Il colle des mosaïques sur les murs pour former des images colorées qui embellissent nos rues et leur donnent un aspect plus joyeux et ludique. Vous en avez sûrement déjà croisé dans vos balades parisiennes. Il y en a même juste à côte de chez vous, partout dans notre quartier si vous les cherchez bien… ou si vous cliquez ICI.
Invader a créé une application qui permet d’attribuer des points aux personnes qui voudraient s’amuser à chercher ses œuvres et les photographier. Aujourd’hui cette application a touché plus de 140 000 utilisateurs partout dans le monde.
Paris n’est pas le seul terrain de jeu d’Invader. Cet artiste a collé plus de 4000 mosaïques dans 170 villes partout dans le monde tout en restant anonyme car personne ne connaît sa véritable identité !
Depuis 9 ans, je fais du tennis dans un club se nommant Femina sport. C’est un club fondé en 1912 par deux professeurs de gymnastique du lycée Buffon. Actuellement, quatre sports y sont proposés : le tennis, l’aquagym, la gymnastique et le yoga iyengar. Il y a quatre coach et, si on a le niveau, on peut les aider à gérer les petits du cours de 14 heures. Ils organisent de temps en temps des matchs le samedi pour permettre à tout le monde d’affronter d’autres participants et de se lancer dans les compétitions.
Je fais des compétitions et, de temps en temps, les coachs viennent voir nos matchs. Pendant les vacances d’été, le club organise avec les joueurs faisant de la compétition une tournée pendant laquelle nous partons à Poitiers pour faire des tournois. Pour moi, la tournée s’est bien passée les trois premiers jours. Le quatrième jour, une douleur au bras est apparue et j’ai été contraint d’abandonner mes deux derniers matchs. Excepté ma douleur au bras, j’ai passé un moment incroyable car il y avait plein de gens du club à supporter et je referai une tournée, ça j’en suis certain.
Je vais vous parler d’un de mes animes préférés dont la saison 2 vient de sortir : Jujutsu Kaisen !
C’est l’histoire du passé d’un exorciste très puissant, du nom de Gojo, et de son ami Suguru Geto. Tous les deux doivent vaincre plusieurs fléaux, différentes sortes de monstres qui terrorisent la population.
Les fléaux ou les monstres sont classés selon plusieurs grades de difficulté pour les vaincre. On commence avec le grade le plus bas qui est le grade numéro 3, il est très facile à éliminer. Ensuite on passe au grade 2 avec des fléaux un peu plus dangereux. Enfin les fléaux du grade 1 sont très durs à vaincre. En effet, ils peuvent communiquer entre eux et avec les exorcistes, ils ont une puissance énorme. Enfin au sommet de l’échelle, on trouve les grades spéciaux. Eux, ont tous les pouvoirs des grades inférieurs et ils peuvent jeter plusieurs sorts.
Au début de l’anime, au premier épisode, on nous parle du passé de Gojo Satoru. Les exorcistes et les fléaux de grades spéciaux possèdent plusieurs sorts comme Gojo qui possède trois sorts : le rouge, le bleu et le violet. Le sort rouge repousse l’adversaire, tandis que le sort bleu attire l’adversaire alors que son sort le plus puissant, le sort violet (qui est la fusion entre le sort rouge et bleu), forme une boule violette qui écrase tout sur son passage.
Mais le fléau que tous les exorcistes redoutent s’appelle Sukuna. Sukuna est le fléau le plus puissant car ses attaques peuvent découper absolument tout. Presque tous les exorcistes et les fléaux ont une technique spéciale, elle s’appelle l’extension de territoire. Chaque extension de territoire a un effet différent, par exemple, celle de Sukuna découpe tout sur son passage à partir de 300 mètres, celle de Gojo met à l’arrêt le cerveau de son adversaire.
Cet anime est très sympa à regarder car l’histoire est pleine de suspens, on se demande toujours si, malgré les dangers qu’ils traversent, les héros vont réussir leurs missions (parce qu’ils ne gagnent pas toujours). Les combats sont particulièrement bien scénarisés et l’animation leur amène un vrai plus par rapport au manga.
