Lors de sa conférence de presse de mardi dernier, Emmanuel Macron a annoncé la généralisation éventuelle des uniformes (rebaptisés « tenue unique ») à l’école en France. Ce changement devrait arriver, après l’expérimentation menée actuellement dans un certain nombre d’établissements, à partir de la rentrée 2026.
L’uniforme se portera dès la maternelle, jusqu’à la fin du lycée. Comme nous le revèle le journal Le Figaro du 19 janvier, il sera composé d’un polo blanc ou gris, d’un pull bleu marine et d’un pantalon gris, et d’une blouse pour les élèves de maternelle.
Nous, à la rédaction, nous n’avons pas tous le même avis sur le sujet :
Alexandre : « Je trouve cet uniforme assez moche, même si je m’attendais à pire. La mesure ne me semble pas très utile : elle ne fait que « représenter » l’égalité, mais de toute façon, ce n’est pas en nous habillant tous pareil que les inégalités sociales (perceptibles bien au delà des vêtements de chacun) disparaitront. Par ailleurs, l’uniforme nous enlève le droit d’exprimer nos personnalités avec nos habits. Pour moi, le collège en uniforme serait un peu « fade », comme un plat sans sel ».
Sacha : « Je trouve que nous ne serons plus libres de porter les habits de notre choix, c’est n’importe quoi, je veux choisir de porter ce que je veux et pas devoir porter un polo moche ! Si j’ai un ami qui a un pull rouge, je peux le retrouver facilement dans la cour, alors que si tout le monde est habillé pareil plus possible de se différencier… »
Ruben : « Je trouve que cette « tenue unique » ne semble pas très pratique pour courir ni très confortable ! »
Kenzo : « Je suis pour l’uniforme. Cela, en soi, n’annulera pas les inégalités sociales, mais c’est un symbole : l’uniforme montre, il signifie, que l’on appartient tous, nous les élèves, à la République, que l’école, c’est la République. Cela traduit « l’esprit » républicain selon lequel nous sommes tous égaux et devons être considérés comme tels. »
Moi qui aime beaucoup les bandes dessinées en tous genres, j’ai lu une BD intitulée Koko n’aime pas le capitalismeet autres histoires. Il s’agit d’une BD sans histoire, où on trouve des dessins, des strips ou des histoires d’une page maximum.
Comme son titre peut le laisser imaginer, cette BD est plutôt de gauche. Elle m’a fait beaucoup rire car l’auteur trouve de très nombreuses manières de se moquer de beaucoup choses, comme des hommes et des femmes politiques, mais aussi des chaines de télévision ou des réseaux sociaux.
Les dessins sont magnifiques. Ils sont dessinés au crayon de couleur, ce qui donne un effet aquarelle très joli. Cette BD est, à l’origine, un blog sur Instagram où l’auteur, « tientiens » (son pseudonyme) a publié ses planches pendant trois ans.
Durant le festival de bande dessinée Quai des bulles, plusieurs de ces planches étaient exposées, dont une dont le titre était « ACAB BCBG » sur laquelle on peut voir un groupe d’enfants biens habillés chantant en cœur : « Tout le monde déteste la police ». La police municipale de Saint-Malo a demandé à ce que les planches soient retirées alors que cette planche est faite pour être perçue au second degré et qu’elle est purement ironique. L’humour d’extrême gauche s’est heurté à la droite locale !
Je vous recommande cette BD, et espère qu’elle vous plaira. Je n’avais pas ris autant devant une bande dessinée depuis longtemps.
Photo Tanis Coralee Leonhardi, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Léon Marchand a, en quatre ans, décroché vingt-et-une médailles d’or, gagné le titre de meilleur nageur du monde et battu le record mondial de Michael Phelps ! Il est le nageur préféré des français !! C’est le nageur le plus connu en ce moment !!
Voici donc son histoire :
Léon Marchand est un grand nageur français né le 17 mai 2002 à Toulouse et qui a maintenant 21 ans. Il est le fils des nageur(euse)s Xavier Marchand, finaliste olympique en 1996 et 2000 et Céline Bonnet, championne olympique en 1992. La famille se complète avec son oncle Christophe Marchand et son frère Oscar. Léon Marchand est le nageur français le plus titré ! Ce nageur est spécialisé dans les épreuves de 4 nages, de brasse et de papillon. Il obtient son premier titre national (médaille d’or) en 2019, c’est le 200m papillon. Après ça, il obtiendra beaucoup de titres.
