Ukraine attaquerait-elleen cas d’offensive ?
Il faut d’abord éliminer certains secteurs qui ne peuvent probablement pas être le lieu d’une prochaine offensive.
Tout d’abord la frontière russe. Fortifiée, l’attaquer serait pour l’Ukraine « attaquer » la Russie, faire la guerre sur son territoire, pas en tapant avec des missiles, mais en occupant ces territoires. Il faudrait régler des trucs avec la communauté internationale, et c’est pas top. Malgré tout, cela décrédibiliserait le discours de Poutine sur une « opération militaire spéciale », vu que les Russes seraient attaqués sur leur territoire.
Au Nord, ce sont plutôt les Russes qui avancent. Les attaquer là où ils sont forts est risqué (même s’ils sont partout forts), d’autant plus que les territoires qu’ils protègent derrière ne sont pas la priorité numéro 1 de l’état major ukrainien.
Et puis au sud, le long du Dniepr, sur la ligne Zaporijia-Kherson, il faut d’abord traverser le Dniepr, donc avoir des bateaux (à construire, à transporter, etc.), et puis tenir la tête de pont (en se souvenant de la difficulté qu’ont eue les Russes en tenant la tête de pont de Kherson), sans parler des âpres combats que les deux camps auront à subir… Quoique dure, cette perspective est intéressante, elle donne directement sur la Crimée, région annexée par la Russie en 2014, et qui représente beaucoup pour Poutine…
La dernière solution est de lancer l’offensive au centre, entre Zaporijia et Donetsk, comme le faisaient les Ukrainiens fin août mais avec moins de moyens, paralysés par le problème logistique. D’ailleurs ils continuent d’affirmer que les opérations offensives de cet été étaient des « contre-offensives ».
Le problème est que les Russes ont sur-fortifié la zone, car ils ne sont pas bêtes non plus : ce front, s’il est percé, donne accès à d’importants nœuds ferroviaires et routiers (ravitaillement) : Tokmak, Melitopol… Surtout, l’autoroute M14, qui passe par Marioupol, Melitopol avant de desservir Kherson et toute la Crimée, est essentielle au ravitaillement russe.
L’objectif des troupes engagées dans le front Zaporijia-Donetsk serait bien de foncer vers les axes routiers majeurs Est Ouest passant par Melitopol. Il faudrait s’emparer de Tokmak, clef de voûte des fortifications russes et nœud routier majeur. Puis, foncer, selon un axe suivant le tracé des grandes artères routières, pour s’emparer de Melitopol, couper l’autoroute Russie-Kherson-Crimée, et atteindre la mer d’Azov, juste au sud de Yakymivka. Image Kenzo
Cela veut dire que si l’autoroute est prise, ou que si elle est à portée de l’artillerie ukrainienne, elle permettrait d’assiéger en quelque sorte les troupes russes qui auraient alors 2 solutions pour survivre et tenir face aux Ukrainiens et se ravitailler : par le pont de Kertch ou pont de Crimée qui relie la Russie à la presqu’île (pont visé continuellement par les drones suicides et missiles ukrainiens, donc pas du tout opérationnel), ou par la mer, avec des navires. Mais les bâtiments russes sont de plus en plus vulnérables aux drones navals ukrainiens, comme on l’a vu cet été, ce serait très difficile de coordonner (surtout dans l’armée russe) les composantes terre et mer, et le port militaire de Sébastopol (Crimée) croule déjà sous le feu ukrainien.
En résumé, il s’agirait, avec des moyens conséquents de percer un endroit dans la ligne Zaporijia-Donetsk, idéalement là où les Ukrainiens obtiennent quelques succès relatifs (Robotyne…), d’exploiter en fonçant sur les centres logistiques (Melitpol…) et coincer les Russes stationnés en Crimée et sur les rives du Dniepr.