Connais-tu la JAM, section natation ? C’est un super club crée en 1896 qui t’apprend à nager ou te perfectionner. Les cours se passent le lundi soir et le mercredi soir. Les séances se divisent en deux parties, la première partie se déroule dans la piscine : on y pratique des exercices avec des « pull buoy » afin de se concentrer sur les mouvements de bras, on pratique aussi avec palmes ou des plaquettes pour muscler les jambes et les bras. La seconde partie se fait en dehors de l’eau : on y fait de la musculation au poids de corps (des pompes, des dips ou des squats). Le club est ouvert aux adultes et aux enfants aux mêmes horaires.
Je pratique la natation depuis six ans : les deux premières années j’ai commencé avec des cours particuliers, depuis quatre ans je m’exerce dans un club. Je fais de la natation car j’aime la sensation de glisse sur l’eau.
J’associe la natation avec une heure trente de vélo par semaine, je fais des compétitons d’aquathlons (compétition composée de deux épreuves : natation et course à pied) et de duathlons (compétition de trois étapes : course à pied, vélo et course à pied de nouveau). Ma passion principale reste toutefois la natation car j’aime les sensations dans l’eau et cela m’aide à me vider la tête.
L’ambiance à la JAM est motivante et il y règne un esprit de compétition bienveillant grâce à l’entraineur et aux autres membres du club qui se donnent à 100%. Il y a deux entraineurs très sympas (un pour les enfants et un pour les adultes), il se lancent entre eux un petit frisbee de part et d’autre de la piscine. Lorsque l’un des deux rate sa lancée et que le frisbee tombe dans l’eau, nous essayons de le rattraper le plus rapidement possible. Malheureusement notre entraineur prend sa retraite l’année prochaine. Nous sommes attristés mais nous continuerons de nager.
Léo
Pour plus de renseignements et si vous voulez vous inscrire, cliquez ICI.
La récente Coupe du Monde de rugby vous a peut-être fait découvrir ce sport et vous a donné envie de pratiquer. Savez-vous que, si vous habitez dans le 14e, vous avez la chance d’avoir un club historique puisqu’il a été créé en 1906, et qu’il a fait partie de la 1ère division de l’époque ? Ce club, c’est le PUC, le Paris Université Club !
Aujourd’hui, s’il n’a plus la même renommée, le PUC reste un club formateur de référence dont sont par exemple issus Jonathan Danty , Vincent Moscato , Vincent Deniau, Antoine Burbant, Jacques Boussugue ou Wesley Fofana.
Moi, j’y suis inscrit depuis quatre ans, encouragé par mon père, ancien joueur. On peut dire que dans ma famille, originaire du Sud-Ouest, le rugby est une tradition partagée par les grands-pères, les oncles, les cousins !
Au PUC, j’ai découvert l’esprit et la cohésion d’équipe : nous sommes tous soudés et amis, si quelqu’un rate quelque chose on vient l’aider, il recommence et il finira par réussir. J’ai aussi découvert la compétition (que je ne connaissais pas) avec ses hauts et ses bas. Nos « rivaux » à Paris (c’est historique aussi mais ça continue), sont les joueurs du Racing 92 qui, pour le moment, sont imbattables avec des gabarits inimaginables pour leur âge. Nous sommes aussi déjà partis pour des tournois dans le Sud-Ouest, à Béthune dans le Nord, à Epernay en Champagne, à Châlon sur Saone… Ces déplacements ne font que renforcer l’esprit d’équipe et il y a toujours beaucoup d’ambiance !
Evidemment, tout cela, si on y ajoute les entraînements deux fois par semaine, nécessite beaucoup d’implication ! Mais nulle part ailleurs on ne peut éprouver un tel bonheur à se rentrer dedans !
Young Sheldon est une sitcom américaine, écrite et réalisée par Chuke Lorre et Steven Molaro que je regarde en famille et que je vous recommande.
Cette série est en réalité un « spin-off », c’est-à-dire une série dérivée d’une autre série : The Big Bang Theory. Elle a donc été créée après celle-ci. On y retrouve le personnage de Sheldon, un scientifique surdoué. Ce personnage ayant beaucoup plu au public dans The Big Bang Theory, les studios ont décidé de raconter son enfance dans Young Sheldon. La série a été diffusée pour la première fois le 25 septembre 2017. En ce moment, elle revient à la mode sur Netflix et Tik Tok.
