La Vallée des fous, le Vendée Globe dans son jardin

La Vallée des fous est un film réalisé par Xavier Beauvois sur le thème du Vendée Globe.

Le personnage principal est Jean-Paul, joué par l’acteur Jean-Paul Rouve. Il est veuf, alcoolique, élevant sa fille à Port La Forêt dans le Finistère, lieu connu pour la course au large. Il entreprend de faire le Vendée Globe via Virtuel Regata (une application pour faire des courses virtuelles). Il décide de se mettre dans les conditions des skippers, c’est-à-dire qu’il va le faire dans son bateau qui se trouve au fond de son jardin 😂.

Ce film est touchant, c’est le voyage « virtuel » d’un personnage abimé mais aussi son voyage intérieur qui va l’amener à se débarrasser des problèmes qu’il rencontrait avant et à se désintoxiquer pour trouver un nouveau départ. Une belle aventure !

Anouk

Bientôt la fin des gratte-ciels à Paris ?

Les tours Duo à Paris / image Boubloub, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Les tours Duo sont les derniers gratte-ciels parisiens en date. Une des deux tours est un hôtel et l’autre un centre d’entreprises. Elles ont été dessinées par les ateliers Jean Nouvel. Le projet est composé de deux tours, une de 180m et l’autre de 122m, soit 39 et 27 étages. Elles sont situées dans le 13e, pas loin de la BNF. Les travaux ont commencé en mars 2017 et ont été livrés en 2021. Pour notre part, nous les trouvons assez belles et, là où elles sont placées, elles ne dénaturent pas Paris.

Si l’on excepte la tour Triangle (180m de hauteur) qui sera terminée en 2026 à la porte de Versailles, Paris ne devrait plus désormais accueillir de gratte-ciels. En effet le PLUb (Plan Local d’Urbanisme bioclimatique) voté au dernier Conseil de Paris, le 20 novembre dernier, prévoit une hauteur maximale de construction autorisée de 37m, soit l’équivalent de 12 étages. On explique, à la Mairie : « Les experts nous ont démontré que tous les gains écologiques et économiques d’une construction d’immeuble s’annulaient au delà d’une certaine hauteur, en raison des obligations légales. Passé un certain seuil, leur construction est plus polluante et couteuse ».

Concernant les surélévations d’immeubles (la création d’étages supplémentaires), elles ne seront autorisées que dans les avenues de 15m de large ou plus et seront conditionnées à la création de nouveaux logements.

Nohal et Gabin

Bousculade mortelle lors d’un match de football en Guinée

Dimanche dernier, à Nzérékoré, la 2e plus grande ville de Guinée, un match de finale entre le club local de la ville et celui de Labé s’est déroulé lors d’un tournoi organisé en l’honneur du général Mamadi Doumbouya, afin de le soutenir pour son éventuelle candidature aux prochaines élections présidentielles. Ce dernier est arrivé au pouvoir en septembre 2021 par un coup d’état et s’est autoproclamé président.

Ce match se déroule dans un stade encore en travaux et plein à craquer. Certains le regarde même du haut du mur d’enceinte. La rencontre se passe bien jusque la 83e minute où un penalty est sifflé en faveur de l’équipe locale. Les joueurs de l’équipe adverse commencent alors à contester et les supporters envahissent le terrain. Le match tourne en catastrophe : les forces de l’ordre envoient des grenades lacrymogène et la foule se rue dehors. Chacun cherche à sauver sa peau, quitte à piétiner son voisin ou à escalader des murs de 3 mètres de haut. Dans ce mouvement de foule, de nombreuses personnes perdent la vie, au moins 56 morts sont à déplorer, si ce n’est pas plus.

Mimile

Portrait de Yoann Benezra, combattant de la 3ème phase éliminatoire de la Judo Pro League

Mercredi 13 Novembre 2024, nous avons rencontré Yoann Benezra un athlète de première division lors de son échauffement avec l’équipe d’Asnières. Il préparait son combat contre Ouzoumag Magkayev pour la judo pro League. Nous avons réussi à l’interviewer. Voici le récit de notre rencontre.

L’ambiance de la salle d’échauffement est tendue. Les deux équipes sont présentes. Chaque visage est fermé par la concentration et la pression de la rencontre. En effet, il y a un enjeu important : la qualification pour le quart de finale. Yoann est assis sur le tatami, parlant avec son coach de son futur combat. Stratégie et tactique sont au cœur de la discussion.