Ainsi, les Russes seraient « assiégés » dans la région de Kherson et la Crimée, privés de ravitaillement terrestre routier et ferroviaire : le long de la côte Nord de la mer d’Azov grâce aux avancées ukrainiennes, et au sud à cause des bombardements sur le pont de Kertch, qui relie la Crimée à la Russie. La seule et unique voie (représentée en bleu) serait la mer, mais très vulnérable aux drones navals ukrainiens qui font souffrir la flotte russe basée à Sébastopol, et surtout à faible débit, d’autant plus que le port de Sébastopol est, comme nous l’avons dit très endommagé. Il ne resterait plus à la Russie qu’à évacuer ses hommes de cet région. Image Kenzo
Comme à Dunkerque en 1940, où les divisions Panzer d’Hitler piégèrent les troupes britanniques et françaises dans une « poche » où le seul ravitaillement était par la mer. Cependant le port fut bombardé et, inutilisable et sous le harcèlement constant des aéronefs allemands, furent évacuées par la mer les troupes britanniques ainsi qu’une partie des Français, le restant des unités françaises s’étant sacrifiées pour couvrir l’opération nommée Dynamo.
Tous ces scénarios font rêver, mais il faut se rappeler que ce ne sont que des hypothèses. De plus, une des hypothèses les plus probables est que le conflit se gèle pour de bon, les fortifications russes étant trop puissantes, mais l’armée de Poutine pas assez coordonnée et efficace en attaque (comme on l’a vu en 2022), personne n’arriverait à prendre le dessus, comme en 14-18, lorsque les armées, construisant toutes les deux des tranchées impassables, n’avançaient plus. Il a fallu attendre que le rapport de force change, d’abord en faveur des Allemands (grâce à l’arrivée de nouvelles troupes) puis des Alliés (aide américaine), pour que la ligne de front bouge.
Mme Bréavoine est la nouvelle CPE du collège Jean Moulin.
Vouliez-vous faire ce métier quand vous étiez petite ?
Je voulais être professeure d’histoire géographie. J’ai été surveillante, ce métier m’a donc inspirée pour être CPE.
Quelles études faut-il faire pour être CPE ?
Il faut faire un master 2 (bac+5) puis passer un concours.
Est-ce que c’est la première année que vous travaillez dans un collège ?
Oui, l’année dernière j’étais dans un lycée et c’était ma première année.
Aimez-vous votre métier ? Pourquoi ?
Oui, j’adore mon métier, car je me sens utile, j’ai beaucoup de responsabilités. J’aime travailler avec l’ensemble de la communauté éducative, c’est-à-dire les élèves, les parents, les professeurs. J’aime me sentir utile !
Et quels sont les inconvénients ?
Je travaille beaucoup et je suis très sollicitée. Je ne vois pas de réels inconvénients.
Pouvez vous décrire ce que vous faites tous les jours ?
Aucune journée ne se ressemble mais j’ai souvent des entretiens avec les élèves et des rendez-vous avec les parents. Mes journées sont bien remplies, je suis très souvent sollicitée pour régler des problèmes : bagarres, conflits entre élèves, aide aux élèves sur leur orientation…
Quel métier avez-vous fait avant celui de CPE ?
Mon premier métier a été responsable de rayon à Décathlon, puis j’ai été chargée de missions évènementielles pour le handball. J’ai travaillé en tant qu’AED (assistante d’éducation), puis CPE.
Aimez-vous le collège Jean Moulin ? Pourquoi ?
Oui, j’aime travailler en équipe avec mes collègues et les élèves. C’est un environnement de travail agréable.
Pensez vous qu’il y a des choses à changer dans ce collège ?
Petit à petit, j’aimerais mettre en place des actions afin d’améliorer le climat scolaire pour que tous les élèves se sentent bien au sein du collège Jean Moulin.
Merci beaucoup !