Le héros de la série est un jeune garçon de 9 ans qui a intégré le lycée car il est extrêmement intelligent, et même plus : c’est un véritable surdoué. Mais s’il est très fort scolairement, il a par contre, de grosses difficultés à communiquer avec les autres et il se retrouve dans l’incapacité de se faire des amis. Pourtant il essaye, car sa mère est très inquiète pour lui et veut absolument qu’il s’intègre. Mais Sheldon enchaîne les gaffes au lycée.
Je recommande cette série d’abord parce qu’elle est super drôle ! Tous les personnages mais surtout les situations dans lesquelles ils se mettent sont très amusantes. Sheldon est toujours en décalage avec les autres et pour essayer de s’intégrer, finit toujours par se mettre dans des situations impossibles. Mais la série nous fait aussi réfléchir sur la différence. Comment s’intégrer quand on est comme Sheldon ?
Ce vendredi 17 novembre, je suis allée voir avec l’atelier théâtre du collège, la pièce Euphrate au théâtre de la Cité Internationale.
C’est un seul-en-scène, c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul acteur sur scène. Ce dernier est une dernière : Nil Bosca. Dans cette pièce qu’elle a écrite elle-même, Nil incarne Euphrate, une jeune fille franco-turque à la recherche de son futur métier, mais également tous les autres personnages de son histoire, en changeant d’expressions, d’accents, de démarches et de costumes.
« Ce n’est pas vraiment une pièce autobiographique, mais plus une auto-fiction […] Euphrate est une sorte d’alter-ego », a dit Nil Bosca lors de notre rencontre avec elle après son spectacle.
Effectivement, « Euphrate » reflète la vie de Nil Bosca, qui, comme son personnage, cherche désespérément son métier à 17 ans. Euphrate va alors chez une conseillère d’orientation qui lui conseille d’aller en Turquie, le pays de son père, et de « fouiller son passé pour trouver son futur ».
Lors de son voyage, Euphrate va au musée d’Istanbul où elle « rencontre » (en photographie) la première actrice musulmane de Turquie au début du XXème siècle : Afife Jale. Cette femme l’inspire beaucoup.
En rentrant en France, Euphrate enchaîne les filières, les boulots, elle devient finalement psychologue après plusieurs années d’études pour se rendre compte qu’elle n’est pas faite pour ça… A 25 ans, Euphrate a la rage et, pour une fois, suis les techniques de pseudo-méditation de sa conseillère d’orientation et décide qu’elle va devenir professeure de théâtre, inspirée par Afife Jale.
Je trouve très impressionnant les changements de personnages de Nil Bosca. Sur scène, aucun décor : juste une table, une chaise et un portant pour changer de costumes. Ses changements d’expressions sont si rapides que l’on suit très facilement, contrairement à ce que je pensais quand on m’a dit que Nil allait jouer tous les personnages ! J’ai vraiment été impressionnée.
En bref, débrouillez-vous comme vous voulez, mais allez voir cette pièce sans plus attendre !
Valentine
Euphrate, mes impressions
Suite à la sortie de l’atelier théâtre pour aller voir le spectacle Euphrate, je voulais vous parler de mes impressions sur ce seul en scène. Nil Bosca l’actrice qui joue Euphrate, le personnage principal est une actrice incroyable.
La particularité de ce spectacle est qu’une même actrice joue plusieurs personnages. Ainsi elle interprète à la fois son père, la conseillère d’orientation, ses cousins, l’actrice Afife Jale et, bien entendu, son double Euphrate… Pour changer de personnage, elle n’a pas besoin de partir en coulisse pour changer de costume mais il suffit qu’elle change son accent, sa manière de parler, son attitude, sa gestuelle, en se mettant par exemple dans une position particulière pour que le spectateur comprenne qu’il s’agit d’un autre personnage. Parfois seulement, elle se sert d’un accessoire, comme un foulard sur sa tête pour interpréter Afife Jale mais c’est surtout son interprétation qui permet le changement de personnage. Le public n’est jamais perdu. En tant que jeune acteur, je me rends compte que c’est vraiment difficile de réussir pendant plus d’une heure à faire des dizaines de transition de personnage. Et j’ai été impressionné par cette prouesse.