Yoann est un judoka de 23 ans, qui a commencé le judo à 4 ans sur les conseils de son père pour canaliser son énergie. Sa motivation et son investissement lui permettent aujourd’hui d’être au plus haut niveau national. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est recruté par Asnières judo 92 pour cette troisième phase éliminatoire. Pour atteindre ses objectifs, Yoann réalise de nombreux sacrifices : « des sacrifices, il faut en faire quand on fait du sport à haut niveau ». Effectivement, Yoann se prive de sorties avec ses proches et d’autres plaisirs du quotidien. Il doit aussi surveiller de très près son alimentation pour se maintenir en -90kg.

Mais cela en vaut la peine parce que, même s’il ne réussit pas encore à vivre de son sport, il vit pleinement son rêve tout en continuant ses études à côté.

Malgré sa timidité que nous avons perçue lors de cette interview et le stress précédant le combat, Yoann a bien voulu nous accorder de son temps pour répondre à nos questions et nous le remercions ici chaleureusement.

Vadim, Salman, Samuel, Younes👍(de la classe judo)

Une victoire imposante de l’Asnières Judo 92

La judo pro league est une compétition opposant Asnières Judo 92 au Judo Hauts de France. Nous, élèves de la classe judo du collège, avons eu la chance d’assister à la troisième rencontre des phase éliminatoires le 13 novembre 2024 à l’Arena Teddy Rinner.

Cette compétition est un format inédit de combats en équipes car elle a une composition très particulière : 5 filles, 5 garçons alors que les équipes ne sont habituellement pas mixtes.

Dès le premier combat (moins de 52 kilos femmes) opposant Alyssia Poulange (pour Asnières) à Moussati Inaya (pour les Hauts de France), la combattante d’Asnières gagne son combat en moins de 10 secondes en expédiant son adversaire sur le dos. On appelle cette façon de gagner un point : un ippon, ce qui veut dire « la mort subite de l’adversaire ». Cette première performance incroyable donne de l’énergie à l’équipe mais surtout le ton de la rencontre. Dans les gradins, les encouragements commencent à s’imposer. Abderrahmane Boushita (d’Asnières) poursuit cette lancée en infligeant lui aussi à son adversaire un splendide ippon avant la moitié du combat.

A la mi temps, nous avons eu le plaisir d’assister à une démonstration de break dance et nous avons eu la bonne surprise de pouvoir obtenir un autographe de Maxime Gaël Ngayap Hambou, médaillé de bronze olympique des deniers JO de Paris 2024.

Mais ce soir là, le fair-play n’était pas au rendez-vous de toutes les rencontres. En effet, pendant le dernier combat, après la mi-temps, Luka Lomidze a pris un shido, une faute légère. Ce dernier a failli perdre son sang froid mais l’arbitre et les coachs ont su apaiser l’atmosphère qui était tendue.

Finalement, pour la plupart d’entre nous, cela faisait un an que nous n’avions pas assisté à la Judo Pro League. Nous étions très heureux d’être ici pour soutenir l’équipe de notre professeure d’EPS et de judo. C’est une chance pour nous, membres de l’option judo d’assister à ces combats professionnels. Cela nous permet de nous perfectionner dans la compréhension des règles. On rêverait de vivre une expérience pareille !

Amar, Camil, Eva, Garance, Maximilien, Yanis

Léon Marchand, star des JO et figure inspirante

Tanis Coralee Leonhardi, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Léon Marchand est un nageur très jeune, il a 22 ans, il est né à Toulouse. Cet été, il a réussi à gagner 4 médailles d’or aux Jeux olympiques, devenant non seulement un de nos champions les plus populaires, mais une vraie star mondiale. On le surnomme « Léon marchand de rêve ». Le 31 octobre, à Singapour, lors d’épreuves comptant pour la Coupe du monde 2024 en petit bassin, il remportait le 100 m/4 nages, pulvérisant le record d’Europe et, le lendemain, remportait le 200 m/quatre nages, battant cette fois-ci le record du monde. Pour bien finir sa semaine, le 2 novembre il s’imposait sur le 400 m/4 nages libres.

Mais, malgré sa célébrité, Léon Marchand reste fidèle au club des Dauphins du TOEC à Toulouse avec lequel il a démarré la natation. Le 10 novembre, il participait, dans un (presque) anonymat, à une compétition régionale. « Être un nageur lambda, c’est ce qu’il veut, que son club soit mis en avant et pas seulement lui. C’est ce qui fait son charisme, il ne veut pas du statut de star. Et l’organisation a fait passer le message pour qu’il soit un peu tranquille, un nageur comme tout le monde, avec ses copains pour la journée », explique Michel Coloma, le directeur général des Dauphins du TOEC.