Juliette, Salomé, Jade (propos recueillis le 10 octobre et transcris le 7 novembre 2023 (après les vacances)
En ce moment, au cinéma, vous pouvez voir Le Procès Goldman, de Cédric Kahn, d’après une histoire vraie. (Rien à voir avec le film, mais oui, Pierre Goldman dont il est ici question, est de la même famille que Jean-Jacques Goldman : c’est son demi frère).
Pierre Goldman, militant d’extrême gauche et voyou, est l’auteur de plusieurs vols à main armée. Il les reconnait tous, sauf un, celui de la pharmacie du boulevard Richard Lenoir. Il est accusé d’avoir, le 19 décembre 1969 voulu voler plusieurs milliers de francs dans une pharmacie, d’avoir assassiné les deux pharmaciennes, et d’avoir blessé deux hommes. Malgré ses protestations d’innocence, Pierre Goldman est condamné à vie en première instance. Mais ce jugement est cassé en 1975. Le film, est donc l’histoire, en 1976, de son 2e procès. Durant ce procès, presque toute la salle d’audience est avec lui et les spectateurs n’hésitent pas à se lever en criant : « Goldman innocent ! Goldman innocent ! ». S’il a tant de soutien c’est que, au début de sa détention, avant la révision de son procès, il a écrit une autobiographie, Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France, dans laquelle il revient sur l’injustice dont il dit être victime et critique les méthodes de la police française et le racisme de la société. C’est ainsi qu’il est devenu assez populaire en dehors de la prison…
J’ai adoré ce film. Je l’ai adoré car la reproduction du procès est, d’après moi, très bien faite (les « vrais » procès ne sont pas filmés donc on doit les imaginer) mais aussi car la mise en scène est assez particulière, on se croirait presque au théâtre : c’est un huis clos. Par ailleurs, le réalisateur joue beaucoup avec les gros plans. Les acteurs (Arieh Worthalter dans le rôle de Goldman et Arthur Harari dans celui de Maître Kiejman, son avocat) et les dialogues sont géniaux, heureusement car c’est quelque chose de très important, surtout dans un film de procès où la parole est très fondamentale. Ici, Goldman n’aime pas vraiment son avocat, ne lui obéit pas toujours, et n’a aucune complicité avec lui. Mais l’avocat est bon. Il résiste à l’énervement face aux multiples interventions de Goldman et le défend très bien. Cela fait que durant tout le film, on se cramponne à son siège, tellement il y a de tension. Comme tous les films de procès, j’ai adoré.
On entend parler depuis 1 mois d’un conflit majeur au proche Orient. Celui-ci agite les esprits et engendre beaucoup de pertes civiles, d’un côté comme de l’autre. Que s’est-il passé ?
Une carte pour comprendre de quoi l’on parle
Les territoires palestiniens sont composés de 2 enclaves : la Cisjordanie, et la Bande de Gaza.
Les évènements
Le samedi 7 octobre au matin, le groupe armé terroriste Hamas* qui contrôle la Bande de Gaza, a lancé une offensive dans le sud d’Israël, réussissant à franchir la ligne de cessez-le-feu et à pénétrer en territoire israélien.
L’offensive barbare terrestre
La surprise a joué en faveur des plus de 2000 membres du Hamas, et les soldats israéliens qui gardaient la frontière ont été attaqués en sous-vêtements…
Les terroristes du Hamas ont réussi à entrer dans les villes de Sdérot et Ashkelon et ont poussé en une journée jusqu’aux villes d’Ashdod au Nord, Ofaqim à l’est, Kerem Shalom au sud. Leur avancée la plus significative a été à l’est (Ofaqim), où l’armée israélienne a été la moins résiliente.
Ils ont commis nombres d’exactions. Des massacres, des prises d’otage qui, selon le droit international (voir articles sur la guerre en Ukraine – 2022), peuvent être qualifiés de crimes de guerres. Ces exactions ont provoqué énormément d’émoi en Occident. Les pertes totales de civils israéliens sont de 1100, tandis qu’on déplore 300 pertes chez les militaires et policiers.