Le spectacle joue aussi beaucoup sur les lumières et la musique. Les musiques correspondent beaucoup à l’état dans lequel Euphrate se trouve. Par exemple lors de ses examens, on entend un extrait du célèbre Roméo et Juliette de Prokofiev. L’éclairage est aussi très important pour donner une ambiance. Par exemple, au début avant que le spectacle ne commence, on ne voit aucune lumière sauf la lumière de son téléphone. C’est très impressionnant comment Nil Bosca arrive à jouer avec ces lumières.
Ce spectacle m’a aussi plu car, sur la scène, il n’y a qu’une table, une chaise et un portant pour exposer les costumes et c’est incroyable tout ce qu’elle a pu faire avec aussi peu de choses.
« Mondes disparus », la nouvelle exposition au Jardin des plantes qui a débuté le 14 octobre 2023 et qui se poursuivra jusqu’au 16 juin 2024 est à ne manquer sous aucun prétexte. C’est tout simplement magnifique !
Cette exposition virtuelle nous replonge dans notre passé, de la première forme de vie jusqu’à aujourd’hui .
Nous commençons notre visite dans le futur, en 2223, époque où la technologie a énormément évolué : voitures volantes, tables informatiques et autres technologies avancées sont au rendez-vous. Au cours d’une réunion sur des plateformes volantes, tout d’un coup, le robot de notre guide qui se nomme Darwin, se détraque et nous ramène au big-bang. En effet, nous voyons depuis notre plateforme plusieurs planètes et étoiles mourir pour devenir notre chère planète Terre. Puis, le robot se détraque de nouveau et nous emmène à un autre moment du passé où l’on découvre les premières formes de vie : des sortes d’éponges orangées appelées « stromatolite ».
Notre guide demande à son robot de nous rapetisser à la taille d’une bactérie. Nous entrons d’un coup dans une des stromatolites, nous voyons toutes les bactéries qui la composent. Puis tout devient noir et nous nous retrouvons sous l’eau avec des créatures marines et carnivores (ou pas). Une de ces créatures surgit alors du sable et nous emmène sur son dos, notre guide nous la présente : il s’agit d’un ancien dinosaure marin.
La visite continue, surgit derrière nous une autre créature, apparemment la plus redoutée de tous les herbivores ! Notre guide nous dit : « Voici la créature la plus redoutée de tous les fonds marins, nous avons dix chances sur cent de ne pas finir dans son ventre. Ne paniquez pas ! Je vais activer le dôme de protection ». Notre monture plonge alors dans le sable et la créature carnivore disparaît enfin. Une sorte de crevette avec des pattes violettes surgit ensuite, nous passons sous elle puis le robot retrouve l’énergie dont il a besoin pour nous ramener chez nous. Nous remontons vers la surface mais un « Ambopteryx longibrachium » (petit dinosaure volant) nous vole notre boule noire énergétique. Notre guide se jette donc sur le dinosaure voleur mais Darwin, le robot de notre guide, augmente sa taille par erreur. Néanmoins, nous arrivons à récupérer la boule d’énergie.
Je ne vous en dis pas plus sur mon expérience, je vous conseille de regarder la vidéo bande-annonce officielle du Muséum du Jardin des Plantes pour vous en faire une idée.
Les grandes serres du Jardin des Plantes / photo Arthur Weidmann, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Pendant les vacances de la Toussaint, j’ai eu l’occasion de visiter le Jardin des Plantes, je me suis notamment intéressé aux grandes serres. Une serre est un abri permettant de créer un environnement adéquat au développement des plantes. Créées en 1635, les serres du Jardin des Plantes furent rénovées, démolies et reconstruites à plusieurs reprises. Dans les serres, l’air était humide, il y faisait chaud et lumineux. Ces caractéristiques étaient plus ou moins marquées afin de reproduire l’environnement habituel des plantes.
On peut en effet, visiter plusieurs serres au Jardin des Plantes : la serre de la forêt tropicale humide, la serre de Nouvelle-Calédonie, la serre des milieux arides et la serre des plantes anciennes.
Il n’y a pas d’animaux dans ces serres mais une incroyable variétés d’espèces végétales qui y sont cultivées pour nous faire découvrir la grande diversité des plantes exotiques. Il y a énormément de bégonias (plantes donnant des fleurs). Lorsque j’y étais, les fleurs n’étaient pas écloses mais leurs feuilles avaient des couleurs diverses (des nuances de vert avec des traces rougeâtres). J’ai été impressionné par l’étendue de la palette de couleurs des plantes.