Nous faisons toutes les deux de la natation depuis plusieurs années. Parce que c’est un grand champion mais parce qu’il reste simple et humble, Léon Marchand est pour nous une figure très inspirante.

Norhane et Doria

Dorothée Gilbert, le jour où elle fut nommée danseuse étoile…

La retraite de la danseuse approche… Agée de maintenant 42 ans, alors que la retraite d’une danseuse est normalement à 40 ans… La dernière fois où elle dansera sur scène sera peut-être demain… Ou pas !!! Un article pour vous projeter dans l’univers de la danse classique, à lire même sans être passionné.e. Une danseuse exceptionnelle dont je vais vous raconter le jour où elle fut nommée étoile.

Dorothée dans Don Quichotte / Malixia, Public domain, via Wikimedia Commons

Le 19 novembre 2007 au soir, la scène de l’Opéra de Paris est vide. Sur le plateau, il n’y a que les danseurs et les danseuses dans leur costume. Pour cause de grève de certains techniciens le décor n’a pas été monté. Le spectacle se déroule à merveille avec uniquement les danseurs et les danseuses pour interpréter Casse-Noisettes. Ils arrivent à faire « vivre » et transmettre l’émotion par leur seule prouesse chorégraphique et leur grâce. Dorothée Gilbert interprète ce soir-là le rôle de Clara, c’est bien sûr le premier rôle, qui lui va à merveille.

A la fin de la représentation, le directeur de l’Opéra prend la parole et Dorothée réalise : oui ! C’est bien d’elle dont on parle !!! Son rêve depuis ses dix ans, le voici réalisé : elle vient d’être nommée danseuse étoile par son directeur.

La carrière de Dorothée Gilbert décolle avec cette nomination… En effet, elle obtient très vite beaucoup de succès pour ses ballets dansés à la perfection comme Giselle ou Don Quichotte. J’ai eu la chance de la voir danser en vrai, j’avais seulement six ans mais j’en garde un souvenir mémorable. Ses gestes étaient amples et elle était capable par son interprétation de m’émouvoir. C’était à l’Opéra, elle dansait dans Don Quichotte et j’y étais allée grâce à mon école de danse qui nous emmène chaque année voir un ballet. Par la suite, j’ai continué de la regarder danser à la télé dans des émissions consacrées à la danse et j’ai aussi lu son autobiographie, Etoiles, que je vous conseille grandement. Depuis, de nombreux documentaires sont sortis sur le parcours de la danseuse et ses ballets sont en rediffusion sur la chaine de télévision « Arte ». Cette danseuse est captivante, voilà pourquoi j’ai choisi d’écrire un article sur elle.

Louise

Le tardigrade, le seul être vivant à pouvoir survivre dans l’espace

Cet « extraterrestre » ne ressemble à aucun autre animal sur terre. De par son physique, son corps fait penser à un ballon dégonflé et, de par ses capacités, il est capable de se loger sous l’eau, de survivre à des changements de température, de pression et il n’a pas besoin d’oxygène pour vivre.

Schokraie E, Warnken U, Hotz-Wagenblatt A, Grohme MA, Hengherr S, et al. (2012), CC BY 2.5 https://creativecommons.org/licenses/by/2.5, via Wikimedia Commons

Vous ne le connaissiez peut-être pas, pourtant il est l’objet de nombreux sujets de recherche de scientifiques qui lui ont donné comme nom « tardigrada ». Il est plus communément appelé « ourson d’eau ». Mon but est de vous raconter sa vie qui reste encore bien étrange !

Le tardigrade est microscopique, avec une taille ne dépassant pas les 1,2 millimètres, nous ne pouvons donc pas l’observer à l’œil nu ! Il se trouve la plupart du temps entre certaines algues et autres végétaux aquatiques.

Cependant, ils n’ont pas une grande espérance de vie (12 à 24 mois) ! Les tardigrades sont complètement inoffensifs pour les humains (même si leur image peut paraître effrayante) ! Mais ce n’est pas tout, ils sont les animaux les plus résistants du monde ! Le tardigrade est capable de survivre à des vagues de températures extrêmes de 150 au 0 absolu et à des radiations allant jusqu’à 5 000 Gy alors que les humains n’en supportent que 4. Encore plus étonnant, les tardigrades sont capables de survivre à des changements de pression ce qui leur a permis en 2019 de faire partie d’une mission spatiale et de s’envoler pour l’espace !