Depuis l’été 2021 aux Etats-Unis, Léon Marchand s’entraine à l’ université d’Arizona State où il étudie l’informatique et partage une colocation avec cinq autres nageurs américains, quand il ne pulvérise pas des records en NCAA (championnat d’Amérique). Il est coaché par le célèbre entraineur de Michael Phelps !
Voici son palmarès actuel
– 11 fois champion de France (4 fois 200m papillon, 3 fois 200m 4 nages, 2 fois 400m 4 nages, 1 fois 200m brasse et 1 fois 200m nage libre)
-5 fois champions de la NCAA (2 fois 200 yd brasse, 2 fois 200 yd 4 nages et 1 fois 400 yd 4 nages)
-5 fois champions du monde (1 fois 200m papillon, 2 fois 200m 4 nages et 2 fois 400m 4 nages)
-du monde (en grand bassin) : 400m 4 nages « 4min 2s 50 ». IL BAT LE RECORD DU MONDE DU 400M 4 NAGES DE MICHAEL PHELPS QUI ÉTAIT DE « 4MIN 3S 84 »!!!!
Il décroche le titre du meilleur nageur du monde 2023.
Ce grand nageur n’a pourtant été que 6e aux derniers jeux Olympiques. Cependant, il vise les JO 2024 pour avoir une médaille d’or. Léon Marchand y retrouvera des adversaires qui peuvent lui poser problème comme Florent Manoudou ou Haiyang Qin.
Le conflit entre Israël et le Hamas ainsi que la guerre en Ukraine explorent des domaines de la guerre jusque là jamais expérimentés : dans un précédent article était démontrée la dimension spatiale des tensions au Proche-Orient. Une technologie qui a fait son entrée l’année dernière, l’IA générative, a fait aussi son entrée dans la guerre avec ces 2 conflits, ouvrant ainsi à la recherche militaire un nouveau domaine aux infinis avenirs. Non sans poser de multiples questions éthiques.
Dans la bande de Gaza, les victimes (morts et blessés) se comptent par dizaines de milliers. Du jamais vu en un laps de temps si court. L’explication se trouve dans les nouvelles technologies : l’armée israélienne assume ouvertement son recours à l’IA pour générer plus d’hypothèses de cible.
En effet, la technologie est utilisée pour traiter des données issues du renseignement (placement des troupes ou des chefs…) et des données de possibilités logistiques, ainsi que d’autres facteurs pour, au final, proposer des cibles potentielles de bombardement. Plus précisément 2 programmes de calculs sont utilisés : Gospel (aussi appelé Habsora) génère les cibles comme décrit précédemment et Fire Factory, qui organise ensuite les bombardement et coordonne les avions, drones et autres pièces d’artilleries.
Ces propositions de cibles et de mise en œuvre de bombardement sont ensuite transmises au commandement qui peut alors prendre des décisions. L’IA utilisée par Israël produit maintenant plus de 100 cibles par jour, dont la moitié seront bombardées. « Pour mettre cela en perspective, dans le passé, nous produisions 50 cibles à Gaza par an« , affirmait en 2021 Aviv Kochavi, ancien chef d’état-major de l’armée israélienne. C’est considérable.
Certains officiers israéliens témoignent que les critères de pertes civiles sont minimes voire inexistants. Les officiers supérieurs prennent en compte plus les « dégâts » causés au Hamas que l’ampleur des pertes civiles. Toujours selon ces militaires israéliens, ces bombardements ne sont là que pour nuire à la population palestinienne, d’où leur appellation « usine à assassinat de masse » pour désigner le système de prise de décision de bombardement.
Parallèlement, en Ukraine, on est dans la même application. Mais, on l’a vu, l’Ukraine est un conflit de haute intensité, donc l’IA est utilisée beaucoup plus largement au niveau tactique. La technologie est surtout utilisée pour le ciblage par l’artillerie avec les mêmes techniques qu’au Proche-Orient, mais aussi pour optimiser les reconnaissance aériennes de drones.
