
Le nouvel an iranien est différent du nouvel an occidental : en France, nous utilisons le calendrier grégorien, chaque nouvelle année démarre au 1er janvier, tandis qu’en Iran nous nous basons sur le calendrier hégirien qui débute le premier jour du printemps, symbole de renouveau. Le 20 mars, nous fêtions donc Norouz, qui signifie « jour nouvel ».

Pour fêter le nouvel an, on prépare une table sur laquelle on met sept objets commençant par la lettre « س » qui se prononce « sîn ». Ces objets viennent de la nature et représentent la vie, car la nature avait une importance particulière pour les Perses. Ainsi, ces éléments ne se perdent pas, ils se recyclent et retournent à la nature.
Traditionnellement, nous pouvons y trouver ces sept objets qui sont les principaux :
- Sabzeh = germes de blé, lentilles qui ont poussé dans un plat = symbole de renaissance
- Samanu = pâte sucrée = symbole d’abondance
- Senjed = fruit séché du jujubier = symbole de l’amour et de la famille
- Serkeh = vinaigre = symbole de patience et de résilience
- Sîb = pomme = symbole de beauté et santé
- Sîr = ail = représente la médecine et la santé
- Somagh = baies de sumac = symbole de l’amitié, la santé et représente la couleur du lever de soleil
Il en existe trois autres qui ont été rajoutés plus tard :
- Sonbol = fleur de jacinthe = symbole de l’arrivée du printemps
- Sekkeh = pièce = richesse
- Saat = horloge = la valeur du temps
Chacun décore sa table selon ses goûts, on peut donc ajouter d’autres objets que ceux déjà nommés.
Norouz est un moment de partage que nous passons en famille et entre amis, en se rendant mutuellement visite et en s’apportant des gâteaux. Les plus grands donnent des cadeaux aux plus petits, souvent de l’argent.
Norouz commence le premier jour du printemps et se termine le douzième jour. Le treizième jour, une fête appelée Sizdah Bedar vient marquer la fin des festivités de Norouz. Sizah Bedar signifie » le jour treize dans la nature ». Durant cette fête nous faisons des nœuds entre les feuilles de blé qui ont germé (Sabzeh), car le sabzeh est censé aspirer les malheurs, les maladies et la malchances de la maison, puis nous lançons le sabzeh soit dans la nature, soit dans l’eau courante, pour chasser les mauvaises ondes.
Amin
