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article !

Diane

La mode des joueurs de foot, une nouvelle façon de faire passer des messages

A leur arrivée à Clairefontaine, le 11 novembre, les joueurs de foot de l’équipe de France avaient soigné leurs looks. Avant, les joueurs arrivaient en tenue sobre ou en tenue d’entrainement, alors que maintenant cette arrivée à Clairefontaine est presque devenue un défilé de mode, attendu par la presse et les marques.

Cet événement permet en effet aux marques portées par les joueurs de se mettre en avant et de se faire de la pub. Au fur et à mesure ces joueurs sont un peu devenus les vitrines des marques.

Mais par contre ils peuvent aussi faire passer des messages forts comme le fait qu’être un homme n’implique pas forcément un code vestimentaire spécial. On peut par exemple se souvenir de Jules Koundé qui était arrivé en jupe le 3 septembre à Clairefontaine pour rompre avec les préjugés sexistes. En retour, énormément de personnes lui ont envoyé des messages homophobes via les réseaux sociaux, lui disant qu’il était un homme et non une femme et que les jupes étaient réservées aux femmes.

Finalement nous trouvons que cette mode peut être considérée comme une action pour faire taire les sexistes, les misogynes et les homophobes.

Robinson et Arthur

Sortie au théâtre de la Cité Internationale

Nous sommes allés jeudi dernier, avec le club théâtre, à la Cité Internationale pour… manger des huîtres ! En effet, nous sommes allés voir Le beau Temps, une pièce de Cécile Feuillet, de la compagnie Marée Basse. La pièce racontait des chroniques d’ostréiculteurs, les gens qui s’occupent de la culture des huîtres.

Mais, faisons une petit flashback, quelques heures avant la représentation. Nous avons eu la chance de recevoir la metteuse en scène, accompagnée de la chargée de production de la compagnie, Maelle Prévot. Elles nous ont présenté le spectacle (on se serait perdus sans elles). Elles nous ont expliqué comment marchait la Marée mais surtout comment Cécile Feuillet s’était retrouvée à écrire ce spectacle. Pendant le covid, elle est partie travailler, sauf qu’elle n’avait pas de diplôme. Elle s’est donc tournée vers l’ostréiculture, la culture des huîtres et a vite sympathisé avec une famille dans le domaine ostréicole. Elle en a profité pour l’interviewer et l’enregistrer. Avec tous ses enregistrements qui duraient plus de 10 heures, elle a écrit son spectacle.

La pièce est donc un mélange de documentaire, de reportage mais surtout de fiction car de nombreux éléments surréalistes apparaissent tout au long de la représentation (des huîtres qui parlent et qui dansent ou encore un énorme poisson lanterne qui parle). Nous avons été subjugués par la capacité des scénographes à créer un décor très minimaliste, avec deux caisses en bois, mais qui se transforment en de nombreux éléments : un bateau, une voiture, une cabane et des parcs à huîtres.

Le sol était recouvert de bâches en plastique qui, lorsque elles étaient éclairées, créait une impression de vase et d’eau. De la fumée était parfois soufflée pour ajouter un effet brumeux.

Nos impressions :

Tintin : Ce spectacle n’était pas vraiment ma tasse de thé, car il racontait des scènes de vie mises bout à bout, et non pas une histoire continue. Mais les comédiens étaient très bons, et cela faisait plaisir de voir des acteurs qui se donnent à fond sur scène et qui s’amusent en jouant. J’ai, de plus, adoré le papi qui allait pisser tout le temps. Le clown a apporté un effet comique, et a pu rapprocher cette pièce des pièces de boulevard, que j’adore.

Mimile : J’ai, au contraire, vraiment apprécié cette pièce pour son originalité. J’ai été surpris et entrainé dans l’histoire de cette famille atypique. Malgré la noirceur de certaines scènes, comme l’évocation du suicide, cela était contrebalancé par des éléments comiques qui m’ont beaucoup plu.

Dépêchez vous ! Il ne vous reste plus que quelques jours pour aller voir ce spectacle impressionnant et original.

Tintin et Mimile

Théâtre de la Cité Internationale, jusqu’au 30 novembre :
https://www.theatredelacite.com/programme/le-beau-temps