L’énorme différence avec Israël réside dans les acteurs des algorithme de calcul : tandis que Tsahal a sa propre section dédiée à l’IA, l’Ukraine fait appel à des acteurs privés (principalement la firme américaine Palantir qui revendique 90% du ciblage ukrainien) pour son usage de l’IA. En effet, les données dont sont friandes les IA pour leur entraînement et leur perfectionnement, sont légion en Ukraine, ce qui attire les entreprises privées et les start-ups. Et cela change tout : ainsi la défense d’un Etat reposerait en partie sur le bon vouloir d’un acteur privé étranger ? En tout cas l’entreprise du Colorado affirme qu’elle « ne recueille pas, ne stocke pas et ne vend pas de données« . Et l’Ukraine lance un plan pour être en 2030 une nation leader de l’IA.
Au delà de l’aide au ciblage, l’IA, pourrait aussi servir dans la détection de sous-marins : jusqu’à présent ils parviennent à se glisser dans l’océan en émettant des bruits qui ne sont pas perceptibles par les armées les plus avancées au monde. Mais l’arrivée de l’IA rebat les cartes : cette technologie pourrait bien analyser une multitude de bruits en temps record pour détecter ainsi les sous-marins. On a ainsi une véritable course dans le domaine : les Etats-Unis et la Chine sont déjà lancés, sans citer une multitudes d’autres nations, mais la France reste à la traîne. On pourrait aussi imaginer l’IA pour une aide à la prise de décision au niveau stratégique : l’ONU teste déjà un algorithme pour résoudre des conflits et des crises en entrant moult facteurs.
Quoiqu’il en soit, les militaires pensent qu’il faudrait établir des règles d’emploi pour l’usage militaire de l’IA : encadrer son développement et ne pas produire une situation similaire à Mission Impossible : Dead Reckoning !
Le week end dernier, le Barca a été plus que battu par son ennemi juré le Real lors de la finale opposant le vainqueur de la coupe d’Espagne au vainqueur du championnat espagnol « la Liga Santander ». Cette finale qui était plus qu’attendue en Espagne est appelée le « classico », un peu comme la rivalité historique entre le PSG et l’OM. Le Real Madrid était largement favori, compte tenu de ses dernières confrontations, presque toujours remportées par le club de la capitale (3 sur les 4 derniers).
C’est le duo d’attaquants brésiliens, Vinicius et Rodrygo, qui a réglé le match en inscrivant les quatre buts vainqueurs avec un triplé du premier, chef d’œuvre conclu avec un but du second et le titre d’Homme du match.
Les critiques :
Ce match a suscité de nombreuses polémiques surtout autour de Vinicius et Ferran Torres. Le barcelonais aura grommelé, je cite : « Vinicius est déjà là avec ses bêtises. Un jour ou l’autre, je vais lui donner une gifle, je le jure. S’il me dit quoi que ce soit, je vais lui donner une telle gifle que je vais l’éclater, gamin« . Après cela, Bellingham et Vinicius ont réagi, mais ils ont été vite recadrés par leur coach Carlo Ancelotti.
Pour les novices, un escape game est un jeu dont le but est de sortir d’une salle dans laquelle vous êtes enfermé en résolvant des énigmes. On y joue en groupe.
Au mois de décembre, je suis allé avec mes parents et deux amis faire un escape game dans le 13e arrondissement. L’escape game se nomme Taktic et y sont proposées 5 salles avec des thèmes différents. Nous avons expérimenté celui intitulé : « La porte du monde oublié« .
Notre mission consistait à trouver la clé de l’Atlantide, cette cité mystérieuse oubliée, car on suspectait notre grand-père de s’y être enfermé. Dans cet escape game, nous avons parcouru 6 salles et résolu à peu près une dizaine d’énigmes. Les décors de ces salles étaient très variés et réussis : on passait d’un bureau à une mine, d’une mine à un sanctuaire grec, puis nous sommes allés vers une bibliothèque et enfin dans une salle entièrement recouverte de miroirs du sol au plafond. Nous avons presque réussi.