Après cette relative percée, les combattants ont été « balayés » par l’armée israélienne qui est à la pointe de la technologie. Après le retrait des terroristes du Hamas, l’Etat d’Israël définit une zone de guerre autour de la bande de Gaza, donc les civils sont évacués.
Les bombardements
Dans cette même journée du 7 octobre, le Hamas à envoyé plus 5000 roquettes lors de cette opération dénommée « Déluge d’Al Aqsa« . Inefficace et saturé, le dôme de fer israélien (système de défense sol-air contre les missiles ennemis, financé à moitié par les américains) a laissé passer ces roquettes qui se sont écrasées sur les grandes villes israéliennes. Les roquettes du Hamas ont impacté les principales métropoles israéliennes. Les bombardements effectués au Nord de l’Etat Hébreu sont signés du Hezbollah, organisation armée libanaise financée par l’Iran.
La riposte israélienne
Ce 7 octobre, le premier ministre Israélien Benyamin Nétanyahou déclare : « Nous sommes en guerre […] J’ai ordonné une vaste mobilisation de nos réservistes et que nous riposterions avec une ampleur que l’ennemi n’a jamais connue. L’ennemi paiera un prix sans précédent. […] Nous sommes en guerre et nous la gagnerons. » Le gouvernement hébreu mobilise effectivement les réservistes, ce qui gonfle les effectifs de Tsahal (armée israélienne) à plus de 400 000 hommes et femmes.
L’Etat hébreu riposte aussi vigoureusement avec des frappes de missiles et des frappes aériennes, détruisant des quartiers civils entiers de la bande de Gaza, en justifiant ces frappes par le fait que les terroristes du Hamas s’abritent dans ces quartiers. Il déclare aussi l’état de siège à Gaza en coupant l’eau, le gaz, et l’électricité. Ces mesures, ainsi que les pertes civiles dues aux bombardements, provoquent un vif émoi dans tout le monde arabe.
Fin octobre, l’armée israélienne finit par pénétrer physiquement dans la bande de Gaza. Le 1er novembre, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme avertit que l’ampleur des destructions ainsi que le nombre élevé de morts et de blessés civils lui font craindre « sérieusementqu’il s’agisse d’attaques disproportionnées qui pourraient équivaloir à des crimes de guerre ».
Hier, 7 novembre, un mois jour pour jour après le début du conflit, le ministre de la Défense israélien annonce que les troupes de Tsahal sont « au cœur de Gaza-Ville ».
Un bilan pour la bande de Gaza… provisoire
Dans la bande de Gaza, selon des chiffres avancés par le Hamas, on déplore 10 000 morts, et des milliers de blessés… On dénombre plus d’1,5 millions de déplacés internes (femmes, hommes et enfants confondus). C’est une catastrophe humanitaire, du jamais vu en si peu de temps depuis les grands conflits du XXe siècle.
Beaucoup de pays, avec l’ONU, demandent aujourd’hui un « cessez le feu humanitaire immédiat ».
Bao Nam et Kenzo
*Hamas : organisation politique islamiste ayant une branche armée, considérée comme terroriste par Israël, les Etats-Unis, l’Union européenne et de nombreux autres pays. Elle contrôle la bande de Gaza, depuis son élection lors des législatives de 2006 (44% des voix) mais est peu active dans les autres territoires palestiniens (Cisjordanie). Le Hamas lançait régulièrement des roquettes sur le territoire israélien avant son attaque le 7 octobre.
Lors de la cérémonie du Ballon d’or 2023, qui s’est déroulé lundi 30 octobre au théâtre du Châtelet à Paris, le trophée Kopa, récompensant le meilleur joueur pro de moins de 21 ans a été remis.
