Devoirs faits fléchettes

Tous les mardis, de 16h à 17h je vais en « devoirs faits-fléchettes ». L’activité est organisée par M. Ferraguti, qui est prof d’EPS. En « devoirs faits », on fait des mathématiques et des fléchettes en même temps ! On fait des multiplications, des divisions, des additions, des soustractions et même de la géométrie en traçant une cible avec la mesure réelle divisée par 2 !

A chaque cours, au début on fait des maths puis on joue aux fléchettes, une équipe contre une autre, avec des arbitres qui calculent les points, puis l’équipe gagnante joue contre l’équipe qui était arbitre. Cela nous permet de faire des mathématiques en nous amusant.

Il y a quelques semaines, le 11 mars, des journalistes du Parisien sont venus nous rencontrer, ils ont assisté à toute la séance et étaient curieux de découvrir cette activité. Nellie, qui a été interviewée, leur a dit que, grâce à cela, elle calcule plus vite. Khaleesi qui jouait déjà au fléchettes, s’est améliorée en calcul mental, elle s’est aussi améliorée aux fléchettes en précision et prend plus de temps pour résoudre des problèmes mathématiques. Amira quant à elle a dit : « Moi, ça ma permis d’avoir plus de méthode et de technique en mathématiques. » Moi je n’avais jamais joué aux fléchettes avant, ça m’a permis de découvrir le sport. En plus de m’améliorer en fléchettes, j’ai aussi pu faire des progrès en mathématiques !

Claire

Atelier théâtre en sortie : Coup fatal

Vendredi soir, nous sommes allés avec les deux groupes de l’atelier théâtre voir un spectacle de Fabrizio Cassol, Alain Platel et Rodriguez Vangama intitulé Coup Fatal au théâtre du Rond Point. C’était une sorte de concert, avec non seulement de la musique, mais aussi de la danse et du chant.

Le point de départ était le style baroque. Mais les créateurs ont décidé d’ajouter plusieurs instruments congolais, comme les calebasses, les balafons, ou les likembés, ce qui donne un mélange de plusieurs genres différents de musique : jazz, rock et baroque, le tout accompagné de danses et chants originaires du Congo.

J’ai bien aimé le résultat car c’était prenant, les artistes faisaient participer le public et ont même dansé avec des spectateurs ! J’ai trouvé qu’ à certains moments, l’on s’ennuyait un peu (le spectacle a une durée presque deux heures) et que le volume était parfois un peu trop fort à mon goût. J’ai été surprise car, sur scène, il n’y avait qu’une seule fille pour 12 garçons et que c’était la première fois que je voyais ceci. Ce jeudi, nous allons recevoir Fabrizio Cassol à la direction musicale et Rodriguez Vangama, le chef d’orchestre.

Olivia

Marine Le Pen, condamnée

Hier, le 31 mars, le procès de Marine Le Pen a connu son dénouement : la cheffe de file du RN a été condamnée à 4 ans de prison dont 2 fermes, 100 000 euros d’amende et 5 ans d’inégibilité. Elle a été reconnue coupable d’avoir détourné de l’argent public en organisant tout un système au Parlement européen pour utiliser les assistants parlementaires de ses députés au profit de son propre parti. Les sommes détournées, pendant plusieurs années, atteignaient plus de 4 millions d’euros.

Marine Le Pen va faire appel de ce jugement qu’elle conteste (elle demande un second procès) mais sa peine d’inégibilité prend effet immédiatement, elle ne pourra donc pas se présenter à la prochaine élection présidentielle de 2027.

Des représentant du RN et certaines personnalités politiques de droite insinuent que les juges, forcément « de gauche » (!), ont été partiaux et que leur décision est politique. Mais rappelons que les juges agissent dans le cadre de la loi et non selon leurs opinions, et que les lois sont votées par les députés et sénateurs, c’est à dire les représentants du peuple.