En plus de la découverte d’une nouvelle végétation, le Jardin des plantes est un très beau parc où il est agréable de se promener en famille.
Récemment, on a beaucoup entendu parler de manifestations contre un projet autoroutier en chantier, celui de l’A69, dans le département du Tarn. Intervenues au même moment que le début du conflit Israélo Hamas de 2023, ces manifestations n’ont été qu’un sujet secondaire dans les médias. Mais pourtant, ô combien cette crise est révélatrice de cette question qui ne fait pas l’unanimité en France : a-t-on encore besoin d’autoroutes ?
Un vieux projet qui ne fait pas l’unanimité
L’idée de relier, dans le sud-ouest de la France, la métropole de Toulouse et la ville de Castres, émerge dans les années 2000. A l’époque, il s’agirait de fluidifier les échanges, notamment via le transport par camion, entre Toulouse et Castres. Par du lobbyisme, ce projet est en fait soufflé par le groupe Pierre Fabre (industrie pharmaceutique), premier employeur dans le département, et qui souhaite favoriser la desserte de ses sites pour les salariés et pour les camions de marchandises.
Dans les années 2010, le processus s’accélère et une enquête publique est ouverte. Ainsi, le groupe pharmaceutique défend l’idée selon laquelle cette autoroute sera bénéfique à l’attractivité du territoire (le Tarn) et « désenclavera » la région.
A savoir : une route nationale existe déjà, et elle relie Castres à la métropole Toulousaine.
En 2018, ce projet est considéré comme « d’utilité publique ». Et il commence réellement à faire parler de lui. Elisabeth Borne, alors ministre de la Transition écologique, lance les appels d’offres : choisir l’entreprise qui construira le projet. Finalement, le groupe de construction et génie civil NGE est choisi, avant que la route nationale ne soit concédée à la société Atosca, filiale du groupe NGE. L’Etat classe cet échange « secret d’affaires », ainsi le document de concession ne sera lu par des élus que récemment.
Le prix pour les futurs usagers fixé par Atosca (NGE) sera d’à peu près 8€ pour un véhicule léger thermique pour un aller simple Castres-Toulouse, on a ainsi pour un aller retour plus de 16€. C’est assez cher, ce sera même l’autoroute la plus chère de France.
Malgré tout, en mars 2023, les travaux commencent…
Le début des travaux et les manifestations
Immédiatement après le début du chantier, les militants écologistes s’activent. Pour eux, l’autoroute est une aberration : artificialisation des terres (suppression de terres agricoles), abattages d’arbres… Les travaux ne suivent pas du tout les objectifs désignés par le Traité de Paris de 2015, signé par la France, pour réduire les émissions carbone ainsi que la pollution.
L’évènement le plus médiatisé est sans doute la grève de la faim de Thomas Brail, habitant du Tarn et militant écologiste, qui s’est suspendu dans les arbres afin d’en empêcher l’abattage.
D’immense manifestations ont eu lieu en octobre avec des rassemblement de plusieurs milliers de personnes venant de toute l’Europe pour protester contre ce projet. L’objectif affiché par les militants : prendre possession de lieux stratégiques gênant la progression des chantiers, sans faire un Saintes-Solines II (Saintes-Solines a été le théâtre d’affrontements entre des militants écologistes opposés à la constructions de méga-réserves d’eau, et les forces de l’ordre dont le bilan a été de plusieurs blessés, et de quelques personnes dans le coma).
Malgré tout, les forces de l’ordre devront user de la violence pour repousser les militants, sans cette fois-ci faire de blessés. Ceci dit, certains éléments radicaux ont saccagé deux entreprises prestataires du projet autoroutiers, comme dans une usine de maçonnerie.
Depuis, le projet a été suspendu, mais pas annulé pour autant.
Alors, pour ou contre ?