Ce trophée, du nom de l’ancien international français Raymond Kopaszewski dit Raymond Kopa a été instauré par France football en 2018 pour mettre en lumière les plus jeunes car, dans la plupart des cas, le Ballon d’or est remis à des personnes de plus de 30 ans. Contrairement au Ballon d’or, les vainqueurs du trophée Kopa sont élus par les anciens lauréats du Ballon d’or et non par les journalistes des 100 premiers pays au classement de la Fifa. Cette année, ce trophée a été remis par un footballeur ayant pris sa retraite il n’y a pas très longtemps, Eden Hazard, et le lauréat se nomme Jude Bellingham, succédant à Gavi.
Jude Bellingham
Jude Belligham à droite sous les couleurs du Borussia Dortmund / photo Viatcheslav Evdokimov, CC BY-SA 3.0GFDL, via Wikimedia Commons
Jude Bellingham est un joueur de nationalité anglo-irlandaise jouant pour l’Angleterre en sélection internationale et pour le Real Madrid en club. Il est né le 29 juin 2003 à Stourbridge et est donc âgé de 20 ans. Ce joueur évoluant au poste de milieu offensif mérite largement cette récompense au vu de sa saison incroyable avec le Borussia Dortmund et de son début de saison stratosphérique avec le Real de Madrid, marquant 13 buts en 13 matchs. La victoire était déjà tellement assurée pour lui que la moitié de ses adversaires n’étaient même pas présents à la cérémonie ! Malheureusement pour lui et son club, nous avons appris hier qu’il ne pourrait plus jouer pendant un certain temps car il s’est luxé l’épaule gauche.
J’ai découvert cet anime, The Beastars, sur Netflix et j’ai envie de vous en parler parce que je veux d’autres avis sur ce manga très intéressant…
Beastars est d’abord un manga écrit par Paru Itagaki, publié chez Kioon. C’est l’histoire du Grand loup gris, Legoshi, dont le nom signifie « Taille » (ça se comprend) qui vit tranquillement ses années lycée. Il est calme, discret, sensible, il est impressionnant par sa taille et étrange. Il s’occupe de la régie dans sa troupe de théâtre où s’est inscrit le futur Beastar, l’être capable de faire la paix entre les espèces, Louis le Cerf (Rouis en japonais). Un soir comme les autres, la confiance entre herbivores et carnivores est brisée à cause du meurtre de Tem l’alpaga.
On comprend par la suite que ce manga, tel Jean de la Fontaine et ses figures animales, parle de notre société mais en nous montrant des réactions bestiales avec des personnages compliqués et intéressants. Dans une école, l’image de soi est encore plus importante qu’ailleurs, et le grand loup mystérieux a peur de la sienne. Louis, lui, est le plus beau, charismatique. Pour lui, tout le monde est à égalité si tous font des efforts.
Les deux étudiants du club de théâtre se rencontrent et comprennent leurs personnalités respectives. Louis est agacé par le loup pour l’avoir cru comme les autres « herbis » et Legoshi est impressionné par le caractère imposant du cerf (il n’est aussi pas très réveillé). Leur relation va se compliquer avec l’arrivée de Haru (Printemps en Japonais et Hal dans d’autres langues), une lapine qui se bat pour sa survie et qui rencontre nos deux amis-ennemis… Je vous laisse découvrir l’histoire d’amour entre ces adolescents que tout sépare.
J’ai continué à regarder Beastars (surtout pour l’intro Wild side – en anglais elle est mieux) car je voyais que ça pouvait me faire changer mon point de vue. Je me suis reconnu en Legoshi mais, faisant ça, je reconnaissais aussi toutes les étiquettes des personnes de l’école et les miennes. Je suis grand mais les personnes qui me connaissent, voient aussi que je n’arrive pas à aligner trois mots d’une phrase correctement ! Et si vous me voyez dans la cour en me baissant bizarement, c’est que je suis sûrement en train de vouloir regarder quelqu’un dans les yeux, ce que fait Legoshi pour parler à Haru ! Tout ça pour dire que Beastars m’a fait respecter encore plus les autres semblant « génants », comme vous dites parfois.