Camilia

Vaiana 2, un film à voir sur Disney+

Vaiana 2 (réalisé par Dana Ledoux Miller, David Derrick Jr. et Jason Hand), la suite du film à succès, est sorti sur Disney+ (après être sorti au cinéma le 27 novembre 2024) le mercredi 12 mars 2025. C’est l’occasion pour celles et ceux qui n’ont pas pu le voir au cinéma de le découvrir enfin !

Si vous ne connaissez pas l’histoire, laissez-moi vous la raconter :

Après que Vaiana, une jeune fille venant de Motonui (une île inspirée des îles du Pacifique) ait convaincu Maui (demi-dieu très prétentieux) de restituer son cœur à l’île de Tephiti, dans le premier film, elle reçoit l’appel de ses ancêtres qui lui disent de retrouver les autres peuples de l’océan et que, si elle n’agît pas vite, son propre peuple disparaîtra. Elle retourne donc chercher Maui afin qu’il l’aide à accomplir cette mission périlleuse mais ce ne sera pas sans danger à cause de la malédiction du puissant Nalo.

J’ai beaucoup aimé ce film car les musiques sont joyeuses, l’histoire est palpitante, et les personnages sont attachants…

Bref il y a plein de raisons de voir ce film génial !!!

Alma

Paddington au Pérou

Paddington au Pérou est le troisième film de la série britannique Paddington, réalisée par Dougal Wilson. Il est sorti le 5 février 2025 en France. Du 5 au 19 février, il a fait 862 537 entrées au cinéma.

La série Paddington raconte l’histoire d’un ours du Pérou recueilli par la famille Brown, vivant à Londres. Il quitte son pays suite à un tremblement de terre qui tue son oncle Pastuzo. Sa tante Lucy, quant à elle, rejoint la maison de retraite des ours et ordonne à Paddington de gagner Londres. Dans ce film, Paddington reçoit une lettre de la directrice de la maison de retraite de tante Lucy qui lui fait part d’un comportement étrange chez sa tante. Paddington part donc au Pérou en compagnie des Brown. Lorsqu’il arrive à la maison de retraite, on l’informe que sa tante a disparu sans laisser de traces sauf une carte, un bracelet et ses lunettes. Paddington et les Brown partent donc à sa recherche.

Nous avons apprécié ce film et le recommandons pour les amateurs des autres films Paddington car l’ours est toujours aussi drôle et amusant dans cet opus que dans les autres. Il y a également du suspens dans la quête de Paddington et des Brown. Vous pouvez encore aller le voir au cinéma mais il n’est pas encore disponible sur les plateformes.

Adèle et Sonia

Interview de Ghislaine, AESH au collège

Les handicapés sont des personnes qui peuvent avoir des difficultés à vivre et à agir en société à cause de déficiences physiques, mentales ou sensorielles. Il existe aussi des handicaps dits invisibles, ce sont des handicaps qui n’apparaissent pas à première vue et qui sont donc difficilement détectables.

Au collège, certains élèves sont en situation de handicap. Aussi, ils ont avec eux, pendant les cours, des personnes qui sont là pour les aider. J’ai interviewé Gislaine, l’une d’entre elles.

Qu’est-ce qui se cache derrière l’acronyme AESH ?

Accompagnant.e des Elèves en Situation de Handicap. Il existe trois catégories d’AESH : des AESH-individuels qui répondent aux besoins d’accompagnement d’un seul élève, des AESH-mutualisés qui s’occupent de plusieurs élèves et enfin des AESH-collectifs qui accompagnent des élèves en Unités Localisés pour l’Inclusion Scolaire (ou ULIS).

Depuis quand existe le métier d’AESH ?

Le statut d’AESH est relativement récent. La loi du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » affirme le droit pour chaque enfant à une scolarisation en milieu ordinaire, au plus près de son domicile.

Quelles sont les missions d’un.e AESH ?