Les arguments défendus par certains élus locaux, comme le député (Renaissance) de la 3e circonscription du Tarn Jean Terlier, ainsi que la présidente de la région (PS) Carole Delga mettent en avant l’attractivité que donnera l’autoroute à la région :
Ce sont 80 000 personnes qui habitent l’agglomération Castres-Mazamet, qui sont aujourd’hui enclavées, qui souffrent d’attractivité, qui sont comme beaucoup en France des déserts médicaux […]. Donc on a besoin de redonner de l’attractivité c’est une question de survie économique d’un territoire. Aujourd’hui si on veut conserver nos jeunes, qu’ils y travaillent [dans la région], si on veut conserver nos entreprises, si on veut avoir accès aux soins, aux services publics, on a besoin de ce désenclavement. C’est pas par coquetterie que ce projet, il a été décidé, on a une déclaration d’utilité publique qui a été déclarée en 2018 […]. Ce sont 900 élus qui ont signé en faveur de ce projet autoroutier, ça veut dire aussi des choses, et des personnes qui habitent dans ces territoires [qui sont favorable au projet].
Jean Terlier, député (Renaissance) de la 3e circonscription du Tarn, sur le 28 mn d’Arte
De l’autre côté on a une diversité d’opposants : des vétérans de Saintes-Solines, divers militants écologistes, quelques élus, mais surtout des scientifiques qui ont signé des pétitions contre ce projet entre autres polluant, antisocial, mais surtout destructeur d’arbres :
C’est quand même un gros projet d’autoroute qui coûte très cher, même si c’est beaucoup d’argent privé, […] à un moment, un moment très particulier, qui est un moment de confrontation aux effets dévastateur du dérèglement climatique, qui est un moment de prise de conscience de des effets ravageurs des sécheresses, de la question de l’eau, et donc ce projet, s’il est construit, s’il va jusqu’au bout, il est à la fois destructeur d’espaces naturels, d’écosystèmes, aggravateurs du dérèglement climatique. [Cela] pose des questions d’injustice, compte tenu du coût que cela coûtera d’emprunter cette route, donc pour toutes ces raisons c’est un projet qui appartient à un autre temps, et c’est pour ça je pense qu’il cristallise autant aujourd’hui de contestation, c’est qu’il devient le symbole d’un moment de société face à un enjeu de que fait-on, comment, nous adapter au dérèglement climatique. […] Quelle est la préconisation de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, qui est très consensuelle et très partagée ? C’est réduire la vitesse sur les routes, et notamment […] sur les autoroutes à 110 km/h. Imaginons, ce qu’on peut souhaiter au nom de la transition écologique, qu’on passe en France à une vitesse maximale de 110 km/h, ce qui semble tout assez raisonnable et permet quand même d’aller très vite. A quoi cela servirait il d’avoir construit une autoroute ? La question c’est pas à simplement à combien on roule sur une autoroute mais c’est construire, aujourd’hui, en 2023, une autoroute sur laquelle on pourra peut-être pas rouler à plus de 110 km/h ? […] Ca n’aura pas d’utilité.
Jadeline Garde, journaliste au pôle écologie de Médiapart, sur le 28 mn d’Arte
Personnellement, je me rangerais plutôt du côté des opposants à ce projet, car il ne respecte pas les principes du développement durable.
Le facteur du développement durable
En 1987, un Organisme de l’ONU publie un rapport (le rapport Brundtland), définissant le développement durable : « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Il comporte 3 points : une dimension économique (permettre la croissance économique et le développement des pays et régions), sociale (en respectant les droits humains et en luttant contre la précarité), et écologique (en respectant l’environnement et en préservant les ressources naturelles).
Voici le cercle du développement durable. Il y a 3 idées qui s’associent.
Notre pays applique et essaie d’appliquer ces idées (si vous voulez en savoir plus : ici). Et ce développement est indispensable pour améliorer notre monde. Or, le projet d’autoroute A69 va à l’encontre de ces idéaux :
1 – l’aspect environnemental
la construction de l’autoroute détruira plus de 300 hectares d’espaces naturels et agricoles. Les conséquences ? Moins d’absorption de CO2 = bilan carbone plus lourd, moins de production agricole = + de dépendance alimentaire aux autres pays
Une fois construite, l’autoroute aura son lot d’entreprises industrielles qui pourront s’installer à proximité, et qui bien sûr peuvent dans certains cas polluer : les locaux s’inquiètent de ces industries toxiques pour l’environnement mais aussi et surtout pour les enfants.
Elle ramènera aussi son lot de Macdonald… etc. Donc plus de travailleurs, plus de déplacements, plus de pollution… et artificialisation de terres supplémentaires.