J’espère vous avoir donné envie de lire et que vous vous ferez une idée du côté sauvage du monde qui vous entoure.
Cette contre-offensive est plus que particulière. Et elle nous prouve une chose : les médias ont un problème, leur réactivité. Retour en arrière : juin 2023, plusieurs actions offensives ont lieu sur la ligne de front ukrainienne. Tout d’un coup, les médias s’emballent : enfin, enfin cette contre-offensive tant attendue ! Mais alors seulement : s’agit-il vraiment d’une offensive ?
Une offensive qui n’en est pas une
Juin 2023. Après l’échec hivernal de Bakhmout, les Ukrainiens semblent mener à nouveau la danse. Leurs attaques, principalement au sud, sont tonitruantes dans les médias, mais peu dans la réalité. Ce sont en effet seulement quelques brigades qui partent à l’assaut des toutes nouvelles fortifications russes. Ces attaques sont des relatifs échecs dans un premier temps, ainsi, 20% du matériel engagé (dont le matériel occidental mis pour la première fois en œuvre), est détruit.
Mais elles semblent évoluer dans un deuxième temps, avec du grignotage de terrain, notamment autour de Bakhmout, et sur la section Zaporijia-Donetsk (prise de Robotyne). A ce jour, la carte n’a pas trop changé. En revanche en d’autres endroits, c’est l’armée russe qui avance, mais très peu.
Cette « offensive », très suivie dans les médias, se heurte à une ligne de défense russe, la ligne Sourovikine. Construite pendant des mois, elle se compose d’obstacles antichars (fossés, dents de dragon), de tranchées, mais surtout de mines. Les Russes ont miné plus que la norme, selon le général Nicolas Richoux. Et c’est en effet le principal obstacle pour les Ukrainiens, qui publient beaucoup de vidéos de déminage.
Cette « contre-offensive » a beau ne faire l’objet que de quelques combats, ces combats n’en sont pas moins féroces. Les vidéos postées à cet effet le démontrent. Il y a probablement énormément de blessés mais, pour des raisons de moral évidentes, ces chiffres sont gardés top secret.
Malgré tout, au tournant août-septembre, on observe que les Ukrainiens avancent un peu plus rapidement, ayant franchi, en certains points, les champs de mines.
Plus récemment, autour du 18 octobre, les brigades navales ukrainiennes ont établi une tête de pont de l’autre côté du Dniepr, qui semble toujours tenir à l’heure où j’écris.
Ces attaques en cartes
La ligne de front actuelle… En bleu, les avancées ukrainiennes depuis juin. On note notamment des avancées autour de Bakhmout (Est), sur la ligne Zaporijia-Donetsk, ainsi que diverses têtes de pont au delà du Dniepr (Kherson). Image Kenzo
L’avancée, très médiatisée, autour de Robotyne, fin août 2023. Les combats ont été très rudes pour contrôler les deux axes routiers que vous voyez ci dessus. Image Kenzo
Rudes combats dans l’été ukrainien pour contrôler les alentours de Bakhmout, important nœud routier et symbole de cette guerre d’usure. Image Kenzo
Les têtes de pont ukrainiennes le long du bas Dniepr, en aval du réservoir retenu par le barrage de Khakovka, tout à droite sur l’image. Les avancées d’octobre sont celles situées à droite. Image Kenzo
Ainsi, avons nous affaire à une contre-offensive ?