Ma tâche consiste à accompagner l’élève dans sa vie de collégien et de le conduire à l’autonomie. Je favorise son insertion au sein de l’établissement scolaire, tant sur le plan de l’assimilation des connaissances que sur son insertion sociale auprès de ses camarades. Je l’aide dans son apprentissage sans faire à sa place. Je le stimule, je reformule certaines consignes, je peux, si besoin, l’aider dans la prise de notes. Mon travail consiste aussi à observer l’élève et faire des adaptations en accord avec les professeurs.

Quelles sont qualités requises pour être un.e bon.ne AESH ?

Il faut être patient, à l’écoute, savoir faire preuve d’empathie et de pédagogie.

Quelle est la relation que vous avez avec vos élèves ?

Il faut apprendre à se connaître. Ce n’est pas facile pour un élève d’avoir un adulte à ses côtés. Il peut, dans un premier temps, ressentir une gêne mais très rapidement il se rend compte de l’utilité de ma présence. Je garde d’excellentes relations avec mes anciens élèves qui me donnent régulièrement de leurs nouvelles. Ça fait plaisir de savoir qu’ils continuent leur chemin. A mon niveau, je me dis que j’ai un peu contribué à leur envol.

Est-ce que votre travail vous permet de gagner correctement votre vie ?

L’AESH gagne généralement l’équivalent d’un SMIC mensuel (salaire minimum en dessous duquel aucun salarié ne peut être payé) lorsqu’il est à temps complet. Malheureusement de nombreux AESH sont embauchés à temps partiel, ce qui baisse automatiquement leur rémunération mensuelle. Depuis de nombreuses années, nous demandons au gouvernement une revalorisation de nos salaires. Des progrès ont été faits mais ils restent insuffisants.

Est-ce que votre métier vous plait ?

Il est peu rémunéré mais très valorisant. On contribue à l’épanouissement de l’élève dans un moment crucial de sa vie. Grâce à nous, il peut prendre confiance en lui et progresser dans ses apprentissages. C’est une belle satisfaction que peu de travails offrent.

Qu’est ce qui vous a poussé à faire ce métier et pourquoi est-ce que vous le faites ?

J’ai exercé pendant 30 ans le métier de journaliste. J’ai, au cours de mon parcours était sensibilisé au handicap. J’ai eu l’occasion de faire des articles sur des familles qui étaient dans l’attente d’une AESH pour leurs enfants. J’ai vu leur détresse et constaté le manque d’AESH Quand j’ai décidé d’’arrêter la presse, j’ai naturellement postulé pour devenir AESH. Après 6 ans d’exercices, je ne regrette pas mon choix. Je me sens utile.  

Un grand merci à Ghislaine d’avoir répondu à nos questions !

Inès

Kraken, le monstre nordique

Cet article est le premier article d’une longue série sur les monstres. Je commence par mon préféré : le Kraken. Il est mon monstre favori car le poulpe est mon animal préféré.

Le Kraken est un monstre marin de la mythologie scandinave (Norvège, Suède et Finlande). Il se présente sous la forme d’un poulpe géant et, quelques fois, d’une ammonite géante avec de nombreux tentacules.

Dans ces légendes, on le dit capable de détruire des navires de guerre en les faisant chavirer. Les matelots qui ne se sont pas noyés finissent dans la bouche de ce géant des mers. Encore aujourd’hui ces légendes sont connues de tous et le Kraken est très populaire, notamment dans les jeux-vidéos et les films (il apparait notamment dans Pirate des Caraïbes ou 20 000 lieues sous les mers…).

Photo Eduardo Skinner via Flickr

En réalité, ces histoires s’inspirent d’une espèce bien réelle appelée calamar géant. Ces animaux peuvent mesurer entre 13 et 14m. Les calamars géants sont une espèce qui vit dans les profondeurs de la mer. Leurs seuls prédateurs sont les cachalots qui descendent dans les abysses et les repèrent grâce à leur écholocalisation (ondes créées par un organe situé dans leur front). Quand les ondes percutent une paroi solide, elles reviennent et ainsi certains cétacés arrivent à se repérer dans l’obscurité la plus profonde.