Mes impressions
Personnellement j’ai beaucoup aimé car j’ai pu partager ce moment avec mes amis Tintin et Mimile (qui font partie de la rédaction). J’apprécie beaucoup ce type de jeu car il y faut réfléchir et être en accord avec son équipe. Enfin, il faut aussi être observateur et vif ce qui me correspond assez bien. Ce fut l’escape game que j’ai le plus aimé car c’était le plus réussi en terme de décors. Les énigmes aussi étaient compliquées comme par exemple quand nous avons dû transférer de la lumière d’une salle à une autre.
Pour ceux qui veulent faire des escape game quelques petits conseils
Ecoutez bien les consignes et répartissez vous les tâches. Mais surtout amusez vous !!!!!!!!!
Salut les footeux, aujourd’hui je vais vous parler du meilleur club du monde selon moi, le Real Madrid. Saviez vous que ce club dont les plus grandes stars du monde sont issues, datait de 1902 ?
Le Real Madrid Club de Fútbol de son nom complet, est un club de football espagnol fondé en 1902 par Julián Palacios et les frères Juan et Carlos Padró. Ce club a régné sur le football européen dans les années 1950 en remportant notamment les 5 premières éditions de la Coupe d’Europe des clubs champions (ancien nom de la Champions ligue(C1)). Lors de cette apogée, le club était sous la direction de Santiago Barnabéu, ancien footballeur puis dirigeant espagnol, ayant laissé son nom dans l’histoire du foot espagnol. Pour lui rendre hommage, le stade dans lequel évolue ce club se nomme : stade Santiago Bernabéu. Le club renoue avec le sommet du foot européen en 1980 avec une excellente équipe comportant notamment Emilio Butragueño surnommé le Vautour. Ce club était surnommé la « Quinta del Buitre » (la bande du vautour en espagnol). Une nouvelle ère arrivera en 2000, « l’ère Galactique », avec l’arrivée des meilleurs joueurs de l’époque : Zinedine Zidane et David Beckham. Une seconde « ère galactique » commencera en 2009 avec l’arrivée de Cristiano Ronaldo, Karim Benzema, Diarra et Mezut Özil. Cette période continue encore aujourd’hui malgré le départ de ces 4 joueurs avec Vinicius Junior, Rodrygo et Jude Bellingham.
Le Palmarès
Ce club, considéré comme le plus titré au monde, a remporté 35 Liga (championnat d’Espagne), 20 coupes d’Espagne et 12 Supercoupes. Il aura aussi gagné 5 Coupes du monde de la FIFA (record), 14 Ligues des champions de l’UEFA (record), ainsi que 5 Supercoupes de l’UEFA (co-record).
Les Records
Voici une liste non exhaustive des nombreux records que détient ce club : Nombres de titres : Ce club détient 9 records ou co-records de titres, il en possède 35 en Liga, 14 en C1, 3 en Coupes intercontinentales, 5 en CDM des clubs de la FIFA, ainsi que 4 records de « consécutivité » ainsi que 1 record dans une veille compétition (Coupe latine). Championnat d’Espagne : En championnat d’Espagne, ce club détient exactement 9 records. Par exemple, il détient celui du plus grand nombre de saisons jouées : 88, celui du plus de victoires : 1508, mais aussi celui du plus grand nombre de victoires en une saison : 32 soit environ 85% de taux de victoire ; mais encore, il a celui de plus grand nombre de points marqués en une saison : 100.
Palmarès individuels : Grand club signifie grande équipe, ce qui veut dire grands joueurs. En effet, ce club a eu de nombreuses stars dans son équipe, dont une d’entre elles a eu des records a la scène internationale. Francisco Gento a lui le record du plus grand nombre de titres en Liga : 12 ainsi que celui de plus grand nombre de titres en C1 : 6. Ce club a encore plein d’autres records en poche mais je ne peux vous en donner plus car sinon l’article serait trop long 😁.
Les principaux joueurs :
Pour ne pas décevoir les fans, je vais vous présenter quelques joueurs des 2 dernières « ères galactiques ».