Intéressons nous aux chiffres. 3, maximum 4 brigades sont engagées dans les combats. C’est à peine entre 10 000 et 15 000 soldats (chiffres pour une brigade ukrainienne, car une brigade française compte 6000 hommes). Or une contre-offensive, une vraie offensive, mobilise, pour une guerre de cette échelle, un nombre beaucoup plus grand que cela. Il faut environ être 3 contre 1 en attaque contre un ennemi retranché. On estime que les Ukrainiens ont laissé une petite dizaine de brigades en réserve. Cela veut dire qu’ils n’ont pas tout engagé, alors que quand on attaque, oui il faut une petite réserve, mais il faut quand même se donner toutes les chances de gagner.
Donc attention quand on vous parle de cette « contre-offensive » dans les médias, on parle seulement de contre-attaques locales menées par les Ukrainiens. Mais il très probable que les actions offensives menées mai-juin 2023 ne font pas partie de ces attaques, elles sondaient seulement les défenses russes.
Malgré une mini reprise des mouvements milieu octobre, le front est resté très fixe pendant les mois de septembre et de début octobre. Les spécialistes estiment d’ailleurs que les combats ont diminué d’intensité ces derniers temps à cause du manque de munitions, nous y reviendrons.
Pourquoi les médias qualifient ces avancées de « contre-offensive » ? Le poids de la communication
En temps de guerre, les informations du front sont très souvent filtrées : on ne veut pas que des mauvaises nouvelles puissent être publiées dans les journaux, car cela risque de démoraliser la population et donc la troupe. C’est ce qui se passe durant la Grande Guerre : les courriers des soldats français sont minutieusement triés par la poste militaire.
Ainsi, souvenez vous, c’est l’Etat ukrainien qui, en juin 2023, annonce sa « contre-offensive ». Ce n’est plus de l’information, on appelle ça de la communication. Et attention : ce n’est pas forcément vrai (par exemple, ce qui sort de la bouche des dictateurs n’est pas toujours vrai, mais cela reste quand même de la communication).
Si on analyse depuis le début de la guerre de positions (avril 2022), ce que les médias français et/ou l’Etat ukrainien nous racontent, ce ne sont ne sont que des bonnes nouvelles : contre-offensive d’été 2022 (reprise de Kharkiv, Izium, Lyman), reprise de Kherson (sans préciser que c’est la Russie qui en sort gagnante), on minimise l’échec de Bakhmout (en effet, bon ratio pertes/pertes ennemies)… Et tout ça est bien normal, et on assiste à x10 en Russie.
Et il ne faut surtout pas oublier que, si la guerre devait s’arrêter maintenant, c’est Poutine qui gagne, vu qu’il a plus de territoires que le 24 février 2022 (date du début de la guerre).
Une contre-offensive est-elle donc possible ?
« Compte tenu de l’effort de guerre insuffisant que fournissent nos sociétés occidentales, l’Otan, les pays de l’Otan (…), je ne vois pas comment on peut amasser la masse critique d’obus, de munitions, (…) de carburant, pour pouvoir mener une affaire de cette ampleur [la contre-offensive], [car] une offensive, ça se produit dans la durée, ça dure des semaines (…), si elle s’épuise en 72 heures ça n’a aucun intérêt, quand on est pas prêt, il ne faut pas y aller« , évalue le Général Nicolas Richoux.
Cela veut dire que ça ne sert à rien d’attaquer massivement (avec une dizaine de brigades, par exemple), s’il n’y a pas de réserves de munitions, carburant, pièces de rechanges, pour tenir des semaines et des mois dans des combats acharnés.
Prenons l’exemple du système d’armes du char d’assaut. Le système d’armes définit tout ce qui fait marcher, tout ce dont on a besoin pour tel ou tel matériel. Il faut compter, pour sa fabrication, les matériaux (donc leur transport, le personnel pour, les mines de métal…), le personnel pour le construire… Comme dit dans un précédent article, tout cela est très onéreux (entre 5 et 10 millions d’euros), mais le budget n’a pas tout vu : car il faut son entretien ! Huile, pièces de rechange, transport pour ces dernières… Et il faut bien sûr ajouter le carburant (et son transport, les raffineries, etc.), les munitions (mines de métal, personnel, transport, industries…), et le personnel à bord (formation, nourriture…). On peut remonter cette chaîne jusqu’à l’infini…
Ces ressources sont, comme on le répète de plus en plus souvent, en train de s’épuiser, et elles deviennent de plus en plus convoitées.