Depuis 2009, le monstre a quitté ses profondeurs pour envahir la capitale : vous pouvez le trouver dessiné sur certains murs et certains toits de Paris !

Ghostbuster

Flow, l’aventure d’un chat courageux !

Flow, c’est l’histoire d’un chat, émouvante et sans paroles.

Flow, qui a pour sous-titre Le chat qui n’avait plus peur de l’eau, est un film d’animation réalisé par le letton Gints Zibalodis. Ce film a gagné deux prix : le César 2025 du meilleur film d’animation ainsi que l’Oscar 2025 du meilleur film d’animation !

Flow (le chat) vit dans une maison, dans un monde où l’humanité a disparu. Il ne reste dans ce monde que des animaux. Une vague qui déferle menace de tout submerger. Flow va devoir se débrouiller et surtout s’habituer à l’eau qu’il déteste en tant que chat. Pendant cette aventure, il se fait des amis (tous très différents), qui vont s’entraider pour réussir à survivre dans ce monde rempli d’eau …

Ce film est incroyable car on est attaché à Flow, on a peur pour lui et on ressent ses émotions du début à la fin. Il n’y a pas de parole, pourtant on comprend très bien l’histoire et on se plonge dans l’aventure et dans l’univers du chat et de ses compagnons.

Nellie et Tessa😺

🐈‍⬛

Rencontre à la bibliothèque Georges Brassens

Ce samedi 22 mars, nous sommes allés présenter le journal des élèves du collège à des parents et des lecteurs de la bibliothèque Georges Brassens.

Nous avons expliqué que nous participons au journal parce que nous aimons : rendre l’actualité plus accessible aux adolescents, partager ce qu’on aime faire, écrire sur nos coups de cœur, les expositions, livres ou encore films que nous avons appréciés. Nous avons également expliqué comment se passe une séance d’atelier et ce qui est, pour nous, le plus compliqué comme de trouver un bon sujet d’article 🤣.

Les personnes présentes (plus d’une quarantaine !) nous ont posé plein de questions et nous y avons répondu chacun à notre tour (nous étions presque une vingtaine présents de la rédaction). Les adultes étaient très curieux et particulièrement intéressés par la façon dont nous nous y prenons pour écrire un article ou pour trouver des photos libres de droits. Dans leurs interrogations, ils se demandaient aussi comment nous faisons pour avoir des sources fiables et si nous pouvons écrire sur tout ce que l’on voulait.

A la sortie, les spectateurs ont rempli un livre d’or avec ce qu’ils avaient pensé de cette rencontre et de notre travail, s’ils aimaient le journal…

J’ai trouvé cette rencontre très bien (●’◡’●), on pouvait s’exprimer librement et il y avait une bonne ambiance ! Merci à la bibliothèque Georges Brassens de son accueil très chaleureux !

Anouk

RETOUR EN IMAGES

Comment décrypter une information ?

Notre travail de journalistes consiste à rédiger des articles mais également à analyser des informations, nous allons vous montrer comment faire :

Image via Wikimedia
  • Il faut d’abord identifier la source, c’est à dire, savoir d’où vient l’information si c’est d’un journal, d’une chaîne de télévision, d’une radio, d’un post sur un réseau social, d’une institution publique (universités, Elysée, ministère…) ou d’un site personnel.
  • Puis savoir qui est l’auteur de l’information : un journaliste, un scientifique, un expert (en médecine, en éducation…) ou bien un inconnu.
  • Ensuite, il faut bien sûr vérifier la date car, si l’information à été publiée il y a longtemps, elle n’est peut-être plus d’actualité : les données peuvent avoir changées et il faudra alors trouver une autre source.
  • Il faut aussi trouver d’autres sources fiables pour vérifier que la nouvelle soit juste : combien d’autres médias en parlent ?
  • Pour conclure, il faut analyser la tonalité : l’humour, l’humeur, s’il y a des propos haineux ou contre une personne.

Avec toutes ces notions, vous pouvez maintenant vérifier des informations.

Louise, Jeanne et Diane