Zizou est un joueur de foot français évoluant au poste de milieu central/offensif né le 23 juin 1972 à Marseille. Il a remporté de nombreux titres avec ces 3 principaux clubs : les Girondins de Bordeaux, la Juventus de Turin, ainsi que le Real de Madrid dont il a été le coach. Il a par exemple été désigné meilleur joueur des 50 dernières années par l’UEFA. Il aura entre autre remporté 1 Coupe du monde de la Fifa avec l’équipe de France de football.
David Beckham est un joueur de foot anglais évoluant au poste de milieu offensif anglais. Même s’il n’aura pas gagné de nombreux titres, il restera quand même un joueur mythique de ce club en réalisant des saisons de très bon niveau. En ce moment, il est propriétaire et créateur du club de foot de Miami : L’Inter Miami, le club où joue la légende argentine Lionel Messi.
Cristiano Ronaldo est un joueur de foot évoluant au poste d’attaquant. Il aura marqué l’histoire de ce club en marquant un total de 450 buts tout en réalisant 117 passes décisives, ce qui est énorme pour un attaquant en seulement 9 saisons (soit environ 50 buts pour une quinzaine de passes décisives par saison). Il joue aujourd’hui pour le club de Al-Nassr FC en Arabie Saoudite. Il aura remporté un grand nombre de titres avec ce club dont 5 LDC.
Vinicius Jr :
Vinicius Jr est un footballeur brésilien jouant dans ce club depuis 2018 au poste d’ailier gauche. Ce club est seulement son 2e, ce qui montre le talent de ce jeune joueur de seulement 23 ans. Il a gangé avec ce club 1 Ligue des champions tout en marquant presque 200 buts et en offrant une cinquantaine de buts à ses coéquipiers.
Avant les vacances, je suis allé voir une exposition de photos, dans la cour des Archives nationales, organisée à l’occasion des 50 ans du journal Libération qui expose les plus belles unes du périodique.
Parmi les photos, on retrouve des évènements historiques comme la chute du mur de Berlin, sur laquelle on voit des gens se hisser sur le mur, mais aussi des évènements politiques comme la réélection de Mitterrand, dont le titre de la une, « Chapeau l’artiste » m’a fait rire. L’autre titre qui m’a marqué est celui de l’article pour la mort de l’humoriste Coluche qui reprend un de ses célèbres sketchs : « C’est un mec… y meurt« .
J’ai beaucoup aimé cette exposition car les photos des unes de Libération sont très belles et variées, on y trouve du noir et blanc, mais aussi de la couleur. J’ai également aimé cette exposition car elle résume 50 ans d’histoire en quelques images. Il n’y a pas que des unes dans cette exposition. Il y a des photos de presse et des textes qui donnent des précisions sur les photos. Je vous conseille fortement cette exposition. Elle est très rapide à visiter, 45min si vous voulez tout lire, et 20min si vous regardez uniquement les images.
Cette exposition est gratuite et dure jusqu’au 18 février.
Nous avions déjà fait un article sur l’attaque du 7 octobre par le Hamas sur Israël (ici). Mais nous ne nous sommes pas interrogés sur les origines des tensions dans la région, et pourquoi ces questions font autant débat. Ainsi pour mieux comprendre la situation actuelle, il faut se replonger dans l’Histoire…
1945. La Seconde Guerre mondiale s’achève, et l’Europe sort exsangue d’une guerre qui a fait des dizaines de millions de victimes, dont 6 millions de Juifs déportés et exterminés par le régime nazi d’Hitler. Ceci est la conséquence de la montée de l’antisémitisme en Europe au XIXe siècle. Et parallèlement, s’est développé un autre courant de pensée, le sionisme.
Le sionisme est défini par l’Académie Française comme un « mouvement politique et religieux né dans la seconde partie du xixe siècle, prônant le retour des Juifs en Palestine et la création d’un État juif ». Avec l’aide du Royaume-Uni qui possède la province de Palestine, ce mouvement installe des colonies sur ce qui, pour les Juifs, est la Terre Promise, de Caanan, où les Juifs étaient souverains avant la diaspora.
Pour comprendre à partir de là, il faut encore remonter dans le temps. Le peuple Juif, qui peuplait alors la Palestine, fut soumis par les Romains au Ier siècle av. J.C. Après s’être révoltés plus de 2 fois, leur Temple fut détruit par l’empereur Hadrien en 135 et la plupart prirent alors la fuite vers le reste du pourtour méditerranéen et formèrent des communautés à travers la Méditerranée et l’Europe. C’est ce qu’on appelle la diaspora.