Enfin, comme il y aura plus de voitures et plus de vitesse permise, il y aura nettement plus de pollution et d’émission de gaz à effet de serre.
2 – l’aspect social
Idée principale : le péage de l’autoroute, alors privatisée, sera très cher : on parle de 15 à 17 € pour un aller Castres-Toulouse. Ce sera littéralement l’autoroute la plus chère de France. En plus du prix de l’essence, le citoyen « lambda » devra payer, et en plus très cher, alors que la route nationale déjà existante était gratuite. Plutôt que de développer l’attractivité des territoires, c’est surtout des citoyens qui ne pourront plus prendre la voie la plus rapide pour aller à Toulouse, et devront faire d’interminables détours sans payer trop cher. Et ce prix pour quoi ? 15 à 20 minutes de gagnées sur 1h de trajet !
Enfin, l’Etat, à qui appartenait la RN, a perdu une route au profit d’un groupe privé qui comme on l’a dit plus haut, peut imposer son prix. Et tout ça sans contrepartie financière. Un cadeau donc, et cette route, que les Français ont payé avec leurs impôts, future A69, appartient désormais à un groupe privé. Pourquoi un tel cadeau ? Les raisons sont obscures et le gouvernement ne veut pas trop communiquer sur ce sujet. Tant que ça ne sera pas clair, on peut imaginer toutes sortes de choses…
Pour toutes ces raisons, il faut (à mes yeux) lutter contre ce projet, car c’est devenu le symbole d’une très timide volonté de transition écologique de la part de l’Etat alors que l’urgence est maintenant. Mais tout cela pose une question : a-t-on encore besoin d’autoroutes pour un développement économique, social et écologique ?
Des autoroutes et transports à repenser
La France possède un réseau autoroutier unique en Europe construit pendant les Trentes Glorieuses (1945-1975). Mais avec les logiques actuelles de développement durable, sont elles indispensables ?
Pour l’agglomération de Castres, c’est un problème économique : ce territoire manque d’attractivité, et ses élus le déplorent, comme cité plus haut. Plutôt que de construire une autoroute dont la majorité ne veut pas, on pourrait peut être penser à désenclaver ce territoire en respectant les principes du développement durable afin d’en faire un exemple pour toutes les régions françaises. A commencer par réfléchir aux transports : si l’objectif est de fluidifier les échanges entre une métropole (Toulouse) et un bassin enclavé (Castres), pourquoi ne pas le faire dans le respect des hommes et de la nature ?
Le ferroviaire : une solution ?
Depuis quelques temps, on s’intéresse à la solution du train. Longtemps, ça a été un transport révolutionnaire : c’est, entre autres, un élément principal de la révolution industrielle. Puis, on l’a abandonné progressivement : comme il marchait au charbon, justement, on est vite passé, à la fin du XXe siècle, à un train électrique. Aujourd’hui, on développe de plus en plus (et pas qu’en France) de LGV (Lignes Grande Vitesse). On peut notamment citer les nouvelles Routes de la Soie qui utilisent beaucoup les LGV pour traverser l’Eurasie et accélérer les échanges entre l’UE et la Chine.
Aujourd’hui, le TGV est très avantageux car il ne consomme exclusivement que de l’électricité et, étant donné qu’en France notre énergie provient à 80% du nucléaire (qui a une empreinte carbone quasi nulle), le TGV est vraiment un transport « propre ». Ses inconvénients : un fort coût de fabrication puis d’utilisation qui le rendent très difficile d’accès ainsi que les perturbations sonores occasionnées dont les habitants à proximité des LGV se plaignent souvent. On peut notamment penser au projet LGV Lyon-Turin passant par les Alpes dans la vallée de la Maurienne qui, comme l’A69 est sujet à de vives oppositions.
N’empêche, il est rapide, fiable, et surtout non polluant. A mes yeux c’est une solution pour le futur, à condition d’innover pour réduire tous les inconvénients cités plus haut. De plus la France possède une expertise dans ce domaine : il faut donc l’exploiter.
En conclusion
En conclusion, l’A69 est un projet d’autoroute devenu le symbole d’une difficile (ou timide ?) transition écologique. En effet, il est sujet à de vives protestations et, selon moi, invite à réfléchir à nos modes de transports ainsi que, plus globalement, à notre développement.