Les exemples d’offensives avortées pour cause logistique ne manquent pas : lorsqu’Hitler envahit la Russie en 1941 (op. Barbarossa), ses unités blindées parcourent des centaines de kilomètres, mais s’arrêtent brusquement aux portes de Moscou. Pourquoi ? L’industrie allemande ne suivait plus, les moteurs étaient irremplaçables, et donc les blindés cloués au sol.
Plus récemment en Ukraine, la contre-offensive d’automne 2022 qui a eu lieu au Nord, souvenez vous, a repoussé les Russes du Nord de l’Ukraine, reprenant Kharkhiv, Izium, Lyman… Jusqu’à s’arrêter, pour des raisons logistique probablement : la production arrière ne pouvait plus suivre le rythme des combats.
Ainsi on est bien dans un problème industriel : l’industrie occidentale n’arrive plus à fournir assez de munitions à l’Ukraine. En France (pays désindustrialisé), on produit 40 000 obus par an, mais ce chiffre va être doublé pour passer à une production de 80 000/an. A Bakhmout (ville martyre), les Russes tiraient 20 000 obus par jour. Ainsi nous les Français, nous serions en mesure de ne fournir que 4 jours de munitions aux belligérants, en épuisant notre stock annuel !
Il faut pour l’Ukraine, accumuler les stocks de munitions, de carburant, et de matériel pour mener une offensive, sauf que ces stocks sont inexistants. Un exemple historique : le 6 juin 44 ne s’est pas fait en 2 mois à partir du moment où il a fallu reconquérir l’Europe, il a fallu 3 ans de préparation logistique (1941-1944) !
Pour conclure, l’Ukraine, pour gagner, doit être drastiquement plus aidée par les pays de l’Otan qu’à l’heure où j’écris ces lignes, sinon la guerre durera des années encore. Mais la timide aide des pays occidentaux s’explique aussi par le fait que les dirigeant Otaniens jouent un jeu dangereux, en envoyant suffisamment d’armement pour que l’Ukraine se défende, mais pas assez pour qu’elle attaque, pour ne pas créer une crise mondiale, et c’est bien normal.
Il y a peu de temps de cela, Le Chat, célèbre bande dessinée de Philippe Geluck, a fêté ses 40 ans ! Si tu es un adulte, tu connais forcément cette BD comique. Mais, si tu es un adolescent/enfant, c’est un peu moins sûr… croyez-en mon expérience, quand j’en parle à mes amis !
C’est en 1983 que les premières planches sortent dans le journal belge Le Soir. La BD est éditée deux ans plus tard en album. Elle se présente en plusieurs planches mettant en scène un chat au gros nez faisant des blagues, jeux de mots et constats absurdes. L’humour du Chat est intemporel. Mais le Chat est en fait bien plus qu’un chat idiot : il alerte sur les causes écologiques, les actualités du monde…
En 2021, les Champs-Elysées ont accueilli une exposition de sculptures du Chat, qui sont actuellement à Bruxelles, en Belgique. Ces statues ont été créées en miniatures par Philippe Geluck lui-même, puis confectionnées dans la fonderie Van Geert à Alost.
Pour l’anniversaire de sa mascotte, l’auteur, Philippe Geluck a sorti un nouvel album du Chat : Le Chat et les 40 bougies.
Sans vouloir faire de la pub, le Chat est une bande dessinée que je recommande vivement !
Valentine
Parenthèse pour une anecdote (tu vas devoir t’y habituer😁) : selon un article paru en 1986 dans le journal « Sud Ouest », le Chat s’appellerait Sachat !