Ainsi, à partir des années 1930, des premiers Juifs commencent à s’installer en Palestine en ayant le sentiment de « revenir » sur la Terre de leurs ancêtres. Comme dit plus haut, ils fuient l’antisémitisme et beaucoup viennent d’Allemagne où s’installe le régime nazi.
En revanche, ils ne s’installent pas dans un désert : il y a bien des populations locales qui sont majoritairement arabes. Ces arabes sont à 80% musulmans, mais on trouve également beaucoup de chrétiens (10%) et de Juifs n’ayant pas fui lors de la diaspora (10%). Or, l’installation des colons se fait au dépend de ces populations et très tôt certains chrétiens et musulmans prennent les armes contre les colons.
C’est dans ce contexte que la décision est prise par la toute nouvelle ONU de départager la Palestine entre les arabes et les colons juifs, après le retrait du Royaume-Uni. Un Etat d’Israël est proposé aux populations arabes qui refusent le plan de partage. Ce plan créée plusieurs enclaves de chaque côtés, ce qui par nature déplaît. Aux colons est attribué le désert de Néguev (sud), la côte méditerranéenne ainsi que le Haut Jourdain.
Malgré tout un conflit éclate entre les Palestiniens et les colons juifs, qui aboutit à la victoire juive. L’Etat d’Israël est proclamé le 15 mai 1948. Aussitôt, ce sont ses voisins arabes (Egypte, Jordanie, Syrie…) qui attaquent Israël : on parle alors de la Guerre d’indépendance.
Encore victorieuse, Israël en profite pour récupérer un peu plus de terres que prévu par le plan de partage de l’ONU. Commence alors une immigration massive vers le tout nouvel Etat hébreu.
Cette immigration est composée de Juifs du monde entier : rescapés de la Shoah (Europe), séfarades (Maghreb), juifs d’Amérique, mais aussi des Juifs venant de pays arabes. Très vite se construit un Etat démocratique sur le modèle occidental, mais qui a du mal à s’intégrer parmi ses voisins.
Le parti d’extrême droite de Geert Wilders a remporté il y a quelques mois les élections législatives aux Pays Bas avec 37 sièges sur 150. Ce leader extrémiste islamophobe, climatosceptique est surnommé « le Trump Néerlandais ». Il souhaite aussi organiser un référendum pour envisager le Nexit (exit + le N de Nederland), c’est à dire la sortie des Pays Bas de l’Union Européenne.
Cette élection vient s’ajouter à celle de Giorgia Meloni en Italie, Victor Orban en Hongrie et Robert Fico en Slovaquie. Or, tous ces dirigeants ont en commun leur détestation plus ou moins grande de l’Europe et, le droit européen s’imposant aux droits nationaux, leur dénonciation des « diktats » de Bruxelles.
Alors que se profilent en juin prochain les élections européennes, que se passera t-il si l’extrême droite y fait des scores importants et multiplie ses représentants au Parlement ?
Certains prévisionnistes nous annoncent la possibilité de 180 sièges pour les formations d’extrême droite contre 130 aujourd’hui. On sait d’ores et déjà que la liste RN de Jordan Bardella est en tête des intentions de vote en France (31%).
La première conséquence à laquelle il faudrait s’attendre est un durcissement des lois concernant l’accueil des migrants. Là encore, la récente loi française sur l’immigration, votée avec l’appui du RN, et qui restreint les droits des travailleurs immigrés en situation régulière, ne peut que nous inquiéter.
La seconde conséquence très probable serait un changement de position par rapport à la Russie. Nous savons que les divers leaders d’extrême droite ont, (au moins) par le passé exprimé des positions très « compréhensives » de la politique de Vladimir Poutine.
La troisième conséquence attendue serait une remise en cause de la question écologique en Europe et des mesures à prendre pour assurer la transition énergétique.
De toute manière, une nette progression de l’extrême droite, à cause du nationalisme revendiqué de ses représentants, aura sans aucun doute pour conséquence d’affaiblissement de l’idée même d’Europe en tant que fédération.